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Planète Amaranthes...



Que nous ayons défini les structures élémentaires qui assurent le trône de chacun,
c'est-à-dire : les structures minimales... pour asseoir la souveraineté de chacun...,
ce que nous avons spécifié par la vraie liberté, la vraie égalité et la vraie fraternité,
(Le VRAI, ici, signifiant : hors des perspectives sauriennes
qui, elles, instaurent et garantissent l'Empire Universel,
celui qui prend toute vie en otage -- soit pour l'investir, soit pour la vampiriser ou la parasiter, soit pour la détruire et s'en nourrir
quand il ne la détruit pas pour son plaisir...,
soit pour en profiter ou en faire du profit,
soit pour carrément prendre sa place... ou soit comme jubilation devant le simple écrasement,
comme cela se passe dans les arènes
et les grands podiums des mises à mort...)

ne fait
que donner une ossature ou une charpente.


Mais c'est toutefois à partir de cela
que peut se développer l'épaisseur d'une chair qui puisse être véritablement non-saurienne...,
un genre de vie qui soit la VRAIE VIE.

Comment se peut cette chair ?

C'est à partir de notre rêve sur le monde et de tout ce qui le compose,
c'est donc à partir des rôles que nous assignons à tous ces rêves de composants
que ces composants entrent en nous sans entrer, sans être des étrangers... car ils sont chez eux, ils sont nous-mêmes...
C'est ainsi que toute chair de Vie se fait.
C'est d'ailleurs pourquoi l'homéopathie est si efficace à partir de tous ses similimi ou similimums
de l'univers végétal, de l'univers minéral...
Et l'alimentation n'est pas rien que de la biochimie, comme beaucoup veulent s'en persuader,
elle est aussi la reconnaissance des éléments du milieu environnant,
mais plus qu'une reconnaissance, elle en est l'accueil, la connivence, la complicité et même l'union,
comme une intégration sans aucune désintégration,
c'est d'ailleurs pourquoi il faut manger sans jamais faire de la cuisine.
Sinon, tout est faux
et c'est la désintégration.


Hors de la fantasmagorie des images et la magie propre au cinéma qui traduisit Le Seigneur des Anneaux de Tolkien,
il est clair, pour nous, que l'allégorie de ce philosophe en romance extraordinaire qu'était Tolkien,
allégorie écrite... comme un héritage des anciens Gallois... face aux Romano-anglo-normando-saxons... caractérisés par les pragmatiques Britanniques,
ne prétendait pas autre chose que le combat du Cœur contre l'esprit saurien incarné par SAURON,
et préfigurait notre propre positionnement et notre propre démarche.
Oh ! Certainement... très approximativement et souvent maladroitement
car pas encore épuré de toutes les contradictions non débusquées...,
mais il donnait l'impulsion.

C'est cela : donner un jeu de rôle.

Bien sûr que nous avons été nourris de cela, en partie...tout au moins,
comme nous avons été nourris du Ainsi Parlait Zarathoustra..., énormément... et plus qu'il n'en faut...
Et les Hobbits, nous les avons aussi trouvés, bien avant les hobbits... dans Le Grand Meaulnes
quand ce ne fut pas dans les Hauts de Hurlevent...
Mais en réalité, notre chair, nous l'avons surtout trouvée à partir des contes de tous les autochtones de la Terre
qui osaient parler d'un temps où était encore présent...autre chose que l'esprit naissant de Cro-Magnon
dont l'infini pragmatisme conquérant
transformera ensuite, depuis les Celtes... toute chair en métal ou en fer..., ce dont les Britanniques anglo-saxons n'ont pas été les seuls héritiers
mais ce sont eux qui ont pris le drapeau pour le porter à l'avant de toutes les conquêtes,
au point qu'ils en sont devenus l'emblème suprême,
avec le LION dévorant,
emblème d'une Occidentalité qui semble n'avoir de raison d'être que dans le vide absolu
qu'est sa prétendue Civilisation Chrétienne, universel conformisme de conventions, d'obligations et de stéréotypies de comportement
parce qu'elle n'a rien d'autre à offrir que des souverainetés de démocraties d'esclaves
dans une ambiance d'usines à n'en plus finir pour achalander les temples de la consommation où vont se ruiner les populations...
hypnotisées par la laque du décor
tant il n'y a aucune chair véritable,
aucune épaisseur de vie,
aucune âme vraie,
aucun Cœur.

Une civilisation qui n'a su produire que l'enivrement des consciences dans le policier,
le polar... animé par le culte de l'unique transgression qu'est le meurtre...
au sein d'une course-poursuite en forme de rébus pour débiles mentaux à subjuguer... dans l'art de trouver l'introuvable auteur... du crime
qui n'est jamais que la main du Deus Irae...
contre notre propre conscience qui se laisse aller comme sur une luge
alors que la neige n'est que de la poudre de perlimpinpin.

Regardez ce que sont devenus tous les peuples autochtones... enfin civilisés...
(Pour ce qu'il en reste...)
Rien que des morts-vivants derrière leurs bantoustans !

Non ! Ce ne fut pas de cette nourriture que se fit notre chair.
On s'est nourri d'Homère, de Nietzsche, des pré-socratiques, d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, de Platon, de Leibnitz, de Spinoza, de Heidegger
autant que de Lucrèce, Rabelais, Rousseau, Stendhal, Fournier, E.Brontë, Gogol, Dostoïevsky
jusqu'à ce que l'on comprenne que ce n'était là que du pré-mâché ou de la cuisine
et que l'on se jette alors sur les contes, la geste et les mythologies... de tous les peuples de la planète...
avec une fringale colossale...
en pâtissant sur toutes les non-histoires de ces populations anéanties dans du bien plus horrible que de l'horreur elle-même...
Et surtout, en s'agrippant contre tous les vents... à cette falaise du plus grand effondrement, de la plus grand faille de l'humanité que fut la conquête de l'Amérique
pour essayer sur ses pans de rochers arrachés, oui, pour essayer de retrouver quelques vestiges
de la plus grande mémoire humaine d'AVANT,
un Avant, maintenant radicalement effacé...

Là, en effet, résidait une manière d'être de l'Esprit VIVANT... au plus éloigné de tous ceux ou celles qui s'en faisaient propriétaires...
(Je parle de l'ESPRIT !)
au point de faire croire que ce ne pouvait être qu'eux, la Source...
Une source... sortie ex nihilo,
exactement comme certains cuisiniers font de leur signature l'essentiel et trop souvent : le primordial...
sur tout ce qui, de l'Univers, est passé entre leurs mains pour devenir "nourriture"...
Et l'immensité des gens court derrière les Signatures...
Les Griffes !
Les Marques !
Ils courent... comme ils se précipitent vers leurs boules de faux cristal pour leurs sapins de fin d'année
(Emblème Sacrificiel, lui-aussi ! Qu'est un arbre toujours vert... coupé, donc assassiné pour le seul besoin du décor !)...
En cela, comme si des hommes étaient plus clefs que d'autres, plus génies que d'autres, plus fondamentaux que tous,
tandis que ces "tous" sont tous prêts à se masser en colonnes super-compressées... pour suivre ces idoles... comme de petits soldats...,
comme des dévots.
Tout cela ne peut que souligner l'imposture et révéler l'artificiel...
de tout ce qui est ESPRIT et ose se vendre, se marchander, se rechercher sur un Podium...
comme aux jeux olympiques...
avec, sans cesse, ces idoles du Veau d'OR.




L'Esprit Vrai ne peut être qu'essentiellement gratuit,
prenable par quiconque porte la Conscience, donc : la puissance de l'Esprit.

Dès que l'Esprit se marchande, c'est qu'il est "vendu".
Et vendu aux intérêts qui ne sont aucunement vos intérêts !
Dès que l'Esprit se vend, c'est qu'il collabore à ce qui vous asservit...

Il n'est pas de domaine, autre que l'Esprit, où l'assertion "La propriété est un vol." est l'assertion la plus appropriée et la plus juste.

La Vie n'est rien faite que sur un élan de générosité : une "mise" de tout un bloc de matière inerte sur le pari pour un "idéal" à atteindre...
et qui n'est que rêve...
Et pourtant..., des vivants se jouent de propriétés et d'égoïsme, par frilosité et sécurité...
comme si la cohésion de l'Univers ne pouvait se faire que par le poids de la matière,
(Ce que voudraient démontrer les pyramides !)
comme si l'esprit vrai ne pouvait être d'abord Amour...
Comme si cohésion universelle ne voulait pas dire cela.
Alors que la cohésion gravitationnelle ne peut aller qu'aux trous noirs
et aucunement à l'AMOUR !!!


Alors cette "chair" à générer sur les structures que vous nous avez données,
vous la prenez où après toutes ces digressions ?


Dans ce qui est donné par simple générosité, sans arrière-pensée, sans intention de nous manipuler, sans machineries, sans pièges...,
sans volonté de nous accaparer, de nous convertir, de nous rectifier, de nous refaire...
et cela, évidemment, toujours sans qu'on ait son propre mot à dire...

Donc, exclusion de toute idéologie, de toute religion, de tout évangile, de toute bible, de tout "système".
Exclusion de toute révélation.
Exclusion de toutes ces signatures qui se font payer et qui nourrissent les éditeurs
aux services de mains occultes...

Toute pensée qui est accaparée et mise en train par un clan, une clique ou une coterie de zélés adeptes...
ne peut être qu'une pensée douteuse.

Moïse, Jésus, Mahomet, le Bouddha, Lao Tzeu, Confucius, Milarépa, Joseph Smith, Charles Taze Russell... etc.
ne peuvent nous mener qu'aux trous noirs
et non à construire la vraie chair de notre vraie vie.

L'Esprit, s'il veut être originel, se doit d'être, comme le fruit, cru, non altéré, non cuit
ni détérioré et en aucune manière falsifié.

Dans la Religion, l'Esprit n'est jamais spontané.
C'est toujours une construction dont les temples, les églises, les cathédrales
n'en font que souligner le manque de spontanéité
car tout y est iconographie et stéréotypie.
Avec la Religion, l'Esprit se fait cuisiner.
Il est tellement préparé, mitonné, décoré, tellement salé, poivré, huilé, tellement condimenté...
que plus aucune conscience ne peut y trouver OUVERTURE.

L'Esprit Vrai est toujours spontané, jaillissant comme un enfant qui apparaît.
Evitez les philosophes patentés qui ne font jamais qu'appliquer une mécanique, remonter une horloge...
et ne savent échafauder que des SYSTÈMES.
Il y a forcément quelques collages à l'intérieur entre éléments disparates ou antithétiques...
afin de faire croire à une image de la Vie...
Les philosophes sont de grands metteurs en scène, mais de mauvais romanciers...
car leurs prétendues images de la vie ne sont que de grandes allées désherbées... dans d'interminables cimetières.

Préférez les vrais poètes.
Ils vous apportent des choses qui ne sont pas mâchées et remâchées...
et sur lesquelles vous aurez la possibilité de vraiment penser en toute liberté.
Ils sont de grands immeubles avec des milliers de portes et de fenêtres ouvertes !

Et sachez que les vrais poètes
se trouvent dans ce qu'il y a de plus populaire...,
dans ces milieux où rien n'est faisandé...
tant qu'une école ou une église ne sont pas venues les étouffer.

L'Esprit Vrai se dit par le Cœur et rien que par le Cœur.

Et vous les Amaranthes, vous êtes quoi ? N'êtes-vous pas un système ?

Non ! Puisque nous ne sommes que le dire de la FLEUR.
Et toute fleur n'est que l'expression d'un Cœur.









La Fleur des Amaranthes :
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