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Planète Amaranthes...



La Fraternité est dans le fond,
autant la plus haute idéalité que le plus grand mensonge.

Quand vous rencontrez un être humain,
vous vous demandez de quelle nature est votre interlocuteur ou votre interlocutrice...
Oh ! Combien de gens voyez-vous enfermés dans leurs idéologies,
dans leurs traditions,
dans leur identité raciale, ethnique, nationale, régionale
quand ce n'est pas une identité de clocher
ou de caste, de clan, de faction et de famille...

Et il n'y a pas que cela,
car derrière ces peintures de revêtement trop épaisses
au point qu'elles rigidifient tout,
il y a encore toutes les tendances profondes
et avec elles, tous leurs travers...

Celui-ci ne voit que par le sexe,
celle-là s'imagine que tout le monde veut la mettre dans son lit,
cet autre ne tient qu'à son tas bancaire et à ses murs de propriétaire...,
celle-ci ne veut et ne sait que séduire,
celui-ci n'a de nez que pour les bons fumets,
cet autre, rien que pour la drogue...
Et tous ces trains qui vont à une folle vitesse et qui de leurs rails
crient de partout "Vive la Liberté !"
et s'imaginent que tout ce qui ne roule pas sur ces mêmes rails
ne sont que Barbares, attardés ou avachis de l'humanité !!!

Et dans cette humanité, tous ceux qui adorent le Képi, s'en couvrent même...
et se rangent parmi les éminents chefs de gare... de triage...
pour autant de trains clamant autant d'identités différentes pour chacun...

Et là, encore : tous ces tigres, tous ces léopards, tous ces lions, toutes ces panthères,
tous ces dingos, ces chiens, ces hyènes et ces loups...

Et tapis derrière eux-tous, ces redoutables crocodiles, ces invisibles caïmans
et autres alligators de la société...

Tout le monde n'est pas éléphant, loin s'en faut !
Tout le monde n'est pas muscardin non plus...

Ah ! Mais venez que je vous touche la main !
Comment allez-vous, vous allez bien... Le Temps est au beau,
mais ils annoncent la pluie...

Ouais ! Pour le moment, la pêche est bonne.
Demain, on verra...

Fraternité, donc ! Rien qu'une mécanique de civilités
afin que personne ne gratte derrière la peinture
et ne puisse jamais voir
de quelle couleur est le loup par derrière.


Forcément, la Fraternité est un immense mensonge dans la nature de ce qu'elle est.


En effet, les frères et les sœurs, en totale plénitude, ont cette particularité incontournable,
c'est qu'ils viennent tous d'un père.

Et le père est l'Autorité...
dans un monde... qui ne sait s'édifier que sous une autorité.
Ainsi, chaque enfant va quérir le regard ou l'approbation du père
et par cela va naître autant la satisfaction que la jalousie
car il y en a toujours un qui paraît être le chouchou.
Et si le chouchou sait y faire, il aura à coup sûr l'estampille du Père
au point de devenir le seul héritier d'esprit si ce n'est de fond et de champs...

Voici donc qu'apparaît l'Elu.
L'Elu semant de partout la rancœur...
La rancœur, puis la haine et enfin la guerre.
L'Elu la faisant contre ses avortons de frères ou de sœurs... qui pourraient être tentés de ne pas le reconnaître comme élu...
Et ces frères et sœurs, la faisant contre cet abominable usurpateur...
Mais, l'usurpateur, sachant bien y faire,
va semer la zizanie en faisant comme le père : des préférences
car il sait que gagner ne peut se faire qu'en divisant l'adversaire...
Dès lors, maintenant, tous les frères et les sœurs... se battent entre eux
dans un immense carnage.
C'est cela, la nature de la Fraternité !
C'est cela qui fait que le coucou jette par-dessus bord ses frères et sœurs.
C'est cela qui fait que le jeune vautour va pousser dans le vide son frère malingre
qui ne demande rien de plus mais qui est déjà malingre parce que l'autre prend toujours tout...
mais encore pas assez... puisqu'il faut qu'il le pousse dans le vide...
et vite avant qu'il ne sache voler...
C'est cela la Fraternité !
Un art très esthétique de s'étriper sous des gestes ou des mots d'amour...
Que croyez-vous que font les petits lionceaux quand ils s'amusent à se battre, se mordre,
se tirer la queue, les oreilles et se culbuter...
Que croyez-vous que font les villages qui s'affrontent par rugbymen interposés...,
qu'imaginez-vous que soient vos jeux olympiques
si ce n'est cette somptueuse allégorie de la Fraternité
dont le vrai sens est "émulation"
par laquelle un seul l'emporte sur tous
avec ses deux acolytes parfaitement soulignés comme étant "inférieurs"
et qu'on ordonne comme des prêtres soumis ou qu'on met en rang aux yeux de tous...
pour que tout le reste soit induit à parfaitement accepter de se ranger...
et de se soumettre.
La Fraternité, rien que la Fraternité... aux mille et un coups de pieds dans les tibias
pour qu'effectivement se fasse la plus triste des fraternités,
celle de l'écrasement et de la Résignation
à n'être rien qu'un atome dans la masse du matériau humain
que les gagnants ont ainsi défini en arrivant à gagner, c'est-à-dire : en excluant les autres,
ce qui permet de les désindividualiser, et par là, de pouvoir les utiliser en masse !

C'est ainsi que s'insinue la Prédation.

On découvre donc comment la prédation se crée et s'installe.
Il suffit que parmi tous, l'un se mette au-dessus,
il suffit que tous se mettent à regarder vers lui,
il suffit qu'il dise qu'il est le meilleur et que tous les autres le croient,
il suffit qu'il soit l'élu du Père...
Et le père disparaissant inéluctablement,
il suffit qu'il soit alors l'élu de Dieu, un Dieu... comme aboutissement du culte des ancêtres
ou de l'Ancêtre...
dans l'infini effacement.

Et voilà que cet énergumène peut s'installer à une table
pour se mettre à dévorer tous les autres
après que bien des autres parmi les autres, ceux qui sont comme les deux fameux acolytes entre bronze et argent...
du gagnant des jeux,
aient fait auparavant le travail d'équarrissage
entre mines et galères, entre galères et cokeries, entre cokeries et puits de pétrole,
entre puits de pétrole et distilleries, entre distilleries et fonderies,
entre fonderies et aciéries, entre aciéries et usines à faire les trains, les chars, les tanks...
et autres coccinelles...
pour arriver à ce couteau, cette fourchette
qui fait le couvert de notre "géant"
pour que la Guerre le nourrisse pleinement.


Que croyez-vous que soient le Sionisme, l'Evangélisme, le Puritanisme ?
Rien que le gagnant du Veau d'Or entouré de ses acolytes au Bélier d'Argent...
car l'Evangélisme (et le Puritanisme dont il est issu), c'est bien cela.
Il manque seulement le troisième..., celui de l'airain... et de l'Ibex... (Bouquetin)
qui est Al-Mustafâ, ce qui veut dire l'élu, c'est particulièrement imparable ! Non ?
Et forcément, Mohammed, veut aussi dire "digne de louanges" !!!
Mais, bien entendu, l'ISLAM signifie : Soumission...

Le voici donc : notre grand Elu et ses deux associés, notre grand élu et ses deux larrons.
En définitive : ces trois élus
qui font penser à Brahma, Vischnou et Shiva...
Et de cela, la quasi totale humanité en est baignée.
Oui, comme vous pouvez le constater, la Fraternité se définit même au sommet :
haine réciproque entre Chrétiens et Musulmans.
Mépris des Hébreux pour les Gentils ou les Goïms...
Guerres et étriperies à n'en plus finir.


De plus, même si vous n'êtes ni hébreux, ni sionistes, ni chrétiens, ni évangélistes, ni musulman, ni chiite, ni sunnite etc.
et que vous soyez aux antipodes de tout cela,
il demeure que tout le monde se méfie de tout le monde,
que chacun pense qu'il faut qu'il s'en sorte envers et contre tous...
et que pour tout cela, tout le monde doit mentir.
Tout le monde ment
et n'arrête pas de mentir...

Mentir parce que l'autre fait obstacle et qu'il faut passer.
Mentir parce que ce qu'on a fait va être considéré comme une trahison.
Mentir parce qu'on trompe.
Et l'on trompe parce que l'on est coincé,
parce que tout un réseau de fils de fer -- disant les traditions, disant les coutumes,
disant les usages, les mœurs, les habitudes, les sentiers, les chemins communs...
-- nous lient les pieds, les poignets, la volonté
par cette étrange électricité qu'est la PEUR..., la peur d'apparaître comme l'Alien,
la peur de ne plus être ce que l'autre croit que l'on est...
Mentir pour escroquer, mentir pour prendre au piège, pour arnaquer...
Mentir pour pouvoir porter le fanion de tous
aux Assemblées où siègent tous les Pourris
afin de filouter l'immensité... représentée...
Mentir pour avoir un avantage ou pour extorquer...
Mentir pour égarer, pour faire perdre, pour gagner...

Et si le gagnant de la course, du saut en hauteur ou du lancer de poids...
n'était jamais qu'un imposteur...
Evidente imposture de nous faire croire qu'étant le meilleur sur la ligne
il a le droit de grimper sur un bouclier et de se clamer chef de tous les autres...
Comme si celui qui court le plus vite était le meilleur de tous.
Mensonge, alors qu'il est le même à un iota près.
Et c'est d'ailleurs parce qu'il est le même comme tous sont le même... que tous les autres vont le voir courir
car tout le monde court...
et court toujours !

Mais le mensonge qui définit aussi la Fraternité
ne dit finalement que l'égoïsme.
L'individualisme forcené.
L'amour-propre exacerbé.
Ainsi, par cela, tout est rendu VAIN...
car rien n'est jamais authentique...

Alors, les mariages entraînent les divorces,
les associations : les ruptures.
Et c'est pourquoi toutes les votations ne sont que des pièges à "..." bernés.
C'est pourquoi le monde des hommes en entier n'est qu'un château de vanités,
et c'est pour cette raison que nous l'appelons la planète Dézoms
parce qu'elle est autant la planète Désordre que la planète des Zombis.
Oui ! Zombis, parce que c'est OMBRE
sous la coupe des Seigneurs d'AMBRE
par cette résine qu'ils sécrètent et qui fige tous les humains
dans ce que nous nommons le C.Q.A.T.L., une forme de filet pour contenir les masses
par le Droit et les Lois, les prescriptions et les règles,
les règlements et les préceptes.
Et règle se dit CANON.
C'est cela Ambre !
Ambre, qui ceinture toute la planète, qui s'incruste sur elle, comme une peau
et qui fait que tous les humains sont sans Lumière,
sans idéal,
sans autonomie et sans aucune souveraineté. Prisonniers.

Le Patriarche !
Tous dépendent du Père comme maître de ses Créatures.
Tous dépendent de Dieu... comme maître de sa Création.
Tous dépendent d'une Autorité comme représentante des deux précédents...
Tous dépendent d'un gouvernement.
Tous dépendent d'administrations et d'administrateurs...
qui sont loin de se limiter aux fermiers généraux...

Et donc, tous dépendent de ce plasma d'embuage, de voile et d'obscurcissement
que sont ces colonnes d'élus en escaliers
dont font partie tous les nantis,
tous les Gagnants,
tous les Seigneurs,
tous les aristocrates,
tous les prêtres,
tous les patrons,
tous les "maîtres" de toutes sortes...,
tous les notables et les dignitaires...,
la quasie totalité des cadres..., ces anti subalternes,
presque toutes les professions libérales,
énormément de médecins...

Immenses colonnes de typhons qui obscurcissent indéfiniment le ciel de tout esprit...
en coulant dans du pur béton le Cœur de chacun.

La Fraternité en Ombre, c'est donc quoi ?
C'est défiler dans la rue, marcher en lançant des invectives ou des slogans
afin de partager quelques miettes
qui pourraient tomber de la table où les Prédateurs sont en train de manger tous les autres.
C'est une histoire de "camarades", de "sympathies", de "communions" au point qu'on rêve de "communisme"...
alors qu'on est juste au bas des nantis
et tout juste au-dessus des intouchables... insignifiants parias condamnés à ne pas exister...
Belle Histoire... que celle-là...,

mais que tout pourrait démolir immédiatement
si quelqu'un jetait quelques pièces d'or devant les pieds
de ceux et celles qui marchent par-devant dans les défilés.
Défilés immédiatement transformés en Ruées pour se finir en débandades.

La Fraternité,
c'est un Vernis puissant qui colle les Masses dans l'égoïsme partagé dans la précarité.










La Fraternité peut évidemment être différente
et ressembler à ce que chacun voudrait qu'elle soit...
Mais pour cela, il faut passer auparavant par l'égalité, la Vraie,
celle que nous avons largement décrite
et qui est un grand nettoyage par le vide
de tout ce qui put faire le culte des ancêtres,
le culte de Brahma, Vishnou et Shiva
comme celui qui fait les cultes de Yahvé, de Jésus et de Mahomet,
comme tout culte, quel qu'il soit...
Le Vide sur toute idéologie,
toutes les coutumes héritées, toutes les traditions
et habitudes prises dans un monde de castes, de classes, de clans
ou ordonnées par la hiérarchie.
Il faut quitter le Veau d'Or et le culte du gagnant,
le culte de la compétition et de l'émulation,
le culte de l'éducation par Autorité,
le culte du Père, du Patriarche, du Compétent, du Sage qui se fait guru, du Savant, du Scientifique, de l'ingénieur,
du "docteur", du lettré, de l'érudit, du légiste,
le culte du maître, du patron, du Berger, des prêtres, de l'ange-gardien et du curé...
Il faut se défier de tout cela et donc quitter tout ce qui ramène aux leaders.

Il faut revenir à savoir qui l'on est,
revenir au fameux -- mais jamais appliqué -- du...
"Connais-toi toi-même..."
Un sentir, un reconnu et un ressenti profond pour l'authentique de soi dans son environnement...
Le Vrai de Soi dans l'Accord vrai au monde Vrai (Non pas dans l'accord au monde artificiel !)
Et ensuite réapprendre tout à partir de cela...
en considérant que chaque Vivant est Dieu totalement, comme soi
quelles que soient les limites entre lesquelles il se définit.
Ainsi se pourra l'Amour Universel au plus éloigné de tous les autres amours parcellaires.
Alors "Frère"... ne voudra plus dire né du Père
mais né de tous.

C'est cela le vrai renversement.
C'est cela la vraie révolution.

Et "Dieu" n'est plus l'Idole, il est le Soi de Tout et de soi.

Nous sommes tous dieux,
mais il faut entendre cela à l'inverse de ce Patriarche qui se prend pour l'horloger du monde,
ou à l'inverse de ces géantes idoles de l'île de Pâques,
de ces Baàls de Carthage,
de ces Jupiters et autres Zeus de l'Antiquité,
à l'inverse de la statuaire mégalithique égyptienne ou du Déccan,
à l'inverse des pierres levées et autres menhirs du monde des Cro-Magnons.

Nous sommes tous dieux, c'est-à-dire : souverains de soi-même en tant que Vivants,
participant à la VIE
(Ce qui signifie le Connais-toi toi-même le plus total.)
et donc, ce qui signifie un ART de VIVRE respectueux de toute Vie, quelle qu'elle soit,
respectueux de tout autre, quelles que soient ses différences.
Et cela, dans un monde...
que l'on s'efforce de faire évoluer pour qu'il arrive à une réciprocité entre tous quant à cela.

Donc Dieu signifie simplement que nous sommes Acteurs de la Vie
car le DIVIN, c'est la Lumière, c'est l'élan vers elle,
ce qui fait la VIE,
c'est ce qui transfigure la masse de l'opacité et la profondeur des ténèbres.
La matière dure qui fait notre corps dans son plus substantiel
est justement cette partie opaque de l'Univers transmué, transfiguré.

Inutile de souligner que si la Vie commence par se dire par le Pouvoir,
c'est justement parce que cette partie de l'Opaque est bien trop pesante
et que justement
un travail sur soi est absolument nécessaire
pour que le Vivant ne se laisse pas happer par cette gravitation, ce pesant, cette énormité.

Or notre monde dit exactement le contraire de cela, il cultive le pesant, il cultive le grossier, il cultive la masse et le massif
au point qu'il a inventé le Capitalisme.
Et cela, en corrélation étroite avec l'apparition du Progrès Scientifique,
véritable savoir en forme de loupe pour myopes étriqués enfermés dans des ruchers civilisés...
(Newton et Einstein compris !),
Progrès qui s'est vite transformé, pour les besoins des AMASSEURS, adeptes du Veau d'or,
en Progrès Technique et rien que technologique,
celui des engins, des machines et des robots...
Progrès qui exclue tout progrès du Cœur.

Le Connais-toi toi-même a été systématiquement empêché.
Donc, le Cœur des hommes s'est atrophié
au point que les humains ont régressé à l'état de simple vivants bio-mécaniques,
de zombis, de pré-robots...

Un travail est nécessaire,
c'est celui de l'AMOUR.
Non pas celui qui fait le coït, ce simple opportunisme de sexualité
qui prend toutefois à l'Univers son sens de cohésion !
Non ! L'Amour de tous les autres vivants
au point de considérer l'Univers comme le Grand Vivant...
en atteignant l'humilité de soi, véritable marque du divin,
en atteignant la douceur dans l'acte comme dans la compréhension,
comme dans l'art de se faire,
en comprenant la juste mesure de notre vie comme un simple passage
et non un enkystement.
En comprenant la juste mesure de toutes choses.

Un travail est nécessaire,
c'est celui de l'AMOUR.
Non pas celui qui fit le christianisme
et qui sut tuer tous les soi-disants païens
qui n'avaient que le seul tort de n'avoir jamais fait et ne jamais vouloir faire allégeance
à l'Occident porteur de leur Croix...
Non ! AMOUR dans la joie que la Différence se puisse, soit, se définisse
et émerveille le monde.

Un travail est nécessaire,
c'est celui de l'AMOUR.
Non pas celui du Père pour ses enfants
dans l'énergie qu'il déploie pour les formater.
Les dresser.
Les dompter...
Non ! L'Amour s'il est vrai, même chez un père,
se doit de dire à son enfant : "tu es roi de toi
et le "Connais-toi toi-même" ne passe pas par mon imitation
ni par ma vénération.
Je ne suis que ton égal.
Je peux t'aider, mais c'est toi qui dois découvrir qui tu es
jusqu'au point de te respecter et de respecter tout autre vivant.
Au point de ne jamais monter sur un autre vivant.
Même à cheval !"

On ne conduit pas des Enfants, on ne conduit pas des animaux,
on ne conduit aucun être vivant
à moins de s'avilir en l'avilissant.
On ne met rien en rang.
L'Education appartient au monde des élevages, au monde des prédateurs.
Ce qu'il faut c'est sans cesse une propédeutique.
Rien qu'une propédeutique en forme de maïeutique.
Un art de l'accouchement.
C'est cela l'AMOUR VRAI.

Aider chacun à devenir Roi de Soi
et non plus un "produit" du Père, du patriarche, du maître, du guide, du gourou,
du Her Professor... ou du Dieu de la Bible, du Coran, des Evangiles, des Védas
ou de tous les autres livres propres aux "initiés"
qui forment l'ensemble de MU, comme entreprise de mutisme sur tous les individus.

De toutes manières, ce n'est qu'ainsi que l'on peut atteindre la vraie fraternité,
celle qui nous fait égaux dans tout l'Univers avec chacun de ses vivants
comme avec lui-même en entier...

Fraternité qui est déjà profondément effectuée dans notre structure biologique
par le fait que notre corps est un lieu de rencontre entre le solaire et le terrestre,
une rencontre d'AMOUR...,
par le fait que notre cœur est le lieu de rencontre entre l'infinitésimalité de notre étoile lointaine et la macro--puissance solaire
comme un amour de sol à sol..., d'étoile à étoile.
Par le fait que nous portons la voûte céleste en nous
tout en étant "là", sur un point qui fait notre TOUT et qui n'est pourtant Rien. ..
comme le soulignera notre mort.

Retrouver la vraie Fraternité,
c'est le signe du retour dans l'Amour Universel.

Et à ce stade, la mort n'est plus ni une muraille, ni un gouffre,
c'est une ouverture.
Rien à voir avec la peur qui hante chaque instant les humains de ce monde,
de cette planète du mensonge et de la vanité,
de cette planète en forme de parasite ou de tique sur la Terre
et que nous nommons la planète Dézoms.

***

Il faut quitter un monde qui ne cesse jamais de fuir en avant,
un monde qui s'appuie sur la digestion des énergies
et le pillage,
sur l'édification des entreprises pharaoniques comme l'est la conquête de l'espace
et les voyages hors de la planète,
un monde qui ne vit que pour le progrès matériel
et jamais pour l'avènement du Cœur,
un monde qui prospère en transformant les humains
pour devenir les billes de ses immenses roulements mécaniques,
une réduction de l'humain à l'état de fourmis, de termites ou à l'état d'abeilles.
Un monde entre Dieux et Insectes.


Dans les philosophies du Déccan et de toute la péninsule indienne
il est enseigné que la Vie est faite de trois gunas
et que l'homme qui comprend ces qualités,
toujours présentes en différentes proportions en tout existant,
s'élève au-dessus des trois gunas.
Au point qu'il réussit à en jouir sans s'y attacher..., dit la Bhagavad Gîta. :



Tout existant, visible ou invisible (comme les pensées) est le résultat du jeu des trois gunas ou « qualités ». Bien que l'infinité des existants soit formée des mêmes éléments de base - Espace - ou Éther - Air, Feu, Eau, Terre - les formes sont innombrables : souris, montagnes, hommes, moustiques, or ou déjections… Les trois gunas sont les modes de la nature pour accomplir les modifications et combiner ces cinq éléments en une infinité de formes.

Tamas
est associé au sombre, lourd, grossier. L'homme de nature tamasique est dans l'ignorance, il est comme dans le sommeil ou dans une forme de paresse. L'illusion est son mode, le manque de mémoire son moteur, l'aveuglement sa raison, les raisonnements stupides sa réalité. Le bœuf, le vin, les nourritures cuites ou fermentées sont des nourritures tamasiques.
Plus la qualité tamasique prédomine, plus il y a immobilité, et cela, sur le plan physique autant que social ou que mental et spirituel, comme dans le cas des montagnes, par d'inimaginables entassements les uns sur les autres, ce qui dit tout une vie de monumentalisation, de sédimentations, de travaux d'Hercule pour se terminer dans le culte de la possession, de la propriété ou l'idolâtrie de l'AVOIR.
C'est l'empire de la stagnation, de l'ankylose, de la tétanisation. Une forme de cristallisation, d'engluage ou de prise dans de la résine comme dans de l'Ambre.
Un monde où toute parcelle de Terre est la propriété de quelqu'un et où tout acte est régi par des lois autant que surveillé par des armées de policiers.
Un monde où la spiritualité n'est que l'accomplissement de rituels en conformité avec des dogmes, tout cela surveillé par des prêtres garants de l'empire de MU sur la pensée.

Rajas
est la qualité de la passion et de l'avidité. Elle est Orgueil. Elle a pour corrélat l'activité débordante qui vise à profiter de l'exploitation des autres soit par le commerce, soit par les conquêtes ou la guerre, soit par le mécontentement et les revendications qui visent toujours à gagner sur l'autre.
Il y a un désir de pouvoir, mais aussi de jalousie. Les actes y sont toujours dans le but de gagner, d'obtenir quelque chose… (Ce qui démontre que Rajas est comme une apothéose illuminée de Tamas. Ce qui se traduit aussi par le fait que Rajas domine et gouverne le monde de Tamas, mais ne peut se faire qu'au travers du monde de Tamas.)
L'étude y est lutte pour supplanter les autres, le désir sexuel s'y fait comme moteur d'asservissement ou de soumission des autres. C'est l'univers du Pouvoir, de sa recherche et du tout faire pour l'obtenir et le garder.
Les plats frits, salés, épicés excitent les passions. Ils sont de nature rajasique.
C'est la nourriture favorite dans ce monde.
Toute artificiellité est rajasique.
Tout outil, toute arme est rajasique.
Depuis que l'histoire nous raconte ses aventures, les êtres, mus par Rajas... s'entretuent. Les armes, les discours d'endoctrinement, de propagande, d'idéologies... ont changé au cours des siècles, mais les actes relèvent toujours du même esprit et de la même cruauté, celle de Rajas.

Sattva
est lumineux, aérien, subtil. C'est la qualité de la Sagesse et non pas celle de la Foi. La joie est son mode mais hors de la satisfaction, la noblesse ou la dignité est son mode mais hors des honneurs, le courage est son mode mais hors de l'héroïsme ou de l'emphase et surtout hors de la guerre ou des luttes pour gagner, la sincérité est son mode mais hors de la volonté de convaincre, l'équanimité est son mode mais hors du tapage ou pour les effets de galerie, la générosité totalement désintéressée est son mode, et tout cela, ce sont les principales qualités des êtres sattviques.
Celui qui a vu l'inutilité et la vanité de la connaissance savante, astucieuse ou ingénieuse... et l'inutilité et la vanité des actes mus par l'égoïsme... ne peut qu'atteindre ce qu'il y a de plus haut en ce monde.
Les fruits mûrs et frais, les graines germées, les fruits de légumes et les jeunes pousses de légumes, sont les nourritures sattviques.



Nous, Amaranthes,

c'est-à-dire : "Humains Amis de la Fleur",
nous pensons qu'il n'est pas question de laisser la Vie
dans un tel état où le Rajas stimule le Tamas pour en faire son Empire
tout en éliminant tout ce qui pourrait apparaître de Sattvique
car non utilisable par lui-même...
et surtout contestataire de lui-même.

Nous pensons que cette structure est justement la raison de l'Enfer ou du Cancer de la Terre.

Le piège de l'équilibre entre les gunas est celui
qui voit automatiquement s'enfler le Tamas pour nourrir le Rajas
en annihilant le sattva.

Il est donc clair pour nous qu'il faut éliminer le Rajasique, d'une part,
car c'est la puissance de la prédation,

ensuite, réduire..., le plus considérablement possible, le tamasique... aux simples éléments indispensables à la survivance :
(Sexe, Avoir, Possession, Position, Usages...)
et s'ouvrir, finalement, totalement au Sattvique
si l'on veut que ce monde respire enfin.

Entre enfin dans l'air et la Lumière !




On devrait dire : respire... la joie...
Mais joie... qui n'est ni satisfaction, ni contentement, ni jouissance, ni plaisir, ni agrément, ni volupté,
ni entrain, ni ardeur, ni fierté, ni réjouissance,
pas même jubilation
et encore moins exultation ou allégresse,
mais simple béatitude, sans le Bé,
une façon de bien être au niveau de l'Être,
dans la vraie quiétude...,
dans la sérénité et la paix profonde...
quels que soient les aléas du contexte ou de l'ambiance.

Cela ne peut former que l'homme Vrai,
celui qui est enfin capable de comprendre tous les autres dans l'infinité du Vivant
et dans l'infinité de l'Univers.









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