Planète non violence :






Sarkozy à la mémoire courte ou, pire, pas de mémoire du tout. Réduire l'histoire de la victoire sur le Nazisme en France au débarquement des Américains est tout simplement du négationnisme et une insulte aux dizaines de millions de morts sur le front d'Europe de l'Est en combattant l'Allemagne nazie . C'est aussi balayer avec mépris les souffrances endurées par les civils français de tous ces villages et villes normands détruits par des tonnes de bombes alliées, principalement américaines. C'est aussi continuer de saper la mémoire du Gaullisme et de la Résistance en s'attaquant à la France Libre, de qui naîtra, à la libération, le consensus droite gauche d'une République Sociale que Sarkosy est entrain de détruire avec frénésie.
L'obséquiosité manifestée par le squatteur de l'Elysée lors de ce 65 ème anniversaire du débarquement américain à l'égard du clown noir de Washington, est une véritable gifle assénée à la France Libre, et traduit une volonté de remodeler l'histoire de la France pour asservir le pays à l'impérialisme américain et aux intérêts du Nouvel Ordre Mondial dont Sarkozy n'est, avec son homologue de Washington, que l'une des marionnettes bling bling.

Cette campagne de propagande Sarko Américaine sur la "Libération" de la France par les Américains, reprend et amplifie des idées toutes faites sur la campagne des alliés en Normandie. Car loin d'être un grand succès, ce débarquement a failli virer à la catastrophe. Et loin d'être accueillis comme des libérateurs, de nombreux soldats se sont vue signifiés par de nombreux Normands choqués par des campagnes de bombardements massifs, qu'ils n'étaient pas les bienvenus.
La raison en était simple : De nombreux villages et villes de Normandie ont été complètement "rayés de la carte", pour utiliser une phraséologie à la mode, mais qui, dans le cas de la Normandie, correspondait malheureusement à des faits tragiques occultés par le révisionnisme ambiant du président du parti de l'étranger. Tout ceci pour ne pas assombrir l'image idyllique et oh! combien médiatique, d'une "Libération américaine" digne des films d'Hollywood.
Responsables de ces destructions massives : les bombardements alliés, surtout ceux de l' US Air Forces, réputées pour leur manque de précision par ceux qui les ont subis sur le terrain. Le bombardement de la ville de Caen, par exemple, serait de nos jours qualifié de crime de guerre. Il a été reconnu depuis comme un bombardement inutile. Les Allemands étaient stationnés au Nord de la ville, et n'ont pratiquement pas été touchés par ces vagues de bombardements aériens semant la mort et la destruction. C'était selon Max Hastings, qui a décrit ces bombardements dans son livre "Overlord" "l'une des attaques aériennes les plus futiles de la guerre".




L'étendue des destructions est pourtant bien répertoriée, et, bien connue, sauf du squatteur de l'Elysée. Les enfants normands, qui ont subi des traumatismes profonds liés à ces destructions des "Libérateurs", pourraient le lui rappeler, et mériteraient également que leurs histoires dramatiques puisse être plus amplement racontées dans les collèges et lycées.
Environ 20 000 civils français ont été tués en 2 mois et 1/2 à parti de D-Day, dont 3000 le jour même du débarquement. Dans certaines zones, comme dans la poche de Falaise, où des Allemands ont été bombardés sans relâche jusqu'à ce qu'ils soient complètement annihilés en fin de la campagne, il restait à peine un immeuble debout, et les soldats ont du marcher sur les cadavres des victimes de ces bombardements.

Si Outre Manche le tabou de ces crimes de guerre a été levé, en France il n'en est pas de même. Non pas que la dévastation semée par le passage des troupes alliées ne soit pas connue, mais plutôt parce que l'on évite d'en parler, sauf en famille, et comme les témoins de cette époque disparaissent ou vieillissent, cela risque tôt ou tard de tomber dans l'oubli. Pourtant, pour de nombreuses familles normandes qui ont traversé cette période dramatique de la seconde guerre mondiale, c'est effectivement le passage des troupes américaines et britanniques qui constituent de loin l'expérience la plus traumatisante de cette période noire de l' Histoire de France. Selon Christophe Prime du Mémorial de la Paix à Caen : " cela a été profondément traumatisant pour les habitants de Normandie",. D'ailleurs, des lettres de soldats alliés documentent la réception peu chaleureuse qu'il ont reçu lors du débarquement.

Pensez seulement aux centaines de tonnes de bombes larguées par les avions "alliés" détruisant des villes et massacrant des familles entières ! Mais la souffrance des civils a pendant des années été masquée derrière l'image d'Epinal des Français acclamant les "Libérateurs" les bras grands ouverts. Et c'est cette image que Sarkosy, par médias interposés, est entrain de raviver. Dans un nouveau livre " The bitter road to Freedom" de William Hitchcock, celui ci rapporte le témoignage du Cpl LF Roker ( Highland Light Infrantry) disant que " cela a été plutôt un choc de voir que nous n'étions pas accueillis avec extase comme libérateurs contrairement à ce qu'on nous avait dit.... Ils nous percevaient comme ayant apporté la destruction et la souffrance".

Depuis le 60ème anniversaire du débarquement, selon Prime, les langues ont néanmoins commencé à se délier et les témoins maintenant âgés de 70 ans et plus se sont mis à parler des événements terribles dont ils ont été témoins enfants. Mais rien ou presque ne filtre sur les pillages et viols commis par les troupes de "Libérateurs".
Hitchcock en parle ouvertement dans son livre affirmant que " le vol et le pillage des maisons et fermes normandes par les soldats libérateurs a commencé le 6 Juin et a duré non stop tout l'été". Il cite une habitante de Colombières disant : " l'enthousiasme pour les libérateurs diminue. Ils pillent...tout, et vont de maison en maison partout sous prétexte de chercher des Allemands".

Les "Libérateurs" ont commis des violences contre les femmes..., un phénomène répandu semble-t-il.
Selon l'historien américain, J.Robert Lilly, il y a eu environ 3000 viols commis par des soldats américains en France entre Juin 1944 et la fin de la guerre. Alors que les soldats noirs américains reconnus coupables de viols ont été sévèrement punis les soldats blancs ont été relativement épargnés. Ainsi sur les 29 soldats américains exécutés pour viol par les autorités militaires US, 25 étaient noirs, alors même que le nombre de noirs reconnus coupables étaient proportionnellement bien inférieur.

Faire disparaître de la mémoire collective normande les conséquences et effets catastrophiques de ce débarquement et surtout des campagnes de bombardements aériens qui l'avaient précédé et l'ont ensuite accompagné, visait à renforcer la mémoire nationale d'une Libération par les Alliés Occidentaux édulcorée et amputée du fait que sans la victoire soviétique sur le front Est le D - Day n'aurait jamais pu avoir lieu. Un dictat politique pro-occidental pour manipuler l' Histoire. De plus, à l'époque, s'en prendre aux alliés auraient pu apparaître comme une forme de collaboration avec les occupants nazis et ce d'autant plus qu'à Paris, par exemple, (qui, on l'a oublié, a également été bombardée par l'aviation britannique) des groupes pro nazis organisaient des cérémonies pour les victimes françaises des bombardements. De plus, la presse de l'époque omettait volontiers de parler de ces victimes des bombardements alliés.

Mais dans certains coins de Normandie, où le Nain de Jardin et son ami Ya Bon Banania n'ont jamais mis les pieds, les commémorations du 6 Juin sont boudées ou célébrées à minima. En Europe, les Américains se sont impliqués directement dans la Seconde Guerre Mondiale quand leurs intérêts directs ont été menacés -- notamment celui, vital, -- d'empêcher l'Europe de l' Ouest de tomber sous l'emprise des Communistes. C'était là l'enjeu crucial de l'intervention américano britannique

Vouloir faire du Débarquement en Normandie le centre mémoriel de la victoire sur le Nazisme en occultant l'importance de l'intervention de l'Union Soviétique et des sacrifices consenties par les peuples slaves, et aussi ceux des mouvements de résistance nationaux et locaux, c'est tout simplement du négationnisme.

De plus, cela participe d'une entreprise de destruction à la fois mémorielle et politique, via la propagande médiatique, des acquis sociaux des lendemains de la Libération qui se sont faits au détriment du capitalisme/libéralisme... à l'époque -- déjà bien enraciné aux USA et en Grande Bretagne. Les Normands se seraient bien passés du Plan Marshall et autre "aide humanitaire" qui accompagnent depuis des décennies les interventions militaires destructrices américaines.

Les Français ne se reconnaissent pas dans ces manipulations opportunistes de l' Histoire de France par le guignol en chef du parti de l'étranger.

Sarkozy détruit la France des Gaulois/Normands/Français. Il est temps, de le parachuter Outre Atlantique.

Aux Armes (politiques) Citoyen(e)s pour ce D-Day.

11/06/2009 -- article tiré de Planète Non Violence à cette adresse :





" Nous, Américains,

avons une dangereuse tendance au point de vue international à prendre une attitude de supériorité morale à l'égard des autres nations. Nous considérons que nous sommes plus nobles et plus moraux que les autres peuples, et par conséquent, mieux placés pour décider ce qui est juste dans le monde et ce qui ne l'est pas. Quelle espèce de guerre les civils supposent-ils donc que nous avons faite ? Nous avons massacré des prisonniers de sang-froid, nous avons pulvérisé des hôpitaux, coulé des bateaux de sauvetage, tué ou blessé des civils ennemis, achevé des blessés, entassé les mourants dans un trou pêle-mêle avec les morts, et dans le Pacifique nous avons dépecé les crânes de nos ennemis en les faisant bouillir pour en faire des garnitures de table pour nos fiancées et nous avons sculpté leurs os pour en faire des coupe-papier. Nous avons couronné nos bombardements au phosphore et nos assassinats de civils en jetant des bombes atomiques sur deux villes à peu près sans défense, et nous avons atteint ainsi un record incontestable d'assassinat en masse à cadence instantanée.

Comme vainqueurs, nous nous sommes arrogés le droit de faire passer en jugement nos ennemis pour leurs crimes contre l'humanité ; mais nous devons être assez réalistes pour concevoir que si nous étions mis en jugement pour avoir violé les lois de la guerre, nous serions déclarés coupables sur une douzaine de chefs d'accusation. Nous avons mené une guerre sans honneur, car la morale ne vient qu'en dernière ligne parmi les préoccupations du combattant. Plus la bataille est dure, moins il y a de place pour les beaux sentiments. Et dans la guerre du Pacifique, nous avons vu l'humanité atteindre le plus sombre degré de bestialité.

On ne peut dire que chaque soldat américain ni même un sur cent ait commis délibérément des atrocités injustifiées : mais la même chose peut être affirmée des Allemands et des Japonais. Les exigences de la guerre nous ont souvent contraints à ce qu'on appelle des crimes et d'une façon générale la masse peut être blâmée pour l'espèce de folie que la guerre a provoquée. Mais nous avons fait beaucoup de publicité autour de tous les actes inhumains de nos adversaires et nous nous sommes opposés à tout aveu de nos propres défaillances en des moments de désespoir … Nous avons mutilé les corps des morts ennemis, nous avons coupé leurs oreilles et arraché leurs dents en or pour avoir des souvenirs, nous les avons enterrés en leur fourrant leurs testicules dans la bouche, mais de telles violations de tous les codes de la morale font partie des zones encore inexplorées de la psychologie de l'homme au combat ".

C'était en tout cas une époque où la pensée unique, obligatoire et totalitaire était apparemment moins prégnante qu'aujourd'hui. Le texte original complet de Edgar Jones figure sur le site de l'Atlantic Monthly:

http://www.theatlantic.com/unbound/bookauth/battle/jones....