Manipulations et récupération,
qui est vraiment derrière
les « Indignés »



Pierre ORIMAN

Jeudi 20 Octobre 2011

 

Le Mouvement des Indignés est apparu comme sympathique et a attiré à lui de nombreux citoyens de bonne foi, notamment des jeunes.
Mais il y a eu, dès le début, quelques détails qui « clochaient », et qui ont alimenté nos soupçons.

Ceux-si sont confirmés par les événements :

1)- le lancement marketing très élaboré d’un livre nullissime.



Tout a commencé par un livre d’une rare insignifiance écrit prétendument par Stéphane Hessel.?
Ce livre a bénéficié d’une promotion média extraordinaire ainsi que d’un réseau de distribution non moins exceptionnel. A titre d’exemple, la présence ou l’absence d’un livre dans toutes les FNAC est un excellent critère pour mesurer si un livre plaît ou déplaît au Système.
Celui de M. Hessel y a bénéficié d’une présence ostentatoire exceptionnelle.

Questions :
- pour quelles raisons ce livre sans intérêt (très « facile à lire », donc très probablement conçu par des spécialistes de marketing, et ne procédant à aucune analyse de fond) a-t-il bénéficié d’une telle publicité ?
- qui en a décidé ?


2) la médiatisation internationale dont ce mouvement a ensuite bénéficié.

Chose plus incroyable encore, le livre nullissime de M. Hessel a bénéficié ensuite d’une promotion internationale et d’une orchestration politique relayée par tous les médias.?
Le « Mouvement des Indignés » n’a pas démarré en France comme il eût été logique compte tenu de la personnalité de M. Hessel mais en Espagne.
Il a aussitôt fait l’objet d’une couverture médiatique mondiale.
Voici assurément un prodige lorsque l’on sait à quel point il est extrêmement difficile d’avoir accès aux médias lorsque l’on s’oppose théoriquement au Système en place
– et nous sommes bien placés à l’UPR pour le savoir !






Questions :
- comment le « Mouvement des Indignés » a-t-il fait pour avoir accès à toutes les grandes télévisions et radios du monde, aussi facilement et en quelques jours ?
- qui en a décidé ?


3) la traque de certains militants, dont ceux de l’UPR,
dans les rassemblements des « Indignés » en France...



Lors des premières manifestations « d’Indignés » en France, un certain nombre de militants de l’UPR se sont rendus spontanément sur place. Nous n’avions donné aucune consigne et ils l’avaient fait spontanément, pour faire valoir leur point de vue.

Grand mal leur en a pris ! Ils ont subi une véritable chasse à l’homme.
Ce Mouvement, prétendument spontané et sans direction, est en réalité encadré en sous-main
par des agents « Antifas »
qui traitent de « fascistes » quiconque souhaite parler de bankrun,
des attentats du 11 septembre,
de sortie de l’OTAN,
de sortie de l’UE, etc..

On se reportera par exemple à cet article paru sur le site Indymedia http://paris.indymedia.org/spip.php?page=imprimer&id_article=7198.?

Comme on le voit, les « surveillants antifascistes du Mouvement des Indignés »
disposent de caméras à téléobjectif pour repérer les participants,
et disposent aussi d’une banque de données personnelles propres à faire pâlir d’envie
les Renseignements Généraux.

A l’évidence, le « Mouvement des Indignés » est donc infiltré par des services d’influence et de renseignements, qui traquent sans relâche quiconque s’attaque pour de vrai aux objectifs stratégiques de la haute finance et des États-Unis.


4) le Mouvement des « Indignés » n’a toujours aucune analyse de fond,
invite les participants à la « non violence »
et leur suggère de réclamer une gouvernance mondiale.

Enfin, le nombre de mois écoulés depuis les premières manifestations des Indignés est désormais tel que l’on peut se faire une opinion d’ensemble sur ces différents mouvements :
- les analyses de fond sont toujours inexistantes,
en particulier sur le rôle réel des États-Unis, de l’OTAN, de l’UE,
- le mouvement cultive une image de « non violence » à l’eau de rose,
- bien que « non violents », les participants ont été d’une extrême discrétion face à la guerre menée en Libye ;
les « Indignés » ne s’indignent ni de ce qui se passe en Afghanistan, ni de ce qui se passe en Irak, ni de ce qui se passe en Libye, ni de ce qui se passe à Guantanamo, etc.
- ils sont en revanche fermement invités à se déclarer favorables à la construction européenne et à réclamer une gouvernance mondiale.

CONCLUSION

Le fait que le Mouvement des « Indignés » soit désormais soutenu par
George Soros,



Warren Buffet
ou le PDG de General Electric


permet de faire définitivement tomber le masque
et permet de comprendre rétrospectivement toutes les anomalies que je viens de récapituler.

Il s’agit d’une opération qui a été conduite dès le début par les services d’influence américains,
afin de servir de paratonnerre.
Il s’agit de capter la révolte latente des jeunes et des classes moyennes en Europe et aux États-Unis afin de la détourner des vraies analyses et des vraies solutions.
Il s’agit de la neutraliser en la dispersant dans l’insignifiance ou en lui faisant réclamer non pas sa liberté mais la mise en place de mécanismes financiers et politiques qui parachèveront la dictature euro-atlantiste en cours d’installation.

Les centaines de milliers de participants sincères à ces Mouvements d’Indignés travaillent ainsi,
sans le comprendre, pour le contraire même de ce qu’ils pensent.
C’est une manipulation abjecte, hélas bien connue.
Elle consiste à transformer des révoltés légitimes en « idiots utiles »,
servant la cause même qu’ils croient combattre.

Jeudi 20 Octobre 2011
















Le lynchage de Mouammar Kadhafi

La mort de Mouammar el-Kadhafi a été saluée par une explosion de joie dans les palais gouvernementaux occidentaux à défaut de l'être par le peuple libyen. Pour Thierry Meyssan, cet assassinat militairement inutile n'a pas été perpétré par l'Empire uniquement pour l'exemple, mais aussi pour déstructurer la société tribale libyenne.

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban)





Durant 42 ans, Mouammar el-Kadhafi a protégé son pays du colonialisme occidental. Il rejoint aujourd'hui Omar al-Mokhtar au panthéon des héros nationaux libyens.

Jeudi 20 octobre 2011, vers 13 h 30 GMT, le Conseil national de transition libyen a annoncé la mort de Mouammar el-Kadhafi. Bien que confus, les premiers éléments laissent à penser qu'un convoi de voitures a tenté de quitter Syrte assiégée et a été bloqué et partiellement détruit par un bombardement de l'OTAN. Des survivants se seraient mis à l'abri dans des canalisations. M. Kadhafi, blessé, aurait été fait prisonnier par la brigade Tigre de la tribu des Misrata qui l'aurait lynché.

Le corps du « Guide » de la Grande Jamahiriya arabe socialiste n'a pas été conservé dans sa ville natale de Syrte, ni transporté à Tripoli, mais acheminé comme trophée par les Misrata dans la ville éponyme.

La tribu des Misrata, qui a longtemps hésité à choisir son camp et est quasi absente du CNT, aura finalement investi Tripoli après son bombardement par l'OTAN, et aura lynché Mouammar el-Kadhafi après le bombardement de son convoi par l'OTAN. Elle aura même transféré son corps dans sa ville pour marquer son triomphe. En juillet, le « Guide » aura maudit les Misrata, leur enjoignant de partir à Istanbul et Tel-Aviv, faisant allusion au fait que leur tribu est issue de juifs turcs convertis à l'islam.

Un flot de commentaires préparés à l'avance a été déversé instantanément par les médias atlantistes visant à diaboliser Mouammar el-Kadhafi et, de la sorte, à faire oublier les conditions barbares de sa mort.

Les principaux dirigeants de la Coalition ont salué la mort de leur ennemi comme marquant la fin de l'opération « Protecteur unifié ». Ce faisant, ils admettent implicitement que celle-ci ne visait pas à mettre en œuvre la Résolution 1973 du Conseil de sécurité, mais à renverser un régime politique et à en tuer le leader, alors même que l'assassinat d'un chef d'État en exercice est interdit en droit états-unien et universellement condamné.

De plus, le lynchage de Mouammar el-Kadhafi montre la volonté de l'OTAN de ne pas le déférer à la Cour pénale internationale qui n'aurait pas été plus en mesure de le condamner pour crime contre l'humanité que le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie ne put prouver la culpabilité de Slobodan Milosevic malgré deux ans de procès.

Dans le torrent de boue déversé par les médias atlantistes pour salir sa mémoire, reviennent en boucle des accusations mensongères, ce qui montre a contrario que ces médias disposent de peu d'éléments authentiques utilisables à charge.

Ainsi revient l'affaire de l'attentat contre la discothèque La Belle à Berlin (5 avril 1986, 3 morts), jadis utilisée comme prétexte par l'administration Reagan pour bombarder son palais et tuer sa fille (14 avril 1986, au moins 50 morts). À l'époque, le procureur allemand Detlev Mehlis (celui qui truquera deux décennies plus tard l'enquête sur l'assassinat de Rafik el-Hariri) s'appuya sur le témoignage de Mushad Eter pour accuser un diplomate libyen et son complice Mohammed Amairi. Cependant, la télévision allemande ZDF découvrira plus tard que Mushad Eter est un faux témoin et un vrai agent de la CIA, tandis que le poseur de bombe Mahammed Aamiri est un agent du Mossad [1].





Ou encore, l'affaire de l'attentat de Lockerbie (21 décembre 1988, 270 morts) : les enquêteurs identifièrent le propriétaire de la valise contenant la bombe et son retardateur sur la foi du témoignage d'un commerçant maltais qui avait vendu un pantalon se trouvant également dans la valise piégée. La justice écossaise mit alors en accusation deux agents libyens Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi et Al Amin Khalifa Fhimah et le Conseil de sécurité prit des sanctions contre la Libye. En définitive, pour obtenir la levée des sanctions, la Libye accepta d'extrader ses deux agents (le premier fut condamné à la prison à vie, le second fut innocenté) et de payer 2,7 milliards de dollars d'indemnités, tout en persistant à proclamer sa complète innocence. En définitive, en août 2005, un des chefs d'enquête écossais déclara que la pièce à conviction principale, le retardateur, avait été déposé sur les lieux par un agent de la CIA. Puis l'expert qui avait analysé le retardateur pour le tribunal admit l'avoir lui-même fabriqué avant que la CIA ne le dépose sur les lieux. Enfin, le commerçant maltais reconnu avoir été payé 2 millions de dollars pour porter un faux témoignage. Les autorités écossaises décidèrent de réviser le procès, mais l'état de santé d'Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi ne le permit pas.

L'actuelle campagne de désinformation comprend aussi un volet sur le train de vie décrit comme somptueux du défunt et sur le montant pharaonique de sa fortune cachée. Or, tous ceux qui ont approché Mouammar el-Kadhafi, ou simplement ceux qui ont visité sa maison familiale et sa résidence après leur bombardement peuvent attester qu'il vivait dans un environnement comparable à celui de la bourgeoisie de son pays, bien loin du bling bling de son ministre du Plan, Mahmoud Jibril. De même, aucun des États qui traquent la fortune cachée des Kadhafi depuis des mois n'a été en mesure de la trouver. Toutes les sommes significatives saisies appartenaient à l'État libyen et non à son « Guide ».

À l'inverse, les médias atlantistes n'évoquent pas le seul mandat d'arrêt international émis par Interpol contre Mouammar el-Kadhafi avant l'offensive de l'OTAN. Il était accusé par la Justice libanaise d'avoir fait disparaître l'imam Moussa Sadr et de ses accompagnateurs (1978). Cet oubli s'explique par le fait que l'enlèvement aurait été commandité par les États-Unis qui voulaient éliminer l'imam chiite avant de laisser l'ayatollah Rouhollah Khomeiny rentrer en Iran, de peur que Sadr n'étende au Liban l'influence du révolutionnaire iranien.

Les médias atlantistes n'évoquent pas non plus les critiques que des organisations de la Résistance anti-impérialiste et nous-mêmes avions formulées contre Mouammar el-Kadhafi : ses compromis récurrents avec Israël.

Pour ma part, je peux attester que, jusqu'à la bataille de Tripoli, le « Guide » a négocié avec des émissaires israéliens, espérant parvenir à acheter la protection de Tel-Aviv. Je dois aussi attester que, malgré mes critiques sur sa politique internationale, et le dossier complet à ce sujet que la DCRI française lui a aimablement communiqué à mon sujet en juillet dans l'espoir de me faire arrêter, Mouammar el-Kadhafi m'a accordé sa confiance et m'a demandé d'aider son pays à faire valoir ses droits aux Nations Unies [2] ; un comportement bien éloigné de celui d'un tyran.

Les médias atlantistes n'ont pas non plus cité les ingérences que j'ai condamnées de la Libye dans la vie politique française, notamment le financement illégal des campagnes électorales présidentielles de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal. Le « Guide » avait en effet autorisé son beau-frère Abdallah Senoussi à corrompre les deux principaux candidats en échange de la promesse de l'amnistier ou de faire pression sur la Justice française pour clore son dossier pénal [3].

Surtout, les médias atlantistes n'évoquent pas l'œuvre principale du « Guide » : le renversement de la monarchie fantoche imposée par les anglo-saxons, le renvoi des troupes étrangères, la nationalisation des hydrocarbures, la construction de la Man Made River (les plus importants travaux d'irrigation au monde), la redistribution de la rente pétrolière (il fit d'une des populations les plus pauvres du monde, la plus riche d'Afrique), l'asile généreux aux réfugiés Palestiniens et l'aide sans équivalent au développement du Tiers-monde (l'aide libyenne au développement était plus importante que celle de tous les États du G20 réunis).

La mort de Mouammar el-Kadhafi ne changera rien au plan international. L'événement important était la chute de Tripoli, bombardée et conquise par l'OTAN — certainement le pire crime de guerre de ce siècle —, suivie de l'entrée de la tribu des Misrata pour contrôler la capitale. Dans les semaines précédant la bataille de Tripoli, l'écrasante majorité des Libyens ont participé, vendredi après vendredi, à des manifestations anti-OTAN, anti-CNT et pro-Kadhafi. Désormais, leur pays est détruit et ils sont gouvernés par l'OTAN et ses fantoches du CNT.

La mort du Guide aura par contre un effet traumatique durable sur la société tribale libyenne. En faisant tuer le leader, l'OTAN a détruit l'incarnation du principe d'autorité. Il faudra des années et beaucoup de violences avant qu'un nouveau leader soit reconnu par l'ensemble des tribus, ou que le système tribal soit remplacé par un autre mode d'organisation sociale. En ce sens, la mort de Mouammar el-Kadhafi ouvre une période d'irakisation ou de somalisation de la Libye.


Thierry Meyssan




[1] Enquête du magazine Frontal, diffusée par la ZDF le 28 août 1998.

[2] Ce que j’ai fait à titre militant, sans rémunération aucune. Ndla

[3] Abdallah Senoussi avait été condamné par contumace en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA (19 septembre 1989, 170 morts) durant la guerre du Tchad.






Contrairement à ce qui

a étContrairement à ce qui a été montré sur la chaîne arabe de propagande
Al Jazeera,
Muammar Kadhafi a été blessé et fait prisonnier par les barbares extrémistes musulmans
du CNT.

Une vidéo amateur récupérée par l’AP
montre clairement qu’il a été pris vivant et non pas mort.
La vidéo le montre juste après son arrestation à Syrte encerclé par les fanatiques du CNT
qui crient en arabe
« Dieu est grand ».

D’après la vidéo de médiocre qualité
on peut voir que Kadhafi a du sang sur son visage et sa poitrine.
Il fait quelques pas puis s’écroule au sol.
Les mercenaires du CNT essaient de le remettre sur ses pieds puis le mettent dans une voiture.
Certains d’entre eux lui empoignent la chevelure.

Auparavant les medias avaient montré des photos montrant Kadhafi mort
avec une balle dans sa tempe gauche.

Par conséquent il est clair que Kadhafi a été exécuté
alors même qu’il était vivant
et avait le statut de prisonnier de guerre.
L’avoir tué est un crime passible de poursuite
et ceux qui ont applaudi à ce crime, la clique d’Obama, Clinton, Sarkozy, Cameron, Ban Ki Moon
et consorts
sont des criminels
et devront rendre des comptes.

Kadhafi a été éliminé pour ne pas qu'il divulgue les sales secrets
sur ces élites pourries
et leurs méthodes de gouvernance basée sur la corruption
(ce qu’il aurait fait s’il avait été jugé devant la CPI).

Les responsables nazis, à l’époque, avaient eu droit eux à un procès
(- alors même que Kadhafi a été accusé sans preuve de vouloir commettre un génocide à Benghazi -)
à Nuremberg
ce qui a donné lieu à l’établissement de règles précises en matière de guerre,
notamment en ce qui concerne le traitement des prisonniers de guerre et des populations civiles.

Ces règles, fondement du droit international,
sont actuellement foulées au pied par une clique de barbares colonialistes cupides
qui agissent pour le compte du 1% qui dicte sa loi à la planète.
Ce sont eux qu’il faut renverser dans les urnes et traduire en justice
pour tous les massacres d’êtres humains qu’ils ont ordonné et fait exécuter.

Elle en pensera quoi Giulia de ce père qui a du sang sur les mains ?


Jeudi 20 Octobre 2011 -- Mireille Delamarre




Voir aussi "Le sang du Lion et le Festin des rats"





"Khadafi était le contraire de l'image que l'on donne,
il était un bienfaiteur de son peuple et pour son pays,
un formidable dirigeant, un visionnaire, un authentique socialiste,
il a fait de la Libye, Etat arriéré, un des pays les plus prospères,
et même un modèle pour le monde !
La vérité doit éclater,
je prétends, moi EVA-Résistons..., que par son action, il mérite de figurer parmi les plus grands,
et je vous le prouverai !
L'Occident terroriste, menteur, voleur, assassin, l'a éliminé
en le présentant comme un bandit, un terroriste, un démon.
Oui, jai entendu toutes ces expressions à son sujet dans les médiamenteurs, c'est un scandale !"



 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oJgmKeuoCTE#!.

 

 


"Le terrorisme le plus ancien au monde vient une nouvelle fois de frapper.
Il a frappé en Libye et cette fois-ci, c’est Mouammar Kadhafi
– paix à son âme et condoléances aux familles éplorées –
qui en est la victime
après que des milliers de ses compatriotes ont été tués,
des villes rasées,
des dizaines voire des centaines de milliers de personnes renvoyées en exil.
Ce terrorisme, c’est celui que le monde occidental exerce sur les peuples préalablement affaiblis
depuis que la cupidité l’a poussé hors de ses frontières dans le dessein avoué de s’emparer de leurs ressources."

Komla Kpogli








Article intégral du Canard enchaîné :

Kadhafi
a été "condamné à mort
par Washington et Paris"

 

"Le canard enchaîné"
Jeudi 27 Octobre 2011


 

Kadhafi a été "condamné à mort par Washington et Paris" :

Mercredi, 19 octobre
en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français.
Chargé du dossier « Kadhafi »,
l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama,
l’Américain annonce que le chef libyen,
suivi à la trace par des drones Predator US,
est pris au piège dans un quartier de Syrte
et qu’il est désormais impossible de le « manquer ».

Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait
en « véritable bombe atomique ».
Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche
a rendu son verdict,
et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale
que représenterait son éventuel procès.

Depuis quelques jours d’ailleurs, des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi.
À Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO),
à la Direction du renseignement militaire (DRM)
et au service action de la DGSE,
plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales)
les militaires présents à Syrte.

Leur mission : porter assistance aux unités du CNT qui investissaient la ville,
quartier par quartier,
et, selon le jargon maison utilisé par un officier du CPCO,
« ´´traiter´´ le guide libyen et les membres de sa famille ».
Une formule codée en cours à la DGSE :
« livrer le colis à Renard », et agir en sorte que Kadhafi n’échappe pas
à ses poursuivants (une unité du CNT baptisé « Renard ?».


Hypocrisie internationale.


À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils
s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes du corps et mercenaires.
Et Sarkozy avait chargé le général Benoit Puga,
son chef d’état-major particulier,
de superviser la chasse à l’ancien dictateur.
Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve »,
le bunker souterrain
où des officiers du CPCO sont en contact permanent
avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards.






À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer
l’ «élimination physique » du chef libyen,
à la différence des formules bien plus convenables
employées par l’Élysée,
s’il faut en croire un conseiller du Président.

« La peine de mort n’était pas prévue dans les résolutions de l’ONU
qui ont permis à l’OTAN d’intervenir, ironise un diplomate français.

Mais il ne faut pas jouer les hypocrites.
À plusieurs reprises, des avions français et britanniques
avaient déjà tenté de liquider Kadhafi
en bombardant certains de ses repaires, à Tripoli
ou en détruisant notamment un de ses bureaux. »

Et le même de signaler que, lors d’un procès
devant la Cours pénale internationale,
« ce nouvel ami de l’Occident
aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA
ou les services français,
l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France,
et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres.
Voire plus grave...
, sait-on jamais ? ».

Le 20 octobre à 8h 30 du matin, l’objectif allait être atteint.
Trois avions de l’OTAN s’approchent de Syrte.
Rien à voir avec une mission de reconnaissance effectuée par hasard :
une colonne de 75 véhicules fuit la ville à vive allure.

Un drone américain Predator tire des roquettes.
Un mirage F1CR français de reconnaissance suit un Mirage 200-D
qui large deux bombes GBU-12 de 225 kilos guidées au laser.
Bilan : 21 véhicules détruit et Kadhafi seulement blessé.


Soupirs de satisfaction.

Des forces spéciales françaises sont alors présentes sur les lieux.

L’histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir,
et que raconte avec abondance de détails
un officier des services militaires de renseignements :

« Il est capturé vivant par des combattants surexcités.
La foule scande "Allah Akbar" à pleins poumons,
le menace de ses armes et se met à le tabasser
pendant que d’autres combattants qui peinent à prendre le dessus,
crient de le maintenir en vie ».

On connait la suite, quelques images de ce lynchage
suivi d’une exécution par balles sont apparues sur les écrans de télévision
et dans la presse écrite.
Mais la disparition de Kadhafi n’est pas la fin de l’histoire
car, à en croire une analyse barbouzarde,
« la Libye est entrée dans un no man’s land politique,
une zone de turbulences imprévisibles. »

Voilà qui devrait inquiéter ceux qui,
dans plusieurs capitales occidentales et arabes,
ont poussé des soupirs de satisfaction devant le fait
que Kadhafi ne serait jamais la vedette d’un procès international.


Jeudi 27 Octobre 2011









L'ordre de tuer Mouammar Kadhafi
serait venu de l'étranger,

après que le leader déchu libyen eut été capturé,

a déclaré mercredi Mahmoud Jibril, ex-dirigeant du Conseil national de transition (CNT) libyen, cité par l'agence MENA.
"J'aurais voulu que Kadhafi soit arrêté, il aurait ainsi pu révéler de nombreux secrets", a indiqué M.Jibril, qui occupait le poste de président du comité exécutif du CNT au moment de la mort de Kadhafi avant d'être remplacé par Abdel Rahim al-Kib.
M.Jibril a reconnu qu'il n'avait pas de preuves indiquant clairement qui avait ordonné l'exécution de Kadhafi. L'ancien leader de la Jamahiriya a été fait prisonnier, retenu pendant un certain temps puis tué d'une balle dans la tête le 20 octobre dernier. "Cela prouve que les soldats ont reçu l'ordre de le tuer", a estimé M.Jibril.
L'exécution de Kadhafi a pu être décidée tant au niveau d'un Etat que par un homme politique. "En tout cas, celui qui a ordonné (son exécution) voulait la mort de Kadhafi pour éviter qu'il dévoile des secrets après son arrestation", a-t-il ajouté.
Après 42 ans de pouvoir et neuf mois de révolte populaire en Libye, Mouammar Kadhafi a été tué le 20 octobre 2011 près de sa ville natale de Syrte. Son fils Moatassem Billah a trouvé la mort le même jour. Ils ont été inhumés dans la plus grande discrétion, quelque part dans le désert libyen. Selon certaines informations démenties par les nouvelles autorités libyennes, le colonel et son fils auraient été soumis à la torture pendant trois heures avant d'être exécutés.

Jeudi 10 Novembre 2011






La guerre de Libye aurait pu mal tourner pour les Alliés
Cette guerre ne ressemble pas à celles d’Afghanistan et d’Irak, basées sur le nombre de forces au sol, mais à celles des années 90 en ex-Yougoslavie à dominante aérienne. Les forces franco-britanniques, aussi bien aériennes que navales, ont été rapidement épuisées et n’auraient pas pu poursuivre l’opération un mois de plus (ce qui a conduit les états-major à attaquer Tripoli fin août quel qu’en soit le prix humain). Le vaste déploiement maritime allié était mal coordonné et se serait avéré très vulnérable si les Libyens l’avaient attaqué.

En définitive, l’opération a été conçue en sous-estimant la capacité de résistance libyenne et —malgré l’intitulé Protecteur unifié— dans une certaine cacophonie entre alliés. Elle aurait pu mal tourner si la Jamahiriya s’était montrée offensive.

Bien que de nombreuses données restent encore confidentielles, ce rapport confirme plusieurs points importants, dont :
• Le président Sarkozy a ordonné aux forces françaises d’attaquer avant le moment prévu par les alliés.
• Les Français et les Britanniques ont partagé leurs renseignements, mais les ont cachés aux autres membres de l’Opération (sauf les USA bien sûr).
• Des Forces spéciales étaient déployées au sol dès le 23 février pour évacuer les ressortissants des États qui allaient constituer la coalition (alors que la Résolution 1973 n’a été adoptée que le 17 mars).
• Ce sont les forces US qui ont détruit aux 3/4 le système de défense aérienne libyen.
• Les hélicoptères ont été engagés avec prudence, uniquement lorsque le terrain avait été préparé par des bombardements. Les états-majors ne pouvaient de toute manière pas les utiliser en attaque dans un territoire aussi vaste.
• La Royal Navy a testé avec succès l’usage d’hélicoptères Apache depuis un porte-hélicoptères.
• Les Forces spéciales franco-britanniques ont notamment servies à encadrer les rebelles qui n’avaient aucune formation militaire. Insuffisamment nombreuses pour cette tâche, elle ont été aidées par les Forces spéciales égyptiennes et dans une moindre mesure jordaniennes.
• En mai, la Tunisie a accepté d’héberger et de faciliter la création d’un centre de renseignement à Djerba.
• Les rebelles ont été armés avec un matériel OTAN par la France avec l’aide du Qatar.

 








Paroles de Mouammar :

« Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas,
j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles,
et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger.
À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables,
j’ai tenu tête aux attaques de ce cowboy, Reagan,
quand il a tué ma fille adoptive orpheline.

Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.

Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent
pour l’Union africaine.

J’ai fait tout mon possible
pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie,
qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays.

Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains.
Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres,
des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits.
Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus.

Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté »,
de « démocratie »
et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes,
où le plus gros bouffe les autres.
Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie,
il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits,
ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit,
ni non plus de nourriture gratuite,
sauf quand les gens sont obligés de mendier
ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.
[…]



Maintenant,
je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire.

Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer,
priver notre pays de liberté,
nous priver de la gratuité de nos biens :
logements, médecine, éducation, nourriture,
et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. »
Or, nous tous, dans le tiers monde,
savons ce que cela veut dire.

Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays,
dirigeront le monde, et le peuple souffrira.

Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi,
je dois prendre mes dispositions.
Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie,
la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables,
avec de quoi manger et la santé,
et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes
en les faisant travailler ici avec nous, dans la Jamahiriya libyenne.


Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir,
pour sauver cette terre,
mon peuple,
tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants,
alors qu’il en soit ainsi.


Que ce testament soit ma voix dans le monde.
J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN,
résisté à la cruauté,
contrecarré la trahison ;
je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes,
et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans,
je me suis dressé comme un phare de lumière.

Quand d’autres construisaient des châteaux,
je vivais dans une maison modeste et dans une tente.
Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte,
je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national,
et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman
qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même.


En Occident,
sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de « fou », de « bizarre »,
ils continuent de mentir,
ils savent que notre pays est indépendant et libre,
et non pas sous emprise coloniale,
que ma vision, ma conduite est et a été sincère et pour mon peuple,
et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté. »




Mouammar Kadhafi ,
le 5 avril 2011

traduit par Sam Hamod





Voilà pourquoi, notre Site Amaranthes.fr
qui est contre toutes les religions et les idéologies,

se ferme,

pour protester contre le sort qui a été fait
à un homme porteur de Cœur et d'Humanité
qui pouvait être considéré,
quand bien même ne mangeait-il pas comme nous
et quand bien même était-il musulman,
comme un authentique AMARANTHE.

Une résurgence aurorienne.





Indifférence générale... sauf :








BD
Vendredi 4 Novembre 2011











Crimes de guerre en Libye
et Cour Pénale Internationale




Black Star News
Dimanche 18 Décembre 2011

Le Black Stars News s’irrite du fait que le premier procureur de la Cour pénale Internationale s’interroge, alors qu’il est sur le départ ( !) sur la qualification de crime de guerre pour l’assassinat dont a été victime le dirigeant Libyen Mouammar Kadhafi.

Et le Black Star News d’énumérer un certain nombre de crimes de guerre qui ont été sans l’ombre d’un doute perpétrés par les rebelles avec l’aide de l’OTAN.

Des crimes presque indicibles dont sont complices ceux là même qui prétendent aujourd’hui qu’il faut venir en aide au peuple syrien qui est lui aussi victime de crimes contre l’humanité.

C’était le même discours pour justifier l’entrée en guerre contre la Libye et nous savons aujourd’hui qui a perpétré des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, les même qui se drapent dans les vertus de l’humanitarisme à Paris, Londres, Ottawa ou Washington.

Le Black Star News s’interroge sur la probité du premier procureur Luis Moreno Ocampo dont la légende voudrait que ce soit un ardent défenseur des droits de l’homme.

Pourtant, s’il semble avoir fait une carrière d’avocat tout à fait conforme à l’éthique de cette profession et s’il a joué un rôle très important dans les poursuites engagées contre les acteurs de la dictature, on doit quand même observer que sa carrière a commencé en Argentine au bureau du Procureur-Général à l’époque de cette même dictature argentine.

Et si son CV  fait bien mention de ce passage, ce n’est par contre pas le cas de la notice biographique  qui lui est consacrée sur le site de la Cour pénale Internationale.

Si les compétences juridiques d’Ocampo semblent incontestables, sa biographie fait plus penser à un sens de l’opportunisme qu’à un véritable engagement militant au service des droits de l’homme.

Une lecture sommaire des activités de la CPI  nous apprend qu’elle devrait plutôt s’appeler Cour Pénale pour Juger les Africains et n’est donc qu’un instrument au service des politiques néocoloniales.

 





 A propos de l’assassinat de Kadhafi,
de qui se moque Luis Moreno Ocampo
de la cour pénale internationale?




Editorial, Black Star News (USA), 16 décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Professionnellement et moralement discrédité, le procureur sortant,  de la Cour Pénale Internationale (CPI) dit maintenant que le lynchage du dirigeant Libyen Mouammar Kadhafi «crée des suspicions » de crimes de guerre.

Ce Luis Moreno Ocampo, originaire d’Argentine, est vraiment sur une autre planète. Sa conduite, en ce qui concerne la Libye, a été si déplorable qu’il mériterait d’être interdit de séjour dans n’importe quel pays africain.

Quand les rebelles de l’OTAN ont lynché de présumés partisans de Kadhafi à Benghazi dès le mois de février, dont des travailleurs migrants venus d’autres pays africains, Ocampo n’a pas pipé mot alors même que les assassins avaient posté des images vidéo des atrocités sur YouTube, avec des foules en liesse ; quand les rebelles de l’OTAN ont décapité des travailleurs migrants venus d’autres pays africains, Ocampo n’a rien dit, ils était occupé à colporter ses histoires bidon et insensées de viols et de viagra sur CNN et dans le New York Times, des histoires dont il n’a plus jamais reparlé ; quand les rebelles de l’OTAN  ont nettoyé ethniquement Misrata  de sa population libyenne noire, ainsi que l’avait rapporté le Wall Street Journal du 21 juin 2011, avec l’aide d’une armée baptisée «La brigade pour purger [la ville] des esclaves et des peaux noires», Ocampo n’a rien dit ; quand les rebelles de l’OTAN ont nettoyé ethniquement la ville de Tawergha  de l’ensemble de ses 35 000 habitants Libyens noirs, incendiant leurs maisons et écrivant « nègres » et « esclaves » sur les murs des maisons détruites, ainsi que rapporté encore par le Wall Street Journal du 13 septembre 2011, Ocampo n’a rien dit ; quand les rebelles de l’OTAN ont, en s’inspirant des bombardements impitoyables 24/24 de l’OTAN, rasé la ville de Syrte en la bombardant de manière indiscriminée, avant d’exécuter des dizaines de prisonniers mains liées dans le dos, le soi-disant « procureur » n’a rien dit ; quand kadhafi lui-même a été traîné dans les rues, sodomisé et lynché, pas un mot d’Ocampo et, quand le journal britannique The Independent a parlé récemment des crimes de guerre perpétrés encore par le régime installé par l’OTAN en Libye, dont la détention de femmes et d’enfants noirs en tant que « ennemis de l’Etat ; » là encore Ocampo reste muer alors même qu’il se trouvait à Tripoli au moment de la publication du reportage.

Maintenant, au sujet de l’assassinat de Kadhafi, Ocampo qui cherche toujours à se faire de la publicité, dit aux journalistes ; «Nous avons soulevé ce problème aux autorités libyennes et elles préparent un plan pour avoir une stratégie globale pour enquêter sur ces crimes.»

En d’autres termes, le régime installé par l’OTAN en Libye, connu aussi sous le nom de Conseil National de Transition (CNT), ceux qui sont soupçonnés du crime vont, selon Ocampo, « enquêter sir ces crimes. » C’est un peu comme charger un Parrain d’enquêter sur les crimes commis par la Mafia.

L’Argentin Luis Moreno Ocampo ne respecte pas le droit international. Il a fait de la cour pénale internationale un instrument au service de Londres, Paris et Washington. Ces capitales disent à Ocampo qui il doit poursuivre et il obéit.

Ocampo a été autrefois été considéré comme un héros, un avocat militant, pour sa ténacité et sa poursuite inlassable de ceux qui avaient violé les droits de l’homme en Argentine, son pays natal. Cette réputation ne colle guère avec l’Ocampo de la cour pénale internationale.

Ocampo a-t-il change et est-il devenu une personne différente? A-t-il succombé devant l’hégémonie politique et les pressions des Etats Unis, de la France et de la Grande Bretagne ? Etait-il vraiment un militant de la justice en Argentine ou cette réputation est-elle un mythe ?

Cet été, Ocampo passera le relais à son adjointe, Fatou Bensouda, de Gambie. Espérons qu’elle n’a pas appris trop de choses de lui.

Un jour, une image plus précise et mieux informée d’Ocampo pourrait bien apparaître. Mais le Ocampo que nous connaissons ne demandera jamais d’enquête sur personne pour les crimes de guerre présumés en lien avec le lynchage de Kadhafi pu d’autres crimes commis par les rebelles de l’OTAN.

Si la vérité était dite, il devrait poursuivre l’ensemble des dirigeants du CNT pour les crimes commis à Benghazi, Misrata et Tawergha. Cela n’arrivera jamais. Pas à court terme en tout cas.

Alors qui Ocampo pense-t-il tromper?

http://mounadil.wordpress.com/
 


Dimanche 18 Décembre 2011