«Voz d'Amor»

 

 




SODADE
























Dans son discours inaugural Evo a souligné l’importance d’une discussion démocratique et plurielle pour consolider le processus de changements inaugurés depuis son arrivée au Palais Quemado en 2006. A la différence de la majorité des interventions des autres présidents ou chefs d’Etat en toute partie du monde, Evo a commencé la sienne en signalant ce que lui-même qualifie comme des erreurs commises par son gouvernement. Il n’a pas commencé à parler de ses succès mais de l’insécurité, des problèmes d’emploi, de la corruption dans certains éléments des échelons inférieurs de la bureaucratie, de la nécessité d’améliorer l’activité économique. Seulement ensuite il se consacra à énumérer les nombreuses réussites de sa gestion, avec des chiffres convaincants : quasiment deux millions d’enfants bénéficiaires du bon Juancito Pinto ; 800.000 anciens recevant une importante aide financière ; les progrès dans les programmes de santé et d’éducation publiques ; le renforcement des finances de l’Etat grâce à l’accomplissement du mandat populaire qui exigea la nationalisation des hydrocarbures ; le doublement du salaire minimum et la rapide transformation que fit la Bolivie cessant d’être un “état colonial mendiant” (ce sont ses mots), qui vivait des prêts pour payer ses employés publics, pour se transformer en un état plurinational qui pour la première fois dans l’histoire accumule des réserves d’une valeur de 12.000 millions de dollars, un chiffre surprenant si on prend en compte la taille de l’économie bolivienne.























Dette souveraine : en avoir ou pas

déc 19/2011

« J’ai donné l’ordre de ne pas payer les intérêts.
Le pays est donc en défaut sur sa dette extérieure.
Nous savons qui nous affrontons, de véritables monstres
qui n’hésiteront pas à tenter d’écraser le pays,
mais je ne pouvais pas permettre qu’on continue à payer une dette immorale
et illégitime.
En tant que président de la République, j’en assume toute la responsabilité. »

Qui a tenu cette déclaration le 12 décembre dernier ?
Rafael Correa,
président socialiste de l’Equateur.

Preuve qu’il existe deux attitudes possibles : se coucher devant les financiers
ou prendre le parti du peuple.
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L’histoire de la dette, finalement, se résume à en avoir ou pas !




























Vaclav Havel

 

« Je suppose que vous ne m'avez pas proposé à ce poste
pour que je vous mente à mon tour.







Notre pays ne fleurit pas. Le grand potentiel créateur et spirituel de nos nations n'est pas utilisé comme il se doit. Des branches entières de l'industrie produisent des choses qui n'intéressent personne, tandis que ce dont nous avons besoin nous manque toujours.


L'Etat, qui s'appelle «Etat des ouvriers», humilie et exploite les ouvriers. Notre économie arriérée gaspille une énergie rare. Le pays qui pouvait être fier autrefois de l'érudition de son peuple dépense tellement peu pour l'enseignement qu'il se trouve aujourd'hui à le 72è place mondiale dans ce domaine. Nous avons pollué la terre, les rivières et les forêts que nous avaient laissées nos ancêtres, au point que nous avons aujourd'hui le plus mauvais environnement de toute l'Europe; les adultes chez nous meurent plus tôt que dans la majorité des pays européens.


Permettez-moi d'exprimer une petite impression personnelle: récemment, alors que je me rendais à Bratislava en avion, j'ai trouvé un peu de temps, entre diverses discussions, pour jeter un coup d'œil par le hublot. J'ai vu le complexe de l'entreprise Slovnaft et, tout à côté, la grande agglomération de Petrzalka. Ce coup d'œil m'a suffi pour comprendre que pendant des dizaines d'années, nos hommes d'Etat et nos personnalités politiques n'ont pas regardé ou n'ont pas voulu regarder par les hublots de leurs avions. Aucune statistique dont nous disposons n'aurait permis de comprendre plus vite et plus facilement la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Mais tout cela n'est pas encore l'essentiel. Le pire est que nous vivons dans un milieu moral pourri. Nous sommes malades moralement parce que nous sommes habitués à dire blanc et à penser noir, à ne pas prêter attention l'un à l'autre, à ne nous occuper que de nous-mêmes. Des expressions comme l'amour, l'amitié, la pitié, l'humilité ou le pardon ont perdu leur profondeur et leur dimension et ne signifient pour nombre d'entre nous qu'une sorte de particularité psychologique aussi désuète que des salutations oubliées du temps passé, un peu risibles à l'heure des ordinateurs et des fusées cosmiques.

Peu d'entre nous ont été capables d'exprimer à haute voix que les puissants ne devraient pas être omnipuissants et que les fermes spéciales qui leur fournissent des produits écologiquement purs et de qualité devraient plutôt envoyer ces produits dans les écoles, les maisons d'enfants et les hôpitaux, dans la mesure où notre agriculture n'est pas capable de les offrir à tous.

Le régime au pouvoir jusqu'ici - armé de son idéologie fière et intolérante- a rabaissé l'homme au niveau d'une force de production et la nature à celui de moyen de production. Il a sapé ainsi leur principe et leur rapport mutuel. Il a transformé des personnes douées et jouissant de leurs droits, travaillant intelligemment dans leur pays, en boulons d'une machine monstrueusement grande, grondante et puante, dont personne ne sait quel est le sens véritable. Elle ne sait rien faire d'autre que s'user elle-même, et avec elle tous ses boulons, lentement mais irrésistiblement.

Si je parle de climat pourri, je ne parle pas seulement de messieurs qui mangent des légumes écologiquement purs et qui ne regardent pas par les hublots de leurs avions. Je parle de nous. Nous qui nous sommes tous habitués au système totalitaire, nous qui l'avons accepté comme un fait immuable, donc entretenu par nos soins. Autrement dit: nous tous -bien qu'à des degrés différents- nous sommes responsables de la dérive de la machine totalitaire. Nous ne sommes pas seulement ses victimes, mais nous sommes tous en même temps ses co-créateurs.

Pourquoi parler ainsi? Parce qu'il ne serait pas raisonnable de considérer le triste héritage des dernières quarante années comme quelque chose d'étranger, légué par un parent lointain. Nous devons au contraire accepter cet héritage comme quelque chose que nous avons nous-mêmes commis contre nous. Si nous le prenons ainsi, nous comprendrons qu'il dépend de nous tous d'en faire quelque chose. Nous ne pouvons pas faire porter la responsabilité de tout cela sur les gouvernants précédents, non seulement parce que cela ne répondrait pas à la vérité, mais encore parce que cela affaiblirait le devoir qui se pose aujourd'hui à chacun de nous, le devoir d'agir indépendamment, librement, raisonnablement et vite.

Détrompons-nous, le meilleur gouvernement, le meilleur parlement et le meilleur président ne peuvent pas à eux seuls faire grand chose. Et ce serait très injuste d'attendre la solution d'eux seulement. La liberté et la démocratie, cela signifie la participation et la responsabilité de tous.

Si nous nous en rendons compte, toutes les horreurs dont hérite la nouvelle démocratie tchécoslovaque ne nous sembleront pas aussi épouvantables. Si nous nous en rendons compte, l'espoir reviendra dans nos cœurs.»

1er janvier 1990 - Vaclav Havel


































Dans un entretien publié lundi par le quotidien El Universal,
Barack Obama s'était déclaré « préoccupé »
par les actions du gouvernement d'Hugo Chavez,
qui ont selon lui « restreint les droits du peuple »
et « menacé les valeurs démocratiques ».

En réponse, M. Chavez a affirmé
que M. Obama devrait avoir « honte »
car sa présidence a provoqué «une immense frustration»
au sein des communautés pauvres et afro-descendantes dans son pays,
ainsi que parmi les pays africains qui avaient cru en lui au moment de son élection.

« Tu es une honte pour tous ces gens,
alors laisse-nous en paix Obama,
laisse-nous tranquilles ! »,
a insisté M. Chavez, visiblement courroucé par les propos de son homologue.