10 /- Et que pensez-vous de l'Egalité ?



Pour nous, l'égalité est la base originelle de tout Vivant dans la mesure où il exprime l'Atmàn du Paramatmàn, ce qui veut dire qu'il est un Similimum du Tout, Tout considéré au niveau du Temps actuel. Ce fond fait que nous luttons contre toute prédation et considérons tout prédateur comme un être vivant dévié par cet esprit de Contre-Univers que nous nommons l'Alien. Cela fait aussi que nous sommes opposés à toute guerre, tout ce qui peut tuer ou blesser, nous sommes contre tout crime sans oublier celui qui consiste à tuer le criminel par simple vengeance.
Toute vengeance est ce qui est le plus étranger à la Vraie Vie !

Nous savons aussi que la lignée des invertébrés a été très marquée profondément, dans sa structure et son comportement... par l'esprit de cet Alien et nous ne sommes pourtant nullement pour tout ce qui prétendrait son éradication quand bien même nous éliminons les moustiques qui nous incommodent ou les fourmis qui nous envahissent et autres scorpions, araignées, frelons, blattes et scolopendres.

Avec la venue de l'esprit de l'Alien, il n'y a absolument plus d'égalité nulle part. S'il y a quelque chose à éradiquer c'est bien cet esprit.
La Vie, elle, aura tous les ressorts pour se corriger et se transformer.

Le fondement de l'égalité est donné par l'esprit de l'œuf primitif, c'est-à-dire : l'œuf non couvé. Il y a en l'œuf, le DON offert à chaque existant, dans une espèce, qui procure égalité à chacun.
Egalité de la quantité en vitellus et albumine...

Si l'œuf peut apparaître comme un butin à certains et ainsi particulièrement exposer l'existence qui est en train d'avenir ou pourrait advenir par lui, c'est une crainte qui appartient à un monde où sont apparus les prédateurs. Cela n'a aucun sens dans la Vraie Vie non infiltrée par l'Alien ou par quelque chose qui lui est étranger.
L'apparition des prédateurs a engagé le monde animal à devenir ovovivipare d'une part ou à couver l'œuf afin de l'activer et de le protéger.
Cela, si ça n'enlève point la valeur d'égalité, ça modifie son sens car le nouveau-né est alors sous dépendance.
Dépendance des parents, dépendance des frères ou sœurs...
Ainsi, dans le nid, les œufs apparaissent et les premiers éliminent souvent les derniers ou les plus débrouillards et piaillards, qui le sont pour davantage être nourris, l'emporteront sur les chétifs auxquels ils auront pris l'apport de leurs parents nourrisseurs.
De plus, le style des prédateurs se généralisant, les petits, nés du ventre de leur mère, sont souvent attendus par la gueule grande ouverte de leurs pères... ou autres affamés...
Donc la peur a infiniment grandi..., ce qui incita la Vie à plus de sécurité, ainsi apparurent les protothériens, puis les métathériens et enfin les euthériens... fondant un placenta de plus en plus parfait depuis les monotrèmes, les marsupiaux pour advenir aux placentaires accomplis.

Il n'y a plus aucune quantité de DON qui puisse définir une égalité quelconque... Tout est fluctuant et divers, tout est fonction de mille et une conditions. C'est ainsi que s'est fondée une profonde inégalité... qui a abouti chez le summum -- et auto-proclamé, "aboutissement de toute l'évolution", c'est-à-dire : l'Humain... depuis l'Oréopithèque jusqu'à l'homme de Cro-Magnon en passant par maints étages intermédiaires... -- à considérer toutes les autres espèces du monde, comme appartenant à leur seul décor..., c'est-à-dire : les retranchant de toute égalité, d'autant plus qu'entre ses propres formes différentes, comme entre les néandertaliens et les hommes de Chancelade, il y eut une guerre radicale d'extermination des seconds contre les premiers, guerre qui s'est reportée ensuite sur les différences de couleurs, comme noir, blanc et jaune ou rouge ou sur les différences de yeux bridés, de nez écrasés, de crânes ronds ou de crânes allongés ou dolichocéphales..., de cheveux noirs ou de cheveux blonds..., l'inégalité régnant aussi absolument que totalement.

Inégalité qui, même dans une même classe de couleur, se fait par la préférence du toujours dernier-né quand c'est la mère qui chapeaute l'esprit familial ou du toujours premier-né quand c'est le père lorsqu'il est pris dans l'environnement social du patriarcat qui donne tout au premier né... masculin... au point que parfois, même, on élimine systématiquement les filles...

Et le système éducatif qui se prétend comme rattrapage de toutes les inégalités, se met à les accroître bien davantage par sa structure de classes d'âges qui ne savent s'ouvrir que par l'émulation, la compétition, le jeu des examens, ou les tremplins des concours, ce qui amène à créer finalement une caste d'élus ou d'arrivistes face à tous les laissés-pour-compte, plombant définitivement l'esprit égalitaire et fondant durablement l'inégalitarisme en dogme du monde voué à l'esprit de l'Alien.

Cela fait que le retour à l'égalité, dans une forme capable de redonner à chacun l'équivalent pour la vie de ce que l'œuf offrait à chacun aux temps primitifs, mais sous une forme plus évoluée, est le premier acte parmi les infinis actes qui seront nécessaires pour éradiquer l'Alien qui a tellement perverti l'humanité et toute la Vie sur Terre.