Le 4 novembre 2010, la mission EPOXI de la NASA [très gros plan] frôlera à toute vitesse la comète Hartley 2.
Crédit image : NASA/JPL-Caltech.


      Que peut-on dire du second rendez-vous imminent
de la sonde Deep Impact avec une comète ?

Les informations (en italique) proviennent du site Internet de la NASA.


Holoscience, Wal Thornhill, 27 octobre 2010


      La sonde Deep Impact est sur le point d’avoir un rendez-vous avec une autre comète. Ce sera la cinquième comète observée par un vaisseau spatial en survol rapproché. La mission a reçu le sigle particulier d’EPOXI. Il réunit les noms des deux composantes de la mission prolongée : l’observation des planète extrasolaires, appelée Extrasolar Planet Observation and Characterization (EPOCh), et le survol de la comète Hartley 2, appelé Deep Impact Extended Investigation (DIXI). Le vaisseau spatial est toujours appelé « Deep Impact. » La composante DIXI (Deep Impact Extended Investigation) de la mission EPOXI observera la comète 103P/Hartley 2 pour la comparer aux comètes observées par les autres missions d’engins spatiaux. Les comparaisons avec les données de Tempel 1, prises exactement avec les mêmes instruments, seront particulièrement utiles pour déterminer quelles caractéristiques cométaires représentent les différences primordiales et ce qui résulte des processus d'évolution ultérieurs.


      Commentaire : La mission Deep Impact vers la comète Tempel 1 était peut-être la mission spatiale la plus réussie pour confirmer les prévisions de l’Univers électrique et réduire à néant le point de vue consensuel voyant les comètes comme des corps originels glacés et inertes. Si la méthode scientifique était vraiment appliquée, les énigmes de Deep Impact 1 auraient dû provoquer une révision, non seulement du paradigme actuel, mais aussi de tous les choix qui l’ont amené.


      « De toutes les forces que nous connaissons, rien n’est plus fort qu'un paradigme. » — Robert Stirniman


      Mes prédictions étaient basées sur une hypothèse nettement différente de l'origine et de la nature des comètes. Elles ne supposent rien sur leur origine primordiale inaccessible. Elles reposent sur des observations du ciel plus générales de l'homme. Mes collègues ont amassé une expertise juridique éloquente, basée sur les plus anciens souvenirs consignés de l'homme et des pétroglyphes préhistoriques concernant des échanges électriques entre corps du Système Solaire lors d’une période récente de chaos planétaire. Il est significatif que les traditions mondiale associent la foudre aux pierres venues du ciel, ou météorites. Plus convaincante est la découverte sur Terre de météorites récentes venant de Mars. Le message est évident. Comètes, astéroïdes et météorites proviennent tous de planètes rocheuses et de lunes, propulsés violemment en arc dans l'espace par une décharge électrique incroyablement puissante.


      Ce site a été le seul à prévoir le flash initial inattendu avant l'impact : « avant que l'impact physique ne se produise, on peut s'attendre à une brusque décharge entre le noyau de la comète et le projectile de cuivre. Elle aura la courbe caractéristique de l’éclair de foudre, avec une apparition brusque et une extinction exponentielle. La question est : est-ce que ce sera une simple étincelle ou un arc puissant ? J’avais aussi prévu qu'au lieu de voir très peu d’effet de l'impact : « les effets énergétiques de la rencontre devraient dépasser ceux d'un impact physique simple, à la manière même de ce qui a été vu sur Jupiter avec la comète Shoemaker-Levy 9. »


      Avec ces prédictions réussies, que pourrait-on attendre de Deep Impact 2 ?



Objectifs scientifiques de DIXI


      Au cœur de l’effort d'exploration du Système Solaire de la NASA réside le besoin de comprendre l'origine des planètes, des astéroïdes, des comètes et des objets de la ceinture de Kuiper. Dans la mission EPOXI, l'intérêt se porte à la fois sur la façon dont est né le Système Solaire et comment il évolue. Dans les deux cas nous nous intéressons aux comètes, car nous pensons qu'elles révèlent les conditions qui prévalaient dans les premiers stades de la formation du Système Solaire. Ce sont les premiers membres du Système Solaire et elles ont peu changé du fait qu'elles passent la majeure partie de leur vie dans des régions froides du Système Solaire.


      Commentaire : L'histoire de la formation des planètes à partir des « restes » de la formation gravitationnelle du Soleil est purement hypothétique, puisqu’un corps de moins de 1000 km de diamètre se fragmente en cas de collision. L'hypothèse vacille en essayant de produire des corps de 1 km ! Comme si cela ne suffisait pas, dans les paroles d’un expert, « chaque planète a besoin d’une histoire différente. » Se référant à l'analyse de la poussière de la queue de la comète Wild 2 par la mission Stardust, le Dr Phil Bland, maître de recherche au Meteorics and Planetary Science du College Imperial de Londres, a écrit dans le Times :


      « La composition disparate de ses minéraux nous dit que les éléments qui ont construit cette comète n'ont pas été formés ensemble dans un seul endroit lors d’un seul événement. Fondamentalement, nous ne savons toujours pas comment vous fabriquez des planètes à partir d'un nuage de poussière et de gaz. »


      Pourtant, l’histoire raconte que les comètes entrent dans le Système Solaire interne quand elles sont perturbées dans un nuage invisible d'objets glacés situé à environ 1000 fois la distance de Pluton, une bonne fraction du chemin vers l'étoile la plus proche. On pense que la perturbation est due à une étoile de passage ou au mouvement du Soleil au-dessus et en dessous du plan galactique. Mais de nombreux astronomes ont souligné l’absence de preuves du fait des essaims de comètes sporadiques que de ce genre de perturbation devrait libérer et ont conclu que ces événements ne peuvent représenter qu'environ un cinquième des comètes que nous voyons.


      Le regretté astronome Tom Van Flandern avait mis au point un modèle réduit qui démontre l'invraisemblance de cette théorie. « Si l’orbite de la Terre est représentée par le point à la fin de cette phrase et l'orbite de Pluton par un cercle d'un centimètre de diamètre, alors l’étoile la plus proche est à 41 mètres. Contenant une comète au millimètre cube, le nuage cométaire d’Oort est en orbite autour d’une sphère d’environ 6 mètres de diamètre. Les comètes bougeraient d’environ 3 millimètres en 1000 ans. Elles seraient en réalité immobiles. En de rares occasions, des étoiles de passage vrombiraient à la vitesse d’un mètre par 1000 ans et sèmeraient la pagaille dans les comètes proches. Moins d’une comète sur 10.000 perturbées sera envoyée sur un chemin se dirigeant vers la sphère d’environ un millimètre entourant le Soleil, où une comète pourra être vue de la Terre. »


      Ayant visualisé cela, Van Flandern a fait remarquer que le volume d'une sphère englobant l'orbite de Pluton est si vaste que la totalité des 200 milliards d'étoiles de notre galaxie pourraient tenir dans la place disponible. Il écrit : « Mais le volume inclut dans le nuage cométaire est un milliard de fois plus grand encore. Survivant comme une idée plausible en grande partie parce que notre intuition échoue aussi misérablement à comprendre l'immensité de ce volume, il est vraiment incroyablement grand. » C’est un autre exemple de l'astronomie, d'un modèle basé sur l’improbable matière invisible. L'une des difficultés sérieuses de l'observation avec cette idée, c'est l’absence totale de comètes sur des orbites hyperboliques. Pourtant, ce modèle incontesté persiste !


      La découverte récente de la formation d’étoiles sous forme de collier de perles est conforme à la théorie de la constriction électromagnétique testée au laboratoire de la Cosmologie du plasma. Le modèle de l’Univers électrique va plus loin en proposant avec ce processus à la fois la capture d’étoiles par l’intermédiaire de l’électricité, et l'expulsion de corps planétaires, satellites et anneaux de débris des étoiles et des planètes géantes gazeuses, pendant que l'ordre se réalise dans le nouveau système planétaire. En d'autres termes, l'histoire du Système Solaire est complexe et épisodique. L’assortiment bizarre de planètes et de lunes soutient ce point de vue. Chaque corps a sa propre origine et histoire uniques.


      Dans ce panorama, les comètes et les astéroïdes sont des débris d’événements électriques interplanétaires et ne sont pas « originels. » Cette hypothèse a été récemment renforcée par la « surprenante » découverte de minéraux produits à haute température, capturés dans une queue de comète par la sonde Stardust. Comme les planètes, chaque comète a une histoire complexe. Les comètes peuvent avoir diverses origines planétaires ou être arrachés de différents matériaux à la surface d’une même planète. Elles peuvent être plus ou moins brûlées électriquement et marquées par le processus de leur « naissance. » Des chercheurs ont noté, « le fait que la forme et la topographie de trois comètes de la famille de Jupiter (Borrelly, Wild 2 et Tempel 1) sont très différentes les unes des autres, soulève la question de savoir si une comète est typique quand on la regarde de près. » Une telle question ne se pose pas si toutes les comètes se sont formées dans un lointain nuage d’Oort homogène.


      Les observations à faire durant la partie cométaire de la mission EPOXI sont motivées en grande partie par les découvertes inattendues de la mission Deep Impact. Ce sont les suivantes : éruptions fréquentes originaires de la surface qui rayonnent vers l'extérieur à la façon d’un éventail ; caractéristiques superficielles jamais vues auparavant, comme les bords à découvert des couches de surface et les particularités relativement grandes semblables à des écoulements ; asymétrie spatiale des gaz à l'intérieur de la chevelure ; preuve de la pénétration superficielle du rayonnement solaire ; petites nappes de glace hydrique à la surface.


      Commentaire : Une tradition de découvertes imprévues est la marque d'une hypothèse en défaut. Le modèle cométaire électrique a été capable de prédire ou d’expliquer simplement toutes les découvertes faites au cours de la mission Deep Impact. Les « éruptions » de la comète ont la forme de « jets cathodiques, » qui sont par nature jaillissants et ont tendance à sauter autour d'un point élevé ou d’une arête vive à l'autre. Les soi-disant « volcans » de Io sont aussi des jets cathodiques intermittents, qui montrent des éjections « en éventail » et, contrairement aux volcans terrestres, se déplacent à la surface de la lune.





Cette vue de Io prise par Voyager 1 montre sur le limbe le panache du « volcan » Loki en activité.
Crédit : NASA/JPL


      Les particularités superficielles de Tempel 1 sont typiques d’un usinage par décharge électrique. L'asymétrie des gaz à l'intérieur de la chevelure sera discutée plus tard. La pénétration superficielle de la chaleur solaire, montrée par le refroidissement rapide de la surface non éclairée, et les petites nappes de glace superficielles ne sont pas un problème parce que les jets ne se rapportent pas à la chaleur.


      Afin de mieux comprendre comment se sont formées et ont évolué les comètes, nous allons comparer les observations d’EPOXI avec les observations précédentes du survol des comètes Halley, Borrelly et Wild 2 – Giotto et Vega sur Halley, DS1 sur Borrelly, Stardust sur Wild 2, Deep Impact sur Tempel 1 – pour rechercher les similitudes et les différences. Les découvertes faites par Deep Impact sur Tempel 1 ont soulevé plusieurs nouvelles questions :


      - Est-ce que l'hétérogénéité des gaz à l'intérieur de la chevelure peut avoir un rapport avec la formation de la comète par accumulation de différents types de cométésimaux provenant de diverses parties du Système Solaire ?


      Commentaire : Non. L'hypothèse des cométésimaux est conjecturale et non étayée par les tentatives de modélisation de l’agrégation par impact d’objets. Par ailleurs, les orbites des comètes ne se conforment pas à leur origine supposée dans un hypothétique « nuage d’Oort » à grande distance du Système Solaire. Van Flandern a proposé que le fait d’observer des « familles » de comètes peut être attribué à leur origine à l’intérieur du Système Solaire, qu'il attribue possiblement à quatre explosions planétaires distinctes (mais inexpliquées).


      - Pourquoi les autres comètes montrent-elles souvent les éruptions brèves vues par Deep Impact sur Tempel 1 et pourquoi se produisent-elles ?


      Commentaire : Le modèle de l'Univers électrique prévoit que toute activité cométaire présentera souvent de brèves éruptions en divers endroits sur la surface. Ces éruptions se produisent car il s’agit d’un phénomène de décharge électrique, appelé techniquement jet cathodique (froid). Leur apparition sera aussi soudaine que l'étincelle électrique (décrite comme « presque instantanée » dans un rapport) et leur durée se prolongera uniquement parce le plasma spatial a une capacité limitée à transporter le courant. Les jets se concentreront dans une zone lumineuse extrêmement petite, généralement située sur un point élevé ou le bord d’une surface de la comète. En juillet 2004, j'ai écrit à propos de la comète Wild 2 : « Dans la théorie électrique, les points lumineux indéterminés sont prévus au moment où les arcs cathodiques empiètent sur le noyau et provoquent des jets cathodiques. » Que trouvons-nous ? « Les caractéristiques dont l'albédo est le plus important, ou qui ont du moins la plus grande luminosité, sont de rares petits points lumineux qui se trouvent dans de multiples images à divers angles de phase... excluant la possibilité qu'il s'agisse d'un effet de phase ou d'un artefact de l’image. Sur les images stéréo, [une tache brillante de moins de 50 mètres au bord d'une dépression à fond plat] n'a pas d’épaisseur. Il y a une tache sombre comme une ombre qui pourrait visiblement être l'ombre d'un gros jet... Les points lumineux sont petits et rares, ce qui suggère qu'ils pourraient être de courte durée. » Certaines sources de jets sont signalées avoir tendance « à coïncider avec des emplacements qui sont plus brillants que la moyenne. » Les jets se forment sur le noyau cométaire au plus proche de la gaine de plasma, là où le champ électrique est le plus fort. La gaine de plasma étant en général plus près du côté exposé au Soleil, cela a fait naître l’idée que la chaleur solaire est responsable des jets cométaires. Toutefois, le vent solaire influençant fortement la gaine de plasma cométaire, il peut provoquer des jets en des endroits non éclairés de la comète.


      En comparaison, on pourrait s’attendre à ce que des jets provoqués par la chaleur solaire aient une évolution lente au même endroit uniquement, là où l’enSoleillement est maximum.


      - Les autres comètes ont révélé des couches et de grandes particularités semblables à des coulées limitées par des escarpements. Qu'est-ce qui les provoque ?


      Commentaire : Toutes les comètes doivent manifester un nettoyage électrostatique et une électroérosion de leur surface. Cela crée des surfaces planes entourées de terrasses ou d'escarpements. Les soi-disant « caldeiras » de Io en sont un exemple à plus grande échelle. Elles ont été rendues visibles par le processus d'électroérosion de leurs parois.





Sur cette image en gros plan, prise par la sonde Galileo lors du survol le plus proche que jamais du 10 octobre 1999 de Io, la lune de Jupiter, le « volcan » Pele brille dans la nuit. Seules les surfaces dont la température est supérieure à 600 degrés sont visibles sur cette image. Les taches chaudes sont dues à des arcs cathodiques qui forment une fine ligne courbe ayant plus de 10 kilomètres de long et jusqu'à 50 mètres de large. Les arcs cathodiques suivent le bord abrupt de la caldeira de Pele.
Crédit : NASA/JPL/Université de l’Arizona


      - Est-ce parce que la chaleur ne peut pas pénétrer profondément sous leur surface que le côté sombre des comètes est extrêmement froid ?


      Commentaire : Oui. L’idée consensuelle, des jets cométaires formés par la conduction de la chaleur vers les éléments volatils sous la surface, est une hypothèse entêtée et peu probable, présentant des conjectures invérifiables sur ce qui se cache à l'intérieur des comètes. En outre, il faudrait des tubes de venturi cylindriques incroyablement parfaits dans surface rocheuse pour produire les jets en éventail observés.


      - Est-ce que la forme délabrée des cratères nous indique que les comètes se sont formées plus tôt que nous le pensions ?


      Commentaire : Non. Toutes les comètes se sont formées récemment lors de cataclysmiques combats planétaires électriques. Les cratères ne sont pas dus à des impacts. Ce sont des cratères électriques, dont les arêtes s’érodent à chaque approche du Soleil.


      - Est-ce que la distribution des éléments volatils, tels que la glace ou le dioxyde de carbone, résultent d'un processus évolutif, ou est-ce apparue durant la formation initiale ?


      Commentaire : La plupart des éléments volatils détectés dans la chevelure des comètes sont formées non pas par la chaleur solaire, mais à haute température par le grésillement cathodique électrique qui pulvérise les minéraux de la surface cométaire. La preuve de ceci vient de la profusion « énigmatique » (densité au moins 100 fois plus grande que prévu) d'ions négatifs près du noyau. Les ions négatifs se combinent avec les ions positifs d’hydrogène du vent solaire pour donner, entre autres, le radical OH, qui est ensuite interprété comme une signature de la présence de glace hydrique sur la comète. C'est pourquoi tous les autres importants moyens de détection de glace hydrique sur les comètes ont généralement échoué. Les comètes n'ont pas subi de « processus évolutif. » Ce sont des débris dus à des décharges électriques qui sculptent la surface des planètes. Elles appartiennent à des « familles » qui caractérise leur planète d’origine. Elles sont nées dans un environnement d’intense décharge plasmatique qui tend à repousser les éléments volatils. Toutefois, comme le montrent les météorites de type chondrite, il existe des effets plasmatiques qui tendent à produire des surfaces disposées en couches et des agglomérations de fragment.


      - Comment peut-on distinguer les caractéristiques mises en place au cours de la formation initiale d'une comète de celles qui ont évolué plus tard ?


      Commentaire : Tout d'abord, le mécanisme de formation des comètes doit être compris. Et cela exige que les scientifiques acceptent la possibilité que la détection de minéraux à haute température dans la poussière de la queue de la comète par la mission Stardust, réfutait l'hypothèse de la formation cométaire consensuelle, de la « boule de neige sale. » Au lieu de cela, nous avons assisté ultérieurement à l’invention d'une autre histoire improvisée pour couvrir la récusation des fondements de la théorie cométaire : « en quelque sorte, les minéraux à haute température doivent avoir été pulvérisés aux confins du Système Solaire. »



Les éruptions


      L'un des constats importants faits lors de la première mission Deep Impact qui, nous l'espérons, sera étudié lors de la mission EPOXI, était la présence de fréquentes éruption sporadiques de luminosité en éventail dans la chevelure, en corrélation avec la rotation de la comète.


      Cette découverte est importante pour les raisons suivantes. Tout d'abord, les éruptions de Tempel 1, à la différence des observations de comètes précédentes, ont été surveillées en permanence et à intervalles réguliers, ce qui permet d’étudier comment elles se développent. Deuxièmement, les éruptions de Tempel 1 provenaient d'une comète relativement peu active. Troisièmement, les groupes d’éruptions ont été mis en corrélation avec la rotation de la comète. Quatrièmement, l’intensité atteint très rapidement son maximum, en quelques minutes. Cinquièmement, les éruptions semblent souvent émaner de régions localisées sur la surface.


    




  Les questions pour étudier les éruptions sur Hartley 2 sont les suivantes :


      - Est-ce que Hartley 2 présente des éruptions s’intensifiant rapidement ?


      Commentaire : Oui.


      - Quelle est la signification de leur temps de montée rapide ?


      Commentaire : Il s'agit de décharges électriques apparaissant soudainement, comme la foudre.


      - Le cas échéant, est-ce que les éruptions de Hartley 2 sont corrélées avec l’apparition du Soleil ?


      Commentaire : Pas nécessairement. Les éruptions doivent être en corrélation avec les variations de distance entre la comète et sa gaine de plasma. Ce sera dû principalement au pivotement vers le Soleil des points élevés du noyau et aux variations de la distance de la gaine de plasma dues à l'interaction avec le vent solaire. La preuve de la corrélation électrique provient du flamboiement de la comète de Halley dans les profondeurs glaciales de l'espace au-delà de Saturne au moment où une éruption solaire a balayé la région.


      - Les particularités superficielles, telles que la présence de glace, les différences de la composition chimique ou des caractéristiques topographiques, peuvent-elles être associées aux sources de structures en éventail ?


      Commentaire : Contrairement à toute attente, les « structures en éventail » (jets) auront tendance à provenir de la topographie, des bords tranchants élevés. La composition chimique qui améliore la conductivité ou l'émission cathodique froide d’électrons, les roches de surface seront privilégiées comme sources jet.


      - Quels processus au sein de la comète provoquent le déclenchement des éruptions ?


      Commentaire : Tout comme aucune cause à l'intérieur de la Terre ne provoque les coups de foudre, aucun processus à l’intérieur des comètes ne provoquent les éruptions. Tous deux sont simplement la marque du passage d’une décharge disruptive et sont donc des effets entre la surface et l’atmosphère plutôt que des processus internes. Le noyau cométaire se comporte comme un électret passif soumis à une contrainte électrique externe.


      - Est-ce que la perte de matériaux due aux éruptions contribue de manière significative à la perte de matière à la surface ? Si oui, y a-t-il des conséquences évolutives ?


      Commentaire : La matière perdue provient entièrement de la surface, sauf quand la montée interne de la tension électrique due à l'activité de décharge en surface fait exploser la comète comme un condensateur en surcharge. La désintégration électrique d'une comète est l’unique conséquence évolutive.





Cette image composite [gros plan] a été obtenue à partir de deux prises de vues, une longue où le noyau a été surexposé (montrant la chevelure) et une plus courte du noyau qui sous-expose la chevelure. En outre, le grisé de la chevelure suit une échelle logarithmique pour montrer la structure, tandis que le noyau est encadré de niveaux de contraste linéaires, proportionnés, de sorte qu'il n'est pas saturé.
Crédit : NASA/UM/Tony Farnham


L’activité explosive dans la chevelure


      Lors de la rencontre avec Tempel 1, des projections de matière ont été observées à partir de la surface de la comète. Comme la comète tournait, les observations faites à partir d'angles différents ont permis aux analystes de suivre les jets depuis leur origine sur la surface de la comète. En effet, d'autres observations montrent des jets sortant directement de la surface. Bien que de nombreux jets aient été observés, un jet faible unique semble associé à l'une des trois nappes de glace hydrique en surface.


      Commentaire : Les « jets sortant directement de la surface » sont typiques des jets cathodiques, que le champ électrique force à s’élever perpendiculairement. Il n'y a aucune raison de s'attendre à ce que le gaz monte de sous la surface de la comète, comme le soutient le modèle consensuel, pour former un jet ou une montée perpendiculairement.


      - Fait plutôt intéressant, certains jets semblent persister même quand leur source se trouve du côté sombre de la comète. Ce phénomène, s'il est observé, pourra nous renseigner sur les propriétés thermiques du noyau de Hartley 2. Notons que des jets sortant du côté sombre de la comète Wild 2 ont pu être observés.


      Commentaire : Comme expliqué plus haut, les jets ne sont pas dus à la chaleur solaire. Par conséquent, ils peuvent apparaître sur le côté sombre du noyau. Ils ne nous disent rien sur les propriétés thermiques d'une comète dont le modèle compte sur la chaleur solaire.





Les résultats du spectromètre infrarouge d’après les travaux dirigés par Lori Feaga de l'université du Maryland, montrent les distributions asymétriques de l'eau et du dioxyde de carbone dans la chevelure de Tempel 1. L'eau est renforcée dans la direction du Soleil, là où le Soleil sublime la glace hydrique. Le dioxyde de carbone est renforcé au large de l'hémisphère sud de la comète. Cela suggère que la composition du noyau de la comète n'est pas uniforme, et est hétérogène.
Crédit : NASA/UM/Lori Feaga


Établir un rapport entre la chevelure et le noyau


      Nous avons déjà noté ci-dessus les éruptions spectaculaires et les jets observés sur Tempel 1. Nous décrivons ici les caractéristiques plus délicates de la chevelure que nous chercherons à rattacher aux particularités superficielles du noyau.


      En examinant Deep Impact avec le spectromètre à haute résolution, il a été découvert que la chevelure de Tempel 1 a un excès de vapeur d'eau du côté enSoleillé. Elle est plus marquée dans la direction du Soleil. En outre, un excès de vapeur de dioxyde de carbone a été constaté au-dessus de l'hémisphère sud de Tempel 1. La raison de cela constitue un sujet d’analyse plus poussée qui, nous l’espérons, sera aidé par les observations de Hartley 2.


      Commentaire : Le modèle électrique du comportement cométaire offre une réponse simple à l’excès de vapeur d’« eau » trouvé du côté enSoleillé de Tempel 1. Tout d'abord, l’utilisation du mot « vapeur » est injustifiée. C’est le radical OH qui est détecté. L’hypothèse dit qu’il est formé par la rupture de la « vapeur » d’eau sous le rayonnement ultraviolet solaire. Comme expliqué plus haut, le grésillement électrique pulvérise les minéraux rocheux du noyau de la comète en cassant les molécules, ce qui produit des ions d’oxygène (O) qui se combinent avec les protons (H+) du vent solaire pour produire le radical OH. La chevelure étant plus comprimée du côté enSoleillé, c’est là que nous devrions nous attendre à voir la plus grande concentration de radical OH.


      La signature localisée du CO2, généralement identifiée à du monoxyde de carbone (CO), signale très probablement la pulvérisation d’un minéral localisé contenant du carbone. Il faut aussi considérer que les ions de CO auront une trajectoire unique sous l'influence des forces électromagnétiques associées aux jets cathodiques. Encore une fois, cette conclusion ne signale pas nécessairement une sublimation de glace de dioxyde de carbone. En fait, « il semble que le CO soit produit seulement en partie par le noyau cométaire et en plus grande proportion par une grande source dans la chevelure, » ce qui suggère peut-être qu’une recombinaison des ions de carbone et d'oxygène à une certaine distance du noyau doive aussi être envisagée.


      Nous aimerions identifier les caractéristiques de la chevelure de Hartley 2 à des zones d'activité accrue à la surface de la comète. Ceci fait, nous pourrons nous divertir de questions telles que celles qui suivent. Quelle fraction de poussière et des gaz de la chevelure provient des zones actives ? Quelle fraction de zone de Hartley 2 montre une activité accrue ? Dans quelle mesure les zones localisées diffèrent par leur composition ? Est-ce que les différences peuvent être attribuées à la présence des cométésimaux que le noyau a ramassé dans différentes parties du Système Solaire tandis que la comète, alors en formation, migrait vers l'extérieur du Soleil ? D'autre part, les différences peuvent ne pas du tout prouver les cométésimaux, mais être des superpositions d’accumulations de poussière et de glace que l'activité solaire a érodé à des degrés divers à cause des différences de composition ou des changements de l'axe de rotation de la comète.


      Commentaire : Là, nous voyons une tentative visant à expliquer un noyau cométaire hétérogène. Comme indiqué plus haut, l’impact hypothétique de cométésimaux briserait le noyau en morceaux, ils ne s’amasseraient pas. Et nous voyons à présent un rajout improvisé à la théorie initiale de l’origine des comètes, qui seraient des « restes » d'une nébuleuse solaire primitive. Afin d'expliquer les minéraux cométaires formés à haute température, certains éléments lourds doivent avoir en quelque sorte « migré vers l'extérieur du Soleil » contre la pesanteur ! L'histoire orthodoxe des comètes devient plus complexe et bizarre à chaque nouvelle tentative visant à la préserver.


      On pense que la masse d'une comète typique est grosso modo pour moitié de la glace. Toute la glace n’est pas faite d'eau ou de dioxyde de carbone. Des molécules plus complexes à base de carbone sont présentes. Pour en savoir plus sur ces glaces, grâce à la spectroscopie, la chevelure proche de la surface de Hartley 2 sera comparée à la chevelure plus éloignée. Ce que nous espérons observer, c’est que ces molécules complexes se dissocient sous l'action du rayonnement solaire et, peut-être, se recombinent pour former des molécules différentes. Une petite quantité de glace hydrique a été découverte en surface de Tempel 1 et il reste à voir s’il y a de la glace hydrique sur Hartley 2. Si c’est le cas, peut-elle être corrélée avec des caractéristiques de la chevelure ?


      Commentaire : Il est stupéfiant que les comètes soient toujours considérées comme faites « à moitié de glace » après la non-détection de glace sur elles au cours de si nombreux survols. L’étude spectroscopique est très importante. Je prédis que la photodissociation se révélera totalement inadéquate pour expliquer le degré et la nature de l'ionisation des molécules proches du noyau. C’est connu depuis que la sonde Giotto est passée à l'intérieur de la chevelure de la comète de Halley. « Les ions négatifs arrivaient avec des densités 100 fois plus grande que prévu, et la différence n'est toujours pas bien comprise. »


      Il y a seulement une semaine, la NASA a signalé au sujet de la comète Hartley 2 que, « les dernières observations de la comète Hartley 2 ont occasionné des grattements de tête chez les scientifiques, au moment où ils anticipent un survol du petit monde glacé, le 4 novembre. Nos observations indiquent que le cyanure (HCN) libéré par la comète a augmenté d’un facteur cinq sur une période de huit jours en septembre, sans aucun renfort des émissions de poussières. Nous n'avions jamais vu ce genre d'activité sur une comète avant le... » C'est simplement un autre élément de preuve contraire, qui suggère que les comètes ne sont pas des agrégats homogènes de glace et de poussière originelles.





Carte composite de la comète Tempel 1. Les flèches a et b pointent sur de vastes régions lisses. Le point d'impact est indiqué par une troisième flèche plus épaisse. Les petites flèches groupées soulignent un escarpement (une falaise ou une pente abrupte le long de la bordure d'un plateau) clair du fait de l’angle d'éclairage. Elles montrent une zone lisse élevée au-dessus d’un terrain extrêmement accidenté. L’échelle graphique en bas à droite représente 1 km sur la surface du noyau de la comète. Les deux flèches directionnelles (vecteurs) en haut à droite pointent vers le Soleil et le Nord céleste.
Crédit : NASA/UMD/M.F. A'Hearn et autres, Science 310, 258 (2005).


Couches minces actives sur substrat passif et couches


      La première mission Deep Impact a découvert sur Tempel 1 des particularités superficielles qui mettent en lumière, du moins en partie, les mécanismes de formation des comètes. Ces caractéristiques sont appelées talps (couches minces actives sur substrat passif) ou amoncellements de couches. Elles sont constituées de couches de matériaux passablement grandes par rapport à la taille de la comète. Sur les images en haute résolution, la partie inférieure de la zone lisse et plate montre des signes d'écoulement de gauche à droite. Sa source à l'extrémité gauche est dans une zone obscure, son extrémité droite est marquée par un escarpement, par exemple, une pente abrupte ou une falaise de près de 20 mètres de hauteur.


      La théorie récente veut que les talps se sont déposées les unes après les autres lors de collisions à faible vitesse entre un noyau en développement et de plus petits objets facilement déformables. En outre, la théorie soutient qu’il y a davantage de talps sous la surface et que ce sont les « blocs de construction prédominants » du noyau.


      On pense que tout cela est arrivé dans les premiers jours du Système Solaire, au moment où les comètes étaient encore en formation. Par conséquent, nous disons que ce matériau est vierge. D'un autre côté, les escarpements sont supposés s’être formés plus tard sous l'effet érosif des matériaux volatils s'échappant du noyau, après transformation de la glace en gaz sous la chaleur du Soleil.


      Il faut remarquer qu’il existe quelques preuves de stratification et de zones lisses semblables à des coulées sur d'autres comètes. Par exemple, les stratifications à la fois sur Borrelly et Wild 2 et la suggestion de zones lisses semblables à des coulées sur Borrelly.


      Les surfaces planes sont théorisées être composées d'une substance poudreuse. Certaines couches sont vues par la tranche. Jusqu'à sept couches ont été identifiées dans la région juste au-dessus et à droite de la grande surface plane.


      Commentaire : En avançant ce concept erroné (accrétion primordiale), il est impossible de mettre en lumière les mécanismes de formation des comètes. Quand un concept correct est proposé, l'observation et l'expérimentation peut le confirmer. Dans les temps modernes, nous n'avons jamais observé de coup de foudre cosmique capable de projeter les montagnes d'une planète dans l'espace. Les choses les plus proches que nous voyons sont les éjections de masse coronale, arrachant des milliards de tonnes de matière du Soleil. Et nous avons des preuves de pétroglyphes de la Terre ayant connu une « gigantesque aurore » dans la préhistoire. En outre, il y a la découverte surprenante de météorites venant de Mars qui ne montrent aucun signe de l’impact originel attendu. Mais la gravité et l'impact mécanique sont les seuls instruments disponibles dans la boîte à outils dérisoire de l’astrophysique.


      Si les astéroïdes, les comètes et les météorites sont des fragments de grands corps célestes bien différenciés, on peut s'attendre à ce qu'ils présentent quelque stratification due à leur origine. Il devrait y avoir aussi des indices d'explosions, d’effets électrostatiques et d’ondes de choc de décharges plasmatiques. En 1987, j’avais écrit un document qui esquissait une réponse simple à 17 énigmes trouvées dans les météorites ordinaires de type chondrite. La plupart des mystères sont centrés autour d'une caractéristique qui semble partagée par les météorites et les comètes chondritiques : la présence de riches inclusions de calcium-aluminium. Celles-ci étant formées à haute température par des éclairs durant quelques secondes, cela plaide en faveur d'événements très localisés. J'avais proposé, « L'arc de matériaux quittant le corps d’origine brisé pourrait être composé de gaz ionisés, de liquides et de solides d'une taille allant du micron jusqu’à la dimension d’un astéroïde ou d’un planétoïde. Des décharges électriques se produiraient entre la planète mère et la matière en partance hautement chargée. » J'avais soutenu que les météorites chondritiques ont toutes les caractéristiques que l’on attendrait de puissants coups de foudre dans du plasma très poussiéreux et suggéré une expérience à réaliser dans un four à plasma.


      En 1995, venant d’un expert de premier plan en matière de plasmas poussiéreux, un document a été publié dans Icarus. Il concluait, « ...la foudre, un mécanisme viable de la formation des chondres, est digne d’analyses théoriques plus complexes et aussi de recherches en laboratoire. » Naturellement, ce document ne traite pas de l'origine de la foudre. Même sur Terre cela n'est pas bien compris ! Et il faut se rappeler que toutes les planètes géantes ont des systèmes d’anneaux éphémères et de nombreux satellites, qui sont révélateurs des anciennes expulsions de matière.


      J'ai traité plus tôt des caractéristiques superficielles des comètes. Elles montrent la signature typique de l’électroérosion. Les surfaces planes ne sont pas « composées de substance poudreuse. » Elles ont été nettoyées par la gravure des décharges électriques. La poudre fine trouvée de manière inattendue dans tous les jets cométaires est une preuve supplémentaire des pulvérisations par crépitement cathodique. La poudre n'existe pas sous cette forme sur les noyaux cométaires et elle ne serait pas produite en quantité, comme celle observée sur la comète Tempel 1, par un impact seul.



      Autoriser les effets électriques en astronomie, en astrophysique et dans la science des planètes, sera la plus grande révolution scientifique de l'histoire.


      Je laisse le dernier mot à Tom Van Flandern : « Comme la science progresse, nous finirons par élucider le mystère de nos origines, et la solution viendra plus tôt si nos esprits sont prêts à accepter la vérité quand elle est découverte. Cependant, elle pourrait être fantastique. Si nous sommes guidés par notre raison et la méthode scientifique, si nous laissons l'Univers nous décrire ses merveilles, au lieu de dire comment il devrait être, alors viendront bientôt, peut-être même durant notre propre vie, les réponses que nous cherchons. » — Science Digest, avril 1982.


      Malheureusement, Tom n'a pas vécu pour voir tous les progrès. La science en tant qu’idéal pour la recherche de la vérité ne s’est pas encore occupé de la nature humaine.



Original : www.holoscience.com/news.php?article=nq9zna2m
Lundi 11 Novembre / Traduction copyleft de Pétrus Lombard