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Sixième Chronique d'Onoée -- Sixième Chronique d'Onoée -- Sixième Chronique d'Onoée

Planète Amaranthes...


Plutôt mourir que d'entrer dans l'inégalité !



La notion d'égalité est la notion la moins partagée car la plus composite de l'Humanité.

Cela apparaît normal
car dans un monde subjugué et même hypnotisé par le phénoménal et surtout : son apparence la plus superficielle,
la valeur qui paraît la plus évidente est la Différence
tant la multiplicité des êtres comme des choses l'emporte sur tout ce qui pourrait parler d'Unité.

Seulement, l'égalité n'a rien à voir avec le différentiel.
Il est simplement le fait de vivre.
Tout vivant est égal à tout vivant quand bien même les mastodontes peuvent écraser
les microbes
sans même s'en apercevoir.

Ensuite, la Vie ne pouvant être menacée, ne devant pas être menacée, dans son essence,
il y a tous les fâcheux, les importuns, les embêtants, les désagréables
qui peuvent apparaître comme "excédents"...
face au Vivant qui a le plus de force, celui qui a le plus de volonté et surtout de prétendue conscience de la Vie...,
au point de juger qu'il aurait un droit naturel à l'emporter sur certains, forcément jugés comme "inférieurs"...


En réalité, la Vie est principe d'Harmonie.
Que dis-je ?!!! Non pas "principe", mais fondation de l'Harmonie.
Ses maux viennent exclusivement de toute dysharmonie acceptée ou occasionnée.
Rencontrée et irrésolue.

Un organisme vivant est de lui-même, une communauté de cellules qui vivent en chacun, toutes à parts égales.
Et qui plus est : tout organisme ne se peut que dans une collégialité de diverses souches de vivants unicellulaires disparates
intégrés et associés à lui sous forme de partenaires ou de symbiontes... dans la plus parfaite harmonie
et comme dans une égalité respectée.

Vous détruisez cet art des rapports et voici que la maladie s'installe
au point de vous faire croire que vous êtes agressés par des microbes, des virus, des bactéries.
Des "étrangetés" que l'on va vite baptiser "aliens"...
Mais c'est là rien qu'une vue de tous les NIAIS
qui ne comprennent jamais que tout vivant est fait du tout de l'Univers autant que du tout d'un Milieu... en toutes ses différences.
Et cela en Unité, donc dans une relation d'égalité.

Mais ces NIAIS considèrent comme des autistes considèreraient... que tout organisme vivant serait comme un vaisseau spatial
qui entrerait dans un milieu étranger
au point de considérer tout organisme comme un vivant dans une capsule..., dans un scaphandre..., une bulle isolante...,
organisme... complètement perdu dans un monde Hostile, Agressif, Haineux, Malveillant, Opposé, Inamical et Antagoniste !!!
C'est de là qu'est né le fameux "pasteurisme".
C'est à partir de cela que se sont édifiés les empires des grandes firmes pharmaceutiques
et toutes les industries chimiques qui en découlent.
C'est toujours à partir de cette même niaiserie qu'apparaissent les nanotechnologies...,
ce qui est l'exponentialité des anti-biotiques, qui, eux, en-soi, sont une nuisance incommensurable sur le Vivant
dans leur irrespect de sa souveraineté.


Mais l'AUTRE, n'est pas seulement cela, il est développé sur tous les plans de l'expression humaine
et notamment dans le domaine social.

Il est un auteur, dont j'ai oublié le nom, qu'il me pardonne, qui disait :
"Tout ce que vous osez entreprendre et faire sur les animaux,
et cela va toujours de plus en plus dans l'inique sans cesse plus monstrueux,
n'est que le commencement de ce que vous oserez entreprendre et faire sur l'humain, inévitablement...
car cette différence que vous mettez entre les vivants en déniant aux animaux l'âme que vous attribuez à l'humain
n'est qu'une imposture au sujet du Vivant."

Et il est un fait que les parcs à bestiaux, l'équarrissage pour tous les animaux,
l'utilisation des viandes, des peaux, des os...
a permis l'holocauste des juifs, des tziganes, des communistes et autres dissidents,
ces étranges aliens de la symbolique sociale.
Et en cela et en d'autres récidives, cela a permis à l'Humain de piétiner allègrement l'humain et de l'utiliser comme du vulgaire matériau
à la manière que durant des siècles il a utilisé comme matériau nos pairs dans la Vie que sont les "animaux",
pourtant porteurs d' "anima", donc d'âme !


Qu'un mastodonte écrase une fourmi, c'est une faute due à un aveuglement naturel,
personne ne peut y remédier.
Qu'un humain écrase une fourmi ou un rat... parce qu'ils se mettent à envahir sa maison
c'est certainement qu'il oublie que cela ne s'est pu que par ses propres indigences,
ses expositions de déchets, ses tolérances de trous dans les murs,
ses tentatives de mélanger plusieurs genres de vie sans que ses habitants naturels aient reçu... un quelconque formulaire des limites imparties...
et tant d'autres choses encore
que la simple intelligence aurait pu prévoir et éviter.

Que des humains multiplient outrageusement les animaux pour les manger ou pour les exploiter
est accepté par tout le monde
et les éleveurs ont tous les honneurs de la société
alors que c'est impardonnable.

Et ces mêmes humains s'étonnent que certains d'entre-eux aient pu s'enrichir sur l'esclavage
et continuent à le faire sur la multiplication encouragée des humains pour que les profits naissent multipliés à partir de la consommation.
Mais chacun d'eux continue d'aller à la Boucherie ou à la Charcuterie
sans aucun état d'âme au sujet de la viande, du poisson ou des œufs... qu'ils emportent dans leurs paniers...
Aucun état d'âme au sujet de tous les veaux ou agnelets égorgés pour permettre la récupération du lait de leurs mères
afin de remplir les litres de lait qu'ils emportent dans leurs réfrigérateurs...

Sans compter les kilos de fromages, qui, eux, auront nécessité infiniment plus de quantités de lait...
Aucun état d'âme !

Serait-ce que ces humains n'ont pas d'âme ?

En effet :
Il ne faut pas avoir d'âme pour monter un Auschwitz, un Buchenwald, un Dora, un Dachau, un Bergen-Belzen, un Mauthausen, un Ravensbrük... etc.
Il ne faut pas avoir d'âme pour entasser à fond de cale, la moitié des africains pour servir de bétail aux anglo-saxons, portugais et espagnols d'Amérique.
Il ne faut pas avoir d'âme pour ratisser toute l'Europe afin de recruter de jeunes éphèbes bons à émasculer afin d'en faire des eunuques à vendre aux musulmans,
et cela, ce sont les juifs radhanites qui l'ont fait, forcément tolérés et aidés par bien des non-juifs !
Il ne faut pas avoir d'âme mais rien que des képis... pour oser ratisser tous les juifs de France pour les entasser à Drancy.
Et aujourd'hui, ces nouveaux "juifs" que sont les immigrés sans papiers entassés dans des Centres de Retention Administrative
en forme de "Crandy" !
Il ne faut pas avoir d'âme pour avoir commandité Hiroshima et Nagasaki.
Il ne faut pas avoir d'âme pour bombarder sans raison Phnom-Penh, ce que firent Nixon et Kissinger.
Et pas en avoir davantage pour entraîner les troupes de Pol-pot comme le fit Thatcher.
Il ne faut pas avoir d'âme pour soutenir si ce n'est instiguer les Hutus à supprimer les Tutsis...
Il ne faut pas avoir d'âme pour assassiner tous les arméniens sur le chemin de l'exil obligatoire.
Il ne faut pas avoir d'âme pour avoir commandité Pearl Harbour, le 11/73, le 11/9 ou Tchernobyl.
Il ne faut pas avoir d'âme, mais rien qu'un nom de rue, pour avoir exterminé les gens de la Commune de Paris en 1971.
Il ne faut pas avoir d'âme pour oser mener une guerre comme celle qui fut menée en Algérie
ou celles qui sont menées en Irak, en Afghanistan
sous la plus monstrueuse des terreurs.
Il ne faut vraiment pas avoir la moindre âme pour oser transformer Gaza en cul-de-sac pour ensuite la submerger de Bombes...
et ensuite dire qu'on est soi-même agressé.
(Et cette liste est loin d'être exhaustive, ce n'est qu'un aperçu, un simple petit aperçu !
Les goulags sont toujours les goulags qu'ils se nomment Guantanamo ou Abou-Graïb ou Laogai...)


Ce que nous avons osé faire aux animaux, nous le vivons sur nous-mêmes aujourd'hui et demain.


Plutôt mourir que d'entrer dans l'inégalité !




Ecoutez ce qui se dit sur Caracas et la révolution Bolivarienne d'Hugo Chavez
et comprenez cet état de l'Autre dans nos sociétés contemporaines
quoique Hugo Chavez est très loin des révolutions de mentalité que nous prônons... :


Les élites qui se relayaient au pouvoir paraissaient avoir remporté une grande bataille idéologique : la politique était une affaire de diplômés, de docteurs, pas d’ignorants, de nègres, d’indigènes, d’analphabètes, d’êtres dépenaillés, d’édentés. L’oligarchie caraquègne ne voyait dans les collines couvertes de baraques pauvres ceinturant la ville qu’une menace dont il fallait se protéger. Quelque chose comme une immense nuée d’insectes, lourde d’une menace permanente ; une périlleuse fourmilière, une masse informe qui pouvait tout raser sur son passage. C’est ainsi que fut perçu le Caracazo de 1989. On fit appel à l’armée comme à l’insecticide.

Ce à quoi nul ne s’attendait était que cette menace puisse se doter d’une forme politique. Ceux qui s’y attendaient le moins étaient les exclus eux-mêmes. Victimes eux-mêmes des représentations idéologiques des élites, ils avaient fini par assumer comme naturelle leur condition infra-civile.

La première chose qu’apporta la révolution fut une authentique reconquête de la dignité citoyenne. Tout le monde se mit à faire partie d’un corps civil qui prend aujourd’hui part aux affaires publiques, confronte des positions idéologiques, discute de lois et participe de plein droit à la vie politique du pays. Le dernier des déguenillés du plus lointain des bidonvilles, en assumant la participation et le "protagonisme" que lui reconnaissait soudain la Constitution, adopta une position politique contraire, par exemple, à celle du magnat Gustavo Cisneros. Mais le fait d’adopter des positions politiques contraires présupposait déjà la conquête d’un certain plan d’égalité sur lequel se confrontaient les positions politiques. Cette construction de l’espace politique dont personne n’était exclu... supposa en soi une authentique révolution. La formule de la "démocratie participative et protagonique", répétée à l’infini et avec fierté par les secteurs depuis si longtemps humiliés, ne fait que rappeler cet élément-clef de la révolution.


Ce ne fut pas facile. Non seulement il fut nécessaire de recenser des millions de personnes qui, jusque là, n’avaient aucune existence civile, y compris d’un point de vue strictement formel. Il fut aussi nécessaire de vaincre la réaction violente des oligarchies qui refusaient que cette masse de "déguenillés, d’édentés, d’ignorants" les traite en égaux.

Leur intégration à l’activité politique, menée par Chàvez lui-même (ce métis d’origine populaire) fut ressentie comme l’invasion d’un domaine privé.

S’il y eut quelque chose d’insupportable pour les classes privilégiées ce fut précisément cette prétention arrogante de permettre que la masse informe des exclus s’intégrât à la vie politique nationale sur un pied d’égalité. Ce "Tiers-État" singulier qui surpeuple les collines fit voler en éclats les "privilèges" symboliques qui les excluaient de la vie civile.

Texte original








De toutes manières, l'inégalité est le fondement de l'entreprise de la MORT.
C'est la machine à tout broyer.
"L'Armée comme insecticide..."
La Guerre comme seule solution...
L'Envahissement comme seul droit.
La loi du plus fort comme seule civilisation... et comme seule "lumière".

Celui-là n'entre pas dans la ligne ?
Alors la solution est simple : convoquez un Conseil de discipline
et érigez une potence, un gibet, un pilori ou des crochets pour la Boucherie !

On veut le voir seul sans aucun défenseur
car qui pourrait défendre ce qui est hors défense.

Chavez, Ahmédinédjad, Moralès
sont les trois anges du MAL car ils renversent l'ORDRE.
Ils renversent les Carnosaures
quand bien même ils ne les apercevraient que comme de simple "exploiteurs".
Aucun média de par le Monde ne voudrait prendre leur défense.

Et pourtant, ils ne font qu'essayer de mieux vivre ce monde totalement programmé par ces mêmes carnosaures...
Ils essaient de faire remonter à la surface ce peu d'humain qui demeurait jusque-là complètement étouffé
par les anneaux en mille obligations du Grand Serpent
qui fait l'Ordre du Monde et de l'Epoque.
C'est rien qu'un souffle de Vie...
Mais, lui, le Serpent, n'est pas tué !
Vrai ! Il y a toujours des Riches et des plénipotentiaires autant en Iran qu'au Venezuéla qu'en Bolivie
comme il y en avait à Cuba, en Union Soviétique ou en Chine !

***

Maintenant et hors de ce beau théâtre :

Comment imaginer que puisse émerger cette notion d'égalité dans un monde où chaque humain
ne sait porter sens à ses moindres gestes que pour se différencier.
Forcément, chacun veut être différent et non pas une réplique de l'autre...
sinon, sa raison d'exister est sans raison.
Un doublon est toujours quelque chose à supprimer, à effacer.

Evidemment que chacun est différent, c'est d'abord le fait de la biologie, de la génétique, des mariages, du hasard des mélanges.
Mais cette différence n'a aucun sens, aucune valeur, car tout le monde est logé à la même enseigne...
Alors il faut plus et ce plus, on le trouve dans ce qui fait rêver,
on le trouve dans les fantasmes, dans les chimères, les divagations, les extravagances...
C'est de cela que sont nés tous les dieux de la pensée mythologique, vrai langage qui permettait le jeu de toutes les couleurs,
de tous les horizons, de tous les niveaux des valeurs...
Et puis, comme pour tout langage, notamment quand il est conceptuel,
le mot devient l'égal de ce qu'il est censé représenter, le mot "table" devient le réel de toute table...
C'est comme si le mot s'épaississait, devenait immensément lourd
au point de faire apparaître un Visage,
quelque chose de bien réel, de mesurable, de pesable...
On est passé à l'objectivation.

Mais cette objectivation empêchait les jeux de langage et donc les mille pouvoirs du différent.
Les dieux s'élevaient maintenant comme indépendamment dans une scripturaire devenant outrancièrement sculpturaire.
Il n'y avait plus de place pour le variable, le flottant et la vraie puissance de l'imaginaire.
Tout devenait ficelé et comme prisonnier... dans les valeurs, dans les couleurs, dans les identités...
Et l'on en revenait où tout le monde était réduit au raz de terre.
C'est pourquoi la Hiérarchie s'est inventée
derrière le culte des Visages qu'avait pris le monde du divin,
des visages qui stéréotypaient les individus
et derrière lesquels il fallait donner une différence... par l'ordre, le rang et la place.

Et la Hiérarchie, comprenant que le langage n'était plus le langage
mais que la différence pouvait être acquise sur le simple ordre,
il était meilleur de se passer de langage mensonger pour entrer résolument dans le monothéisme et la radicale externalisation du divin par rapport à l'humain,
ce qui imposait le passage au Devoir,
ce qui, en somme, ramenait tous les hommes à égalité,
ce qui était un BIEN, puisque l'Ordre et la Hiérarchie avaient inventé un Esprit de Gestion...,
d'autant plus que la Différence, on pouvait dès lors totalement la maîtriser au point même de la marchander,
notamment par l'AVOIR
avec mille grades quant à sa quantité.
En un tel monde, les Riches y deviennent les saints ou les consacrés et les pauvres les souillés, les dégradés, les avilis, les béotiens, les maudits,
ceux ou celles qui sont en soi : des outrages.

Et parmi les riches..., on garda une différence de valeur autre que basée sur la richesse, une différence basée sur le Savoir, sur l'initiation.
Il y eut donc le clan des élus qui, eux, savaient...et celui qui en dépendait : le clan des gentils... qui, eux, étaient censés être complaisants,
mais n'avaient pas accès au Savoir.
Les Gentils étaient comme le clan des lieutenants des Premiers...
Et si les Premiers peuvent être considérés comme les Prêtres du Seul Dieu Extérieur à la Phénoménalité, (Souvenez-vous de SETH !)
les Gentils en sont les exécutants, les techniciens, les agents,
ce qui peut se réduire à la notion de Guerriers.

Il y a dans les autres, ce même clivage qui va s'opérer :
ceux qui ont un AVOIR tangible : les laboureurs qui investissent l'Espace
et le reste :
les intouchables.

Les deux derniers clans sont en fait réduits au même état mais entre eux est introduit un abîme immensément large et profond !


***

Voilà ce qu'il en est de la Différence et de l'Egalité.
Tout un univers d'artificiellités.
Tout cela fondé sur l'esprit de Cro-Magnon et son esprit de Conceptualisation...
comme inducteur des futures et très actuelles normalisations et autres protocoles de standardisation
qu'est toute "Certification".
Ne vous y trompez pas, Seth est en cela
comme sont en cela tous ses adeptes innommables que tout le monde connaît trop bien
et qui sont les inspirateurs autant que les apôtres et les garants de la Mondialisation
sous le sceau du Capitalisme et de la Richesse.

Toutes ces prétendues différences paraboliques
et ces égalités artificielles
pour simplement masquer que l'anti-Vie s'est approprié, s'est accaparé de la Vie et de tous les Vivants !

***

Que faire dans un monde de majordomes, de domestiques empanachés ou pleins de décorations,
de valets somptueux au point d'être des tambours-majors,
de laquais obséquieux, de chauffeurs en pleine superbe,
de chambrières plus avenantes que les grooms sirupeux,
de servantes livrées à leur ineffable soumission,
de contremaîtres plus sergents que tous les capitaines
et autres serre-joints de la moralité (le fameux Devoir !),
de Kapos, de Képis et autres Bicornes du diable en nouveaux casques des Forces Civiles
et autres bataillons de CRS...
Que faire, quand tous ces "gentils" vénèrent l'Ordre qui leur offre un salaire,
glorifient le Maître dont ils en tirent le rang,
révèrent la Richesse comme garant de leur avenir
et honorent tout ce qui a odeur de CHEF face aux immenses meutes de veaux baveux devant la lumière que l'OR parodie dans leur caverne d'ombre
qu'est leur Enfer ou leur Prison ??????

Tous, autant qu'ils sont : idolâtres de l'inégalité !

***
Le Bouddhisme, en toutes ses formes, lui-même se nourrit à l'écuelle auprès des Riches. (Voir actuellement le Dalaï Lama.).

***

Que faire dans un monde où personne n'a aucune confiance en personne,
où tout le monde a de la suspicion, de la défiance et un profond doute sur tous et chacun...
même l'ami le plus proche que l'on ne cesse jamais de tester
et retester...,
prêt à le traiter de traître et à le vouer aux gémonies, dès le plus petit écart,
monde où chacun veut l'emporter sur tous les autres à la manière d'un empereur
(quand ce n'est pas d'un Pape...)
dans une majesté... qui ne sait se faire que sur l'écrasement et la réduction et diminution des autres,
monde ayant épousé l'esprit du vedettariat, la seule valeur du Champion,
l'esprit des Meilleurs,
l'esprit du Potlatch et donc du Gagnant, du Vainqueur, du Triomphe et de l'éternel Conquérant,
ce qui met le monde en compétition et dans un interminable challenge,
fondant la Vie sur la Lutte, l'Epreuve, la concurrence,
fondant l'éducation sur l'émulation,
excusant mille rivalités, mille conflits, mille bagarres
comme humus profond de toutes les Guerres
dont s'abreuvent les Carnosaures qui mènent le monde,
ceux qui posent et déposent les gouvernements pour que le sang coule davantage ou mieux que jamais...
ou pour que le lait soit plus abondant dans la pressuration de chacun,
ou pour que la récolte de la laine issue de la tonte des moutons -- auxquels nous sommes réduits -- soit plus abondante,
ces Carnosaures qui tracent les lignes de leurs prébendes, de leurs profits en fonction de leurs appétits et de leurs plaisirs
sur l'immensité d'une humanité réduite en bandes rivales pour mieux les contenir...
et cela, sur un fond d'atomisation de chacun... :
un chacun... parfaitement pris et isolé dans les filets carnosauriens de la Supériorité
au travers du culte de la Suprématie, de la Prééminence, de l'hégémonie
et de la domination,
ce qui, à défaut de la maîtrise de soi rendue impossible,
se défoule dans l'oppression, l'asservissement ou la mise sous condition des autres...
au travers d'une égalité sans cesse proclamée
mais irrémédiablement rendue impossible.

Le Contradictoire est le fait du Khaos,
ce qui prouve que nous sommes exactement retranchés de l'Univers.
On nous a détachés de l'Univers.
Et nous voici dans un conflit profond entre ce qu'on nous oblige à vivre et la Vraie Vie.

Cette Vraie Vie qui ne sait plus apparaître que quand on meurt.

En effet, c'est bien la Mort qui est aujourd'hui la seule égalité entre tous les humains.
Or, cette égalité est faite de l'abandon de tous les artifices et mensonges
dont s'est immensément encombrée la Fausse Vie.
L'abandon de toutes les fausses pulsions, les fausses tendances, les faux attraits, les faux penchants, les faux instincts
qui nous ramènent à l'état de vulgaires lézards.
C'est aussi l'abandon de toutes les artificialités, de tous les faux génies et autres démons de l'esprit
qui ont construit la science, la mécanique, la technique, la chimie et sa médecine autant que le Progrès sur lequel tout le monde roule à des vitesses
qui ne font que réduire en poussières le plus profond de chacun... :
son Cœur.
C'est aussi l'abandon de toute guerre, de tout conflit, de la vanité de toute émulation
et de l'esprit des meilleurs
dans le seul soupir que la MORT peut :
et qui souffle comme tomberait une larme énorme
sur toute la Fraternité qui nous a échappé...
et de fait : toute l'Harmonie qu'on aurait pu réaliser...
mais dont notre défiance de l'amour universel nous a exclus.

La Mort comme Vide sur toutes nos vanités !





Prochain article : la Fraternité !








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