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Planète Amaranthes...



Nous qui nous prétendons philosophes de la Fleur parce qu'amis de la Fleur,
c'est-à-dire : des "anthosophes" en ce vilain gros mot qui s'attache à trouver la sagesse et l'esprit... liée à la Fleur...,
sous prétexte qu'elle est non seulement l'essence de l'esthétique..., mais sa révélation,
nous devrions, auparavant, nous poser une question bien plus essentielle :

Comment concevoir et ne pas se trouver interloqué..., par un tel effort si gigantesque et tant tant tant de dépenses d'investissement d'énergie, de fastes
, de splendeurs
pour finalement ne piéger qu'une abeille ou un frelon
afin qu'un grain de pollen se dépose sur un pistil.

C'est comme si on construisait un filet de millions de kilomètres carrés... pour ne prendre qu'un petit poisson.
Entreprise que nous ne pourrions jamais réaliser et que pourtant, dans des dimensions similaires, la Vie effectue des milliards de milliards de fois
à chaque instant.
Du Gigantisme extravagant pour un final apparemment ridicule par rapport à tout cela,
même si cela donne toutefois quelque chose de non négligeable puisque cela donne la Vie.
On aurait pu s'en sortir sans toute cette fantasmagorie...
quand ce n'est pas une magnificence d'un leurre...

Mais que n'entreprendrait pas la Vie pour se perpétuer, elle qui sait que toute vie a une fin.

Regardez, d'après l'internaute,
l'itinéraire d'un grain de pollen :

Un pistil vu de haut, des grains de pollen au microscope et un pistil vu de profil.  

Germer avant de féconder

Généré par les anthères, extrémités des étamines, le grain de pollen n'est pas un gamète mais un gamétophyte, un producteur de gamètes. Il renferme deux cellules.
Il ne suffit pas que du pollen tombe sur le bon pistil pour qu'une graine se forme. Il faut d'abord que le pollen germe : l'une des cellules forme un tube pollinique qui achemine l'autre cellule vers l'ovule. Là, elle se transformera en gamète mâle.
Le gamète femelle est de loin le plus massif des deux. Ceci implique que l'embryon possède systématiquement les caractères cytoplasmiques de sa mère. La mère transmet son cytoplasme en bloc et donc son génome mitochondrial et chloroplastique.
Enfin, la fécondation est double : les gamètes mâles acheminés par le grain de pollen fusionnent leurs noyaux avec ceux de deux cellules différentes. Une première fusion entre gamète mâle et l'ovule donne l'embryon, une autre entre le second gamète mâle et les noyaux centraux de l'ovule conduit à une cellule qui possède des chromosomes en 3 exemplaires qui formera l'albumen de la graine, des réserves pour sa future germination.



On comprend toute l'extraordinaire amoncellement de judicieusité, mais il n'y a pas de leurre, pas de fantasmagorie !

Alors pourquoi ce leurre et cette fantasmagorie si propre à la fleur ?

Cette fleur qui organise le CADRE de cette judicieuse mécanique...




Voyons encore avec l'Internaute
qui va nous expliquer la mécanique... :
(Nous avons amélioré leur schéma, qu'ils nous en excusent !)

    

Système raffiné

Les angiospermes disposent d'un atout : la fleur, le système reproductif le plus raffiné des végétaux. De l'extérieur, une fleur typique présente des pétales et sépales colorés, des étamines et un pistil.
Mais ce n'est pas tout. Angiosperme signifie "graine dans un récipient" en grec. Car outre leur fleur, ces plantes développent en plus une double fécondation qui produit des tissus nourriciers non pas supplémentaires pour l'embryon, mais nourriciers pour les animaux qui propageront les graines après avoir mangé le fruit.et protègent leurs graines à l'intérieur de l'ovaire qui donnera le fruit.
Dans la fleur donc, tous les organes sexuels sont condensés. La partie mâle (étamines et pollen) disparaît après la fécondation. L'organe femelle (pistil, ovaire abritant les ovules, style et stigmate récepteur du pollen), lui, se transformera. L'ovaire formera alors un fruit et les ovules situés à l'intérieur deviendront une ou plusieurs graines.
Généralement, les sépales et pétales tombent après la fécondation.
De nombreuses variantes sont possibles : fleur sans pétale, sans étamine ou sans pistil, fleur multiple...

Attention
Le grain de pollen n'est pas un gamète : il contient les futurs gamètes mâles.



On comprend la hardiesse autant que la finesse de cette apothéose de l'Energie Créatrice, comme le dirait Bergson...
Mais pourquoi cela se fait-il sur la réalisation d'un leurre pour insectes
dans une fantastique stratégie de séduction...

Une séduction qui n'a rien à voir avec l'acte sexuel,
ce n'est qu'un mensonge en forme de piège
par lequel le piégé enclenche un processus qui lui est totalement étranger...
quand bien même le piégé se nourrit grassement
dans le piège.

Comme si la Nature rémunérait un collaborateur.
Et le nourrissement des insectes, fait la multiplication des insectes,
ce qui assure la multiplication des phanérogames.

Ce n'est pas du machiavélisme,
c'est du Coopératif, exactement comme il l'est au niveau économique.

L'individualisme ne se peut que dans le Tout et par le Tout.

On ne peut donc plus parler de "piège".


Et les explications de l'internaute
pourraient paraître un peu tendancieuses...

Stratégies de rencontre :

Pistil et étamines d'une fleur d'hibiscus, étamines de graminée, et pollinisation par les insectes.
 

Parées pour séduire

Les plantes ne s'accouplent pas et ne se déplacent pas. Aussi doivent elles user de stratégies pour transporter le pollen vers les ovules (sachant que la nature rejette l'autofécondation).
Le plus souvent, elles comptent sur le vent. Cette opération est hautement hasardeuse et ses chances d'aboutir sont minimes. Mais c'est ce que font les graminées et des gymnospermes chez qui le pollen est produit en grande quantité.
Les angiospermes, elles, misent beaucoup sur la coopération avec les insectes. Si certaines plantes sont odorantes et ont des couleurs vives, ce n'est pas pour rien : le but est d'attirer abeilles ou papillons qui vont transporter (malgré eux) le pollen. Alléchés par le nectar, le parfum et la couleur de la fleur, ils mettent les pattes dans le pollen qui s'accroche à leurs poils. En allant de fleur en fleur, les insectes déposent celui-ci sur un pistil, souvent un peu gluant qui le retient. Des phénomènes chimiques trient ensuite le pollen avant d'accepter les grains qui doivent pénétrer dans l'ovule.



On parle là, de stratégie,
d'une Nature qui aime les mélanges car elle aime avant tout les Différences...
(Refus d'autofécondation, ce qui est vrai pour les hermaphrodites qui ne le sont toujours que par défaut...)

La stratégie est une vision anthropomorphe classique de la plante.
Et si la plante n'était pas égoïste !
Et si la Vie ne se faisait pas toujours au travers du Tout,
ce que, malheureusement, l'humain oublie parce qu'il ne veut considérer que son quant à soi,
quant à soi qui le rend malade, ce pourquoi, la matière médicale homéopathique lui ramène le Tout dont il est fait
sous forme d'un univers de remèdes...

Enfin : pourquoi la plante qui pouvait s'auto-suffire, comme les mousses,
a-t-elle élaboré le fantastique de la Fleur ?


Du houx femelle, un géranium, deux plantes qui évitent l'autofécondation.

Ne pas s'auto reproduire

Chez les plantes, les sexes peuvent être séparés, on parle alors d'espèces dioïques, ou sur un même pied, les espèces monoïques. La majorité (70%) des angiospermes sont hermaphrodites avec des fleurs mixtes. Mais quelques espèces sont à sexes séparés comme le houx, le kiwi.
Si la plupart des plantes à fleurs sont hermaphrodites, elles font pourtant tout pour échapper à l'autopollinisation. Certes, cela assurerait la continuation de l'espèce, mais au prix d'un appauvrissement génétique. De telles plantes, dites autogames, seraient incapables de s'adapter à des conditions nouvelles.
La pollinisation doit donc être allogame. Mais comment faire pour qu'un ovule ne soit pas fécondé par son propre pollen ? Les plantes utilisent pour cela des moyens divers.
L'auto-incompatibilité. C'est le cas le plus fréquent. Le grain de pollen, trop proche génétiquement des cellules du pistil, ne peut pas germer.
La disjonction des sexes dans le temps. Les organes sexuels mâles et femelles ne sont pas fonctionnels en même temps. C'est ce qui se produit chez les géraniums, ou le magnolia.
La disjonction des sexes dans l'espace. Les organes mâles et femelles sont disposés de telle façon que l'insecte ne peut atteindre en même temps les anthères et les stigmates.
L'hétérostylie. Les fleurs, hermaphrodites, présentent des formes diverses imposant le croisement. C'est le cas de la primevère.




D'accord !
Mais cela nécessite une grande dépendance, notamment, cela exige la présence d'insectes...
Pourquoi tant d'investissements, tant de fantasmagories,
pour finalement être confronté à l'incertain.
Les insectes peuvent disparaître sous l'effet des pesticides...

Et les inventeurs des pesticides pourraient bien mourir pour n'avoir plus de fruits, plus de graines...
après avoir dévoré tous les mangeurs d'herbe...

En fait, la FLEUR, est une grande porte d'ouverture à l'Univers, au Tout...
Elle montre que rien n'a de sens en dehors de lui...
Elle participe activement à sa cohésion, elle est l'ouverture à l'Amour Universel.
Elle nous dit explicitement que dans l'Univers, personne n'est seul,
que l'isolement est comme une maladie...



Alors...
Qu'en est-il des plantes sans fleurs ?



Ce qui n'a pas de fleur : 3 solutions...


Les procréations primitives

I

La mousse et son cycle reproductif.

Haploïde dominant

Tous les végétaux n'utilisent pas le sexe de la même façon et il subsiste des plantes à la sexualité primitive. C'est le cas des mousses et des algues, qui sont aussi les premiers végétaux à avoir peuplé la Terre. Comment s'y prennent-elles ?
Chez les mousses, c'est l'organisme haploïde, soit mâle, soit femelle, qui domine le cycle reproductif (c'est un peu comme si le spermatozoïde dominait chez l'Homme). On l'appelle gamétophyte.
Au moment de se reproduire, il fabrique des anthérozoïdes ou des oosphères, analogues respectifs des spermatozoïdes et ovules. Comme chez les animaux, ce sont les gamètes mâles qui sont libérés et qui doivent se déplacer jusqu'au gamète femelle pour le féconder.
L'embryon issu de cette fécondation est diploïde, il reste accroché en parasite au gamétophyte femelle. Dedans se déroule la méiose. Elle générera des spores haploïdes, qui germeront et redonneront un "pied" de mousse.

Inconvénients
L'organisme haploïde est dominant. Or, il est plus fragile, plus sujet aux mutations causées par exemple par l'exposition au soleil. De plus, l'eau est indispensable au moment de la fécondation pour que les anthérozoïdes ciliés puissent atteindre les oosphères.


II

(Nous avons transformé leur schéma, là aussi !)

Fougères, spores et cycle reproductif

Deux générations indépendantes

Chez la fougère, c'est l'organisme diploïde qui domine (celui qui possède les chromosomes en double). On l'appelle aussi sporophyte. Car sous ses feuilles se développent des amas de spores, issues de la méiose, haploïdes, qui sont soit mâles, soit femelles.
Une fois au sol, ces spores germent pour donner une petite plante à l'allure de cœur, qui à maturité produit des gamètes : il s'agit donc du gamétophyte.
La fécondation a lieu lorsque des gamètes mâles atteignent des gamètes femelles, sur le gamétophyte femelle. L'embryon est diploïde, il grandit sur le gamétophyte femelle : voici une nouvelle fougère.

Inconvénients
La phase diploïde, la plus résistante, domine. Mais le gamétophyte reste une génération indépendante sous la forme d'une plante de petite taille, fragile et exposée. De plus, la rencontre des gamètes nécessite un milieu humide.



III


Le cône, et cycle reproductif des gymnospermes

L'apparition de la graine

Au cours de l'évolution, les plantes ont amélioré leur système reproductif. C'est ainsi que sont apparus les premiers spermaphytes : des plantes produisant des graines. L'apparition de la graine est une étape importante, un peu comme l'a été celle du placenta chez les animaux.
Cette fois, la phase haploïde est très limitée. Côté survie, c'est plus efficace, car la phase diploïde est plus résistante et évite d'exprimer directement les mutations récessives.
Parmi ces plantes se trouvent les "plantes à graines nues", ou gymnospermes. Leurs organes reproducteurs sont localisés au niveau des cônes (les pommes de pin par exemple). Des cônes mâles s'échappent des grains de pollen tandis que les cônes femelles abritent des ovules. Il y a fécondation lorsqu'un gamète mâle, issu d'un grain de pollen, rencontre un ovule. Une fois fécondé, l'ovule se transforme en graine qui est libérée. Elle contient un embryon entouré d'un tissu de protection. Elle pourra germer lorsqu'elle se posera dans un habitat propice.

Inconvénients
L'embryon est peu protégé par les téguments de la graine. Les conifères ont donc intérêt à produire un très grand nombre de graines pour être certains d'assurer leur reproduction. De plus, le transport du pollen vers les cônes femelles est aléatoire.




Tiens ! On pourrait croire ici que la plante est généreuse parce qu'elle est fondamentalement égoïste...
Une multiplication à l'infini de ses graines
après avoir infiniment démultiplié son pollen...
mais dans le seul but d'assurer sa reproduction...

Et de cette générosité utilitariste, on pourrait aussi dire que les plantes à fleurs ont hérité.

Qu'est-ce que le Fruit :


"La naissance d'un fruit sur un arbre, c'est un peu le miracle de la nature. Pour que d'une écorce jaillisse un fruit, il faudra
un peu d'eau, beaucoup de soleil, la gourmandise d'un oiseau et... du temps !!

Au début sortent les fleurs, chacune d'entre elles est un petit berceau dans lequel va se développer le fruit.

Pour être moins poétique et plus technique, disons que la fleur est composée de parties mâles, (les étamines
qui produisent le pollen) et de parties femelles (le pistil, qui contient les ovules se transformant plus tard en graines).
Au moment de la fécondation, les insectes, les oiseaux ou le vent, déposent des grains de pollen au sommet du pistil
de la fleur sur l'endroit que l'on appelle le stigmate. C'est l'opération que l'on nomme pollinisation.

Ensuite, le grain va germer et se transformer en un long tube qui va s'enfoncer jusque dans l'ovule qui est ensuite fécondé
par l'élément mâle du grain de pollen. Une cellule œuf se forme, et devient, en mûrissant, un embryon.
Autour de cet embryon se développe une réserve de nourriture (l'albumen). La graine est formée par l'embryon
et l'albumen, entourée du tégument, une enveloppe protectrice.
Et voilà, les parois de l'ovaire se transforment alors en fruit que vous trouvez sur l'arbre."


Une chose n'est pas dite, c'est que le tégument ne va pas faire la chair du Fruit mais le sporoderme de la graine.
La Chair du Fruit ne vient pas et n'appartient pas à la graine,
mais à l'ovaire de la plante.

Le Fruit n'est pas l'accomplissement d'une générosité utilitaire.
Là, encore, on reprend notre anthropomorphisme classique à courte vue...
C'est un accomplissement généreux ouvert sur les oiseaux, les animaux et les hommes
comme collaborateurs dans un Tout dont ils sont UN.

Ce n'est pas un subterfuge.
C'est une compréhension, de la part de la plante,
d'une réalité que normalement elle ne pourrait pas comprendre,
car comment pourrait-elle savoir que les animaux et les hommes vont venir rechercher la pulpe sucrée de ses fruits..
si elle n'avait pas cette réalité totalement en elle-même...
Et elle l'a parce qu'elle est totalement ouverte au Tout en y participant.
Elle est nous comme nous sommes Elle !
C'est cela l'Amour Universel...

Le FRUIT est totalement DON.
Et qu'il soit participatif à la survie d'une plante,
n'empêche point qu'il participe aussi à la survie de tous ceux qui se nourrissent de ce fruit !

Pour comprendre cela, il faut sortir de la vision personnelle et égoïste du monde et de la Vie.

L'Effort gigantesque pour faire la fleur est le même que celui réalisé pour la chair du Fruit.
Ce n'est que de la Générosité.

La preuve, c'est que les mousses et les lichens s'en passent.
C'est que les fougères s'en passent.
C'est que les angiospermes à graines nues s'en passent.

En fait, la fleur dit le fruit et le fruit dit la fleur.
L'Effectuation de l'Amour Universel.

Et si vous voulez absolument voir "subterfuge", libre à vous.
Et de fait, vous êtes forcément des prédateurs, des profiteurs et assurément des LOUPS.
Vous ne pourrez jamais comprendre ni la fleur ni le fruit.




Nous avons bien entendu votre exposé.
Mais la Fleur n'est que la Fleur...
En réalité, vous feriez mieux de regarder la Vie.


Une simple image, mais qui peut être la synthèse de toutes :

Regardez tout l'échafaudage de sentiments, la construction virtuelle de véritables palais de l'émotion, le labourage de vastes champs de sensibilités exacerbées,
l'élévation de sensations sur des sommets où seul le rêve peut aller, l'accession à une capacité d'intuition qui fait passer au travers de tous les murs,
pour un univers de pressentiments en forme de fibres ou de réseaux qui sont alors tendus entre l'enthousiasme, la passion et la désolation d'une déconvenue
ou d'une déception qui crèverait les
Cœurs.
Oui, nous voulons simplement parler du sentiment amoureux...
Sentiment amoureux entre deux êtres...

C'est encore bien plus gigantesque que la FLEUR !

Et finalement, tout cela...
qui correspond à des montagnes comme l'Himalaya
ou à des immenses aurores boréales
n'est fait que pour aboutir
à une petite mécanique d'ombre
où deux sexes se transforment en pierres à silex qui se frappent pour faire jaillir une étincelle minuscule,
cinq minutes de pur état matériel,
chacun à la recherche de la satisfaction, de l'aboutissement...
entre orgasme et éjaculation.
Trois centimètres cubes de sperme...

Et d'un seul coup, plus de montagne émerveillée, rien que la morne plaine céréalière que l'on vient de semer...
Le grand ciel a perdu ses couleurs et ses jeux gigantesques pour laisser place au simple soulagement, à la sédation... puis à l'assoupissement...
et aux bruits des ronflements...

Toute cette immense construction de rêves en forme de pétales et de sépales... pour quelques secondes de coït !

Et souvent l'homme quitte la femme pour aller, à la manière d'une papillon ou d'un frelon, chercher nouvelle fleur, nouvelle femme,
pour de nouveaux rêves...
afin de remonter les immenses échafaudages
et de jouer les funambules au sommet...
avant de replonger
et de se rétamer
sur une simple flaque
et un sillon ensemencé.

La Vie que vous défendez n'est qu'un délire qui ne fait que davantage nous cogner contre la matérialité !
Et c'est si vrai que l'aboutissement de toute une vie n'est finalement qu'un tas de poussière moisie...
qui sera bien vite rien que de l'argile.

La Vie, dans son essence, ne serait rien qu'une duperie !
Une supercherie.
Une baraterie qui n'aboutirait qu'à un Barattage de culs.

Votre Fleur comme votre Fruit ne sont que de l'Escobarderie.

Donc, ou vous êtes un hypocrite, un pharisien et peut-être un vrai menteur...,
ou vous êtes un rêveur visionnaire de l'Utopie.
Mais votre rêve n'est que du CREUX !


Ouf !

Que reste-t-il de nous après ce tir de lance-flammes...

Ce qui sort de la nuit ou du sombre ou du froid de la matière n'est qu'un élan vers la Lumière,
vers la chaleur, vers autre chose que ce pétrissage des éléments qui fait la matière
en laquelle, tout est imbriqué par force
et non par amour.
Imposant des associations "contre-nature" entre les éléments,
définissant un monde chaotique.

Ce qui sort de cela, c'est la Vie.
Une zone de matière qui se délivre.
Qui s'émancipe.
Qui se désenchaîne.
Qui se met à rêver d'ACCORDS, de concordances, d'harmonies, d'alliances, d'égalités, de synchronisations, de fraternité...

Comment cela se peut-il,
parce que tout est dans tout.
Et au plus mort, il y a toujours la Vie.
Au plus massif de l'extinction il y a toujours cet infime du plus infime, cette étoile qui ramène la Vie.
Et au plus dense du plus dense du plus grossier et du plus lourd il y a toujours la présence, quand bien même serait-elle emmurée, étouffée,
du plus fin, du plus éthéré et qui est là comme un germe d'idéal.

Il faut de la chaleur pour faire germer les graines.
Il faut de la chaleur pour faire germer et éclore les œufs.
Il faut de la chaleur humaine pour que se puisse un embryon...
Il faut de la lumière et de la chaleur pour que se lève un plant.
Il faut de l'amour pour que grandisse et s'épanouisse un enfant...
quand bien même il ne le trouverait que dans une rivière, dans un arbre ou dans les pierres d'une montagne.
(Ce qui m'est arrivé personnellement !)
Il faut tout cela pour que l'élan ne s'efface pas dans la poussière de l'anéantissement,
mais se reprenne sans cesse...

La Vie est un Phénix !

Et des ailes... pour aller où ?

Mais pour aller vers ce qui est Lumière, chaleur, amour...
que l'on peut concrétiser comme un idéal,
comme si toute la Vie s'était mise à marcher vers une réalisation
où l'accomplissement ne saurait être, ne peut être que "divin"...

L'idéal est toujours un rêve de ce divin...
(De ce divin à réaliser et non pas à adorer pour excuser le non-travail, oui, cet accomplissement que l'on ne fait pas sur soi-même.)

L'important n'est pas le rêve, en soi...,
il est dans l'élan vers ce rêve
qui n'est que Chaleur, Lumière et Amour.

La Vie sait bien qu'elle vient de la Matière,
elle sait bien qu'elle est condamnée à y retourner.
Elle a aussi bien compris que vous qui si elle s'en tenait là, alors tout serait dérisoire...

Mais comment a-t-elle su inventer sa reproductivité comme des ailes pour ne jamais retomber,
jusqu'à inventer le TEMPS
comme un perpétuel champ de perfectionnement sur une échelle sans fin...
avec ce dessein de réalisation divine au travers de lui.

C'est exactement la FLEUR et le Fruit qui vous le disent.

Vous avez voulu nous faire croire que l'Amour n'avait qu'un triste et dérisoire aboutissement qui n'était que le coït,
petite mécanique de l'instant qui nous ramène au plus matériel de la corporativité..., du soma,
vous avez prétendu que la fleur n'était qu'un simulacre de mensonge en forme de piège pour un simple acte sexuel désuet,
vous avez sous-entendu que le fruit n'était qu'un subterfuge pour un empire végétal... et l'hégémonie d'une espèce...,
parce que vous n'avez pas su aller au-delà de l'extrémité de votre nez,
ni au-delà de vos propres orteils... crispés.

L'Amour, quand bien même se ferait-il sur des bases ou des structures sexuelles, est tout à fait indépendant de toute effectuation sexuelle,
la preuve, c'est qu'il peut être platonique
et que c'est dans ce seul état qu'il est en toute plénitude
parce que vraiment libre d'être, sans soumission à rien
et enfin apte à jubiler dans la seule Fraternité.

Si la plante ne connaissait pas ce même état sattvique, état de négligence quant à l'effet,
croyez-vous qu'elle irait au-delà de la simple fleur rudimentaire de la marguerite ?
Pourtant on trouve d'incroyables roses, de fantastiques fleurs de Lotus, d'incomparables fleurs de nénuphars,
une foison de délires en toutes sortes... de partout...
entre pétales et sépales en mille formes et mille couleurs !

Et le fruit, lui-même...
n'est pas absolument voué à être mangé.
Sur un arbre, il y en a une immensité à n'avoir été là que pour la Beauté !
Quand bien même leur sort est le pourrissement.

Et c'est justement par cette capacité du sattvique, du vrai détachement de l'effet,
que le vivant s'est vraiment détaché de la matérialité
et a pu librement envisager le moyen de sa propre reproduction...
pour qu'à chaque fois l'élan se reprenne ou se ré-investisse, se perfectionne, s'accomplisse...
ne faisant de l'acte sexuel rien qu'un à côté en marge, rien qu'un accessoire occasionnel...,
l'important étant la FLEUR dans sa beauté,
l'important étant le fruit dans sa beauté,
l'important étant l'Amour dans sa seule beauté...

L'Essence profonde de la Vie est le Sattvique.
C'est le tégument qui entoure et défend l'Idéal quand il n'est quasiment RIEN ou rien qu'infinitésimalité
au sein de l'énormité qui écrase tout et fait la matière.

Etat de choses... que vous ne comprenez point et tellement peu... que vous avez fait du coït, une recherche assidue, un besoin incessant,
une drogue quotidienne...,
une religion de la sanité...,
au point de marginaliser l'Amour,
au point de néantiser le Cœur pour l'efficacité du désir, l'efficacité du soupir dans l'incessant orgasme,
seule valeur
que vous avez placée sur un autel
afin de l'adorer...

Idole écrasant ses dévots.

Et avec cela, vous passez complètement à côté de l'essence de la Vie
qui n'est qu'élan vers la Lumière, vers la Chaleur, vers l'Amour...
qui, lui, l'Amour, en vérité de lui-même, ne se fait jamais,
mais se vit par les pétales et les sépales.
S'éprouve... mais ne s'effectue jamais !
Amour Infini qui se dit dans l'ART, la poésie, le roman, la peinture, la statuaire, et en une infinité d'autres réalisations qui n'est point ce coït
qui ne devrait être réservé qu'à la pro-créativité.
Et de pro-créativité..., au niveau de l'humain, à moins que l'on veuille inonder la planète,
un enfant par élément du couple, est tout ce qui suffit !
Deux enfants par couples, c'est simplement ce que demande la VIE.

On a des enfants parce qu'on le veut
et non pas pour éponger comme un buvard les vestiges d'un coït...
engagé rien que pour le seul plaisir.



Le reste doit être consacré au Rêve, à l'Elan, à l'Amour Vrai, à l'Art, à la Créativité Esthétique, au CHANT, à sa musique...
C'est ce qu'enseigne avec justesse le Kundalini et non pas le contraire que vous, vous prétendez.

C'est cela : la Fleur... avec ses pétales et ses sépales !
C'est cela la CHAIR du Fruit !

Il n'y a pas de disproportion entre les prémices et l'effet.
Les prémices ne sont pas des prémices, mais la chair de la Vie
et cette chair est sattvique.
Il n'y a pas de disproportion entre les prémices et l'effet...
car le vivant vrai reporte toujours l'effet à l'infini.
Même la MORT est elle-même reportée à l'infini !



 











Chronique 10 :






La Fleur des Amaranthes :
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