31
décembre 2011
Ce que na pas dit Hugo Chavez sur Cristina Kirchner
et les autres
Des président(e)s particulièrement
vulnérables
au cancer ?
Oscar FORTIN(Conspirationnisme
! Pour étayer ce nouvel anathème qui copine avec populisme, confusionnisme,
les médias nous répètent que ce fou, ce fantasque, ce primate
(comme dirait Alexandre Adler) de Chavez prétend que les USA inoculent
le cancer à leurs opposants étrangers en Amérique-latine.
Chavez étant déjà classé dans la rubrique "dictateur"
par nos médias qui ne veulent pas voir quil est le dirigeant le mieux
élu et ré-élu du continent américain, que les partis
doppositions et les médias de droite foisonnent au Venezuela, il
reste à le décrire comme un fou.
LUS
Army, ambassadrice de la "plus grande démocratie du monde" attaquant
un pays voisin pour le débarrasser dun dictateur fou, qui serait
contre ?
En
vérité,Chavez a posé une question pertinente et nen
donne pas la réponse, car, pas plus que nous, il ne la connaît.
Lisez
ce quen dit ci-dessous Oscar Fortin.)
LGS
En
moins de deux ans, cinq des plus importants chefs dÉtat en Amérique
Latine sont atteints par un cancer, mettant leur vie en danger.
Ce
fut dabord, lactuel président du Paraguay, Fernando Lugo, vint
par la suite lactuelle présidente du Brésil, Dilma Roussef
alors quelle se préparait à sa compagne présidentielle.
Le troisième cas est celui dHugo Chavez, président du Venezuela,
suivi de celui dIgnacio Lula, ex président du Brésil et toujours
très influent en Amérique latine et dans le monde. Le tout dernier
cas est celui de la présidente de lArgentine, Cristina Kirchner Fernandez
(photo), nouvellement élue avec le plus haut pourcentage jamais atteint
dans lhistoire du pays.
Quont-elles
en commun ces personnes ? Quatre dentre elles assument présentement
des responsabilités de chefs dÉtat et le cinquième,
ex chef dÉtat, Luis Ignacio Lula, est pressenti par plusieurs pour
occuper des fonctions importantes dans le processus dintégration
de lAmérique latine et éventuellement au sein de la Communauté
des états latinos américains et des Caraïbes (CELAC), récemment
fondée par lensemble des 33 chefs dÉtats de la région.
Ils ont également en commun duvrer pour une société
plus juste, une démocratie plus participative et une unité régionale
plus forte et plus indépendante.
Ils
sont tous et toutes de grands démocrates, comptant sur un fort appui populaire.
Ils sont tous et toutes de foi chrétienne, ne pouvant, de ce fait, être
considérés comme des communistes, athées, nayant aucune
croyance en Dieu. Les arguments largement utilisés au siècle dernier
pour combattre les groupes révolutionnaires et, dans le cas du Chili, un
gouvernement démocratique. Forts de leur démocratie et de leur foi,
les adversaires doivent trouver dautres motifs de propagande pour les discréditer
et dautres astuces dont ils ont seuls le secret pour sen débarrasser.
Les assassinats qui se vendaient relativement bien à lopinion publique
dans les années 1960-1980, ne peuvent plus lêtre aussi facilement
dans les temps que nous vivons. Il faut tout de même sauver limage
dune certaine morale. Si tuer un communiste était uvre juste,
tuer un croyant lest beaucoup moins.
Toujours
est-il que devant cette épidémie de cancers chez les Présidents
et Présidentes, Chavez sest interrogé de la façon suivante
: « Serait-il étrange quils aient développé une
technologie pour inoculer le cancer sans que personne nen soit au courant
? » Cette phrase de Chavez, totalement sous forme interrogative et sans
identifier qui que ce soit, a fait le tour du monde, enveloppée et coiffée,
toutefois, de toutes les insinuations possibles. En somme, Chavez, ce radical,
évoque lexistence une technologie américaine visant à
inoculer le cancer et les Etats-Unis en seraient les instigateurs. Bien que cela
puisse être possible, Chavez prend bien soin de sen tenir à
une interrogation et à naccuser aucun pays.
Il
sagit dun évènement rarement vu, touchant dans une même
période les principaux leaders dune Amérique latine en éveil
et en transformation profonde. Nous savons que les adversaires de cette mutation
profonde ne négligent aucun moyen pour faire échouer pareil projet.
Il est certain que si pareille technologie existait, ces adversaires seraient
les premiers à en faire usage. Ce ne sont pas des considérations
morales ou éthiques qui les en empêcheraient. Sils ont été
capables, par le passé, dassassinats les plus atroces (Plan Condor),
ils seraient encore mieux disposés pour ce type dassassinats mieux
couverts et comme plus naturels. Un assassinat sans péché et sans
mauvaise conscience.
Point
nest besoin dêtre extrémiste et radical, comme les médias
officiels veulent le suggérer, pour soulever la question qua soulevé
Chavez.
Oscar
Fortin
Québec,
le 29 décembre, 2011
http://humanisme.blogspot.com