oligarchie financière
Le prix de la nouvelle démocratie :
Goldman Sachs
à la conquête de l’Europe

Par Stephen Foley

vendredi 9 décembre 2011, par Comité Valmy

L’élévation de Mario Monti au poste de Premier ministre italien est remarquable à plus de titres que ce que l’on peut énumérer. En remplaçant Silvio Berlusconi qui surfait sur les scandales, l’Italie a délogé celui qui était indéboulonnable. En imposant au pouvoir des technocrates non élus, l’Italie a suspendu les règles normales de la démocratie, et peut-être la démocratie elle-même. Et en plaçant un haut conseiller de Goldman Sachs à la tête d’un pays occidental, elle a poussé encore plus loin le pouvoir politique d’une banque d’investissement que l’on pensait être des plus politiquement toxique.

C’est la chose la plus importante de toutes : un pas de géant vers le projet de Goldman Sachs, voire même son couronnement.

Ce n’est pas seulement M. Monti. La Banque Centrale Européenne (BCE), un autre acteur crucial dans le drame de la dette souveraine, est dirigée par un ancien de Goldman Sachs, et les disciples de cette banque d’investissement tiennent des pans entiers des hautes sphères du pouvoir dans presque tous les pays européens, comme ce fut le cas aux Etats-Unis tout au long de la crise financière. Jusqu’à mercredi dernier, la division européenne du Fonds Monétaire International (FMI) était également dirigée par un homme de Goldman Sachs, Antonio Borges, qui vient juste de démissionner pour des raisons personnelles.

Même avant le bouleversement en Italie, rien ne pouvait faire oublier le surnom de Goldman Sachs, « la Pieuvre Vampire », et à présent que ses tentacules atteignent le sommet de la zone euro, des voix perplexes commencent à poser des questions sur son influence. Les décisions politiques prises dans les semaines à venir détermineront si la zone euro paiera ses dettes, et si elle le pourra - et les intérêts de Goldman Sachs sont étroitement liés à la réponse à cette question.

Dans son livre « 13 Bankers », Simon Johnson, l’ancien économiste du FMI, soutient que Goldman Sachs et d’autres grandes banques sont devenues si proches du gouvernement dans la dernière ligne droite avant la crise financière, que les Etats-Unis étaient effectivement devenus une oligarchie. Au moins, les politiciens européens ne sont pas « achetés et rémunérés » par les grandes entreprises, comme aux Etats-Unis, dit-il. « A la place, il y a en Europe une vision du monde partagée entre l’élite politique et les banquiers, une série d’objectifs partagés et un renforcement mutuel des illusions ».

C’est le Projet de Goldman Sachs. Pour le formuler simplement, il s’agit d’étreindre fortement les gouvernement. Toutes les entreprises veulent faire avancer leurs intérêts avec les régulateurs qui pourraient entraver leurs desseins et avec les politiciens qui peuvent leur offrir des réductions fiscales, mais ce n’est pas un simple effort de lobbying. Goldman Sachs est là pour prodiguer des conseils aux gouvernements et leur apporter des financements, pour envoyer ses gens dans les services publics et faire miroiter des emplois très lucratifs aux personnes qui quittent les gouvernements. Ce Projet consiste à créer un échange si intense de personnels, d’idées et d’argent qu’il est impossible de faire la différence entre l’intérêt public et l’intérêt de Goldman Sachs.

M. Monti est l’un des économistes italiens les plus en vue et il a passé la plus grande partie de sa carrière à l’université et dans des groupes de réflexion. Mais ce fut lorsque M. Berlusconi le nomma à la Commission Européenne en 1995 que Goldman Sachs a commencé à s’intéresser à lui. D’abord comme commissaire au marché intérieur, puis en particulier comme commissaire à la concurrence, il a pris des décisions qui pouvaient faire ou défaire les accords de prise de contrôle et de fusion auxquelles travaillaient les banquiers de Goldman Sachs ou pour lesquels ceux-ci apportaient les fonds. Plus tard, M. Monti a également présidé la commission du Trésor italien sur le système bancaire et financier qui a établi la politique financière du pays.

Avec ces liens, il était naturel que Goldman Sachs l’invite à rejoindre son comité de conseillers internationaux. Au sein de Goldman Sachs, cette force de deux douzaines de conseillers internationaux agit comme une équipe de lobbyistes officieux pour faire avancer ses intérêts auprès des politiciens qui régulent son activité. Parmi les autres conseillers, on retrouve Otmar Issing qui, en tant que membre de la Bundesbank allemande, puis de la Banque Centrale Européenne, a été l’un des architectes de l’euro.

L’ancien politicien le plus important au sein de cette banque est peut-être Peter Sutherland, ministre de la justice d’Irlande dans les années 80 et, lui aussi, ancien Commissaire à la concurrence de l’UE. Il est maintenant le président du conseil d’administration du bras de courtage et de négoce de Goldman Sachs, dont le siège se trouve au Royaume-Uni, Goldman Sachs International, et, jusqu’à son effondrement et à sa nationalisation, il était également administrateur de la Royal Bank of Scotland (RBS). Il a été un porte-parole de premier plan pour le plan de sauvetage de l’Irlande par l’UE, en soutenant que les conditions des prêts d’urgence devaient être assouplies, afin de ne pas aggraver les déboires financiers du pays. L’été dernier, L’UE a accepté de réduire le taux d’intérêt de l’Irlande.

Recueillir des décideurs politiques au carnet d’adresse bien garni lorsqu’ils quittent leurs gouvernements n’est que la moitié du Projet, envoyer des disciples de Goldman Sachs dans les gouvernements est l’autre moitié. A l’instar de M. Monti, Mario Draghi, qui a pris la présidence de la BCE le 1er novembre, a alterné fonctions gouvernementales et postes chez Goldman Sachs. Il a été membre de la Banque Mondiale et directeur général du Trésor italien avant de passer trois ans comme directeur général de Goldman Sachs International entre 2002 et 2005 - pour retourner au gouvernement comme président de la banque centrale italienne.

M. Draghi a été poursuivi par une controverse sur les combines comptables menées par l’Italie et d’autres pays à la périphérie de la zone euro, alors que ceux-ci essayaient, il y a dix ans, d’intégrer la monnaie unique. En utilisant des produits dérivés complexes, l’Italie et la Grèce furent capables de réduire la taille apparente de leur dette gouvernementale, que les règles de l’euro interdisaient de dépasser les 60% du PIB. Et les cerveaux derrière plusieurs de ces produits dérivés étaient des hommes et des femmes de Goldman Sachs.

Les traders de cette banque créèrent une quantité d’accords financiers qui permirent à la Grèce de lever des capitaux pour réduire immédiatement son déficit budgétaire, en échange de remboursements étalés dans le temps. Dans l’un de ces accords, Goldman Sachs a acheminé un milliard de dollars de financement vers le gouvernement grec en 2002, dans une transaction appelée « échange transversal de devises » (cross-currency swap). De l’autre côté de cet accord, se trouvait Petros Christodoulou, alors en poste à la Banque nationale de la Grèce, qui avait commencé sa carrière chez Goldman Sachs et qui vient d’être promu à la tête de l’agence qui gère la dette du gouvernement grec. Lucas Papademos, à présent installé dans le fauteuil de Premier ministre du gouvernement d’union de la Grèce, était un technocrate qui dirigeait à l’époque la Banque Centrale grecque.

Goldman Sachs dit que la réduction de la dette réalisée par ces swaps était négligeable par rapport aux règles de l’euro, mais a exprimé quelques regrets concernant ces accords. Gerald Corrigan, un associé de Goldman Sachs qui a intégré cette banque après avoir dirigé la filiale new-yorkaise de la Réserve Fédérale américaine[1], a déclaré l’année dernière, lors d’une audition parlementaire britannique : « Il est clair, rétrospectivement, que les normes de la transparence auraient pu et auraient probablement dues être plus élevées ».

Lorsque cette question a été soulevée lors des auditions de confirmation du parlement européen pour son poste à la BCE, M. Draghi a dit qu’il n’avait pas été impliqué dans les swaps, tant au Trésor [italien] que chez Goldman [Sachs].

Il s’est avéré impossible de reste en ligne sur la Grèce, laquelle, en vertu des dernières propositions de l’UE, ne règlera effectivement pas sa dette en demandant à ses créanciers d’accepter une coupe « volontaire » de 50% sur ses obligations. Mais le consensus actuel dans la zone euro est que les créanciers des plus grands pays, comme l’Italie et l’Espagne, doivent être intégralement remboursés. Ces créanciers sont bien entendu les grandes banques du continent et c’est leur santé financière qui est la préoccupation principale des décideurs politiques. La combinaison de mesures d’austérité imposées par les nouveaux gouvernements technocratiques à Athènes et à Rome, et par les dirigeants des autres pays de la zone euro, comme l’Irlande, ainsi que les fonds de sauvetage du FMI et du Fonds Européen de Facilité Financière (FESF) largement financé par l’Allemagne, peuvent tous être considérés comme la conséquence de ce consensus.

« Mes anciens collègues au FMI courent partout pour essayer de justifier des plans de sauvetage de 1.500 à 4.000 milliards d’euros, mais qu’est-ce que cela veut dire ? » dit Simon Johnson. « Cela signifie sauver les créanciers à 100% ? C’est un nouveau plan de sauvetage des banques, comme en 2008 : Le mécanisme est différent, en ceci qu’il se produit au niveau souverain, pas au niveau bancaire, mais la logique est la même ».

L’élite financière est tellement certaine que les banques seront sauvées, que certains placent des paris sur une telle issue. Jon Corzine, un ancien directeur exécutif de Goldman Sachs, est retourné à Wall Street l’année dernière après avoir passé près de dix ans en politique, et il a pris le contrôle d’une entreprise historique appelée MF Global. Il a placé 6 milliards de dollars de l’argent de l’entreprise pour parier que les obligations du gouvernement italien ne se retrouveraient en défaut de paiement. Lorsque ce pari a été révélé le mois dernier, les clients et les partenaires commerciaux ont décidé qu’il était trop risqué de faire des affaires avec MF Global, et cette entreprise s’est effondrée en quelques jours. Ce fut l’une des dix plus grosses faillites de l’histoire américaine.

Le grand danger est que, si l’Italie cesse de payer ses dettes, les banques créancières pourraient devenir insolvables. Goldman Sachs, qui a contracté pour plus de 2.000 milliards de dollars d’assurance, dont une somme non révélée sur la dette des pays de la zone euro, n’en sortirait pas indemne, en particulier si une partie de ces 2.000 milliards d’assurance qu’elle a achetés s’avère être avec une banque qui disparaîtra. Aucune banque - et en particulier la Pieuvre Vampire - ne peut facilement dégager ses tentacules de ses homologues. C’est la logique des plans de sauvetage et de l’austérité, la raison pour laquelle nous avons plus de Goldman Sachs, pas moins. L’alternative est une seconde crise financière, un deuxième effondrement économique.

Illusions partagées, peut-être ? Qui oserait l’essayer ?

Par Stephen Foley

The Independent, samedi 19 novembre 2011

article original : "What price the new democracy ? Goldman Sachs conquers Europe"














Divorce
entre VGE et le cartel bancaire ?


Il y a 48 heures, l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a placé sous surveillance la note qu’elle accorde à la dette de l’Union européenne, à “AAA” depuis 1976, la meilleure possible, expliquant que le financement de l’Union allait subir les conséquences de la crise de la dette publique en zone euro. De plus, S&P a annoncé qu’elle envisageait d’abaisser la note de plusieurs banques de la zone euro, comme les françaises BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole ou des allemandes. S&P envisage en outre d’abaisser la note de la dette de Paris et de l’Ile-de-France. Cette décision est intervenue à la veille d’un sommet européen à Bruxelles pour tenter de résoudre la crise de la zone euro.

L.I.E.S.I.


Samedi 10 Décembre 2011

 

Divorce entre VGE et le cartel bancaire ?



C’est dans ce contexte qu’est arrivé l’Américain, le représentant de commerce des parrains oligarques de Wall Street. Il s’agit bien sûr de Tim Geithner. Dans son numéro 240, LIESI fait état de son précédent passage…

Timothy F. Geithner, Secrétaire américain au Trésor : « Si rien n’est fait rapidement, l’Europe sera confrontée à des défauts de paiement en cascade, des paniques bancaires avec des risques catastrophiques ».

Nous terminons volontairement ces quelques citations très éclairantes avec Timothy F. Geithner.

Lors de la dernière réunion du Conseil informel des affaires économiques et financières de l’Eurogroup (ECOFIN) à Wroclaw, en Pologne, les ministres des Finances furent surpris par la réaction de Timothy F. Geithner. Au cours de cette réunion, organisée sur le thème de la montée de la crise de l’endettement européen, le Secrétaire américain au Trésor s’est emporté et a réprimandé les Européens de ne pas fournir de nouveaux renflouements à la Grèce. Face à cette attitude, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a rappelé que la situation économique et financière de nombreux pays, dont celle des Etats-Unis, était bien plus critique que celle des 17 pays de l’Eurozone. Aussi a-t-il demandé si telle était la position du président Obama à l’égard de l’Europe. Timothy F. Geithner a alors surpris l’auditoire en affirmant, sous la colère : « Obama n’est pas le responsable, c’est moi ». Cela explique sans doute sa présence en Pologne puisqu’il n’y était pas invité. Il a donc été imposé !

Cette déclaration choquante de Timothy F. Geithner, affirmant qu’Obama ne dirigeait pas le pays, vient après d’autres allégations selon lesquelles Geithner aurait délibérément ignoré l’ordre reçu d’Obama de préparer un plan pour réduire progressivement la taille de Citigroup Inc. (naguère la plus grande banque au monde), dans le but de sauver l’économie américaine. Selon The San Francisco Chronicle, en 2009, Timothy F. Geithner a ignoré l’ordre du Président Obama de dissoudre Citigroup, basé à New York, plusieurs mois après que la banque ait reçu un renflouement de plusieurs milliards de dollars d’argent des contribuables. Timothy F. Geithner est manifestement protégé par l’establishment de Wall Street, qui pilote les dégradations des notes des dettes des pays européens, ainsi que celles de leurs banques ! Récemment, on a appris du New York Times Magazine que Geithner avait constitué une troïka composée du directeur du Conseil National Economique de la Maison Blanche, Larry Summers, et du responsable des opérations bancaires de Goldman Sachs, pour détourner de très grosses sommes d’argent du système économique. C’est en partie à cause de l’attitude de cette troïka que des dizaines de millions d’Américains furent privés de leurs maisons, que d’autres dizaines ont perdu leur travail, et que le niveau de pauvreté est monté à un niveau que l’on n’avait pas vu depuis les jours de la Grande Dépression des années trente.
L’aigle visite ses victimes…

Timothy F. Geithner est arrivé le 6 décembre 2011 en Europe pour une visite de trois jours. Il devait se rendre en Allemagne, en France et en Italie. Lors de son arrêt à Berlin, il a dit : «Je suis ici pour souligner à quel point il est important pour l’économie américaine et l’économie mondiale que l’Allemagne et la France réussissent à construire une Europe plus forte». Mensonge ! On sait que la faction représentée par ce personnage vise l’effondrement de l’Europe de l’Ouest. Le même agent de Wall Street a affirmé que ses amis allaient «continuer à soutenir un rôle constructif» du FMI dans la gestion de la crise.

Timothy F. Geithner a aussi appelé à «des réformes pour créer l’architecture de l’union budgétaire pour rendre l’union monétaire plus viable à long terme». «La Banque centrale européenne joue un rôle central dans cette crise. Elle va à l’évidence continuer à le faire», a déclaré le secrétaire américain au Trésor, qui a rencontré le président de la BCE, Mario Draghi… une vieille connaissance.

Coup de gueule et mea culpa de VGE

Récemment, nous avons évoqué le rôle néfaste de VGE en qualité d’architecte du système mafieux qui est en train de couler les Etats européens, l’un après l’autre.

Est-ce la lecture de l’ouvrage de Pascal Roussel Divina Insida qui l’a incité à réagir ? Nous l’ignorons. Mais le fait est que VGE est en train de mordre la main qui l’a longtemps tenu. Non seulement il s’en prend au Nouvel Ordre Mondial, mais surtout à sa partie américaine. Citons Le Monde :

« L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing juge inopportune la visite en Europe du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, qui revient selon lui à faire de l’Europe une victime offerte à tous les sacrificateurs mondiaux. La visite de Geithner est tout à fait inopportune et il n’a pas à se mêler des affaires de l’Europe. Les Français ne vont pas assister à la réunion de la Réserve fédérale, qu’est-ce que c’est que cette histoire ?, a dit Valéry Giscard d’Estaing à Reuters. L’Europe est devenue une espèce de victime offerte à tous les sacrificateurs mondiaux, c’est insupportable, a-t-il ajouté.

L’ancien président français (1974-1981) s’élève aussi contre la spéculation venue des Etats-Unis, alors que l’agence de notation américaine Standard & Poor’s vient de mettre sous surveillance la note de la France et de quatorze autres pays de la zone euro. Cette spéculation n’est pas faite par les Européens, mais par les Américains, qui non seulement spéculent mais font le jeu des agences de notation, c’est insupportable, a considéré l’ancien président de la République ».

Voilà enfin une bonne nouvelle. Les propos exprimés par l’ancien président de la République VGE sont d’autant plus intéressants qu’il témoigne avoir bien compris le rôle OCCULTE que les stars de la Haute Finance entretiennent avec Mammon. Pour employer des termes aussi forts que : L’Europe est devenue une espèce de victime offerte à tous les sacrificateurs mondiaux, il faut avoir compris bien des choses que nos contemporains sont tellement loin d’imaginer.

http://liesidotorg.wordpress.com/2011/12/10/divorce-entre-vge-et-le-cartel-bancaire/ http://liesidotorg.wordpress.com/2011/12/10/divorce-entre-vge-et-le-cartel-bancaire/

Samedi 10 Décembre 2011



Commentaires :

1.Posté par Al Dhamir le 10/12/2011 18:45

VGE est impliqué jusqu'au cou avec les américains.
Il fait partie des premiers recrutés de Bilderberg et la Trilatérale
avec Simone Weil et Raymond Barre.
Ils l'avaient même chargé de pondre la constitution européenne
suivant certaines de leurs recommandations.
Il n'a rien de patriote à son pays et encore moins pour l''Europe.
Si regrets ou remords, il a aujourd'hui, c'est trop tard
le grand mal a été fait et il en est en grande partie responsable et complice
quoiqu'il puisse dire.
Après Sarkozy il est le plus minable des Présidents qu'a eu la France jusqu'ici.