[Vers le Dr Scohy] [
Une déclaration du Dr Hamer ]
Rencontre
avec le Dr Ryke Geerd Hamer

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La médecine nouvelle -
Dr Eric Ancelet. Vous
et votre Santé, No 68, février 1999, pp.10-13. Voir site : http
://www.vous-et-votre-sante.com La
médecine nouvelle de Hamer est une approche médicale séduisante et très controversée.
Elle remet en question les fondements de la médecine moderne et nous expose une
autre manière de concevoir la genèse des maladies. Toutefois, la médecine de Hamer
n'est pas complète, puisque ce médecin méprise toute approche non conventionnelle
en thérapie. Elle n'est pas non plus vraiment "nouvelle". Il n'est ni le premier
ni le seul à déchirer le voile de l'obscurantisme pasteurien, a participer à l'élaboration
de ce "nouveau paradigme" en cours d'émergence dans tous les domaines de la connaissance.
Cette mutation conceptuelle fut amorcée par de grands précurseurs comme le médecin
analyste Georg Groddeck, approfondie par le contemporain Michel Moirot, complétée
par l'approche originale de Michel Odent dont le concept de "santé primale" marque
également "un tournant dans notre compréhension de la santé et des maladies".
Né
en 1935, Ryke Geerd Hamer est un médecin allemand spécialiste de médecine interne
en CHU. Diplômé à 24 ans, également licencié en théologie, il va pratiquer pendant
près de vingt ans ce que nous nommons de nos jours la médecine "officielle" ou
"conventionnelle". C'est en 1978 que sa vie bascule. Au mois d'août, son fils
Dirk est mortellement blessé par balle et va décéder en décembre de la même année.
Peu de temps après, le Dr Hamer est atteint d'un cancer testiculaire. Ces événements
tragiques seront à l'origine de réflexions puis de découvertes originales qui,
aujourd'hui, mettent à mal toute la médecine d'Ecole. Celle-ci, affirme Hamer,
est basée sur 5000 hypothèses non démontrées, tandis que la "médecine nouvelle"
s'appuie sur cinq lois biologiques universelles, codées dans chaque cellule de
tout être vivant. Quelles
sont ces cinq lois ?
La
première loi biologique est la loi d'airain du cancer. Hamer
va axer toutes ses recherches initiales sur le cancer, avant d'élargir son propos
à l'ensemble des pathologies susceptibles d'atteindre les hommes, les animaux,
et même les végétaux. Face à la cancérologie officielle enferrée dans ses paradoxes,
il établit un lien sans ambiguïté entre la perte brutale de son fils Dirk et l'apparition
de sa maladie : "Tout cancer résulte d'un choc psychique, conflictuel, dramatique,
vécu dans l'isolement", qu'il nomme DHS pour Dirk Hamer Syndrom. Notons bien qu'il
s'agit d'un conflit biologique et non psychologique, une réaction neuro-organique
de survie susceptible d'atteindre aussi bien un animal confronté à une situation
identique. Comme l'animal, l'homme vit des affrontements territoriaux, des situations
de dévalorisation, des conflits avec ses descendants, des frustrations sexuelles,
et il n'est pas toujours capable de les résoudre par l'exercice de sa raison,
il est souvent incapable de les évacuer par les mots. Dès lors va apparaître une
"maladie", que nous devons considérer comme un langage, un programme cohérent
destiné à assurer la survie. Il existe toujours une corrélation précise entre,
d'une part, l'aspect émotionnel, la façon subjective dont le patient a vécu et
ressenti le choc initial, et, d'autre part, le cerveau ou se produit instantanément
une rupture de champ dans une aire spécifique correspondant à la nature du conflit
(lésion visible au scanner et nommée "foyer de Hamer" ou FH), enfin l'organe ou
tissu en relation avec cette zone cérébrale, où va démarrer tout aussi instantanément
un processus de cancérisation. La
mise en relation du cancer et du psychisme n'est pas nouvelle, même si l'on persiste
à dépenser en vain des millions de francs pour trouver un virus ou un gêne responsable,
même si l'on ne cesse d'allonger la liste des substances dites "cancérigènes".
Ce qui est réellement original chez Hamer, c'est la conceptualisation rigoureuse
de la genèse de la maladie, qui établit avec certitude, preuves à l'appui, qu'il
ne peut y avoir de cancer sans ce DHS conçu comme un stress organique destiné
à survivre au conflit biologique. Autrement dit, les maladies sont des programmes
biologiques porteurs de sens, et il n'y a dès lors ni fatalité génétique, ni virus
oncogène, ni facteur extérieur comme le tabac ou l'amiante, qui puisse générer
un cancer en l'absence d'un violent traumatisme psycho-émotionnel. Notons que
la peur et la culpabilité liées au tabac ou à l'amiante constituent en eux-mêmes
des facteurs de stress : la peur du cancer programme le cancer.
La conséquence
la plus immédiate et la plus fondamentale est la possible réversibilité de toute
pathologie organique à partir du moment où le conflit est solutionné. Un petit
conflit donnera lieu à une maladie bénigne (une grippe par exemple), un gros conflit
à une maladie grave (un cancer, une SEP, un diabète...), mais toujours la guérison
se produira spontanément dès que le patient, aidé en cela par son entourage, prendra
conscience de l'origine de son mal, et surtout trouvera une solution pratique
à son conflit pour éviter les récidives. La prise en charge médicale sera dès
lors toute différente : à une médecine symptomatique, infantilisante et lourdement
iatrogène, qui ne vise que la lésion sans tenir compte du sens, Hamer oppose une
approche globale qui rassure et responsabilise le patient et son entourage : "Pas
de panique ! Avec la médecine nouvelle 95% des patients survivent !"
La
deuxième loi biologique est celle des deux phases de toute maladie. En
premier lieu apparaît une phase de conflit actif à partir du DHS, un état de sympathicotonie
permanent qui correspond à toutes les "maladies froides" de la médecine conventionnelle.
La troisième loi nous apprendra d'ailleurs que selon le tissu concerné il y aura
gain ou perte de matière, une tumorisation ou une nécrose, mais dans tous les
cas le patient a les extrémités glacées, il perd l'appétit et souffre d'insomnie.
Si
à présent le conflit est résolu, débute instantanément la phase de guérison avec
oedème du foyer de Hamer (pris à tort pour une tumeur cérébrale), un état de vagotonie
durant lequel le patient est épuisé mais avec les extrémités chaudes, un bon appétit
et un bon sommeil. Ici aussi, selon les tissus, il y aura perte ou gain de matière
organique, un gain s'il s'agit de combler une perte antérieure (déminéralisation
dans l'os, ulcération dans une artère) ou une perte pour résorber une tumeur ou
un kyste apparu durant la phase active. Cette deuxième phase correspond à toutes
les "maladies chaudes" de la médecine conventionnelle, ce qui signifie que toutes
les phases de guérison s'accompagnent de symptômes mai interprétés et trop souvent
supprimés coûte que coûte par des moyens délabrants (chimiothérapie intensive,
radiothérapie, chirurgie) alors que la personne est en train de guérir ! Le plus
grave est l'effet dévastateur du diagnostic, c'est-à-dire le nouveau conflit et
l'effondrement consécutifs à l'annonce d'une "maladie" qui n'est bien souvent
que le signe certain de la guérison. On peut affirmer que 90% des aggravations
et des récidives sont dues à la médecine scientifique, profondément nocive dès
lors qu'elle ne tient aucun compte de l'affectivité des malades. Songe-t'on
au ressenti de celui à qui l'on dit "tumeur" (tu meurs)? La plupart des maladies
courantes, accompagnées de symptômes bien visibles comme la douleur, des crampes
ou des parésies, des vertiges ou des saignements, correspondent à des processus
de restauration organique commandés par le cerveau, qu'il suffirait de surveiller
et de contrôler en rassurant le patient pour aboutir tout naturellement à la guérison.
Ainsi, toutes les maladies dites "infectieuses", l'infarctus du myocarde et la
leucémie sont des phases de guérison qu'il est possible de prévoir et d'atténuer
dès lors qu'une anamnèse bien menée aura permis de situer précisément la nature,
l'intensité et la durée du conflit subi, ce qui n'est possible que si les médecins
prennent enfin le temps d'écouter leurs patients, et d'entendre ce que "le mal
a dit". Bien entendu, on peut souffrir et mourir en phase de guérison, si un conflit
trop long et trop intense n'a pu être dit et solutionné à temps. La reconnaissance
de la "médecine nouvelle" permettrait de réduire considérablement cette occurrence,
à condition toutefois de reconnaître la valeur et d'utiliser les médecines non
conventionnelles dans le suivi des patients. C'est ici mon premier point de désaccord
inconciliable avec Hamer, qui, à l'évocation de l'homéopathie, lève les yeux au
ciel et produit un jugement qu'un Abgrall ne renierait pas ! La
troisième loi biologique concerne le système ontogénétique des tumeurs et équivalents
de cancer. Elle
explique pourquoi une tumeur ou une nécrose apparaît dans un organe et non dans
le voisin. Le point de départ est ici l'origine embryologique des tissus organiques.
Peu après la fécondation, trois feuillets s'individualisent, l'ectoderme, le mésoderme
et l'endoderme, à partir desquels vont se développer tous nos tissus et organes,
avec des relais nerveux situés respectivement dans le cortex, le cervelet et le
tronc cérébral. Selon la nature du DHS ou conflit initial (peur de manquer, perte
d'un emploi, conflit mère-enfant, humiliation, dévalorisation, lutte territoriale...),
c'est une zone bien précise du cerveau qui sera court-circuitée (le foyer de Hamer),
et donc un tissu bien précis qui sera atteint, "cancérisé". Hamer ne s'est jamais
trompé ! Connaissant l'un des trois éléments -- la nature du conflit ou la localisation
du FH visible au scanner ou la localisation organique du cancer -- il peut déduire
à coup sûr les deux autres. Ainsi un cancer du testicule correspond à un grave
conflit de perte. Les
tissus dérivés de l'endoderme (commandés par le tronc cérébral) et du mésoderme
ancien (commandé par le cervelet) développent des tumeurs durant la phase active
du conflit et les résorbent par voie microbienne durant la phase de guérison.
A l'inverse, les tissus dérivés du mésoderme nouveau (moelle du cerveau) et de
l'ectoderme (cortex) perdent de la substance durant la phase active (ulcère, nécrose)
et la reconstituent durant la phase de guérison, ce qui est pris à tort pour un
cancer. En référence à la deuxième loi, cela signifie qu'il n'existe pas de tumeurs
"bénignes" ou "malignes", mais seulement des moments différents dans le déroulement
d'un processus biphasique parfaitement cohérent, lequel a jusqu'ici totalement
échappé à la médecine pasteurienne. Une tumeur poussée en phase active sera résorbée,
éliminée ou enkystée en phase de guérison, tandis qu'une prolifération cellulaire
en phase de guérison correspond toujours à la réparation d'une nécrose ou d'une
ulcération induite par le conflit actif. Le plus délicat est la prise en charge
d'un malade en phase active, car il faut dialoguer longuement afin de situer l'origine
précise de son conflit, lui en faire prendre conscience et trouver une solution
pratique. Durant la phase de guérison, il faut expliquer et rassurer, prévoir
et contrôler les symptômes désagréables et parfois très graves qui se produisent
à mi- parcours (Hamer parle de "crise épileptoïde", dont l'infarctus est un exemple),
sans induire de nouveaux conflits (dévalorisation, peur de mourir ou de rester
invalide) et sans détruire l'organisme avec des méthodes lourdement iatrogènes.
La
quatrième loi est relative au système ontogénétique des microbes.
Cette
loi détruit à elle seule tout le mythe pasteurien et ses conséquences. Pas étonnant
que Hamer, comme tant d'autres, ait autant d'ennuis ! Toutes les maladies infectieuses,
sans exception, sont des processus de guérison, le passage critique d'un cap comme
nous le montre clairement l'exemple des maladies infantiles. Selon le tissu et
donc l'aire cérébrale concernés, ce sera telle ou telle famille microbienne qui
interviendra, par exemple les mycobactéries (tuberculose) pour résorber les tumeurs
compactes du poumon ou de l'intestin apparues lors de peurs viscérales, telles
que la peur de mourir ou celle de manquer de l'essentiel. Et
les épidémies me direz-vous? A quoi je répondrai : n'existe-t-il pas des conflits
collectifs générés par l'incertitude sociale, l'exclusion, les guerres, et aggravés
par les famines ici, la surmédicalisation ailleurs? Les virus, d'apparition relativement
récente, sont en relation avec les tissus dérivés de l'ectoderme, lesquels réagissent
à ces multiples conflits de territoire qui ont engendré et engendrent tant de
rancoeur et tant de haine. Nous sommes les créateurs de notre réalité, de nos
maladies comme de nos guérisons. Il suffirait aujourd'hui d'en prendre conscience
pour qu'une planète entière entre en phase de guérison 1. La
cinquième loi est la "Ioi de compréhension" . Elle
résume l'ensemble : "Ce que nous avons appelé jusqu'à ce jour, à tort, 'maladie'
est en vérité le bon sens biologique, un programme spécial de la nature" (Hamer).
Cette
présentation succincte reflète bien mal l'ampleur d'une telle vision, dont beaucoup
d'aspects restent encore à éclaircir. Je peux témoigner personnellement du bien-fondé
de cette approche, chez l'homme comme chez l'animal. Il est courant de voir un
animal de compagnie prendre à son compte les conflits de ses propriétaires, ou
un jeune enfant ceux de ses parents, et les manifester sous forme de "maladies"
plus ou moins graves. Entre autres les allergies, l'eczéma et l'asthme, les troubles
intestinaux, les troubles du comportement, relèvent le plus souvent de l'insécurité
affective, avec bien sûr de multiples facteurs favorisants ou aggravants comme
les vaccinations, l'alimentation industrielle, les pollutions électromagnétiques
et audiovisuelles. Les
constellations schizophréniques. Les
travaux de Hamer portent actuellement sur ce qu'il appelle les "constellations
schizophréniques". Il faut savoir que nous avons tous un cerveau bisexué, avec
un hémisphère féminin et un hémisphère masculin. La femme et l'homme ont le même
cerveau, mais un équilibre hormonal différent. Les droitiers, hommes et femmes,
fonctionnent préférentiellement sur l'hémisphère droit, masculin en ce qui concerne
les relais nerveux (mais féminin pour le psychisme). Par contre, en cas de choc
majeur l'homme droitier va avoir un foyer de Hamer dans l'hémisphère droit, tandis
que la femme droitière ciblera son hémisphère gauche, féminin en ce qui concerne
les relais nerveux. Pour les gauchers ce sera l'inverse. Les relais nerveux n'étant
pas identiques à droite et à gauche, ni d'ailleurs le vécu subjectif, un homme
et une femme confrontés à la même situation conflictuelle ne développeront pas
des pathologies organiques identiques. A noter le rôle catastrophique des hormones
de synthèse (contraceptives notamment) qui détruisent l'équilibre hormonal des
femmes (équivalent d'une castration chimique), susceptibles dès lors de développer
des pathologies masculines comme l'infarctus du coeur gauche ou l'ulcère d'estomac.
Que
se passe-t-il lorsque survient un second conflit avant que le premier ne soit
résolu? Le nouvel impact se produira alors sur l'autre hémisphère, et la personne,
homme ou femme, aura donc un foyer de Hamer actif sur chaque hémisphère. La conséquence
est ce que nous nommons très généralement "folie", terme qui englobe les excentriques,
les dépressifs et les maniaques, ceux dont on dit qu'ils ont "un grain" ou qui
"pètent les plombs". Les psychiatres cherchent l'origine des troubles mentaux
dans les chromosomes, ce qui les rend difficile à éradiquer autrement que par
l'eugénisme avec tous les dérapages que cela implique. En attendant, les "malades"
sont enfermés, gavés de neuroleptiques qui en font des infirmes à vie. Or, selon
Hamer, il s'agit ici aussi d'un programme biologique destiné à protéger l'individu
en question, et à lui permettre de supporter des situations émotionnelles dramatiques
en le décalant par rapport à une réalité qui, dès lors, ne peut plus l'atteindre.
Ce programme spécial est nommé "constellation schizophrénique". A
titre d'exemple, les enfants autistes ne manifestent aucune maladie organique,
en particulier aucune de ces maladies infantiles par lesquelles le jeune individu
élabore sa relation au monde. Ce ne sont donc pas ces individus, les "fous", qui
sont anormaux, mais bien la société dans laquelle ils essaient de survivre ! Le
nombre de relais organiques dans chaque hémisphère est très important, et donc
le nombre de combinaisons possibles de deux, trois, quatre... conflits est tout
simplement infini, ce qui explique la multitude de façons d'être "fou" et de manifester
peu ou prou son originalité par rapport aux conventions sociales. La
relation d'aide ne devrait plus consister à abrutir ces personnes, mais à interroger
leur passé pour saisir l'origine du dérapage, et trouver si possible une solution
pratique à des traumatismes souvent très anciens qui nécessitent une approche
psychogénéalogique (influence de la famille, de la culture ou de la religion d'origine).
Hamer n'a pas saisi cette résonance entre l'événement récent et un événement analogue
survenu dans la petite enfance. Ce
lien fait actuellement l'objet de recherches approfondies de la part du Dr Michel
Odent, préoccupé de fonder objectivement grâce aux statistiques la pratique de
très nombreux thérapeutes et analystes : la santé, et donc l'immunité au sens
large, se construit durant la période primale, de la conception aux alentours
de sept ans. Concernant
l'abord médical des "constellations", notons qu'il peut être dangereux de résoudre
un seul conflit, car cela peut créer une déstabilisation préjudiciable avec apparition
de maladies organiques. Nous
remettre en route Cet ensemble de données constitue à n'en pas douter une voie
royale pour la médecine de demain. Les praticiens qui utilisent cette approche
humaine et responsabilisante ont d'ores et déjà d'excellents résultats. Reste
à savoir de quelle manière nous pouvons individuellement et collectivement intégrer
ces notions à notre vie quotidienne, sociale, économique, politique, comment nous
pouvons concevoir l'évolution humaine à la lumière d'une médecine entièrement
rénovée, ou encore d'une "médecine retrouvée" (Dr Jean Elmiger). Hamer nous dit
: il s'agit ici de lois biologiques et nous n'avons d'autre choix que de leur
obéir, comme le font tous les êtres vivants sur cette planète. Pourtant, "désobéir'
à la nature ne signifie pas forcément dominer, détruire ou avilir. Dominer
sa nature, ou la nature en soi, peut constituer une transcendance qui n'est pas
antinomique avec le respect et la compassion pour l'autre, pour tout ce qui vit.
Cette transcendance n'a pas forcément à voir avec la religion, il peut s'agir
d'une "spiritualité laïque" qui consiste à trouver au fond de soi ce qui fut jusqu'ici
imposé de l'extérieur par les multiples commandements et lois sociales qui canalisent
les puisions et permettent la vie ensemble. Je
parle ici de conscience intérieure, en dehors de tout argument d'autorité. Or
Hamer nie radicalement toute transcendance, comme il nie les pouvoirs curatifs
des médecines non conventionnelles. Pour lui, il n'y a qu'une solution : accepter
d'obéir aveuglément à "mère Nature", selon ses propres termes : "devenir aussi
intelligent qu'une bête" ! Le grand romantisme allemand est l'une des manifestations
de cette philosophie ou religion naturelle qui prône un retour à la simplicité
et à la "pureté" de l'animal considéré comme plus sage que l'homme puisqu'il ne
cherche jamais à échapper ou à dépasser les règles immuables imposées par la nature.
C'est ici que je m'écarte définitivement de la philosophie qui sous-tend les propos
de Hamer. Si ces théories méritent d'être connues et mises en pratique par tous
les médecins soucieux de comprendre ce que recouvrent les mots santé, maladie
et guérison, il est difficile pour un humaniste de déifier la nature au point
de nier en bloc tout ce qui dans l'homme s'écarte de la pure animalité. Le respect
dû aux animaux ne doit pas nous entraîner sur cette pente du mépris de l'homme
et de la sacralisation systématique des règnes non humains. La dérive idéologique
possible doit éveiller toute notre vigilance. Face
à l'effondrement actuel des valeurs les plus affirmées de la société, et tout
particulièrement d'une médecine scientifique égarée dans ses fantasmes, il y a
deux voies possibles : soit la régression, le choix réactionnaire du retour aux
traditions, à un passé perçu comme "idyllique", avec le risque de voir apparaître
ou réapparaître des régimes durs et intolérants fondés sur un certain "darwinisme
social" (la loi du plus fort, le recours à l'exclusion voire au génocide scientifiquement
fondé), soit l'évolution, le choix progressiste qui consiste à aller de l'avant
en prenant conscience des erreurs qui ont émaillé et émailleront sans doute encore
notre difficile chemin vers la maturité. L'homme est perfectible, et c'est en
cela qu'il n'est plus, qu'il n'est pas un animal comme les autres. Nous
devons certes accepter d'être des êtres "de nature", dotés d'un corps physique
et de programmes biologiques susceptibles de générer des maladies si besoin est,
mais nous devons accepter aussi la possibilité d'aller au delà de ces déterminismes
stricts grâce à cette conscience intérieure qui est nôtre et qui peut nous permettre
l'évitement des conflits individuels et collectifs. Et qu'importe le temps que
nous mettrons à réaliser un idéal aujourd'hui facile à dénoncer comme une utopie.
Qu'importe, si nous acceptons seulement d'aller de l'avant, de nous remettre en
route, de remettre en question nos certitudes. Ce qui compte n'est pas l'étape
accomplie, ni même le but pressenti au-delà des obstacles, mais le chemin lui-même.
Mon
sentiment, au sortir de cette rencontre [1], est qu'il nous faut penser un au-
delà de Hamer, un avenir qui intègre la pensée d'autres chercheurs et l'immense
domaine des thérapies alternatives dans une approche non dogmatique, tolérante
et sans préjugés de tous les aspects de l'humanité en devenir. Au risque de fermer
et de rigidifier le système, d'échapper à Charybde pour tomber entre les griffes
de Scylla. Dr
Eric Ancelet [1]
Séminaire animé par le Dr R. G. Hamer fin octobre 1998, en Suisse. R.G.
Hamer : les ouvrages du Dr Hamer traduits en français sont disponibles auprès
de l'association ASAC, BP 134, 73001 Chambéry Cedex. La revue belge Infor
Vie Saine a publié un excellent "digest" des travaux de Hamer, sous la plume du
Dr Ch. Randier.
La "loi d'airain du cancer" En
interrogeant patiemment des centaines de cancéreux et en étudiant les dossiers
médicaux de milliers d'autres, le docteur Hamer est arrivé aux conclusions suivantes
: 1/
Tout cancer, quelles que soient sa nature et sa localisation, est déclenché par
un choc psychique brutal, un conflit aigu et dramatique vécu par le sujet dans
un isolement complet qui ne permet pas (pour des raisons psychologiques, sociales
ou pratiques) de s'en ouvrir à d'autres et qui continue d'obséder le patient jour
et nuit, le plongeant en permanence dans un état de tension appelé sympathicotonie
(hyper-activité du système sympathique). 2/
Ce conflit provoque l'altération d'une zone du cerveau correspondant très précisément
à la teneur subjective du conflit et observable au scanner. De façon imagée, c'est
un peu comme si le choc trop violent avait fait "fondre les plombs" du circuit
neuronal chargé de le transformer en impulsions nerveuses. L'organe ou la partie
d'organe dépendant de cette zone cérébrale altérée (toute zone du cerveau étant
en correspondance très précise avec une partie du reste du corps) sera donc privée
d'informations cohérentes et commencera à évoluer de façon anarchique : c'est
le début du cancer. Exactement comme lorsque le commandant d'un bataillon est
tué : les soldats ne savent plus quoi faire, les uns restant sur place, d'autres
partant vers le nord, le sud, l'est ou l'ouest. C'est la "débandade", et les cellules
se trouvent livrées à elles-même, ce qui est la caractéristique de toute cellule
cancéreuse. La
teneur subjective du conflit (par exemple peur de la mort, dévalorisation de soi,
conflit de territoire, conflit "du nid", conflit à coloration sexuelle...) déterminera
donc à la fois la localisation du "foyer de Hamer" dans le cerveau et la localisation
du cancer dans le corps. Hamer
parle de "triade constamment synchronisée, PSYCHISME-CERVEAU-ORGANE", que l'on
peut comparer à la triade programmeur-ordinateur-périphériques. Quant
au déclenchement du processus cancéreux, il ne pourra se faire que si le choc
présente les caractéristiques suivantes : brutal, imprévisible, vécu de façon
dramatique et isolée, source de conflit intérieur obsessionnel... Tout autre type
de trouble psychique n'entraînera pas, toujours selon Hamer, de croissance cancéreuse.
3/
Dès que le conflit cesse (soit spontanément, soit à la suite d'une solution d'ordre
pratique ou psychologique), le sujet passe en parasympathicotonie (hyperactivité
du système parasympatique, mis en jeu lors de toute convalescence, appelée également
vagotonie, le nerf vague étant le principal élément du réseau parasympathique)
: la zone perturbée du cerveau commence alors à se régénérer et redonne des ordres
cohérents à la région du corps qui lui correspond. Les cellules arrêtent de proliférer
anarchiquement et le cancer est stoppé. En
fait, il faut un certain temps au foyer cérébral comme à la tumeur organique pour
se régénérer : cela nécessite la mise en oeuvre des processus de réparation, qui
s'accompagnent d'un oedème (appel de liquide autour des zones lésées, foyer cérébral
et tumeur organique) dont le rôle, en écartant les mailles des tissus cellulaires,
est de permettre le passage des cellules de nettoyage et de restauration. Il joue,
en quelque sorte, le rôle d'un échafaudage pour la remise en état d'un immeuble.
Cet oedème rend le foyer de Hamer très facile à voir au scanner, du fait de l'augmentation
de son volume. La tumeur, dans le corps, va également augmenter de volume et sera
plus facilement repérable. Mais
cette augmentation de volume n'a pas que des effets bénéfiques et peut comprimer
des zones voisines du cerveau ou du corps, provoquant des troubles parfois graves,
qui poussent le patient à consulter. Le médecin observera des cellules "atypiques"
et concluera à l'existence d'un cancer actif, alors qu'il ne s'agissait que d'un
cancer en voie de destruction. Le choc de cette nouvelle est tel qu'un nouveau
conflit (peur de la mort) survient chez le patient qui développe ainsi un nouveau
cancer (sous forme de "taches rondes" dans les poumons)... Ce qui fait dire au
docteur Hamer que les "métastases" (résultant de la dissémination de cellules
cancéreuses par voie sanguine dans d'autres endroits du corps à partir de la tumeur
initiale) n'existent pas. D'ailleurs, hormis lors d'interventions chirurgicales
sur la tumeur elle-même, aucune analyse sanguine sur les milliards réalisées n'a
jamais permis, toujours selon Hamer, de mettre en évidence la moindre métastase.
Cette
approche est donc révolutionnaire à plus d'un titre et il n'est pas étonnant que
le corps médical ait tendance à la rejeter (le docteur Hamer a subi plusieurs
attentats, procès et tentatives d'internement psychiatrique...) [Il a même fini
par être mis en prison et vient tout récemment d'en sortir]. Elle remet totalement
en question la cancérologie officielle et même la médecine entière, qui ne peut
plus être une médecine de l'organe, mais une médecine de la "triade psychisme-cerveau-organe".
Le
cancer ne peut être guéri que par une réharmonisation des rapports du sujet avec
lui-même et avec son environnement, ce qui nécessite de la part du thérapeute
de s'intéresser à la vie de son patient. Mais l'exigence de rendement exclue le
plus souvent cette possibilité... Le
docteur Hamer a appelé sa théorie "Loi d'airain du cancer", car ses détracteurs
n'ont jamais pu l'invalider. J'ai l'intuition qu'ils n'y parviendront jamais et
qu'elle constitue pour la médecine un apport aussi précieux que le tableau de
Mendéléïev l'a été pour la chimie ou les théories d'Einstein pour la physique.
Avant
de poursuivre plus précisément sur le langage des organes, dont les souffrances
sont le reflet exact des conflits vécus par le sujet, je voudrais préciser ou
développer certains aspects de ce qui précède. A
propos des conflits... Les
conflits surviennent lorsque la satisfaction des besoins vitaux (besoins physiologiques,
besoin de sécurité, besoin d'amour et d'appartenance, besoin de reconnaissance,
besoin d'autoréalisation) n'est plus possible : le sujet, dont l'intégrité psychologique,
sociale et somatique est menacée, vit dans un état de tension permanente. Voici
comment l'ASAC (Association Stop Au Cancer, BP 134, Chambéry), qui diffuse en
France les travaux du docteur Hamer, décrit le conflit cancérigène : «
Choc initial fulgurant, émotion soudaine et violente qui vous prend "à contre
pied", qui vous secoue jusqu'aux tréfonds de l'être et se prolonge dans un stress
durable, permanent, épuisant. Il est vécu dans un isolement qui empêche de communiquer,
de s'épancher, de libérer l'onde qui bout dans une urne trop pleine. C'est un
événement dramatique "conflictuel". Il y a un problème dont on cherche en vain
la solution. Il y a tiraillement, lutte de sentiments contraires, opposition entre
pulsions et interdits, entre espoir et désespoir... » Hamer
parle de conflit au sens biologique et non au sens psychologique du terme : en
effet, il n'a rien d'abstrait, de symbolique, et un animal, à sa mesure, peut
également le ressentir. Il a observé, par exemple, qu'une chienne développait
un cancer de la mamelle dès qu'on lui enlevait ses chiots, tout comme une mère
génère un cancer du sein quand elle souffre de voir ses enfants quitter "le nid".
De même, un chien qui perd son maître ou ses camarades de jeu pourra développer
un cancer testiculaire, tout comme un père qui vient de perdre son enfant ou un
ami très cher. C'est d'ailleurs ce type de conflit de perte qu'a vécu le docteur
Hamer lors du décès de son fils Dirk (d'où le terme D.H.S., Dirk Hamer Syndrom,
pour qualifier cette catégorie de choc) et qui a été à l'origine de sa découverte.
La culpabilité que lui, médecin, a pu ressentir devant son incapacité à sauver
son fils, mortellement atteint par une balle, a déclenché la croissance d'un cancer
testiculaire. Le docteur Hamer s'en est guéri le jour où, suite à un rêve, il
a eu la certitude que son fils n'était mort qu'à une dimension, celle de la matière...
Les
conflits dont parle Hamer ne sont donc pas des problèmes liés à la petite enfance,
mais des événements récents ("pics de tension") qui mobilisent toute notre biologie
(sur ce point, je ne suis pas tout à fait d'accord avec le Dr Hamer : je pense
et ma pratique le confirme, que si une personne est sensible à une situation particulière
du présent, c'est le plus souvent parce que divers événements de son passé l'ont
fragilisée). Il
distingue quatre grands types de conflits : 1)
- conflits interpersonnels (avec les autres) : conflits familiaux ou d'intérêt...
2)
- "conflits-soucis" (à cause des autres ou pour les autres) : enfants à charge,
amis, proches, animaux qu'on aime... C'est souvent dans ce type de conflit que
se trouve le tiraillement entre deux décisions contraires ou la culpabilité, après
coup, d'avoir mal agi ; 3)
- conflits intrapersonnels (avec soi-même) : considérations morales, scrupules.
Sentiment d'avoir été souillé, trahi. Honte, complexe d'infériorité, dévalorisation
de soi. Perte de "territoire de responsabilité", perte d'identité, perte de la
reconnaissance des autres, etc. ; 4)
- conflits de peur (peur animale, instinctive, ou peur réfléchie d'un avenir proche
ou lointain) : peur de manquer, peur de la mort, peur d'un danger indéfini, peur
de ne pouvoir s'enfuir, etc. Le
docteur Hamer prévoit cinq types de thérapie de ces conflits (qui peuvent d'ailleurs
se potentialiser) : 1)
- la solution pratique, 2)
- l'entretien psychologique, 3)
- la suggestion, 4)
- l'appui suggestif de l'entourage, 5)
- la reconversion socio-familiale. En
d'autres termes, on peut résoudre intégralement un conflit en se débarrassant
du problème (trouver une solution concrète, ou fuir sa source). Mais lorsque ceci
est impossible, on ne peut survivre qu'à condition d'en éliminer le caractère
conflictuel, c'est-à-dire de changer son point de vue (par exemple, accepter le
décès d'un être cher, pardonner à son ennemi...), ce qui peut nécessiter un soutien
psychothérapeutique. Ainsi, si l'animal n'a pas d'autre choix que la solution
concrète pour résoudre son conflit (une nouvelle portée pour la chienne, par exemple),
l'homme, lui, dispose également des ressources de l'abstraction (réflexion, psychothérapie...)
quand une solution pratique n'est pas envisageable (décès d'un être cher, par
exemple). Quelques
exemples de résolution de conflit donnés par l'ASAC : «
Lorsque la personne licenciée retrouve son emploi ou l'expulsée son logement...
Lorsque l'enfant accidenté est hors de danger... Lorsque la famille a réglé le
différend qui la déchirait... Lorsque le danger est écarté, la rancoeur apaisée,
l'échec surmonté... Lorsqu'on a pu sortir de sa panique et, enfin, parler, se
confier, se raisonner... » A
la lumière de ce qui précède, nous pouvons conclure que le véritable guérisseur
(c'est-à-dire "celui qui guérit") devra être à la fois médecin, psychologue et
conseiller... Malade
de guérir ? Un
autre point important mérite d'être développé : le caractère paradoxal du processus
de guérison. A l'instant même où le conflit est résolu, la tumeur cesse de croître.
Elle sera réparée (oedème péritumoral), éjectée (par exemple, dans le vagin ou
le rectum, qui sont des voies naturelles d'élimination), enkystée (par exemple
dans le sein ou l'abdomen, puisqu'aucune "sortie" naturelle n'existe) ou encore
reconstituée (par exemple, les ostéolyses - trous dans les os - ou les tumeurs
ulcéreuses). Cette
phase correspond donc à d'importants remaniements et, paradoxalement, s'accompagne
souvent de fortes douleurs. Le docteur Hamer déconseille formellement l'usage
de morphine pour les calmer car, en déconnectant le cerveau de l'organe, cette
drogue s'opposerait à la guérison. Ces douleurs sont toutefois infiniment mieux
supportées par le patient quand il sait qu'elles sont signe de guérison que lorsqu'il
n'a d'autre perspective que la mort dans d'atroces souffrances. Selon
Hamer, l'augmentation de volume de l'oedème péritumoral peut même aller jusqu'à
entraîner la mort du patient, si, par exemple, elle aboutit à la compression des
centres vitaux de la respiration ou de l'automatisme cardiaque. En somme, le malade
peut "mourir de guérir". Pour diminuer ce risque, le docteur Hamer propose l'usage
de corticoïdes qui éviteront l'emballement de l'oedème. Il conseille également
des mesures simples permettant de limiter l'oedème : -
arrêter toute consommation d'alcool (y compris le vin, même à table) ; -
éviter toute source de chaleur (soleil, coiffeur, bains et douches chauds, voiture,
etc.) ; -
refroidir le foyer de Hamer en plaçant une vessie de glace en permanence sur la
nuque et le sommet du crâne ; -
éviter l'absorption exagérée de liquides ; -
si nécessaire, consommer (à titre thérapeutique) du café fort ou d'autres substances
à effet sympathicotonique. Après
avoir longuement réfléchi, je pense toutefois qu'il n'est pas normal qu'un processus
de guérison tue celui qui le met en oeuvre. Si ce mécanisme s'emballe, c'est que
les processus de régulation de l'inflammation (dont l'oedème est l'une des manifestations)
ne sont pas opérationnels. Les causes en sont diverses et toutes liées à notre
mode de vie. Sur le plan alimentaire, par exemple, le docteur Kousmine a montré
que l'excès de consommation de graisses animales entraîne la fabrication dans
le corps de molécules pro inflammatoires (les prostaglandines E2, surnommées par
elle "prostaglandines de guerre", l'inflammation étant le processus n°1 de défense
devant une agression). Or, ce type d'alimentation est celui de la plupart d'entre
nous et également celui qui est proposé dans les services dits "anticancéreux"...
Dans
le corps, tout processus doit être autorégulé, sous peine d'emballement (c'est
la loi du yin et du yang) : il existe donc un autre type de prostaglandine (la
PG E1, dite "prostaglandine de paix"), qui s'oppose à l'action de la PG E2. La
PG E1 ne peut être fabriquée qu'à partir des huiles végétales contenant de l'acide
linoléique forme CIS, la fameuse vitamine F (on la retrouve !). L'élévation de
température par les techniques de fabrication industrielles ou lors de la cuisson
des huiles riches en cet acide gras (tournesol notamment) le transforment en forme
TRANS qui, elle, ne permet pas la fabrication de la prostaglandine E1. Ainsi,
la plupart d'entre nous ne consommant pas d'huiles végétales "de première pression
à froid", le processus inflammatoire a tendance à prendre une ampleur exagérée.
Bien sûr, le problème de l'alimentation ne se limite pas à la seule consommation
de lipides, mais cet exemple montre néanmoins son importance. Manger
sainement est l'un des aspects d'une hygiène de vie permettant non seulement de
diminuer les troubles paradoxaux liés au processus de guérison, mais également
d'offrir moins de place aux conflits, l'individu étant fondamentalement plus serein
("un esprit sain dans un corps sain"). Nous en développerons les principes en
troisième partie.
|
| Cancer
en évolution ou cancer guéri ? Dernier
point me paraissant fondamental à connaître afin de ne pas stresser inutilement
: le cancer qui vient d'être diagnostiqué correspond-il à un conflit actif ou
s'agit-il d'un cancer inactivé remontant en toute certitude à plusieurs années
? Dans
ce deuxième cas, à quel moment précis le conflit a-t-il été résolu ? (Ceci est
particulièrement important pour prévenir les effets paradoxaux de la vagotonie,
notamment dans le cas de conflit de territoire entraînant un cancer ulcératif
des coronaires pendant la phase de conflit actif, et... un infarctus du myocarde
(ulcération des artères du coeur) pendant la phase de guérison. Le docteur Hamer
considère en effet, que certaines maladies classiquement reconnues non cancéreuses,
comme l'infarctus du myocarde, relèvent néanmoins de la loi d'airain du cancer.
«
Nous pouvons considérer l'infarctus du myocarde comme un carcinome coronaire,
qui se manifeste sous la forme de l'ulcère coronaire décrit en pathologie. [...]
Une fois que le conflit est résolu, soit dès le passage en vagotonie, l'ulcère
commence à se cicatriser en formant souvent un épaississement vers l'intérieur,
ce qui apparaît alors comme une sténose sur l'angiogramme coronaire. D'où l'hypothèse
erronée que ce serait la sténose qui provoquerait l'infarctus du myocarde ». En
fait, « l'infarctus du myocarde se déclenche toujours au cours de la phase consécutive
à la solution du conflit. » Pour
répondre aux deux questions précédentes, nous disposons d'au moins trois moyens
: -
le scanner cérébral, quand il est possible de l'obtenir, -
l'anamnèse (entretien avec le patient permettant de retrouver les grandes étapes
de son histoire), -
le repérage de l'innervation prédominante chez le patient : sympathicotonie et
conflit actif ou vagotonie et absence de conflit (ce qui, en pratique, n'est pas
aussi simple, le sujet pouvant développer plusieurs conflits simultanément). Pour
illustrer ce dernier point, je laisse la parole à mon ami Wolfgang Bernard : «
Repérer l'innervation prédominante chez le patient doit être la tâche diagnostique
principale. L'état de santé est défini par la normotonie, c'est-à-dire l'équilibre
entre les deux systèmes d'innervation. Quand l'être humain se trouve en normotonie,
il vit en harmonie entre les phases nocturne et diurne. Pendant la journée, il
active le système sympathique quand il a besoin de se défendre contre une agression,
pour réagir spontanément, pour activer ses muscles, pour faire un effort. Il déclenche
le système parasympathique quand il se détend, quand il fait la sieste, quand
il accomplit les tâches quotidiennes sans contrainte, etc. En normotonie, le "rythme
du corps" est en équilibre. Ceci ne veut pas dire que l'homme dispose déjà de
toutes les ressources psychologiques pour être épanoui. Un
D.H.S. (Dirk Hamer Syndrom) rompt avec la normotonie et jette le sujet en sympathicotonie
permanente, que l'on peut repérer par les signes suivants : -
extrémités, surtout mains, froides (vasoconstriction), -
regard fixe, -
troubles du sommeil, -
perte de poids, anorexie (perte d'appétit), -
sécrétion accrue d'adrénaline et stress permanent, -
éventuellement, dépression tendue, -
foyer de Hamer dans le cerveau (objectivable au scanner), -
développement du cancer (au début, non objectivable par les moyens diagnostiques
médicaux habituels). La
sympathicotonie rend la personne au maximum capable de "lutter" pour trouver une
solution à son conflit. Après
la solution du conflit, la personne bascule en parasympathicotonie permanente,
plus ou moins prononcée, caractérisée par les signes suivants : -
extrémités, surtout mains, très chaudes (vasodilatation), -
grosse fatigue, même dans la journée, dépression détendue, "avoir la flemme",
-
prise de poids réelle, bon appétit, -
tuméfaction par oedématisation du foyer de Hamer cérébral (accompagnée souvent
de forts maux de tête, de sensations de chaleur ou même de brûlures dans la tête,
troubles de la vue comme double vision, vertiges, nausées...), -
fièvre, infections, inflammations, douleurs, -
complications comme épilepsie, infarctus, leucémie. La parasympathicotonie est
le grand relâchement une fois que l'on a réussi à trouver une solution au conflit.
la prise de médicaments vasodilatateurs ou d'alcool peut fausser le diagnostic
de la sympathicotonie. La personne qui prend des anxiolytiques, des somnifères
ou des tranquillisants se trouve souvent en sympathicotonie (Hamer : « Les sédatifs
en tout genre [...] risquent de transformer un conflit aigu actif en conflit sub-aigu
en balance. »). Il
n'est pas nécessaire que le patient présente toutes les caractéristiques mentionnées
pour diagnostiquer son innervation principale (je pense à un de mes
patients qui avait des maux de tête si forts qu'il ne pouvait dormir que quelques
heures par nuit). Les conflits qui traînent pendant des années avec des demi-solutions
en cours rendent le diagnostic plus difficile, mais ils ont "l'avantage" que les
symptômes physiques ne se développent pas jusqu'à un stade où ils deviennent détectables.
Ce sont souvent ces personnes que l'on rencontre en psychothérapie. » Les
"microbes-alliés" Dans
son "système ontogénétique des microbes", Hamer développe l'idée selon laquelle
les microbes ne sont rien d'autre que de pacifiques ouvriers. Ils ne se mettent
en oeuvre que sur ordre du cerveau et uniquement pendant la période de résolution
d'un conflit, pour aider au "déblayage" des tumeurs. «
Jusqu'ici, la médecine dite moderne s'imaginait connaître un millier de maladies,
réparties pour moitié environ entre "maladies froides", telle que le cancer, par
exemple, l'angine de poitrine, la sclérose en plaques, l'insuffisance rénale,
le diabète, etc., et "maladies chaudes", telles que le rhumatisme articulaire
par exemple, la glomérulonéphrite, la leucémie, l'infarctus du myocarde, les maladies
infectieuses, etc. Les microbes nous paraissaient toujours "apathogènes" dans
les "maladies froides", c'est-à-dire qu'ils ne faisaient rien, tandis que nous
les trouvions toujours extrêmement virulents dans les "maladies chaudes", c'est-à-dire
que nous nous imaginions toujours qu'ils "envahissaient" ou attaquaient un organe.
[...] » En
fait, selon Hamer, toute maladie comporte deux phases : «
Première phase. La phase de conflit actif avec sympathicotonie durable.
Au début de cette phase, il y a toujours un DHS. Autrefois, ces premières phases
étaient considérées comme des maladies "froides" autonomes, ce qu'elles n'étaient
pas. Bien que durant cette phase le système immunitaire soit censé être déficient,
nous ne trouvons pas, dans cette phase sympathicotonique, d'activité microbienne,
c'est-à-dire que les microbes sont censés être apathogènes et donc inoffensifs.
Seconde
phase. La phase de conflit résolu avec vagotonie durable. Cette phase débute
toujours avec la solution du conflit. Autrefois, ces secondes phases étaient toujours
prises pour des maladies "chaudes" autonomes, ce qu'elles n'étaient pas. Bien
que pendant cette seconde phase le système immunitaire parût tourner à plein régime
(fièvre, leucocytose, etc.), les microbes n'en étaient pas pour le moins du monde
incommodés, mais continuaient de "faire leur boulot" allègrement. Ces mêmes microbes,
jugés auparavant "apathogènes", devenaient soudain "pathogènes". [...] » Selon
le docteur Hamer, les microbes sont spécialisés pour "s'attaquer à" certains types
d'organes ou tissus, en fonction de l'origine embryologique (1) de ces derniers
: -
les microbes "archaïques" (champignons et mycobactéries) "traitent" les tissus
d'origine endodermique (ainsi que, moins fréquemment, les tissus d'origine mésodermique
ayant leur relais au cervelet) ; -
les microbes "anciens" (bactéries) qui traitent les tissus d'origine mésodermique
; -
les microbes "jeunes" (virus) qui traitent les tissus d'origine ectodermique.
«
Ils ne se mettent au travail que lorsque notre organisme leur en donne expressément
l'ordre, à partir du cerveau. Et cet ordre leur est toujours intimé par le cerveau
au moment précis où débute la phase de guérison, lorsque l'organisme passant de
l'innervation sympathique à l'innervation parasympathique entre dans une phase
de vagotonie (guérison) permanente. » Hamer
n'est pas le seul à considérer que les microbes sont nos alliés plutôt que nos
ennemis. Ann Wigmore, une très célèbre thérapeute américaine, considère que «
les bactéries, virus et parasites ne sont pas des choses qui "apparaissent" de
temps en temps mais sont, en fait, partout dans la nature. Ils ne devraient pas
être considérés comme des "méchants" parce qu'ils sont des éléments naturels des
processus de la Nature. Ils sont toujours présents mais ne deviennent actifs que
lorsqu'il y a pourriture et mort. En fait, c'est de la pourriture et de la mort
qu'ils se nourrissent. Quand quelque chose n'est pas sain et n'est pas en accord
avec l'équilibre naturel, il est "composté" par des équipes de nettoyage composées
de virus, de bactéries et de parasites. » (cité dans Sida Espoir, Ed Vivez Soleil)
Ces
considérations vont dans le sens des travaux de Béchamp, médecin et professeur
de chimie médicale et pharmaceutique à la faculté de Montpellier, et qui s'opposait
à Pasteur, notamment sur la théorie du pléimorphisme bactérien. Pour
Béchamp, les microbes sont un processus plutôt qu'une chose. Provenant d'une souche
unique (des particules "prébactériennes" présentes dans toutes les structures
organiques et qu'il appelait microzymas), ils peuvent changer de taille et de
forme selon l'état de santé de l'organisme dans lequel ils vivent. C'est le phénomène
de "transformation-subdivision-recombinaison". Ces thèses ont finalement été confirmées
par divers chercheurs : -
par Madame Victor Henry, de l'Institut Pasteur, en 1914, -
par Claude Bernard, à la fin de sa vie, -
par de récentes recherches en microbiologie. En 1980, des bactériologistes français
(Sorin, Sonea et Panisset) affirmaient que le pléimorphisme bactérien était un
fait scientifique irréfutable. Des travaux ont même montré que des bactéries peuvent
se transformer en virus en fonction de ce qui leur est donné comme substrat nutritif.
Conséquences
? S'attaquer aux microbes est inutile, ceux-ci étant déjà en nous ! «
Il faut savoir que la quantité de bactéries contenues dans un corps humain correspond
à peu près à une masse aussi grosse qu'une tête d'homme. La maladie ne vient donc
pas de la présence de bactéries, mais d'un système immunitaire affaibli qui ne
peut plus maintenir l'équilibre. » (Dr Laurence Badgley, cité dans Sida Espoir,
Ed Vivez Soleil) Quelques
exemples... Deux
exemples tirés du fascicule du docteur Hamer, Genèse du cancer (Ed ASAC, Chambéry).
Le premier concerne le cas d'un père qui a littéralement "épousé" le conflit de
territoire vécu par son fils P. «
Trois semestres après l'avant-diplôme en électrotechnique à l'université de Berlin,
P. a dû abandonner ses études parce que sa femme, qui avait perdu son emploi à
la naissance du premier enfant, attendait le second. En apprenant ce "désastre"
(l'exclusion de son fils du territoire de l'université), en mars 1981, le patient
avait eu un choc terrible ; il s'était comme pétrifié et n'arrivait pas à faire
part de son angoisse. Le matin en se levant, le soir en se couchant, il n'avait
qu'une idée en tête, une question lancinante : que va-t-il advenir de P.? Dix-huit
mois plus tard, une toux persistante, de la fièvre, des crachats parfois sanguinolents,
la perte de huit kilos l'amènent à consulter un médecin. Diagnostic : carcinome
de la bronche principale droite, inopérable. Il
n'y avait qu'une seule chance de sauver le patient, c'était d'obtenir que l'université
permette à son fils, à titre exceptionnel, de se réinscrire en cours de cinquième
semestre et de préparer son examen en juin pour qu'il puisse nourrir sa famille
(la notion de territoire inclut le lieu lui-même ainsi que ce et ceux qui s'y
trouvent). L'université acquiesça à la requête du médecin. Le conflit fut résolu
le 3 novembre 1982, date de la réponse positive. Le patient se remit, reprit du
poids, tandis que les radios indiquaient un rétrécissement cicatriciel de l'aire
atteinte par le cancer. » Il
me paraît important de souligner que la teneur du conflit n'obéit à aucune règle
précise et dépend seulement de la façon dont le sujet le voit (qui, elle-même,
dépend de ses schémas mentaux, de ses croyances). Par exemple, une femme qui surprend
son mari en train de faire l'amour avec une autre femme ne va pas générer forcément
un conflit biologique sexuel. Et il n'est même pas évident qu'elle développe un
conflit biologique : elle n'en fera un que si elle est confrontée à la situation
d'une manière inattendue, imprévisible, si elle ne peut s'en ouvrir à quelqu'un
(ou si, lorsqu'elle le fait, elle ne se sent pas entendue) et si elle est obsédée
jour et nuit par son problème. Pour ce type de DHS, Hamer suggère plusieurs variantes
possibles dans la teneur du conflit (pour une droitière) : 1/
Frustration sexuelle : carcinome du col utérin ; 2/
Affront, trahison, impression d'être ridiculisée : cancer au sein droit (conflit
"humain général") ; 3/
La même blessure, mais encore plus profondément intériorisée : cancer de la plèvre
droite ; 4/
Dévalorisation de soi au niveau de la sphère sexuelle : cancer des os dans la
zone du bassin ; 5/
Chez une patiente ménopausée (réactions masculines), conflit de territoire : carcinome
coronaire, bronchique ou de la vessie ; 6/
Conflit de perte (son mari est perdu pour elle) : cancer de l'ovaire. Etc. Ces
exemples illustrent l'influence de notre façon de voir la vie sur la localisation
de nos maladies. Autre
exemple, montrant que ce qui importe avant tout, c'est ce que le patient ressent
(le caractère subjectif du vécu) et non ce qui se voit de l'extérieur (et qui
peut paraître anodin voire risible aux yeux de l'entourage). «
C'est une histoire d'une banalité désolante, mais dont l'intérêt tient justement
au fait qu'elle se reproduit tous les jours à des milliers d'exemplaires, sans
que les "héros" de ces épisodes ne se doutent le moins du monde qu'une "vétille"
puisse mettre en route un processus aux conséquences dramatiques. Il
s'agit d'une patiente autrichienne de quarante-cinq ans atteinte d'un cancer au
sein droit et aux ganglions axillaires droits. Je l'ai interrogée en présence
du médecin chef de la clinique, d'un gynécologue, d'un psychiatre et d'un autre
collègue. La patiente a raconté que depuis un an la tension montait dans le ménage.
Il ne s'agissait pas - elle l'a souligné expressément - d'une tension de type
sexuel, mais d'un différend sur le plan humain : son mari voulait l'empêcher de
développer sa personnalité. Trois
mois avant la découverte du cancer au sein, il s'était produit - entre quantité
de petites frictions - une dispute extrêmement violente, qui n'était pas restée
verbale. Elle n'avait encore jamais vécu un conflit aussi terrible. Son mari s'était
déchaîné contre ses petits pots de cuivre à la cuisine, ces petits pots qu'elle
aimait tant. Après les avoir flanqués par terre, il les avait dispersés à grands
coups de pied à travers l'appartement, pour l'humilier et la vexer. Cela avait
été terrible. Elle n'avait pu en parler à personne, ayant bien trop honte de la
sauvagerie de son mari qui ne s'était encore jamais comporté ainsi. Depuis, ils
n'arrêtaient pas de se disputer, c'était affreux, elle en souffrait horriblement.
Avant
que je commence à interroger la patiente, le psychiatre avait exprimé l'avis que
celle-ci ne pouvait avoir de conflit au sens freudien. Tous les médecins présents
furent donc très impressionnés. En effet, il ne leur était encore jamais venu
à l'idée "qu'il fût possible d'attraper un cancer au sein à cause de quelques
petits pots de cuivre". Ces petits pots n'y étaient d'ailleurs pour rien : ils
ne faisaient que symboliser la volonté de la patiente de réaliser, d'accomplir
sa personnalité individuelle. Si le mari s'y était attaqué aussi sauvagement,
c'est uniquement parce que la patiente y tenait tant. [...] » Dans
Alors survient la maladie, le SIRIM raconte l'histoire d'un patient cancéreux
qui, analysée selon le point de vue de Hamer, devient encore plus intéressante.
«
Le psychologue américain LeShan rapporte plusieurs guérisons de cancéreux, pourtant
condamnés. Notamment, LeShan a eu l'occasion d'aider un avocat de trente-cinq
ans atteint d'une tumeur maligne au cerveau et condamné à brève échéance. Cet
homme aurait souhaité faire une carrière de musicien, mais son père l'avait poussé
à faire du droit. Il fréquentait une jeune fille, mais sa mère l'avait contraint
à en épouser une autre. Il avait bien tenté un jour de changer de profession,
or c'est à cette époque précisément que le cancer s'était déclaré. Finalement,
se sachant condamné, il voulut se ménager un peu de bonheur pour les mois qui
lui restaient à vivre. C'est pourquoi il prit deux décisions d'importance capitale
: il quitta sa femme et se remit à la musique. Dès lors, son cancer a fondu comme
neige au soleil. Dix ans plus tard, il joue encore dans un orchestre symphonique...
» La
tumeur au cerveau n'était certainement qu'un foyer de Hamer (et même plusieurs,
puisque deux conflits sont signalés) en pleine oedématisation, du fait des décisions
du sujet de vivre enfin en cohérence avec lui-même et, par conséquent, de mettre
fin à un conflit subaigu entretenu en silence depuis des années. Le sujet était
tout simplement "malade de guérir". C'est en effet à l'époque où il a tenté de
changer de profession que le cancer a été remarqué : cela correspond à l'arrêt
du conflit correspondant, par l'acceptation (enfin !) d'une solution qui satisfasse
le besoin d'autoréalisation du patient. Le
langage des organes. Le
docteur Hamer a établi une cartographie extrêmement précise, et sans cesse améliorée,
de la localisation des foyers cérébraux et du cancer correspondant dans l'organisme
en fonction de la teneur subjective du conflit. Il a démontré, scanner à l'appui,
que la maladie était en quelque sorte un mode d'expression "de secours", grâce
auquel le sujet manifeste par des maux le trouble qui l'obsède, à défaut de pouvoir
l'exprimer par des mots... Vous
trouverez ci-après un résumé de cette cartographie, limitée aux conflits les plus
typiques. Pour plus de détails, je vous invite vivement à vous reporter aux ouvrages
du docteur Hamer (en particulier Genèse du cancer (1987) et Fondements d'une médecine
nouvelle (deux tomes), 1988. A commander à l'ASAC - Association Stop Au Cancer
-, BP 134, 73001 Chambéry Cedex). La
lecture de ces correspondances appelle au moins deux remarques : 1/
Connaître la dominante droitière ou gauchère du sujet est essentiel. En effet,
« la dominante gauchère transpose le conflit du côté opposé par comparaison avec
la dominante droitière habituelle. A partir de là, tout se passe exactement comme
le conflit inverse chez le droitier. » 2/
La dominante hormonale est également essentielle. Ainsi, chez la femme ménopausée,
dont le taux d'hormones masculines est plus élevé, les conflits sont les mêmes
que ceux de l'homme. De même, l'homme âgé a un taux d'hormones féminines plus
élevé et il aura tendance à générer des conflits de type féminin. Par exemple,
quand vous verrez précisé par la suite "conflit typiquement masculin", pensez
qu'il peut aussi se retrouver chez la femme ménopausée ou chez la femme présentant
une hypersécrétion d'hormones masculines. N.B.
: le nom de l'organe est en bleu,le conflit est en rouge du foyer, cérébral est
en noir. N.B.
: le nom de l'organe est en bleu,le
conflit est en rouge du foyer, cérébral est en noir. Appareil
digestif - Dents (carie). Conflit
de ne pas avoir le droit de mordre. Cortex frontal. -
Oesophage (2/3 supérieurs). Conflit de ne pas pouvoir
"avaler le morceau", de ne pas pouvoir s'incorporer quelque chose (également au
sens figuré). Cortex fronto-pariétal. - Oesophage
(1/3 inférieur). Conflit plus archaïque de ne pas
pouvoir "avaler le morceau". Notion de concurrence, de conflit dans le cadre familial,
amical, professionnel... Tronc cérébral. - Estomac
(grande courbure). "ça m'est resté sur l'estomac"
: contrariété familiale "indigeste". Tronc cérébral. -
Estomac (petite courbure) et duodénum (bulbe). Conflit
de contrariété territoriale, typiquement masculin. Cortex temporal droit.
- Duodénum (cadre). Conflit de ne pouvoir "digérer le
morceau". Contrariété dans le cadre familial, amical,
professionnel... Tronc cérébral. - Foie (hépatocytes).
Conflit de peur de manquer (aliments, argent...). Tronc
cérébral. - Voies bilIaires intra et extra-hépatiques.
Contrariétés territoriales (questions d'argent, rancoeurs, jalousies...). Cortex
temporal droit (conflit typiquement masculin). - Côlon.
Grosse contrariété, souvent en relation avec la famille
: "trop dégueulasse", "impossible à digérer", "tour de cochon"... Tronc
cérébral. - Rectum. Conflit
féminin d'identité : abandon par "absence du chef", ne pas savoir où est sa place,
où aller, quelle décision prendre... Cortex temporal gauche + cervelet
gauche. Appareil respiratoire - Larynx.
Conflit "de peur bleue", face à un péril tout à fait inattendu
qui vous "coupe le souffle". Cortex frontal gauche (conflit typiquement
féminin). - Bronches. Conflit
de peur dans le territoire : "le péril est sans doute imminent". Cortex
frontal droit (conflit typiquement masculin). - Poumons.
Conflit de peur (panique) de la mort. Tronc cérébral.
Appareil urinaire - Reins (parenchyme).
Conflit relatif à l'eau ou à un liquide (par exemple : après
avoir failli se noyer). Entre les cornes postérieures du cerveau. -
Vessie. Conflit de marquage de territoire. Cortex
temporo-occipital. Cas particulier du trigone vésical : conflit à propos d'une
"affaire pas propre", d'une "cochonnerie". Tronc cérébral. Appareil
génital - Vagin. Conflit
de ne pouvoir (moralement ou physiquement) accomplir l'acte sexuel. Cortex
temporal gauche + cervelet gauche. - Utérus (col et orifice).
Conflit de frustration sexuelle (chez la droitière) ou d'abandon
sur le territoire (chez la gauchère). Cortex temporal gauche. -
Utérus (muscle = myomètre).Dévalorisation de soi
par inaptitude à la grossesse (réelle ou supposée). Tronc cérébral. -
Utérus (muqueuse). Soit conflit à coloration semi-sexuelle,
"pas propre", généralement avec un homme ; soit conflit ou souci de perte, surtout
dans les relations avec les petits-enfants ou assimilés. Tronc cérébral.
- Prostate (muqueuse). Idem. -
Sein gauche. Chez la droitière, conflit mère/enfant
ou "du nid". Chez la gauchère, conflit "humain général", le plus souvent avec
le partenaire. Cervelet droit. - Sein droit. Chez
la droitière, conflit "humain général", le plus souvent avec le partenaire. Chez
la gauchère, conflit mère/enfant ou "du nid". Cervelet gauche. -
Ovaire / Testicule. Grave conflit de perte (d'un
être aimé ou d'un objet d'amour). Occipital. Appareil cardio-vasculaire
- Artères coronaires. Chez
le droitier, conflit de territoire. Chez la gauchère, conflit de frustration sexuelle.
Cortex temporal droit. - Vaisseaux (sanguins, lymphatiques,
ganglions, paroi cardiaque). Dévalorisation de soi
modérée (la localisation de l'atteinte correspond à la zone du squelette typique
du thème de la dévalorisation. Voir à "Structures de soutien"). Moelle
du cerveau. - Rate. Dévalorisation
de soi au sens large. Moelle du cerveau. Structures de soutien
- Tissu conjonctif, cartilage,
muscles et tendons. Léger conflit de dévalorisation. Moelle du cerveau.
- Tissu Osseux. Grave conflit
de dévalorisation. La zone atteinte dépend du type de dévalorisation. Par exemple,
pour une personne droitière : épaule et bras gauche pouital.
Appareil cardio-vasculaire - Artères
coronaires. Chez le droitier, conflit de territoire.
Chez la gauchère, conflit de frustration sexuelle. Cortex
temporal droit. - Vaisseaux (sanguins, lymphatiques,
ganglions, paroi cardiaque). Dévalorisation de soi
modérée (la localisation de l'atteinte correspond à la zone du squelette typique
du thème de la dévalorisation. Voir à "Structures de soutien"). Moelle
du cerveau. - Rate. Dévalorisation
de soi au sens large. Moelle du cerveau. Structures
de soutien - Tissu conjonctif, cartilage,
muscles et tendons. Léger conflit de dévalorisation. Moelle
du cerveau. - Tissu Osseux. Grave
conflit de dévalorisation. La zone atteinte dépend du type de dévalorisation.
Par exemple, pour une personne droitière : épaule et bras gauche pour une dévalorisation
de soi dans les relations mère/enfant ; épaule et bras droit pour une dévalorisation
de soi dans les relations avec d'autres ; dorsales et lombaires pour une dévalorisation
globale de la personnalité ; bassin pour une dévalorisation de soi sur le plan
sexuel ; jambes et pieds pour une dévalorisation de soi sur le plan sportif ;
calotte crânienne et cervicales pour une dévalorisation intellectuelle ou morale
; dentine (os des dents) pour une dévalorisation sur le "droit de mordre la vie"...
Moelle du cerveau. - Peau
(épiderme). Conflit de séparation : perte de contact
physique, rupture de contact avec la mère, la famille, le troupeau... En phase
de guérison, la peau paraît malade : rouge, chaude, enflée (exanthèmes, dermatites,
eczémas, urticaire...). Récidives fréquentes. Cortex
sensoriel. - Peau (derme). Conflit
de souillure : se sentir sali, outragé, diffamé. Atteinte à l'intégrité physique.
Cervelet. Et
les substances cancérigènes ? Certaines
expériences et observations auraient permis à la recherche de mettre en évidence
des produits dits "cancérigènes". A
la lumière des travaux de Hamer, on est en droit de se poser deux questions :
1)
- Ces substances sont-elles réellement cancérigènes, c'est-à-dire capables, par
leur seule présence, de déclencher la croissance d'un cancer ? 2)
- Ou bien ont-elles simplement un rôle favorisant dans l'apparition des conflits
qui restent l'élément déclencheur de la prolifération cancéreuse ? Les
travaux du docteur Moirot, chef de service d'un hôpital de Valence, résumés dans
son livre L'origine des cancers (Ed Lettres Libres), nous donnent des éléments
de réponse. Ce
médecin a remarqué que la cancérisation provoquée par une substance oncogène (cancérigène)
était en grande partie liée au stress et aux conditions inhumaines dans lesquelles
les expérimentations animales étaient effectuées. Ces mêmes expériences réalisées
dans des conditions où l'on tient compte des besoins fondamentaux des animaux
(espace, alimentation, jeux, éclairage suffisant, etc.), montrent qu'il est beaucoup
plus difficile de provoquer la cancérisation. Et il n'est pas prouvé que celle-ci
soit davantage liée au produit dont on aura badigeonné l'animal qu'aux conflits
(conflit de souillure, notamment) que ce dernier aura pu ressentir... Comme
le dit Léon Renard (dans Le cancer apprivoisé, éd Vivez Soleil) : «
Badigeonner les animaux de laboratoire, en état de stress permanent, avec du goudron
et réussir à provoquer le cancer ne relève pas d'une grande prouesse scientifique.
Tout comme vouloir démontrer que l'alcool provoque la cirrhose du foie en remplissant
d'alcool le corps d'un animal avec un entonnoir. En déversant ainsi de l'eau sans
arrêt dans l'estomac d'un homme, on arriverait également à provoquer différents
troubles. Cela voudrait-il dire que l'eau est mauvaise ? Tout ce que l'expérience
pourrait nous apprendre est que les excès nuisent en tout et que dans toute chose
il vaut mieux garder le juste milieu. » L'exemple
du tabac est particulièrement éclairant. Laissons la parole à Léon Renard : «
Hormis les conditions évoquées par le docteur Moirot, ce n'est pas seulement la
fumée du tabac qui est responsable du cancer chez ces animaux, mais le conflit
de peur qui, comme il est possible de le déduire d'après la "loi d'airain du cancer"
du docteur Hamer, provoque toujours des taches rondes aux poumons. La
nicotine entraîne la sécrétion d'endorphines qui ont les effets suivants : facilitent
la mémorisation, renforcent l'attention, génèrent des sentiments de bien-être
et de gratification. Plus le sujet fume, plus il sollicite son corps à créer des
endorphines et plus le corps gaspille ses réserves vitales. » Ce cercle vicieux
va amener le fumeur à accroître sans cesse le nombre de cigarettes pour obtenir
les mêmes effets. Et éventuellement à user des autres drogues socialement admises
(alcool et nourriture trop riche), le tabac ne suffisant plus. Le
fumeur devient totalement dépendant du "tuteur" cigarette, et ne sait plus faire
face aux stress et aux conflits. [...] Le moindre petit conflit prendra des proportions
démesurées. Une
personne qui aime et se sent aimée, qui donne et reçoit chaque jour des messages
d'amour, ne ressent pas le besoin d'un stimulant ou d'une substance qui amène
un certain bien-être. Le non-fumeur, le non-buveur et le mangeur équilibré, qui
ne dépend pas de "tuteurs", de béquilles affaiblissantes pour vivre, a des ressources
suffisantes pour faire face aux stress et aux conflits qui provoquent le cancer.
Ce
n'est pas la cigarette qui déclenche le cancer du poumon. La cigarette, comme
toutes les drogues, affaiblit l'individu qui devient de plus en plus sensible
aux conflits et à l'anxiété. » Léon
Renard n'exclut pas que des facteurs physiques puissent avoir un rôle dans l'apparition
de cancers. Mais il pense que ces facteurs sont cancérigènes seulement parce qu'ils
induisent une programmation erronée du psychisme et donc du cerveau : «
Nous avons donc un psychisme-programmeur, un cerveau-ordinateur et un corps-machine
ou corps-usine. En cas de programmation erronée, le corps est autant affecté que
le psychisme : le premier sous forme de maladie, le second sous forme de dépression,
de panique, de mauvaise humeur, etc. » C'est la "voie psychosomatique" de la genèse
des maladies. «
A l'inverse, il arrive que le corps, à la suite de blessures, de douleurs fulgurantes,
de graves erreurs alimentaires, etc., soit en mesure d'induire une programmation
erronée du cerveau et du psychisme. Par exemple, l'irradiation nucléaire, les
isotopes radioactifs, provoquent des perturbations du champ de Hamer au cerveau.
» C'est la "voie somatopsychique". A
l'issue de ce chapitre, deux remarques me semblent importantes. D'une part, les
conflits ainsi que les manifestations somatiques accompagnant leur résolution
seraient atténués si le sujet avait adopté préalablement ou, au moins, dès l'annonce
du diagnostic, un mode de vie plus conforme aux besoins psycho-socio-physiologiques
fondamentaux de tout être humain (voir la pyramide de Maslow) : guérison de son
passé malade, alimentation saine, relaxation, adoption d'une philosophie de la
vie libératrice (lâcher-prise, discernement...), partage avec de vrais amis, etc.
D'autre
part, la façon dont la personne réagit à un événement dépend fortement de sa propre
vision des choses, donc, finalement, de ses propres croyances. Nous allons, dans
le chapitre suivant, découvrir que ces croyances engendrent d'autres types de
troubles, plus anodins en apparence, mais dont l'influence quotidienne entretient
une tension psychologique chronique, qui rend le sujet plus fragile et susceptible
aux chocs psychiques comme aux agressions purement physiques. Je les résume sous
l'appellation "tensions psychosociales de fond".

Léon Renard,
psycho-immunologiste Bruxellois, travaille sur la psychosomatique du cancer. Il
propose un site sur les travaux du Dr Hamer qui mérite d'être visité étant donné
la richesse de son contenu. En voici l'adresse : Voir
site : http ://perso.infonie.fr/l.renard/
Dans l'un
de ses livres, Le Cancer apprivoisé -les ressources insoupçonnées de l'être
humain- (Editions Vivez soleil, 1990, Genève et Editions Marabout poche, Belgique,1997),
Léon Renard fait la synthèse des études menées en psychosomatique du cancer et
l'enrichit de sa propre expérience de thérapeute. Pour aider à guérir du cancer,
il propose (en complèment aux traitements médicaux) une collaboration active du
malade par l'utilisation de ses forces psychiques latentes.
(1) L'ensemble
de nos organes dérivent de seulement trois tissus embryonnaires : l'endoderme,
le mésoderme et l'ectoderme. Selon Hamer, tous les organes d'une même origine
embryologique ont des relais dans une même zone du cerveau : l'endoderme dans
le tronc cérébral, le mésoderme dans le cervelet ("mésoderme cérébelleux") ou
dans la moelle du cerveau ("mésoderme cérébral"), et l'ectoderme dans le cortex.
Retour au texte.
Histoire en bref du Docteur Ryke Geerd Hamer. http
://www.multimania.com/biologie/francais/brochure/p4_5.htm |
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