Le prisonnier traité comme criminel.
Certain rapport du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU., le vendredi 5 novembre, vient d'accuser le gouvernement des États-Unis de manquement aux droits de l'homme, avant tout dans le traitement des prisonniers, et nommément l'ancien résident G.W. Bush d'avoir ordonné la mise à la question ou torture pour extorquer des renseignements, de gens suspects de terrorisme. Que ceux-ci aient été soustraits à l'autorité de leur gouvernement légitime, ou légalement abandonnés, par des autorités en place, aux américains ne change rien à un point, seul digne d'être relevé ici : les prisonniers sont considérés comme des criminels en puissance ou avérés, et tout secours légal leur est ôté.
Des historiens scrupuleux font remonter à la guerre civile américaine cet abus de priver tout prisonnier du statut de non-belligérant ; ce qu'il est pourtant devenu étant désarmé. Ce ne sont pas des personnes désarmées, mais des ennemis désarmés, et la haine, ou mieux la vengeance doit s'exercer contre eux, et ce qui est réclamé d'eux est une double capitulation, totale sur le plan politique (unconditionnal surrender) et juridique (abandon du droit des gens). La désignation américaine de « Surrended Enemy Forces » fut ainsi substituée, sous les initiales de SED, chez les anglais, et chez les américains, à l'instigation d'Eisenhower, sous celles de DEF (Disarmed Enemy Forces) à celle commune de POW, prisoner of war, (prisonnier de guerre), permettant d'échapper par un sophisme juridique, en fait une escroquerie, un acte de violence pure, à la Convention de Genève de 1929.
C'est pareil antécédent que tous les adversaires des États-Unis ont évoqué opportunément, ainsi que l'a fait pendant le premier conflit mondial le célèbre créateur de la psychologie expérimentale, Wilhelm Wundt 1. Et ce n'est pas pour rien que l'écrivain Karl May (1842-1912) a eu autant de succès dans le monde, car la sympathie pour les indiens d'Amérique était en grande partie favorisée par l'aversion pour l'inconduite des États-Unis, en particulier ce double langage enveloppant la violence sous le drapeau du droit, sinon de la piété, conduite insupportable à la morale naturelle. L'Europe identifiait alors son honneur à celui des indiens.
Match Eisenhower contre Staline : 2 à 1.
L'historien de vocation, et chercheur obstiné, le canadien de Toronto, James Bacque, qui est n'est pas un historiographe courtisan, et attaché à ses biens universitaires, a fait ce qu'aucun historien de métier n'a osé produire, et ce dans un ouvrage préfacé par le spécialiste de la campagne d'Italie de la seconde guerre mondiale : le Colonel docteur Ernest Fisher : « Other Losses » (Autres pertes) 2.
Dans
cet ouvrage est montré qu'en 1950 les allemands qui venaient depuis octobre 1949
d'avoir un gouvernement, le premier depuis l'emprisonnement des membres du gouvernement
du Grand Amiral Doenitz à Flensburg par les Alliés en mai 1945, déploraient l'absence
d’un million cinq cent mille prisonniers. James Bacque découvrit un million de
ces « disarmed enemy forces » privés de soins de la
Croix Rouge et de toute intervention charitable suisse, morts de faim, de froid
et de maladie sous la colonne « autres pertes ». Des épidémiologistes
éminents dont le docteur Miller de Toronto et combien d'autres experts ont soutenu
l'écrivain dans ses publications violemment attaquées sur Wikipedia.
Il est à noter qu'aucune réponse apportée par James Bacque aux critiques
qui lui sont formulées sur ce site n'a été publiée. Une preuve fut néanmoins apportée
par les russes, dans l'ère Gorbatchev. 487.000 allemands furent découverts consignés
morts des mêmes causes, à l'ouverture des dossiers du K.G.B. 3.
Eisenhower avait gagné le match contre Staline, 2 à 1. Ce fut un allemand de Hongrie et son épouse anglaise qui découvrirent au Canada la présence de ces camps de la mort par affamement organisé, après la fin de la guerre, et l'auteur de ces lignes les a rencontrés. Tout comme il rend hommage au citoyen de Rudolstadt-Schaala, Erfurter Str. Paul Tänzer dont les poumons avaient été ruinés par l'humidité, en position forcée dans des trous individuels remplis d'eau, sous la surveillance de troupes coloniales.
L'illégalité, élément des États-Unis.
Ce lundi 8 novembre 2010, M. Thierry Meyssan, journaliste d'investigation et chercheur infatigable, réfugié au Proche-Orient pour fuir des menaces précises d'élimination de sa personne, vient de signaler, sur l'émission matinale « A la Une » de la chaîne télévisée iranienne « Sahar », que la Chine comptabilise non seulement, comme chacun le sait, les dollars de la dette américaine, mais en même temps les manquements aux droits de l'homme étatsuniens en portant son attention dernièrement sur le volet juridique des plaintes déposées par des organisations contre le manquement étatsnien au droit international. Cela permet d'apprécier à sa valeur les soutiens médiatiques et politiques au dissident chinois qui sert d'arbre cachant la forêt des violences continues exercées contre des citoyens dans le monde entier.
Il est certain que le fantôme de Guantanamo et de la prison de la base américaine de Bagram en Afghanistan, de celui d'Abou Grahib à Bagdad et autres lieux la plupart secrets y compris dans les anciens satellites européens de l'Union soviétique, hante cette forêt américaine des supplices. A cet égard l'autorisation reconnue dans ses mémoires par le fils de George Bush, le Président G.W. Bush, d'user du supplice de la noyade, comme interrogatoire de prisonniers et suspects de terrorisme - est non moins objet d'aversion que l'hypocrisie de l'avocat d'un certain milieu de Chicago, Barack Hussein Obama - s'engageant dans sa campagne électorale à fermer nommément le centre installé à Cuba par la marine des États-Unis au mépris du droit international.
Il faut bien retenir que dans toute cette affaire, il ne s'agit pas de déviations du droit, d'abus, comme on dit, mais d'un élément entier d'illégalité car autant les guerres étasuniennes en Irak et en Afghanistan, que l'annonce faite par Obama de porter la guerre aux frontières du Pakistan et de menacer même l'Iran de représailles atomiques, sont en complète contradiction avec le droit des gens. Dans son intervention, Meyssan a rappelé que les journalistes ne portent pas attention à ce que les historiens peu lus du public rapportent des ingérences des ambassades des États Unis dans les affaires des États, en premier de leurs alliés, en montant des réseaux sur le modèle de « Gladio » en Italie au temps de la guerre froide, paravent commode pour asseoir leur domination.


