Pourquoi Israël a t-il attaqué
des civils
en Méditerranée ?




par Thierry Meyssan*

Israël a pesé à l’avance les conséquences de l’attaque qu’il a lancé contre un convoi humanitaire maritime.
Quels sont ses objectifs en déclenchant une crise diplomatique mondiale,
pourquoi a t-il défié son allié turc et son protecteur états-unien ?


31 mai 2010






L’attaque conduite par trois patrouilleurs lance-missiles israéliens de classe Saar, le 31 mai 2010, contre la flottille de la liberté, dans les eaux internationales de Méditerranée illustre la fuite en avant de Tel-Aviv.

La flottille de la liberté est une initiative de militants des droits de l’homme [1] [2], soutenue par le gouvernement turc. Son objectif est à la fois de véhiculer de l’aide humanitaire jusqu’à Gaza et, ce faisant, de briser le blocus mis en place illégalement par l’armée israélienne à l'encontre d'1,5 million de Gazaouites.

La décision d’aborder des navires civils dans les eaux internationales constitue un « acte de guerre » au regard du droit international. Juridiquement parlant, il y a eu vol des navires et de leurs cargaison, enlèvement et séquestration de leurs passagers, meurtres ; voire assassinats, si l'on admet les informations de la télévision turque selon laquelle les commandos avaient une liste des personnalités à liquider au cours de l'assaut.

Cet acte de guerre, à l’encontre des pavillons grecs et turcs de ces navires, a été perpétré afin de consolider le blocus, lequel constitue en lui-même une violation du droit international.

En choisissant l’argument de la « légitime défense », les autorités israéliennes ont explicitement revendiqué leur souveraineté sur les eaux internationales à 69 miles nautiques au large de la Palestine ; cette annexion —temporaire ou durable— étant nécessaire à la poursuite du blocus, lequel serait nécessaire à la sécurité de l’Etat d’Israël.

En abordant un navire turc et en en tuant des passagers, Tel-Aviv a d'abord choisi de répondre militairement à la crise diplomatique qui l’oppose depuis janvier 2009 à Ankara. Cette initiative est censée provoquer une crise au sein de l’état-major turc et entre celui-ci et le gouvernement turc. Cependant, elle pourrait aboutir à une rupture complète des relations militaires entre les deux pays, alors même que la Turquie aura été pendant un demi-siècle le meilleur allié d’Israël dans la région. D’ores et déjà, les manœuvres conjointes turco-israéliennes ont été annulées sine die. En outre, cette crise pourrait aussi avoir des conséquences sur les relations commerciales entre les deux pays, alors même que la Turquie est un partenaire vital pour l’économie israélienne.

Cependant, Tel-Aviv se devait de casser la crédibilité de la Turquie au moment où elle se rapproche de la Syrie et de l'Iran, et ambitionne d'exercer avec ses nouveaux partenaires une autorité régionale [3]. Dans l'immédiat, Israël devait sanctionner le rôle d'Ankara dans la négociation du Protocole de Téhéran sur l'industrie nucléaire iranienne.

Côté turc, où l’on s’attendait à une intervention israélienne musclée mais pas létale, le moment est venu de se poser en protecteur des populations palestiniennes, selon la doctrine néo-ottomane théorisée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur Ahmet Davutoglu. Sans attendre le retour du Premier ministre Recep Erdogan, en voyage en Amérique latine, l'ambassadeur Turc à Tel-Aviv a été rappelé à Ankara et une cellule de crise a été mise en place autour du vice-Premier ministre, Bülent Arinç. Elle est immédiatement entrée en contact avec les 32 gouvernements des Etats dont les passagers du convoi sont ressortissants. Tout le personnel diplomatique turc a été mobilisé pour saisir du problème le maximum d’Etats et d’organisations internationales. Dans une conférence de presse, M. Arinç a exigé la restitution immédiate des trois bateaux turcs volés et de leur cargaison, ainsi et surtout que la libération des centaines de citoyens turcs enlevés et séquestrés. Il a choisi de qualifier l'attaque d'acte de « piraterie » (et non de guerre), de manière à offrir au gouvernement Netanyahu la possibilité de présenter l'affaire comme une « bavure » et non comme une politique. Dans cette logique, le président Abdullah Gül, quant à lui, a exigé que les tribunaux israéliens jugent les responsables de cette tuerie.

Depuis le Chili, M. Erdogan a déclaré : « Cette action est totalement contraire aux principes du droit international, c'est le terrorisme d'un Etat inhumain. Je m'adresse à ceux qui ont appuyé cette opération, vous appuyez le sang, nous soutenons le droit humanitaire et la paix ».

Dans l'après-midi, Ankara a saisi la Conseil atlantique. La Turquie est membre de l'OTAN. Si elle ne trouve pas la réponse qu'elle attend du gouvernement israélien, elle pourrait qualifier l'attaque d'acte de guerre et requérir l'aide militaire des Etats membres de l'Alliance en vertu de l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord.

Le gouvernement Netanyahu a invité ses ressortissants à quitter la Turquie, tandis que des manifestations spontanées se multiplient devant les consulats israéliens où la foule réclame vengeance.

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Le 26 mai 2010, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reçoit à Tel-Aviv le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel. Celui-ci lui remet une invitation de Barack Obama, que la partie israélienne annulera cinq jours plus tard.

Côté états-unien, cette affaire rappelle celle de l'USS Liberty (8 juin 1967). Durant la guerre des Six jours, les Israéliens attaquèrent un bâtiment de surveillance électronique de l'US Navy, faisant 34 morts et 171 blessés. Tel-Aviv présenta ses excuses pour cette méprise sur le champ de bataille tandis que, tout en les acceptant officiellement, Washington y vit un outrage délibéré. Les Israéliens auraient voulu à l'époque sanctionner les critiques états-uniennes.

Cette fois, l'attaque de la flottille de la liberté pourrait être une sanction après le vote par Washington d'une résolution des Etats signataires du Traité de non-prolifération enjoignant Israël à déclarer ses armes nucléaires et à accepter les contrôles de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

La décision israélienne d'attaquer des navires civils dans les eaux internationales intervient après l'assassinat aux Emirats d'un dirigeant palestinien par une unité du Mossad ; la découverte d'un vaste système de copie falsifiées de passeports au détriment d'Etats occidentaux ; et le refus d'assister à la conférence internationale de suivi du Traité de non-prolifération. Cet ensemble de faits peut être interprété comme une succession de coups perpétrés par un Etat sûr de son impunité —et dans ce cas, il pourrait s'agir cette fois d'un coup de plus ou de trop—, ou comme une escalade après une courte friction publique avec l'administration US —il s'agirait alors de revendiquer le leadership du mouvement sioniste en montrant que Tel-Aviv décide et Washington entérine—.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en voyage en Amérique du Nord, a décidé de terminer sa visite canadienne et d'annuler son rendez-vous à la Maison-Blanche. Il a été joint par téléphone par le président Obama qui lui a demandé des explications.

La Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que l'opération israélienne ne pouvait avoir aucune justification juridique. Le Rapporteur spécial sur les Droits de l'homme dans les territoires occupés palestiniens, Richard Falk, a tenu à souligner qu'au delà de l'atteinte à la liberté de circulation sur les mers, le problème central reste le blocus. « À moins que des actions promptes et décisives soient prises pour mettre au défi l'approche israélienne sur Gaza, nous serons tous complices d'une politique criminelle qui menace la survie d'une communauté assiégée », a t-il affirmé. Le Conseil de sécurité a été convoqué en urgence, ce jour, à 18h TU. Le ministre turc des Affaires étrangères est parti à New York.




Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L'Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


Les articles de cet auteur
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En Palestine


L'Exodus De La Freedom Flotilla : Israël Lance Sa Blitzkrieg Médiatique -




L’Arraisonnement Des Bateaux
Un Acte De Guerre






Lundi 31 Mai 2010
Myriam Abraham


Comme d’habitude le régime sioniste lance sa Blitzkrieg médiatique dans les médias étrangers à sa botte pour justifier ses crimes. L’arraisonnement de bateaux de différentes nations dans les eaux internationales est un acte de guerre. Les activistes internationaux des bateaux arraisonnés et forcés d’aller à Ashdod refusent de quitter leurs bateaux. Soutenons- les.


L'Exodus De La Freedom Flotilla : Israël Lance Sa Blitzkrieg Médiatique - L’Arraisonnement Des Bateaux Un Acte De Guerre

Les Medias à la botte de Tel Aviv relaient complaisamment la version israélienne de l’attaque de la Freedom Flotilla. Ce sont ces « fragiles » commandos de Sayeret 13 une unité d’élite de l’armée israélienne qui auraient été attaqués par des activistes les obligeant pour se protéger à ouvrir le feu sur ces derniers en tuant 19 (certaines sources parlent de 20, d'autres de 10 certains blessés étant aussi dans un état grave) majoritairement des ressortissants turcs et en blessant plusieurs dizaines. L’armée israélienne a même posté sur Youtube une vidéo pour le justifier et comme commentait un journaliste israélien : « cette vidéo vous aide à comprendre ce que vous êtes supposé voir. « Décodage : l’armée israélienne vous « aide à comprendre » sa version totalement fausse des faits.

Arraisonnement dans les eaux internationales : un acte de guerre

Hors ce sont bien les commandos israéliens appuyés par des hélicoptères d’attaque qui ont d’abord pris d’assaut le bateau turc le Mavi Marmara qui transportait à son bord 581 passagers dont 400 turcs, des hommes des femmes et même un bébé de 18 mois. Le convoi international d’aide humanitaire est composé de ressortissants de 32 pays majoritairement européens. Le Mavi Marmara a été affrété par l’organisation d’aide humanitaire IHH et transportait en plus des passagers une importante cargaison d’aide humanitaire de première nécessité.

Les 6 bateaux se trouvaient à 150 Km des côtes de Gaza dans les eaux internationales donc l’attaque constitue un véritable acte de piraterie.

Israël n’a aucune autorité légale*sur des bateaux d’autres nations naviguant dans les eaux internationales et ne peut donc pas sommer des bateaux battant pavillons étrangers de faire demi tour voire de les suivre jusqu’au port d’Ashdod comme l’armée israélienne l’a fait..., encore moins de les attaquer et de tuer des passagers. Les bateaux sont considérés comme territoire national des nations sous les pavillons desquels ils naviguent. Mettre le pied sur l’un d’entre eux sans l’autorisation du capitaine constitue un acte de guerre.

Le convoi maritime international d’aide humanitaire n’a pas attaqué les navires de guerre israéliens croisant à proximité dont il s’est d'ailleurs tenu à l’écart changeant même de cap à un moment donné pour éviter toute confrontation. L’abordage étant totalement illégal et un acte de guerre... quiconque à bord du Mavi Marmara a utilisé la force contre les commandos israéliens était de plein droit en état de légitime défense.

D’ailleurs réagissant à cette attaque sans précédent contre un convoi humanitaire international le Rapporteur spécial de l'ONU pour les territoires palestiniens Richard Falk a appelé la communauté internationale à traîner en justice «les responsables du meurtre» de civils désarmés.

«Il est essentiel que les Israéliens responsables de cette conduite illégale et meurtrière, y compris les responsables politiques qui ont donné les ordres, soient tenus pour pénalement responsables de leurs actes», a-t-il déclaré dans un communiqué.

«Israël est coupable (...) d'utilisation d'armes létales contre des civils désarmés sur des bateaux qui étaient en haute mer, où ils jouissaient du droit de libre circulation, conformément au droit maritime», a-t-il précisé.

Un coupable qui se désigne publiquement lui-même : Netanyahou

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou qui a écourté son séjour au Canada et annulé sa visite aux US où il devait s’entretenir avec le président Obama « d’intérêts partagés de sécurité » - faire pression sur Obama pour accélérer le passage d’une nouvelle résolution de sanctions contre l’Iran au CSONU- a déclaré publiquement qu’il soutenait l’action militaire contre la Freedom Flotilla.

"Le premier ministre a réitéré son soutien total à l’armée israélienne et a demandé des nouvelles des blessés" (soldats israéliens) selon une dépêche de l’AFP de ce Lundi.

Le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, sous les ordres desquels ces commandos ont ouvert le feu sur des civils désarmés naviguant dans les eaux internationales sur des bateaux battant pavillons étrangers à quant à lui accusé les activistes humanitaires d’être responsables de la violence. Une façon de se disculper d’avance bien évidemment vaine.

La Turquie rejette les accusations israéliennes d’activistes armés

Le bureau des douanes turc a catégoriquement rejeté les accusations d’Israël affirmant que le bateau turc d’aide humanitaire naviguant en direction de Gaza pour briser le blocus aurait transporté des armes. C’est ce bateau qui a subi l’attaque frontale des commandos israéliens et c’est parmi ses passagers qu’on trouve les victimes, tuées et blessées. Certains blessés, dont plusieurs sont dans un état grave, ont été transportés dans des hôpitaux israéliens mais pour l’instant n’auraient pas encore été identifiés Il est aussi possible qu’Israël refuse de divulguer leurs identités s’attendant à une réaction dure de certains pays membres de l’UE et de la Turquie notamment lors de la réunion d’urgence du CSONU ce soir convoqué à la demande de la Turquie et que le Liban qui préside le CSONU jusqu’à demain midi s’est empressé de relayer auprès des membres du CS concernés.

« Les accusations comme quoi il y avait des armes à bord du bateau turc sont sans fondement » a déclaré ce Lundi Fevzi Gulcan dirigeant le service des douanes dans le port d’Antalya. Il a également ajouté que les passagers qui avaient été autorisés à bord du Mavi Marmara avaient été fouillés et scannés aux rayons X selon ce qu’a rapporté l’agence de presse d’Anatolia.

Les relations entre Israël et la Turquie sont actuellement au plus bas. Cet acte de guerre commis contre un bateau turc et les massacres de citoyens turcs non armés embarqués à son bord scellent très certainement la fin de cette relation qui profitait principalement à Israël dans une région où le régime sioniste est de plus en plus isolé et considéré comme un état paria, terroriste.


Les activistes refusent de quitter les bateaux d’aide pour Gaza

- Soutenons-les


Les activistes internationaux à bord des six bateaux chargés d’aide humanitaire pour Gaza ont été attaqué et obligé de se rendre jusqu’au port israélien d’Ashdod.

Tous les activistes à bord des bateaux ont refusé de débarquer à Ashdod car ils veulent aller jusqu’au bout de leur mission qui était de délivrer l’aide humanitaire à Gaza et d’en briser le blocus.

Israël a commis un acte de guerre en détournant ces bateaux de leur route maritime dans les eaux internationales et pire en tuant des civils à bord de l’un d’entre eux, il a commis des crimes de guerre.

*Israël est en violation flagrante d’articles de la Convention des Nations Unies sur les Lois de la Mer Part VII :

Article 87 (a) assure la « liberté de navigation »

Article 88, déclare, « les eaux internationales doivent être réservées à des objectifs pacifiques »

Article 89 déclare « aucun état ne peut validement soumettre une quelconque partie de ces eaux internationales à sa souveraineté »

Article 90 déclare « chaque état, qu’il soit côtier ou intérieur, a le droit de faire naviguer des bateaux battant son pavillon dans les eaux internationales ».

Le CSONU doit se réunir. Les autres gouvernements, notamment ceux des pays membres du CSONU et l’ONU, s’ils échouent à défendre les eaux internationales contre la piraterie israélienne alors ils auront contribué à la détérioration du droit à la libre navigation dans les eaux internationales.







Flottille de La Liberté :
L'impunité des assassins...


1er juin 2010


Georges STANECHY
Photo : Adi Nes

Non.

Ce n'est ni une bavure, ni une erreur d'appréciation du risque. Encore moins, une opération commando ayant mal tourné.

Au contraire.

Prendre d'assaut des bateaux civils, avec à leur bord des militants pacifistes, évidemment non armés, chargés d'aide humanitaire, se dirigeant vers une enclave érigée en immense camp de concentration, depuis plusieurs années dans l'indifférence de la Communauté Internationale : Gaza'

Assaut donné dans les eaux internationales, avec pour conséquence des dizaines de morts et de blessés : un tel niveau de violence démontre l'assurance de l'impunité.

Entendre nos gouvernements, dans l'hypocrisie, le cynisme les plus délirants, se déclarer « choqués », et « demander » des explications en est la confirmation.

Oui : nos politiciens, même nos vaillants parlementaires et têtes pensantes de l'UE, toujours prêts à fustiger les pays inscrits sur la liste rouge dictée par les néoconservateurs US, ne condamnent pas un crime de guerre ou contre l'humanité.

Ils se limitent à exprimer, timidement, leur « émotion », devant une « disproportion ». Quêtant une « enquête », la main tremblante. Même pas internationale. Surtout pas. Au gouvernement auteur du forfait'

Se donner bonne figure, bien sûr, pour calmer les naïfs. Leur faire croire qu'Occident est synonyme de Droits de l'Homme. Le temps que les fourneaux de la propagande chauffent à plein régime. Ils sont déjà au travail :

«... les activistes avaient été prévenus, ils ont agressé, avec des couteaux et des haches, les commandos armés jusqu'aux oreilles alors qu'ils montaient gentiment à bord, etc. »

Au-delà de la barbarie de l'acte, et de l'insupportable comédie diplomatique des gouvernements occidentaux, on se doit de lire le message clair qui est envoyé à l'ensemble du monde.

Il ne s'agit pas d'un acte de piraterie, exercé par un pays sur les navires d'autres pays, mais bien d'une opération d'hyperviolence, délibérée, soigneusement planifiée, méticuleusement préparée (jusqu'à l'organisation du camp d'internement des passagers - avec bloc opératoire - dans le port israélien d'Ashdod), et médiatiquement orchestrée, avec l'accord, la complicité, des Etats occidentaux.

Un crime de guerre, sanguinairement exécuté, pleinement assumé, chargé de délivrer le rappel d'une réalité que l'opinion internationale avait tendance à oublier, au nom de la nomenklatura de l'Occident, dans un accès de fureur mégalomaniaque :

1) Les Maîtres du Monde, c'est Nous : l'Occident.

Rien ne peut se faire, se décider ou s'organiser sans notre autorisation, Notre Bon Vouloir. Le Droit International, l'ONU, La Loi du Monde, Les Droits de l'Homme, c'est Nous qui en dictons les normes et l'opportunité.

2) Israël, c'est l'Occident.

En conséquence, l'impunité de l'Etat d'Israël quoiqu'il décide et exécute est un fait acquis. Une norme internationale. Rien ne la remettra en cause. Imposée depuis une soixantaine d'années, elle durera tant que nous le voudrons. Selon Notre Bon Plaisir.

Israël doit être perçu comme notre pitbull dans la région et au-delà, aussi imprévisible dans le déchaînement de sa violence, que jusqu'au-boutiste dans sa férocité. C'est la démonstration de notre force et de notre détermination.

 




3) Une leçon pour la Turquie
et ceux qui voudraient suivre sa voie,
croire, espérer, en un monde « multipolaire »...

L'acharnement des commandos-tueurs sur le bateau de tête de la flottille, de nationalité turque, où figurent la quasi totalité des morts et des blessés, est un ultime avertissement adressé à la Turquie et aux autres pays souhaitant s'ériger en contrepouvoir de l'Empire et de ses vassaux : « Retenez-le bien : si vous ne courbez pas l'échine à notre injonction, nous le ferons par la force. »

L'émergence de la Turquie en puissance régionale, n'est pas admissible par l'Occident. L'attitude de mépris extrême du ministre des affaires étrangères US Hillary Clinton, au lendemain même de la médiation turco-brésilienne pour le nucléaire Iranien, était déjà une sommation : « Ecrasez-vous et fermez-là ».

Les Turcs ne l'avaient pas compris, le massacre de leurs ressortissants est là pour rappeler le sérieux de la menace.


4) Il n'y aura de paix en Palestine et au Moyen-Orient, qu'aux conditions dictées par l'Occident, suivant le temps qui lui conviendra.

En conséquence, Gaza et son blocus inhumain, cette punition collective condamnée par les Conventions de Genève, sont un exemple pour tous ceux, pays, mouvements de résistance, qui n'accepteraient pas la domination de l'Occident.

La tuerie justifie, à présent, l'interdiction internationale de toute flottille ou intervention humanitaires de ce genre, non décidées par l'Empire.


5) L'Iran doit être détruit et soumis.

L'Iran, et ceux qui traînent des pieds pour participer à sa condamnation, doivent comprendre que la détermination et la force employées par l'Occident n'ont que faire de l'opinion publique européenne, arabe, musulmane, internationale, humanitaire ou autre.

Le jour même du massacre, la marine Israélienne faisait savoir par le Sunday Times, que trois sous-marins de fabrication allemande porteurs de missiles de croisière équipés des dernières ogives nucléaires, patrouillaient le long des côtes Iraniennes.

L'Iran, sous le prétexte du nucléaire, est sommé de se soumettre à l'Occident, de donner les clés de ses gisements de pétrole et de gaz, et de livrer son marché intérieur à nos « privatisations ». Pour être, dans le même temps, démantelé en plusieurs Etats vassalisés.




La conclusion de ce message :

La communauté des Nations n'est pas une mythique assemblée, collectivité, débattant du droit ou d'une idyllique humanité. Elle nous est soumise, car nous sommes des gangsters, des assassins, des pillards, des prédateurs,

Où est le problème ?...

Nous l'assumons et en sommes fiers.
Car, nous ne connaissons qu'une Loi, dont nous sommes les détenteurs :

La Loi du Plus Fort

Georges STANECHY
http://stanechy.over-blog.com/artic...








1er juin 2010

Ce racisme "toléré et tranquille"... et ses suites dramatiques.


Daniel VANHOVE

Phase 1 : l’encre à peine sèche, je ne pensais pas que ma précédente réflexion à propos du racisme « toléré et tranquille » allait trouver sa tragique illustration aussi rapidement. Or, à quoi venons-nous d’assister ? À la liquidation pure et simple de civils innocents par un commando surarmé, entraîné à « casser » la résistance à tout ce qui n’obtempère pas aux ordres d’Israël. La plupart de ces anonymes ont quitté famille et amis dans un engagement citoyen, et certains d’entre eux ne les reverront jamais ! Qui sera reconnu coupable de ces actes meurtriers ?

Phase 2 : tentons de comprendre ce qui s’est passé ensuite, en fonction du point de vue de chaque partie :

- Au niveau international : depuis l’aube du 31 mai 2010, nous assistons au ballet habituel des diplomates qui trouvent à de telles occasions, les tribunes leur permettant de bredouiller leurs déclarations que tout le monde connaît et qui ne changeront rien à l’affaire. Les uns se disent « choqués » (certains devant même ajouter un courageux « profondément » pour bien marquer à quel point ils le sont !) ; les autres exigent « une enquête officielle, sans tarder » (une de plus, qui au bout de combien de mois restera comme les précédentes au fond d’un tiroir) ; quand d’autres encore semblent être pris d’un sursaut de civisme et « condamnent » l’opération, carrément. Quel courage ! Mais dans les faits, tout le monde sait que rien ne changera. Puisque comme toujours, ces réactions ne sont que verbales. Plus hypocrites que ça,… Mais, n’allez surtout pas en conclure que pour autant tout ce beau monde s’en fout, que c’est une question d’indifférence, non ! C’est précisément l’inverse : parce que dans les faits, tout ce beau monde a pris parti. Le parti de soutenir quoi qu’il advienne, le camp israélien. L’impunité dont jouit cet État voyou en est l’édifiante illustration. Déjà, il y a quelques années, le résistant israélien de gauche Michel Warschawski avait écrit un perspicace papier intitulé : « L’impunité pousse au crime ». Et nous y voilà, une fois de plus, après tant d’autres déjà commis et restés à ce jour… impunis et récompensés par l’ensemble de ce même beau monde, via un rehaussement des relations avec l’UE, l’adhésion au niveau de certaines manœuvres avec l’OTAN et dernièrement l’entrée dans l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique comptant 35 pays depuis les dernières adhésions) malgré de flagrantes enfreintes aux critères d’admission à ce club très fermé !

- Au niveau israélien, rien de neuf non plus : nous entendons les mensonges coutumiers de cet État qui n’en est plus à son coup d’essai, ne recule devant rien, et qui après chacun de ses méfaits s’emploie à manipuler et détourner les informations à son avantage. Dans ce cas précis, chaque intervenant israélien où qu’il soit, a tenu sur les ondes le même discours bien huilé, pointant les victimes civiles de leur assaut militaire aéroporté comme de dangereux agresseurs armés de couteaux, barre de fer, et même selon certains, d’armes à feu, et n’hésitant pas à souligner l’origine « islamiste turque » des propriétaires du bateau. Nous y voilà également ! Ce n’étaient donc pas de simples humanitaires qui s’avançaient vers Gaza, mais d’aventureux suppôts du Hamas !




Quant aux gentils soldats de Tsahal dont l’on nous répète qu’ils ont fait preuve de retenue (rien n’arrête le cynisme de ces commentateurs pervers) ils n’ont fait que se défendre en tuant ces dangereux activistes, tant la menace était grande… face aux frondes et sacs de billes que nos médias complaisants nous ont montré en boucle ! En outre, tout le monde est prié de savoir dorénavant que dans les eaux internationales, lorsque la nuit vous êtes entourés de bâtiments de guerre et que des hélicoptères déchargent sur votre pont un commando armé, vous êtes invités à vous laisser faire, à ne pas résister et à considérer cela comme normal. Se défendre avec ce qui vous tombe sous la main vous transforme illico en... terroriste !

Maintenant, si la demande de cette enquête devait aboutir, elle révèlera peut-être – mais alors elle ne sera pas publiée, comme c’est déjà arrivé souvent – que si les victimes de l’assaut du commando israélien sont surtout d’origine turque, ce pourrait être en représailles pour punir la Turquie d’avoir osé critiquer vertement Israël pour son intervention meurtrière sur Gaza lors de l’hiver 2008 – 2009, ainsi que dernièrement pour avoir trouvé un accord avec le Brésil sur la question nucléaire de l’Iran… Qui sait ? La tension diplomatique est devenue évidente entre la Turquie et Israël, et au point où l’on en est dans le jeu morbide des tractations internationales… de quoi pourrions encore nous étonner ? Cette opération pourrait très bien être un rappel à l’ordre de l’Etat sioniste, pour rappeler que les limites du jeu sont fixées par lui et lui seul. Même les États-Unis ne semblent plus pouvoir indiquer la marche à suivre à cette fuite en avant de la politique israélienne.

Par ailleurs, je veux m’arrêter un instant sur la remarque de Bernard Kouchner. En effet, ce transfert douteux a déclaré que « rien ne saurait justifier l’emploi d’une telle violence ». Mais si, M. Kouchner, si, si… au contraire ! Et en premier lieu, ce qui justifie l’emploi de cette violence, c’est l’impunité totale dont jouit Israël depuis des décennies. Ce que tous les militants de la cause palestinienne n’ont de cesse de dénoncer, sans être entendus.

Au lieu d’appréhender les revendications de ces militants comme étant à sens unique, à savoir, pro-palestiniennes, il eût été plus intelligent de comprendre que ce qui est réclamé c’est plus de justice et d’équité dans le traitement de ce dossier. Et là, on est vraiment loin du compte. La preuve, aujourd’hui ! Cette impunité dont bénéficie Israël par votre entremise et celle d’autres irresponsables à votre image, est un chèque en blanc que tous ensemble vous n’avez cessé de signer à cet État voyou. Tous les responsables politiques sans distinction, qui n’ont cessé de ramper devant les pratiques illégales de l’État israélien ont une part de responsabilité dans le drame d’aujourd’hui. Ceux qui ferment les yeux sur les accords économiques avec l’UE ; ceux qui ferment les yeux sur le rapport Goldstone ; ceux qui ferment les yeux sur les exactions commises depuis des décennies contre des femmes, des enfants, des malades,… ; ceux qui ferment les yeux sur la poursuite de la colonisation ; ceux qui ferment les yeux sur l’annexion de facto de Jérusalem ; ceux qui ferment les yeux sur l’usage d’armes interdites, etc, etc… Et, quoi que vous déclariez pour tenter de vous soustraire de vos responsabilités, vous ne pouvez pas vous esquiver de la sorte. Ce sont vos acceptations dans les faits de toutes ses ignominies qui font qu’Israël se permet tout, sachant que de toutes les façons, le tapis rouge lui sera déroulé sous les pieds, par vos soins et ceux de vos collègues apparentés, ceux-là mêmes qui répètent comme un disque griffé leur souci « d’équidistance ». Rouge oui, mais rouge du sang d’innocents ! Du même rouge que celui que vous et vos pairs avez désormais sur les mains. Donc, c’est bien votre attitude lâche et irresponsable qui « justifie l’emploi d’une telle violence », soyez-en convaincu ! Et si vous en doutez, sachez que de notre côté, nous n’en doutons pas et vous en accusons, de manière très lucide.

De cette même lucidité qui vous avertit aussi que votre manque de réactions effectives aux pratiques criminelles de cet État voyou est le combustible idéal pour une recrudescence de l’antisémitisme. De cela, vous pouvez être certain. Mais, comment l’éviter ? Pour ceux qui n’écouteront que leur rage et leur frustration – bien compréhensible, devant tant d’injustice – il est clair que tout ce qui sera assimilé aux « juifs » sera en point de mire. Ainsi, vous faudrait-il peut-être comprendre (enfin !) que ne pas sanctionner dans les faits et en pratique – ce qui est tout autre chose que « condamner oralement » – Israël pour cette énième dérive dans ses choix politiques, ajoute aux sentiments antisémites qu’une grande partie des juifs parfaitement intégrés dans les sociétés où ils ont choisi de vivre auront à subir de la part de tous ceux – et ils sont nombreux – qui font l’amalgame. Vous êtes donc ainsi que vos collègues, doublement responsables : d’une part de la situation là-bas, et d’autre part de celle d’ici où vous avez beau répéter qu’il faut éviter à tout prix d’importer ce conflit, ouvrez les yeux et rendez-vous bien compte que c’est vous qui l’importez, à doses régulières, année après année. Dans un aveuglement grave, qui mériterait que vous et vos collègues en charge de ce dossier soyez destitués de vos fonctions, et vu les dégâts, définitivement inéligibles ! Voilà comment devrait fonctionner une saine « démocratie ». Au lieu de nous en éloigner, petit à petit, mais irrésistiblement du fait de vos manigances et de vos lâchetés répétées…

Il nous reste à espérer que la diplomatie turque nous (vous) montrera ce que le respect du Droit international veut dire… mais peut-être est-ce justement la raison qui vous fait tant hésiter à son entrée dans l’UE…

Daniel Vanhove –
Observateur civil
Membre du Mouvement Citoyen Palestine
Auteur de La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire 01.06.10








« Nous vivons au Moyen Orient où il n’y a pas de pitié pour les faibles » Ehud Barak ministre de la défense israélienne l’un des criminels de guerre (voir la liste plus bas) responsable du massacre sur le bateau turc le Mavi Marmara et du kidnapping de plus de 700 humanitaires de différentes nationalités naviguant dans les eaux internationales sur la Freedom Flotilla.

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Bateaux Sabotés

Selon le quotidien israélien Haaretz, le colonel Itzik Turgeman a déclaré devant le comité des affaires étrangères et de la défense du parlement israélien que l’armée israélienne avait saboté les moteurs de 5 des 6 bateaux de la flottille à l’exception de celui du Mavi Marmara craignant que ce dernier chargé de plusieurs tonnes d’aide humanitaire et de plus de 400 passagers ne soit bloqué au milieu de l’océan et disant « ils se sont occupés d’eux » en parlant du sabotage des autres bateaux.

C’est clair que l’attaque contre le Mavi Marmara par Israël était préméditée et visait à faire un maximum de victimes pour dissuader les humanitaires de tenter une nouvelle fois de briser le siège de Gaza tout comme l’Opération Plomb Durci contre la population palestinienne de Gaza avait aussi pour objectif principal de faire un maximum de victimes civiles pour leur enseigner une leçon comme aime à le répéter publiquement les responsables israéliens.

Turgeman a dirigé une des cinq équipes de l’armée israélienne chargées d’enquêter sur l’Opération Plomb Durci contre Gaza. Il était plus spécialement en charge des accusations concernant des tirs dirigés contre des installations de l’ONU et d’autres infrastructures internationales. La conclusion de ces « enquêtes » était comme d’habitude que durant les combats à Gaza les Forces Armées d’Israël avaient opéré en accord avec le droit international.

L’officier israélien en charge de l’attaque du Mavi Marmara a pris des photos dont celle du Sheikh Raed Salah, un opposant palestinien de l'intérieur très populaire, afin de couper court à une information circulant comme quoi il aurait été blessé ou tué lors du mitraillage du bateau turc. Il a également dit que la députée arabe israélienne, Hanin Zoabi - qui était sur le Marmara et qui lors d’une conférence de presse après sa libération a démenti qu’il y avait des armes à bord- s’était occupée des blessés.

Menaces de couler les bateaux de la flottille

Le capitaine turc de l’un des navires, Huseyin Tokalak, a dit selon Reuters que la Marine de guerre israélienne avait menacé de couler son bateau le Gazze avant que les commandos israéliens ne fassent irruption à bord et les menacent en pointant deux fusils en direction de chacune de leur tête. « C’était vraiment des fusils intéressants comme ceux qu’on voit dans les films « a-t-il déclaré lors d’une interview.

Il a également affirmé que les capitaines des bateaux de la flottille avaient assuré la Marine israélienne qu’ils étaient dans les eaux internationales et ne transportaient rien d’illégal. L’abordage des bateaux par les commandos israéliens était totalement illégale, un acte de piraterie, pire un acte de guerre puisqu’il y a eu violation de la souveraineté des pays sous le pavillon desquels ils naviguaient.

« Ils ont commencé à tirer directement sur le Mavi Marmara, sans faire la différence entre l’avant et l’arrière du bateau ». Le Mavi Marmara avait pris la tête de la flottille.

« J’ai pensé qu’ils allaient couler le bateau» a -t-il ajouté.

Corps de civils tués jetés par-dessus bord ?

Un humanitaire syrien qui se trouvait à bord du Mavi Marmara et est rentré en Syrie - après avoir été comme les quelques 700 passagers des bateaux de la flottille kidnappés par les forces armées israéliennes et parqués dans des camps- et a affirmé à la TV gouvernementale syrienne que les soldats israéliens avaient jeté des corps de personnes abattues par-dessus bord.

Jusqu’à maintenant on ne sait toujours pas combien de personnes ont été tuées. Certains ont affirmé dés le début qu’il y en avait 19, puis on a parlé de 9. La seule chose qu’on sait pour le moment c’est que sur ces 9 (?) 4 ont été identifiées comme étant de nationalité turque.

Alors qui sont les 5 autres et où sont leurs dépouilles ?

Immédiatement après l’attaque, l’armée israélienne a pris le contrôle des ondes et des communications. Les journalistes étrangers sur place n’ont pu faire leur travail d’enquête et ont du subir la propagande militaire sioniste. Certains ont d’ailleurs contribué à la répandre docilement.

Mais les premiers humanitaires rentrés dans leurs pays ont commencé à donner une version complètement différente parlant notamment de bain de sang sur le Mavi Marmara, de tir à balles réelles, d’électrochocs, de torture et de maltraitances.

Sur la Freedom Flotilla il y avait aussi un journaliste de la chaîne TV Al Jazeera, et le correspondant de la chaîne TV iranienne, Press TV. Tous deux ont envoyé des vidéos très explicites montrant l’attaque des commandos israéliens, et affirmant à un moment donné que le drapeau blanc avait été hissé signe que le bateau se rendait.

Actuellement on est sans nouvelle de Hassan Ghani de nationalité britannique et correspondant de la chaîne iranienne Press TV. Tout contact avec Ghani a été perdu après l’attaque sanglante de la Freedom Flotilla par des commandos israéliens. La dernière mini video transmise à la chaîne iranienne par Ghani le montre à bord d’un bateau qui était attaqué par des commandos lundi. Son père, Hag Ghani a dit que le Foreign Office avait été incapable de lui fournir des informations sur le sort de son fils.

La Grande Bretagne n’a pas condamné l’attaque israélienne le nouveau premier ministre britannique, David Cameron, se contentant comme l’administration américaine d’Obama de dire « qu’il regrettait les lourdes pertes en vies humaines ».

Une enquête internationale
sur les violations par Israël du Droit International

Le conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a voté ce mercredi une résolution pour envoyer une « mission d’enquête indépendante » pour faire toute la lumière sur l’attaque israélienne. La résolution est passée avec 32 votes pour 3 contre dont bien évidemment celui des Etats Unis et 9 abstentions dont celui de la Sarkosie, une honte pour le pays des droits de l’homme bafoué par cet imposteur fils de légionnaire hongrois.

 




La résolution « condamne dans les termes les plus forts l’attaque scandaleuse des forces israéliennes contre la flottille d’aide humanitaire au cours de laquelle de nombreux civils innocents de différents pays ont été tués et blessés. »

Elle « décide d’envoyer une mission internationale indépendante d’investigation pour enquêter sur les violations du droit international dont le droit international relatif à l’aide humanitaire et les droits de l’homme» résultant de l’attaque.

Cette résolution appelle également à lever le blocus de Gaza.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU sous la pression des US et de leurs alliés dont la Sarkosie avait condamné l’attaque et demandé une enquête internationale mais sans rendre celle-ci obligatoire ni internationale.


Liste des responsables israéliens ayant donné leur feu vert au massacre.

Selon le quotidien israélien haaretz du 01/06/2010 :

C’est un forum de 7 ministres qui a étudié le plan d’attaque et l’a approuvé. En faisait partie :

Benjamin Netanyahou, premier ministre

Ehud Barak, ministre de la défense

Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères

Dan Meridor, ministre des services secrets et des affaires atomiques

Moshe Ya ‘alon, ministre des affaires stratégiques

Eli Yishai, ministre de l’intérieur

Beny Begin, ministre sans portefeuille.

Ils se sont réunis deux fois la dernière réunion ayant eu lieu le mercredi précédent l’attaque de la Freedom Flotilla. Ils ont approuvé l’opération et la politique israélienne visant à continuer d’empêcher des bateaux d’accoster à Gaza.

Le gros de la réunion a été consacrée non pas tant à l’opération militaire mais plutôt aux questions de communication : medias et relations publiques. Bien qu’ayant exprimé différents points de vue sur l’opération il y a eu un consensus et ils n’ont même pas pris la peine de voter une décision. Seul à s’être vivement opposé le secrétaire du cabinet, Zvi Hauser, qui était contre le raid et était d’avis de laisser les bateaux accoster à Gaza pour éviter une crise diplomatique et de relation publique. Sa proposition a été rejetée après l’intervention de hauts militaires israéliens.

A cette liste il faut bien sûr ajouter :

le chef d’état major de l’armée israélienne, Gabi AskeNazi

le commandant de la marine israélienne, Eliezer Marom.


Poursuites judiciaires turques.

Selon l’agence Anatolie, le ministère turc de la Justice réfléchit à la possibilité de lancer des poursuites judiciaires contre Israël, quatre des 9 civils tués étant de nationalité turque. Il examine le code pénal turc et le droit international pour déterminer l'action à entreprendre contre l'attaque sanglante israélienne et doit aussi se prononcer sur la question de savoir si une enquête sera lancée par les procureurs turcs.

Cette démarche s’inscrit en parallèle aux plaintes déposées par des ONG et des particuliers pour que les dirigeants israéliens et les militaires ayant pris part à l'abordage de la flottille d'aide à Gaza, soient jugés. Une plainte déposée mercredi par l'association islamiste des droits de l'Homme Mazlum-Der auprès du parquet d'Istanbul réclame que les dirigeants Israéliens, dont le président Shimon Peres, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef d'état-major Gabi Ashkenazi, soient inculpés et jugés de meurtre, torture et prise d'otages.

Un article du code pénal turc permet aux tribunaux turcs de juger les crimes commis dans les eaux internationales.

Le combat pour briser le blocus de Gaza continue

Le bateau irlandais le MV Rachel Corrie, qui transporte également plusieurs tonnes d’aide humanitaire ainsi que des volontaires humanitaires qui faisait partie de la Freedom Flotilla mais qui avait pris du retard (probablement à cause d’un acte de sabotage israélien) est en route pour Gaza avec le soutien total du gouvernement irlandais. Il est actuellement au large des côtes de la Libye.

Le premier ministre irlandais, Brian Cowen, a mis en garde Israël qu’il devrait fa ire face aux «plus sérieuses conséquences» s’il faisait du mal aux citoyens irlandais à bord du bateau d’aide humanitaire. Le MV Rachel Corrie a à son bord 5 irlandais et 5 Malaisiens.

Alors ne relâchons pas la pression suivons de près et soutenons le MV Rachel Corrie pour briser le blocus de Gaza.

Actualisation 03/06/2010 - 12h39

Selon une agence de presse turque 8 des 9 humanitaires tués sur le Mavi Marmara étaient turcs le 9ème étant AMERICAIN de descendance turque. Hillary Clinton la secrétaire d'état US a intensifié ses efforts pour que les gouvernements alliés des US baissent le ton contre Israël, les Etats Unis étant les seuls à justifier les crimes de guerre commis par Israël contre la Freedom Flotilla.




Mercredi 2 Juin 2010
Myriam Abraham








Attaque contre la flottille de la liberté :
un crime de guerre



par Gilles Devers*

La propagande qui accompagne l’intervention militaire israélienne contre la Flottille de la liberté vise principalement à masquer la qualification juridique de cet acte. Ainsi, lors du débat au Conseil de sécurité, 13 délégations ont dénoncé les violations du droit international, tandis que 2 autres (les Etats-Unis et la France) se sont contentées d’exprimer leur compassion pour les victimes et de déplorer un usage disproportionné de la force. Me Gilles Devers rappelle ici que cette attaque constitue un crime de guerre —ce qu’à vrai dire personne ne conteste, mais que Washington et Paris voudraient ignorer—.


2 juin 2010

Depuis
Lyon (France)



La population de Gaza, victime de crime contre l’humanité

Une violation jamais connue de la IV° Convention de Genève

L’attitude de l’Etat d’Israël vis-à-vis du territoire palestinien de Gaza s’analyse dans la durée comme une violation, à un niveau jamais atteint, du droit international. En droit international humanitaire, l’occupation est acceptée comme une situation temporaire, le temps nécessaire à la recherche de la paix. Mais, rien en droit ne peut justifier une occupation de plus 43 ans, sauf la volonté de laminer l’adversaire. C’est ce que fait Israël, devenu un lieu de culture de l’apartheid [1]. Et alors qu’au titre de la IV° Convention de Genève, la puissance occupante doit la protection à la population, Israël a imposé aux Palestiniens, fait unique dans l’histoire, un blocus économique, qui constitue une punition collective.

Enfin, Israël a conduit l’opération militaire Plomb Durci en décembre 2008 - janvier 2009 [2]sur cette population qui n’avait la possibilité ni de se protéger, ni de fuir, et le blocus a été maintenu empêchant l’organisation des secours.
Début 2010, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a démontré que la réponse à des besoins primaires de santé est devenue impossible.

Territoires occupés ? Non, processus de colonisation

Aussi, il ne suffit pas de parler de territoires occupés. L’occupation est devenue une politique de colonisation, à savoir l’annexion de territoires et de richesses par la force, accompagnée de punitions collectives, ce qui constituent des crimes contre l’humanité au sens de la IV° Convention de Genève et du Statut de la Cour Pénale Internationale. L’opération militaire sanglante conduite le 31 mai s’inscrit dans ce contexte.
Une question de principe, et pas de disproportion

Déjà, les explications des braves fusent de tous cotés : l’attaque a été disproportionnée ! Il en ont trop fait ! Il nous faut une enquête ! Non, avant d’ouvrir l’enquête, il faut dire l’évidence : c’est un crime de guerre car l’attaque a eu lieu dans les eaux internationales, et la flottille n’est pas partie au conflit armé. L’enquête est nécessaire, mais pour les circonstances aggravantes de violence. Soutenir que l’enquête est nécessaire pour savoir s’il y a un crime de guerre est une injure faite aux victimes.

Cela résulte de trois constats juridiques.

- Application de la IV° Convention de Genève
Les faits sont intervenus dans le cadre d’un conflit international au sens du droit international humanitaire, Israël justifiant son action par rapport à la question palestinienne. De ce fait, le cadre de toute analyse est bien défini. Il est établi par la Cour Internationale de Justice, le Conseil de Sécurité et toutes les instances internationales que l’Etat d’Israël a la qualité de puissance occupante et doit respecter les obligations de la IVème Convention de Genève, qu’il a ratifiée.

- La flottille n’est pas partie au conflit
Le conflit armé oppose Israël et la Palestine, et les bateaux de la flottille ne sont pas parties au conflit. Ils s’inscrivaient dans une démarche pacifiste et humanitaire visant à apporter des secours à une population victime d’un crime contre l’humanité.

Vis-à-vis des combattants, se pose la question de la proportionnalité, mais pas vis-à-vis des tiers. C’est une question de principe.

 




- Israël n’a aucune autorité dans les eaux internationales
L’agression est intervenue dans les eaux internationales. La Convention sur le droit de la mer de Montego Bay (1982) n’a pas été ratifiée par Israël, mais les dispositions garantissant en haute mer la liberté de circulation et l’interdiction pour tout Etat d’y exercer des actes militaires ont incontestablement valeur coutumières, et sont donc opposables à Israël.

Article 87
La haute mer est ouverte à tous les Etats […] Elle comporte : a) la liberté de navigation.
.
Article 88
La haute mer est affectée à des fins pacifiques.

Article 89
Aucun Etat ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté.

La violence est une circonstance aggravante, mais la violation du droit est établie du seul fait de l’intervention.

Ces violations graves du droit international se sont accompagnées d’actes sanglants et sauvages, et d’inadmissibles mesures de privation de liberté. L’Etat d’Israël n’a aucun droit sur les occupants de ces bateaux attaqués en haute mer.

C’est donc une affaire de principe : parler d’enquête pour savoir s’il y a crime, c’est déjà commencer à relativiser. C’est dire que sous certaines conditions une intervention en haute mer par une puissance occupante contre un convoi humanitaire apportant des secours à la population occupée, qui se trouve soumise à un blocus économique, est une chose qui peut se discuter. Non, il n’y a pas de discussion sur le crime. Les seules discussions portent sur les circonstances aggravantes et toute la lumière doit être faite par une enquête pénale.


Mettre fin à l’impunité

Une nouvelle fois, la démonstration est faite que l’impunité encourage la commission de nouveaux crimes, avec toujours plus de désinvolture. La réponse passe par des actes politiques, souhaitons qu’ils viennent, mais il est indispensable que de telles violations du droit soient portées devant les juridictions.

La justice israélienne n’a aucune crédibilité car elle refuse l’application du droit international et conteste la notion même de territoires occupés. Israël a ratifié le Pacte onusien de 1966 sur les droits civils et politiques, mais refuse de l’appliquer dans les territoires occupés et la justice israélienne se dit incompétente pour contrôler les actes de l’armée aux motifs des contraintes de sécurité. Pour donner aux pays occidentaux des motifs faciles de dire qu’Israël est une démocratie, on a inventé une justice d’apparence, mais qui ne vaut rien dès lors qu’elle ne reconnait pas l’autorité de la Cour Internationale de Justice.

Il est hors de question de se satisfaire de processus d’enquête incertains qui visent en réalité à éviter le principe de la condamnation.

Il y a de quoi être navré quand Catherine Ashton, au nom de l’Union européenne, demande une commission d’enquête confiée à Israël [3].

La tolérance à de tels faits rend possibles toutes les agressions contre les Palestiniens, et cette affaire qui bafoue l’idée d’humanité doit être jugée par une juridiction ayant la possibilité effective de prononcer des condamnations. En 2010, on sait ce qu’est une juridiction. Nous n’avons pas à inventer le droit, mais à l’appliquer.

Selon la jurisprudence internationale, un acte relève de la qualification de crime de guerre, à partir du moment où il prend place dans un conflit armé, ce qui est le cas selon l’analyse de la CIJ, même s’il a été conduit dans un bref délai, dès lors qu’il a été d’une très forte intensité, ce qui est le cas aussi.

Les procédures pénales peuvent être engagées dans les pays dont sont originaires les victimes. Mais l’ampleur du crime, et la diversité de nationalité des victimes, peuvent conduire à préférer un procès devant une juridiction internationale.

La compétence de la Cour Pénale Internationale, suite à la déclaration de compétence faite par l’Autorité Nationale Palestinienne le 21 janvier 2009, ressort des critères généraux d’analyse, liés au principe de l’accès au juge pour les violations graves du droit, sauf à admettre le déni de droit. Mais elle se trouve ici doublée d’une compétence liée à l’immatriculation des bateaux. Sous réserve d’autres vérifications, il est établi que l’agression a concerné deux bateaux immatriculés en Grèce, deux en Turquie, et un aux îles Kiribati, donc assimilables aux territoires grecs, turcs et kiribati par application de l’article 12-2 a du traité de la CPI, qui a été ratifié par la Grèce (mais ni par la Turquie, ni par Kiribati).

La déclaration de compétence du 21 janvier 2009 n’est pas limitée à Plomb Durci. Elle est générale, et doivent être adressés à la Cour tous les éléments relatifs aux crimes commis par Israël : la colonisation, les prisonniers et maintenant, l’attaque du 31 mai 2010. La politique d’Israël est un crime, et ce crime doit être jugé.

Maintenant, il en est assez d’invoquer la justice, en souhaitant surtout que le pire ne se renouvelle pas. On voit le résultat. Nous le devons aux victimes : la justice doit punir le crime.



Notes :

[1] Lire le document de référence (en anglais) : « Occupation, Colonialism, Apartheid ? », par le Human Sciences Research Council of South Africa, Voltaire Network, 13 juillet 2009.

[2] « L’opération "Plomb durci" : une guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 janvier 2009.

[3] « Declaration by Catherine Ashton on the Israeli military operation against the Flotilla », Voltaire Network, 31 mai 2010.



Gilles Devers

Avocat au barreau de Lyon (France). Porte-parole du collectif international de juristes ayant déposé une plainte devant la Cour pénale internationale pour les crimes commis à Gaza lors de l’opération Plomb durci.








PROCHE ORIENT

Les pirates israéliens avaient la liste des gens à éliminer



 

Pont d'une vedette israélienne


La tuerie est une réaction aux relations turco-iraniennes


Kawther Salam, 31 mai 2010


      Les meneurs du gang de criminels de guerre israéliens, le soi-disant « gouvernement israélien, » en ce moment en train de fomenter et planifier le déclenchement d’une guerre nucléaire contre l'Iran, n’ont pu rien faire pour répondre au dernier accord du 17 mai 2010 entre la Turquie, le Brésil et l’Iran, sur le transfert de 1.200 kg d'uranium faiblement enrichi en Turquie contre du combustible nucléaire. En représailles, ils ont fomenté la tuerie sur la flottille de navires qui transportait de l’aide humanitaire vers Gaza pour rompre un siège génocide imposé depuis 2006 par Israël. L’accord irano-turco-brésilien se présente comme un obstacle à l’ambition d'Israël, de forcer le monde à entrer dans la spirale sanglante d’une guerre nucléaire. Il est faux de croire que le gouvernement turc ne s'attendait pas une réplique de ce genre contre la flottille de la liberté qui amenait 10.000 tonnes d'aide humanitaire à Gaza.



Le navire de l'aide turque, Marmara


      L’opération de piraterie maritime meurtrière, perpétrée par un commando de marine, Shayetet 13, dans laquelle au moins 20 militants pacifistes ont été assassinés et plus de 50 autres blessés, était une décision des cercles intérieurs du pouvoir en Israël, approuvée par le Cabinet israélien dirigé par Benjamin Netanyahu, Ehud Barak et les autres criminels de guerre. Cette boucherie était un message adressé par Israël à la Turquie et ses nouveaux alliés syriens et iraniens. Toute personne sachant lire entre les lignes et connaissant l'histoire des meneurs militaires d’Israël, peut comprendre qu’ils n’ont jamais fait de distinction entre les civils et les militants des groupes qui sont considérés comme des ennemis en fonction de normes sionistes bizarres.



Hélicoptère des forces spéciales israéliennes


      Israël s’est livré à une tuerie sur le navire turc « Marmara, » qui amenait de l'aide humanitaire aux Palestiniens assiégés dans le camp de concentration de Gaza. Ce massacre a été bien préparé par le cabinet israélien, et certains gouvernements pro-israéliens ont été informés avec tous les détails du crime projeté. Israël a chargé une unité spéciale du corps des marines, déployée sur des bateaux et des hélicoptères de patrouiller sur la côte d'Ashdod et Gaza, et a décrété zone militaire fermée les eaux au large de Gaza. Ils ont aussi annoncé par l'intermédiaire de leurs organes de propagande, leur intention de transférer les navires et les militants dans le port d'Ashdod, avant de les expulser vers leur pays en tant qu’immigrants illégaux, et d'arrêter ceux qui refuseraient de s'identifier et de signer un engagement à ne pas revenir. Ils ont également préparé des unités de détention avec des tentes pour emprisonner les militants et les interroger ; l'équipe d’interrogateurs qu’Israël a choisir pour interroger les militants de la paix était servie par des gens ayant une expérience de tortionnaire ayant déjà « travaillé » des prisonniers palestiniens du goulag israélien.



Canonnière israélienne payé intégralement par le contribuable allemand


      Les navires israéliens surveillaient la Flottille de la Liberté à environ 124 km de la côte d'Israël. Selon le mouvement international, les passagers se sont précipité pour enfiler les gilets de sauvetage et déclencher l'état d'alerte dès que les navires de guerre ont été visibles. Les militants de la paix à bord du convoi ont déclaré que trois navires israéliens ont parlé au capitaine du navire turc par radio et l'ont averti des conséquences s’il s'approchait de la côte de Gaza, déclarée zone militaire fermée. Ils ont exigé qu’il amène l'aide humanitaire vers le port d'Ashdod, en soulignant que la marine israélienne empêcherait à tout prix leur pénétration dans la zone militaire fermée, ce qui signifiait qu'ils n’hésiteraient pas à tuer des gens.


     





 Les navires transportaient 10.000 tonnes de fournitures médicales et de matériaux de construction, du bois, et 100 maisons préfabriquées pour les dizaines de milliers de personnes qui ont perdu leur maison du fait des crimes de guerre israéliens à Gaza au début de l'année 2009. Ils apportaient également 500 véhicules électriques pour les personnes handicapées, depuis en particulier le dernier crime de guerre israélien, plus de 600 personnes ont une incapacité permanente, avec des jambes amputées.



      La député israélienne arabe Knesset Hanan Al-Zoubi a parlé en hébreu grâce à un haut-parleur avec les troupiers israéliens, leur disant de ne pas attaquer les navires transportant des militants pacifistes civils et de l'aide humanitaire. Elle a ajouté que, pendant son appel, les soldats israéliens se sont mis à tirer à balles réelles sur les navires en blessant des civils, parmi lesquels le citoyen arabo-israélien Sheikh Raed Salah touché est maintenant dans un état critique. Elle a ajouté : « les canonnières israéliennes s'approchaient du "Convoi de la liberté" et ont demandé au capitaine du navire de s'identifier et d'identifier le navire. Les navires se trouvaient dans les eaux internationales à environ 100 miles de Gaza. À ce moment, les hélicoptères israéliens ont attaqué les navires depuis le ciel. »



      Des sources turques et des médias ont révélé un document qui prouve que la liste des gens à abattre avait été préparée à l'avance par les Israéliens. Elle indiquait le nom et la photo des gens à bord des navires qui devaient être assassiné, qui, selon Israël, étaient « impliqués dans l'action humanitaire internationale d’aide pour Gaza. » Selon des sources turques, des centaines de soldats israéliens ont pris d'assaut le navire turc bleu « Marmara » de la flottille et ils avaient des copies de la liste des gens à éliminer. Cette liste comprenait le nom des civils de la flotte dont ils voulaient se débarrasser. L’une des listes a été apparemment récupérée après avoir été perdue pendant l'acte de piraterie par l’un des hommes de main israéliens.


      En ce qui concerne la complicité d’autres États dans ce crime, il est ressorti que les parlementaires allemands se trouvant à bord, Annette Groth, Inge et Norman Paech Höger, avaient maintes fois demandé au ministère allemand des Affaires étrangères son appui et sa protection, mais ils ont essuyé un refus et ont été avertis de quitter la flottille à cause de « dangers » non spécifiés. L'étrange attitude de Chypre, qui n’a ni permis aux navires d’entrer dans le port, ni permis à une délégation de parlementaires de monter à bord des navires, peut rétrospectivement s’expliquer par une connaissance anticipé et une complicité du régime chypriote dans le crime.



      Finalement, Israël s’est livré à une boucherie horrible, et les victimes sont toutes civiles. Il reste des questions : Israël a-t-il atteint son but avec la tuerie sur la flottille des navires de la liberté ? La Turquie et les autres pays de la liste secrète de nations haïes par Israël (qualifiées secrètement d’« ennemis hostiles »), ont-ils compris le message d'Israël ? Quel est le message d'Israël ? La réponse à la première question est à présent claire, et les jours prochains permettront d’avoir la réponse à la deuxième question, et si Israël considère vraiment en secret la Turquie comme un ennemi. Quelle que soit la réponse à ces questions, Israël doit reconnaître que l'équation politique a changé dans la région et que lui et ses alliés ne peuvent plus la changer.


      Dans le meilleur intérêt de tous, les Israéliens doivent comprendre que tout ce qu'ils font est contre eux et qu'il serait préférable de s’abstenir d’autres actions criminelles. Toujours dans le meilleur intérêt de tout le monde, toute nation doit comprendre qu'Israël n'a plus la moindre légitimité en tant qu’État, et que son existence en tant que telle est indésirable à l'extrême pour tout le monde en dehors de la minuscule « élite » corrompue d’outre-mer qui le soutiennent.



Original : www.kawther.info/wpr/2010/05/31/
flotilla-massacre-is-a-reply-to-the-turkish-iranian-relations

Traduction copyleft de Pétrus Lombard