Rien
ne pourrait mieux démontrer quels intérêts de classe sert
la Maison-Blanche. Les grandes banques ont systématiquement enfreint la
loi, persécuté un nombre inconnu de familles, et la réaction
de l'administration Obama est de protéger les criminels. (Source)
Le
dollar US est mûr pour une dévaluation catastrophique, les banquiers
privés le savent et ils cherchent maintenant à sortir du dollar
et à mettre la main sur de véritables valeurs. Dylan
Ratigan de MSNBC a rapporté que la fraude des reprises de finances immobilières
pourrait se chiffrer autour de 45 trillions de dollars ($45 000 000 000 000),
ce qui revient à l'équivalent de plus de $135 000 pour chaque Américain
vivant, du plus petit nouveau-né au plus vieux retraité. $135 000
plus intérêts parce que le gouvernement américain a emprunté
cet argent pour le déverser dans ce gouffre, contre la permission des Américains,
les engageant dans une servitude sans fin de leur futur pour rembourser cet argent.
Cela est la véritable histoire de ce désastre. Le gouvernement américain
a laissé ce gâchis se réaliser, le tout débutant aussi
tôt qu'en 1999 alors que la folie immobilière commençait à
se développer, conduisant la valeur des maisons à des prix exorbitants
et déclenchant la maison-mania qui a alimenté la bulle des titres
d'hypothèques (mortgage-backed-securities). Mais les experts à
l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement savaient qu'il
s'agissait d'une bulle financière, savaient qu'elle ne pouvait être
soutenue ; et comme ce fut le cas avec Bernie Madoff-le-voleur et British Petroleum,
le gouvernement n'a rien fait pour arrêter le désastre. C'est ce
que Wall Street a perpétré sur le dos de la population. Washington
les a laissé faire, pour ensuite déverser des tonnes d'argent sur
Wall Street contre la permission des Américains dans une tentative manquée
d'essayer de réparer ce fouillis.
Les
banquiers de Wall Street vont empocher cette année des
revenus et primes records de l'ordre de $144 milliards --- deux ans seulement
après la crise financière mondiale. Après avoir déclenché
une tempête de protestations il y a 12 mois, causée par la distribution
de rémunérations records de $138 milliards, les institutions financières
américaines ont placé la barre des revenus encore plus haut.
Les
prêteurs ont saisi plus de maisons cet été qu'en n'importe
quel trimestre depuis le début de l'éclatement du marché
immobilier en 2006. Mais plusieurs de ces reprises de finances seront contestées
en court basé sur des allégations que les banques ont évincé
ces propriétaires sans même lire les documents relatifs. Au
total, 288 345 propriétés ont été saisies durant
la période de juillet à septembre, selon les données publiées
par RealtyTrac Inc., un record depuis que la firme a commencé à
répertorier ces chiffres en 2005. Les banques ont saisi plus de 816 000
maisons (1 maison sur 139) depuis les 9 premiers mois de l'année et si
la tendance se poursuit, elles sont en route vers le 1,2 million de saisies d'ici
à la fin de l'année 2010. Le crime est contagieux et là où
la loi se termine, commence la tyrannie.
Le
directeur de la Fed, Ben Bernanke, a laissé savoir que des régulateurs
bancaires de la banque centrale examinent présentement si les compagnies
hypothécaires ont coupé les coins dans leurs propres procédures
lorsqu'ils ont commencé à saisir les maisons des gens. Ce qui revient
à avoir Charlie Manson
enquêter sur la mort de l'actrice Sharon Tate en concluant que ce fut
un suicide tragique ! Encore une fois, les saisies immobilières ne sont
pas le scandale, c'est les "mortgage-backed securities" survendues
qui le sont, ce qui a rendu les banquiers instantanément riches et qui
a déclenché le tsunami de saisies immobilières dans le but
de brouiller leurs pistes. Les saisies frauduleuses ne sont qu'un symptôme,
la fraude est la maladie.
Est-ce
seulement possible que les banquiers créatifs de la Floride ont découvert
qu'ils pouvaient «vendre» les mêmes prêts hypothécaires
à plusieurs reprises par commodément fournir une «copie»
de la note électronique pour chaque vente subséquente ? En offrant
une "bonne" note électronique à chaque acheteur, le vendeur/fournisseur
de service ont pu faire monter le stratagème de Ponzi jusqu'au ciel ---
en utilisant le revenu de chaque vente pour payer les intérêts à
chaque nouveau groupe d'investisseurs. Comme il a été dit à
propos de l'échec de la First National Bank de Keystone, la gestion
cachait une chaîne de Ponzi dans la zone de gestion de prêts depuis
des années, trompant les régulateurs et vérificateurs internes.
(Source)
Gretchen
Morgenson rapportait dans un article du New York Times cette pratique
commune qui avait cours en Floride et dans d'autres juridictions de détruire
le document hypothécaire physique original lorsqu'une note électronique
était créé pour "éviter la confusion". Plusieurs
de ces copies ont été créées et revendus de nombreuses
fois. Évidemment, les paiements sur l'hypothèque ne pouvaient
être appliqués qu'à une de ces copies, ce qui signifie que
les autres apparaissent comme faisant défaut de paiement, ce qui déclenche
une reprise de finance et l'effondrement des mortgage-backed security basées
sur les copies en extra de l'hypothèque. Donc, même si l'hypothèque
d'une maison est remboursé, d'autres investisseurs peuvent penser qu'ils
sont eux aussi propriétaires de l'hypothèque de ladite maison qui
pour eux apparaît toujours impayé, ce
qui effraie les investisseurs.
Les
secrétaires à la Justice des 50 États ont déclenché
une enquête coordonnée et plusieurs d'entre eux ont appelé
à l'imposition d'un moratoire sur les saisies immobilières, qualifiant
la falsification des documents de «fraude contre les tribunaux». (Voir
aussi cet article)
Même
si l'on devait accepter l'affirmation douteuse des banquiers et de leurs porte-paroles
au gouvernement voulant qu'un moratoire détruirait le marché immobilier
et précipiterait une autre panique financière --- un argument qui
les sert bien et qu'ils ne prennent pas la peine de justifier --- cela ne ferait
que confirmer le caractère rapace et socialement destructeur de l'actuel
système économique. Le fait que Wall Street avoue pratiquement que
le système de profit dépend de la propagation de l'itinérance
et de la misère sociale souligne la nécessité de renverser
le système. (Source)
Les
escrocs de Wall Street et de Washington DC se sont entendus sur une histoire
et notez la priorité affichée : ils ne sont pas inquiets au sujet
des Américains, mais bien par la valeur des propriétés qu'ils
tiennent pour culte ; c'est la valeur des propriétés qui doit être
protégée à tout prix ! Vive l'argent ! L'argent est Dieu
! L'argent est le maître devant qui tout doit ramper et s'abaisser !
Premièrement
il y a la paperasserie frauduleuse des saisies illicites contre les propriétaires.
Maintenant,
la grande histoire provient des investisseurs qui veulent récupérer
leur argent et sortir des titres hypothécaires. Déjà
des milliards sont demandés en retour de paiement par les investisseurs.
La raison pour laquelle les investisseurs demandent le retour de leur argent est
que les banquiers ont faite de la survente de ces titres d'hypothèques,
promettant jusqu'à 20 fois la même hypothèque immobilière
à titre de garantie. Bien sûr, comme il a été précédemment
dit, le seul moyen que ce système peut fonctionner pour les escrocs est
que les maisons soient mise en banqueroute et saisies afin de faire en sorte que
les investisseurs cessent de demander où est leur argent.
Les
médias corporatifs ne veulent pas que le public comprenne la profondeur
de la criminalité au sommet de l'industrie bancaire. Leur objectif est
de présenter une facette limitée de cette fraude dans le but de
donner l'apparence que seules les saisies immobilières étaient frauduleuses
et seulement quelques-unes d'entre elles.
En
résumé, voici ce qui s'est passé étape par étape
à partir de 1999, après le Congrès ait abrogé le Glass-Steagall
Act :
1.
Verser de l'argent dans l'immobilier pour déclencher un mouvement à
la hausse des prix.
2.
Commencer à vendre des prêts hypothécaires à n'importe
qui, même à des acheteurs non qualifiés, utilisant les taux
alléchants et un crédit d'impôt de $8000 du gouvernement fédéral
qui est complice dans cette escroquerie.
3.
Regrouper les prêts hypothécaires en «Mortgage-Backed Securities
(MBS)» et «obligation
adossée à des actifs (CDO)» et les vendre comme étant
des investissements.
3a.
Regrouper
et revendre de nouveau jusqu'à 20 fois les mêmes hypothèques
à d'autres investisseurs !
4.
Puisqu'il est impossible de repayer les 2000% de MBS et CDO survendus qui ont
été vendus, faire intentionnellement s'effondrer le marché
du logement au même moment que vos co-conspirateurs dans l'administration
fédérale envoient tous les emplois bien rémunérés
vers d'autres pays, afin que vous puissiez saisir toutes ces maisons et mettre
fin aux pleurnichements de ces satanés investisseurs qui demandent constamment
quand pourront-ils obtenir leurs profits.
5.
Lorsque la fraude est découverte, comme ce fut le cas à partir de
mi-2008, renommer ces titres adossés à des hypothèques frauduleuses
comme des «actifs toxiques» et faire la demande auprès du Congrès
de passer un plan de sauvetage (TARP) et utiliser l'argent des contribuables pour
racheter tous les mauvais titres afin de demeurer hors de prison, ce que les acteurs
les plus importants tels que Countrywide/BofA, Bear Sterns, Goldman Sachs voudraient
bien.

Complicité du gouvernement américain et de la Fed
La
plupart des banques américaines sont détenues par des sociétés
de portefeuille bancaire (bank
holding companies --- BHCs). La Réserve fédérale surveille
tous les CSB, que la filiale de la banque soit un État membre, un non-membre
de l'État, ou d'une banque nationale. Cette
section fournit des informations pour aider à déterminer si
et quand elles peuvent être classifiées comme étant des sociétés
de portefeuille bancaire.
Propriété
des sociétés de portefeuille bancaire par les Banque :
Présentement,
environ 84% des banques commerciales aux États-Unis font d'une structure
de sociétés de portefeuille bancaire. Cependant, relativement peu
de ces sociétés de portefeuille bancaire sont formées par
les banques alors que la banque elle-même est dans la phase d'organisation.
En règle générale, la formation d'une société
de portefeuille bancaire est faite à un moment donné plus tard dans
les opérations de la banque.
Les
tableaux suivants illustrent la prévalence de la propriété
des banques aux États-Unis par des sociétés de portefeuille
bancaire :
Plus
de 75% des banques dont les actifs sont de moins de $100 millions appartiennent
à des sociétés de portefeuille bancaires, alors que ce pourcentage
augmente à 100% pour les grandes banques de plus de 10 milliards de dollars
d'actifs. Environ 60% des banques à propriété mineure sont
la propriété de plus de 75 pour cent des banques dont les actifs
de moins de $ 100 000 000 appartiennent à des sociétés de
portefeuille bancaires, alors que ce pourcentage augmente à 100 pour cent
pour les grandes banques de plus de 10 milliards de dollars d'actifs. Environ
60% des banques à propriété mineure sont la propriété
de sociétés de portefeuille bancaire.
Ainsi
donc, la Réserve fédérale supervise toutes les sociétés
de portefeuille bancaire, incluant les banques qui ont fait de la survente d'hypothèques
en de multiples mortgage-backed securities. Cela signifie que la Fed
est impliquée jusqu'au cou dans cette fraude, ce qui explique les 9 trillions
de dollars ("empruntés" et à être éventuellement
remboursés par les payeurs de taxes) ont été remis par la
Fed pour racheter les mauvais papiers bancaires sans dire au public où
cet argent est allé.
Selon
les données de RealtyTrac cité dans un article récent de
AP, 24% des ventes immobilières à l'échelle nationale
au deuxième trimestre furent des maisons saisies. Au Nevada, s'était
de 56% des ventes. En Arizona et en Californie, ce fut plus de 40%, et au Rhode
Island, Massachusetts, la Floride et le Michigan, le nombre de ventes de maisons
saisies s'élève à plus d'un tiers des ventes totales.
Avec
certaines compagnies repoussent les dates de reprises de finance ou qui ont suspendu
les saisies purement et simplement, en combinaison avec les acheteurs qui sont
de plus en plus méfiants des propriétés saisies --- et qui
auront plus de difficulté à trouver une assurance titre --- les
ventes de logements devraient diminuer de façon significative dans les
prochains mois ou deux. Faites le calcul, c'est moche et pas seulement pour les
professionnels de l'immobilier.
Pourtant,
ceux pour qui cela devrait d'être moche, c'est les banques qui ont vendu
des prêts hypothécaires maintes et maintes fois à travers
différents titres adossés à des hypothèques, créant
ainsi une situation qui a forcé la saisie immobilière massive qui
était le seul moyen de dissimuler les preuves de fraude qui pourraient
envoyer ces banquiers en prison . Et puisque, comme il était souligné
ci-dessus, ces principales banques sont détenues par des sociétés
de portefeuille bancaire et c'est la Réserve fédérale qui
est responsable de la surveillance de celles-ci donc, cette fraude criminelle
remonte droit vers le sommet de la pyramide.
Pourtant,
ceux pour qui cela devrait d'être moche, c'est les banques qui ont vendu
des prêts hypothécaires maintes et maintes fois à travers
différents titres adossés à des hypothèques, créant
ainsi une situation qui a forcé la saisie immobilière massive qui
était le seul moyen de dissimuler les preuves de fraude qui pourraient
envoyer ces banquiers en prison . Et puisque, comme il était souligné
ci-dessus, ces principales banques sont détenues par des sociétés
de portefeuille bancaire et c'est la Réserve fédérale qui
est responsable de la surveillance de celles-ci donc, cette fraude criminelle
remonte tout droit à la tête de la structure.
Qu'est-ce
que l'administration Obama compte faire à sujet ? Rien. En fait, la
Maison Blanche a décidé qu'elle n'imposerait pas de moratoire temporaire
sur les saisies immobilières, malgré un mécontentement
grandissant de la population face à cette fraude bancaire. Au lieu de protéger
la population, non seulement le gouvernement US a-t-il incité les Américains
à s'acheter des maisons en leur offrant des crédits d'impôts,
mais après que le scandale a éclaté, il a décidé
de protéger les banques privées et Wall Street. La raison évoquée
par un porte-parole de la Maison Blanche : cela pourrait avoir des "conséquences
imprévues".
CNBS
a suggéré que le
gouvernement US irait possiblement jusqu'à passer une loi qui légaliserait
rétroactivement toute la fraude des banques, que les banques seraient
protégées, ce qui revient à dire que la fraude sera sanctionnée
par les politiciens. Les politiciens ne laisseront pas la stabilité des
plus grandes banques de la nation être menacées par des droits contractuels.
Voici
ce qui risque de se passer : le Congrès adopte une loi nommée à
peu près comme ceci : "La modernisation de la loi sur la stabilité
financière de 2010" qui sera accordée rétroactivement
aux prêts hypothécaires, leur octroyant les droits nécessaires
dans les hypothèques sous-jacentes dont les gens sont inquiets. Tous les
documents frauduleux, les notes de crédit perdues et les intérêts
non attribués seront pardonnés par un acte législatif. Si
le Congrès passe quelque chose du genre, cela signifiera alors que l'anarchie
est permise ! Cela signifiera que tous les contrats légaux pourront
être réécrits en tout temps pour bénéficier
à ceux qui sont au pouvoir. Comment peut-on avoir confiance en quelconque
contrat légal, en raison que l'État est en mesure de modifier ce
contrat dans l'avenir seulement qu'avec l'aide d'une nouvelle législation
?
Comment
une fraude s'échelonnant sur plus d'une décennie peut-elle être
sanctionnée ? Comment ce gouvernement peut-il continuellement trahir le
peuple, mais protéger les banques ?
Barack
Obama s'oppose à toute action qui pourrait
déranger les banques. Ali Veschi de CNN essaie de vendre l'idée
selon laquelle lire attentivement les allégations de fraude massive autant
des saisies immobilières que des surventes de titres adossés à
des hypothèques (mortgage-backed securities) originaux ralentiront
la "reprise économique". En d'autres termes, si les Américains
ne pardonnent pas Wall Street en plus d'oublier ce viol collectif de la classe
moyenne s'étant déroulé au cours des dix dernières
années, Wall Street et le gouvernement fédéral les rendront
encore plus pauvre. C'est une brutalité du plus bas niveau ; pas mieux
qu'un homme qui vole dans un magasin et met en garde le magasinier que s'il se
plaint, il reviendra pour dévaliser le magasin de nouveau !
Shuan
Donovan s'est prononcé lors d'une allocution pour la Maison Blanche
et a déclaré que l'administration se concentre sur l'avenir pour
s'assurer que les normes seront respectées, plutôt que de regarder
en arrière pour être certain que propriétaires et les investisseurs
n'ont pas été lésés pendant ces années fastes
sans vergogne. «Nous n'avons pas trouvé de preuve à ce stade-ci
de problèmes systémiques dans les documents juridiques sous-jacents,
ou d'autres qui ont été examinés", a-t-il laissé
savoir.
Autrement
dit, la Maison Blanche dit qu'ils vont mettre fin à la fraude (comme ils
ont promis qu'ils mettraient fin aux guerres), mais n'aura aucun effet sur les
milliers de milliards de dollars de dettes mises sur le dos des gens pour acheter
les frauduleux titres adossés à des hypothèques survendues.
C'est
comme un policier se tenant dans votre maison qui vient d'être pillée
et qui vous dit qu'il ne demandera pas aux voleurs de remettre les meubles en
place, mais qu'il leur demandera gentiment de ne pas le faire à nouveau
! C'est à se demander pour qui le flic travaille vraiment.
Dans
ce cas, puisque le gouvernement des États-Unis ont aidé à
appâter des emprunteurs de subprimes dans l'escroquerie à
l'aide de ce crédit d'impôt de $8000, le gouvernement a travaillé
--- et travaille toujours --- fermement aux côtés des banquiers criminels.
Auteur
:
François
Marginean - Source :
Les
7 du Québec