Dettocratie


Auteur : graffitix

Nous y voilà. Fin 2011.

Le "message" est clair : nous sommes à jamais incapables de « rassurer les marchés », toujours inquiets et insatiables.
D'autant qu'on crève de leur laisser nos vies en gage.

Les agences de notations notent : mauvaises notes pour tout le monde. Faut bien que quelqu'un veille au grain.
Elles ne sont pas là pour les bonnes notes, les agences de notations, qu'on se le dise.
Deux ou trois millénaires d'Histoire moderne pour en arriver là.

Demain c'est mon tour, le vôtre. Selon S&P, Moody's et Fitch,
si par hasard j'ai faim, je n'ai qu'à plutôt entrer en méditation : parce que ma gamelle est pleine de dette, et la dette c'est indigeste.

Le réchauffement climatique sert à tout ce qu'on veut, (un peu comme la dite « démocratie ») quand il s'agit de culpabiliser et racketter tout ou partie de l'humanité. Juteux business.

Toute le monde s'en fout. L'humain est déjà ailleurs.
Voyant souillés l'eau de la vie, la structure de la vie, l'amour de la vie.

La religion de la force supplante partout la confiance, la mécanique est bien huilée à base de mystification, d'uranium, de chantage et d'avilissement.

Il ne peut plus y avoir de « relation ».

L'Europe manque son destin, abusée par la bande de crapules
qui a confisqué les institutions pour en faire une coquille vide. Distributions de privilèges et prébendes pour les larbins parasites dont le fascisme a besoin pour se soutenir.

Grâce à eux, avec ses mauvaises notes, la vieille Europe est devenue, sans combattre, la colonie la plus vite et facilement conquise par le dispositif oligarchique, et un motif probable de déception pour beaucoup de populations, ailleurs.

Terres agricoles et eaux massivement confisquées par les intérêts spéculatifs.

Toute matière vivante de la création, confisquées par brevets industriels et monopoles, dénaturées pour être revendue avec de profits démultipliés, au prix de la ruine du tout.

Le monde entier devient un acte manqué. L'essentiel est que tout aille à l'envers, d'offenser le plus gravement possible la nature des choses jusqu'à ce qu'on en oublie le goût de la vie. Les pourvoyeurs de mort et de désespoir étalent leur réussite, achetée au vil prix de nos obéissances . Consentements multiples à ces formes nécrosées de « réalisme » qui justifie tout, y compris le mépris de soi, des autres, et de la vie.

Produire de la peur. L'ennemi désigné, proclamé « terroriste » est l'ultime artefact de l'imposture : L'image inversée et réfléchie du $y$tème qui crée la terreur en lui-même, la projette et la nourrit de leurres.

Si les armes se dressent contre les peuples, et ce n'est pas au nom des notions de bien ou de mal, ni des intérêts des nations. Libye, Fukushima, Syrie, Fukushima, Iran, Fukushima, Chine, Fukushima, Russie, Fukushima, Irak, Fukushima, Afghanistan.

Les armes lâches immondes, fleurissent sur le monde plus que les restes de diversité biologique.

Ainsi on se divise, pour des oui ou des non, enjeux anecdotiques, interprétations, croyances, symboles, symptômes, détails.
Tout ce qui peut permettre de se dissimuler le sens de la menace, d'entrevoir le chemin.

Les chiens aboient, la caravane passe.
J'en oublie, ce ne sont que quelques points de fuite convergeant au même trou noir.

Ce n'est que l'empreinte d'une déformation édulcorante de la pensée, imposée, intériorisée, inscrite en profondeur, à l'état non-conscient de réflexe collectif et individuel, produisant le paradoxe de comportements autrefois adaptés à la vie, devenus tout à coup caducs et destructeurs.

Il est juste temps de se régénérer. Renaître d'une reconnaissance. Non de dette, mais de vie.

Ce n'est pas ce qu'on a de mieux à se dire...
fin 2011.