Guerre en Libye
Ce n’est pas encore fini.
Par Carol Pagaduan-Araullo



vendredi 26 août 2011, par Comité Valmy




Une chose ressort
de la campagne militaire de six mois de l’OTAN et les États-Unis pour renverser le gouvernement libyen, assassiner ou capturer Mouammar Kadhafi, installer un régime fantoche, prendre le contrôle de substantiels gisements de pétrole et de gaz, et de se tailler une sphère stratégique d’influence directement sous le contrôle impérialiste en Afrique : Voilà comment trois institutions mondiales - les Nations-Unies, la Cour pénale internationale, et les médias internationaux - ont été transformés en instruments et complices prêts à justifier les crimes de guerre contre un état et un peuple souverain.

Peu après le déclenchement des affrontements armés entre le gouvernement et les forces anti-gouvernementales, la résolution 1970 du Conseil de sécurité a imposé une interdiction de voyage et le gel des avoirs de Kadhafi, des membres de sa famille et des hauts fonctionnaires, ce qui inclus le gel des avoirs de l’État libyen lui-même et un embargo sur les armes à la Libye. Ceci a été suivi par la résolution 1973, autorisant tous les États membres de l’ONU à entreprendre "toutes les mesures nécessaires" pour la protection des civils et pour l’exécution d’une « zone d’exclusion aérienne » dans l’espace aérien de la Libye.

Ce que nous contemplons est la méthode des États-Unis et de l’OTAN qui ont cyniquement utilisés et même ouvertement violé ces mêmes résolutions, jusqu’à justifier le bombardement de cibles non militaires comme les stations de télévision et les tours de communication, des zones résidentielles très peuplées, même des écoles et des hôpitaux, causant d’innombrables victimes civiles et la destruction des infrastructures civiles.

La formation et l’entraînement par l’OTAN des groupes anti-gouvernementaux, l’utilisation de drones, les tirs d’hélicoptères, et la présence de forces spéciales de commandos sur le terrain dans l’assaut final sur Tripoli, avec des bombardements continus, afin de frapper et finalement submerger les défenses du bastion Kadhafi ne peuvent, quel que soit l’effort d’imagination, être appelé « la protection des civils ».

En fait, les hôpitaux de Tripoli sont pleins à craquer de civils mutilés et de mourants. Les dégâts sur les réseaux d’eau et d’électricité ont davantage compromis la capacité des installations médicales pour faire face à la crise humanitaire.

Le Conseil national de transition - un méli-mélo de monarchistes, de transfuges du régime de Kadhafi (qui devrait être tenu responsable autant que Kadhafi pour les péchés du passé), les groupes islamistes ayant des liens avérés avec Al-Qaïda, d’ex-soldats libyens pris dans la guerre de Kadhafi contre le Tchad, puis manipulés par la CIA et le MI-6 pour entreprendre des missions d’assassinat contre Kadhafi, et les exilés libyens en Grande-Bretagne et ailleurs - a été mis en place par la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, et d’autres pays de l’OTAN comme l’opposition légitime en Libye, peu après que les bombardements aient commencé.

Le CNT est censée incarner une opposition libyenne politique valable et viable à laquelle les États-Unis et l’OTAN pourrait se raccrocher et reconnaître officiellement comme le gouvernement successeur du régime de Kadhafi, même si les rebelles n’avaient pas encore réussi à renverser le gouvernement.

L’émission par la Cour pénale internationale d’un mandat d’arrêt contre Kadhafi, son fils, et d’autres fonctionnaires gouvernementaux qui n’avaient pas rompu avec Kadhafi pour de prétendus "crimes contre l’humanité", en dépit de maigres éléments tangibles, ont contribué à donner une patine juridique à la campagne incessante par la Grande-Bretagne, la France, le États-Unis, et éventuellement d’autres pays de l’OTAN, à diaboliser et délégitimer Kadhafi et le gouvernement libyen. Dans le même temps, il a simplement ajouté Kadhafi à sa liste croissante de présumés "voyous" accusés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou de génocide et a ordonné d’arrêter les personnes dont le seul dénominateur commun est d’être celles que les États-Unis et ses alliés détestent.

 




La CPI ne devrait pouvoir en aucune manière contribuer à isoler politiquement et diplomatiquement le régime de Kadhafi. Pourtant, au plus fort de l’attaque de l’OTAN sur Tripoli, la CPI s’est même permis de participer à la propagation de la désinformation anti-gouvernementale visant à briser le moral des forces pro-gouvernementales et les résidents de Tripoli. Elle a annoncé que Seif al-Islam, fils de Kadhafi, avait déjà été arrêté par les groupes d’insurgés et serait remis à la CPI, mais ce qui se révéla plus tard être faux. Un chef rebelle avait admis que ce faux rapport avait considérablement contribué à l’effondrement des défenses du gouvernement.

Les élites dirigeantes des États-Unis ont appris de précieuses leçons de la guerre du Vietnam sur la façon d’occulter la douloureuse vérité sur la guerre au peuple américain. L’opinion publique américaine s’est retourné contre la guerre, après l’offensive du Têt, qui a gagné les États-Unis militairement, mais s’est avéré être un fiasco de la propagande avec des sacs mortuaires contenant des innombrables morts militaires américains montrés à la télévision américaine.

La couverture médiatique du massacre de My Lai et d’autres violations flagrantes des droits humains et du droit international humanitaire par l’armée américaine a également alimenté le sentiment anti-guerre, les protestations et les "objecteurs de conscience" du mouvement des Américains qui refusaient d’avoir à servir au Vietnam.

Ainsi, une couverture médiatique internationale de la guerre en Irak en 2003 était strictement réservée aux « journalistes embarqués » qui ont déclaré la guerre du point de vue et sous la supervision de l’armée d’invasion américaine.

Dans le cas de l’insurrection étrangère soutenue par la Libye et la guerre d’agression américano-OTAN, les médias internationaux ont été autorisés par le gouvernement libyen pour couvrir ce qui se passait. Les journalistes étaient libres de couvrir les deux côtés du conflit et de la soi-disant "intervention humanitaire" OTAN-US.

Au lieu de cela, les grands médias tels que CNN, BBC, Reuters, et même la chaîne qatarie Al-Jazira basée au Qatar... ont choisi, comme dit un analyste, « d’obscurcir les pertes et les souffrances humaines du peuple libyen et maintenir la fiction d’aide humanitaire du mandat "R2P" de l’OTAN R2P (responsabilité de protéger) ».

Selon des témoins oculaires du Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), après qu’un attentat particulièrement dévastateur ait tué beaucoup de gens et détruit de nombreuses maisons, les seuls membres de la presse internationale qui ont signalé les dégâts de ces bombardements ont été Russia Today (RT), Telesur, Chinese Central Television (CCTV), et les journalistes indépendants.

Lorsque la presse grand public relate les opérations militaires de l’OTAN en Libye ainsi que des pertes, elle minimise les civils tués qui pourraient être reprochés. Quand l’OTAN affirme que ses frappes militaires sont chirurgicales et que les cibles précisément sélectionnées, ces affirmations sont acceptées avec pratiquement aucune question, malgré les preuves du contraire.

Il y a une large couverture des forces dites « rebelles » qui sont décrites positivement comme
les « combattants de la liberté »
(la façon dont le gouvernement américain utilisée pour appeler les forces contre-révolutionnaires au Nicaragua qu’elles avaient mis en place pour lutter contre le gouvernement sandiniste qui avait renversé le dictateur Somoza)
occultant le fait que beaucoup d’entre eux ont été organisés, financés, armés, entraînés, et même commandé sur le terrain par l’OTAN.

Les forces pro-gouvernementales et les Libyens ordinaires qui soutiennent Kadhafi et qui restent opposés à l’invasion de l’OTAN sont représentés aussi peu nombreux et en diminution, qualifiés de mercenaires payés, ou tout simplement un lavage de cerveau par la propagande gouvernementale.

Ce genre de nouvelles sélectives, partiales, et même dans certains cas, purement et simplement fabriquées, que les médias dominants ont prodigué sur la situation libyenne sont sans aucun doute largement responsables de la relative faiblesse du mouvement de protestation anti-invasion aux États-Unis, en Europe et ailleurs.

En temps opportun, il sera démontré que Kadhafi, tout comme Saddam Hussein et les talibans, n’était pas le tyran satanique mûr pour un « changement de régime » tel que les États-Unis et ses collègues des puissances impérialistes en Europe ont voulu dépeindre, en collaboration avec les médias internationaux.

L’invasion américaine de l’OTAN et l’occupation susceptible de la Libye (pour être justifiées comme un moyen de stabiliser la situation post-Kadhafi et permettre aux plates-formes pétrolières de recommencer à extraire) seront invariablement confrontées par l’opposition armée prolongée comme en Irak et en Afghanistan. Un autre bourbier pour les agresseurs.

Face à des institutions comme l’ONU, la CPI, et les médias qui perdent leur crédibilité et leur capacité à servir de dissuasion à l’agression étrangère et à la commission délibérée de crimes de guerre, se dresse une résistance armée qui apparaît comme la seule arme et la seule défense des victimes de l’agression impérialiste par leurs interventions armées.

 

Donc, la guerre en Libye, ce n'est pas fini !

Carol Pagaduan-Araullo






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Vidéo témoignage
Chavez dénonce les massacres perpétrés par l’OTAN en Libye
Pour son pays, il compare contre-Patrie et contre-Révolution...

jeudi 25 août 2011, par Comité Valmy








M.Abdeljalil avoue le média-mensonge du CNT
par Alexandre Monbailly

samedi 27 août 2011, par Comité Valmy








Depuis des semaines les doutes vis-à-vis du suivi médiatique de la "Guerre en Libye" sont monnaie courante sur le web. Le CNT présenté comme un organe politique naissant et tourné vers la démocratie, au service d’un avenir meilleur en Libye est désormais pointé du doigt comme une branche de l’OTAN, mise en place pour justifier son intervention armée en Libye et diriger l’opinion publique afin de lui masquer les réels enjeux de cette invasion, financiers, une fois n’est pas coûtume.

> Au mois de Mars déjà la Russie mettait en avant des doutes concernant le déroulement des opérations armées. Selon eux, et à l’appui d’une surveillance satellite,les attaques présentées par les médias occidentaux n’ont jamais eu lieu.

> Plus récemment, nos médias nous annonçaient la capture de Saif Al-Islam, et vous l’avez sans doute appris, il n’en était rien, puisque le fils Kadhafi est venu narguer les caméras une fois la nuit tombée afin de prouver que le mensonge était total et que les gouvernements occidentaux se faisaient l’écho de rumeurs et surtout de media-mensonges planifiés de longue date.

> "Planifiés" si l’on en croit Mahdi Nazemroaya dont les témoignages vidéos sont de plus en plus partagés sur internet. Il dit clairement que de faux journalistes chargés d’encadrer la presse internationale donnent des consignes au sujet des déclarations qui doivent être officialisées et de ce qui doit être caché comme la participation voulue de mercenaires ou de membres d’Al Qaïda aux combats côté rebelles.

>Affirmations reprises par le célèbre Thierry Meyssan. Nous savons bien la réputation qu’il a. D’abord acclamé en tant que journaliste d’investigation sérieux, il est depuis son livre "11 Septembre 2001 : L’Effroyable Imposture" considéré par beaucoup comme un véritable paranoïaque, et parfois même comme antisémite du fait de ses évocation d’une possible connexion entre les attentats du World Trade Center et le Mossad.

> Il y a quelques jours, un nombre impressionnant de blogs et sites relayaient une rumeur selon laquelle des scènes de liesse ou de combats sur la Place Verte de Tripoli n’étaient qu’en fait des images frauduleuses tournées au sein de studios de cinéma au Qatar. Très vite, on se dit "Il y a du Meyssan là dedans...et d’un coup on parle de studios de cinéma...de malversation, va t-on nous reparler d’un faux attérissage sur la Lune tant qu’on y est ?" L’info fut donc prise avec des pincettes par une immense majorité des rédacteurs de sites de ré-information, et ne fut pas reprise du tout par les médias mainstream, tous fidèles à la "mission" d’information consensuelle et à la lumières des dernières révelations, bridée.

> Seule information à sortir petit à petit du flou général et à apparaître sur certains sites à audience très large abdeljalil-president-du-cnt-etait-le-bourreau-des-infirmiere.html : Abdeljalil, ancien ministre sous Kadhafi et désormais à la tête du CNT est le bourreau des infirmières bulgares. Le tableau se noircit encore pour le CNT dont l’image fabriquée s’écorne peu à peu, ce qui pourrait bien justifier le mécontentement des autorités évoqué par Mahdi Nazemroaya.




> Et c’est donc une nouvelle vidéo qui vient confirmer les doutes sur l’authenticité des images de Tripoli avec le témoignage télévisé en direct (téléphone) du dit bourreau avouant que cette manoeuvre a bien eut lieu. Des images ont donc été tournées dans des studios de cinéma, avec comme but de décourager les troupes kadhafistes, rallier à la cause du CNT des ambassades et faire accélérer la reconnaissance de sa légitimité auprès des grandes nations mondiales.


Que penser de tout cela ?

Et bien réflechissons donc. Les gens qui remettent en cause les médias mainstream et l’information "officielle" en général sont souvent assimilés à des "complotistes" paranoïaques et très souvent antisémites ou xénophobes, ou peut-être cannibales ou pédophiles, à vrai dire aujourd’hui, les dissidents sont présentés de bien des mannières.

Et pourtant c’est bien le pouvoir en place en France et dans les nations dirigeantes qui tire les ficelles et tente d’imposer sa loi en Libye comme en Iraq ou en Afghanistan. Les mêmes ficelles oui, que fait Bernard Henri Levy ? (Pour les accusations d’antisémitisme la section commentaires vous attend).

Les rebelles seraient craints par une partie des civils, qui se barricadent actuellement chez eux. Est-ce impensable maintenant que le CNT lui-même avoue avoir menti en images ?

Visiblement le CNT tente de mettre en place la démocratie à l’occidentale avec le mensonge permanent et la manipulation des esprits. Mais visiblement aussi, ils ne sont pas encore rôdés et cette opération pue l’échec à plein nez. Que penser disais-je ? Sans doute que la diplomatie française va en prendre un coup, que nous paieront sans doute ces agissements dans un futur proche, et qu’il serait temps effectivement, de foutre dehors, de botter le cul avec le sourire de tous ces dirigeants criminels, hypocrites, menteurs et qui se payent le culot de mentionner les Droits de l’Homme et la liberté sur nos écrans.

Faites vous une opinion, il est difficile d’y voir clair dans tout ce fouilli, mais néanmoins une chose est sure : on nous ment, et avec l’aval de nos partis politiques français. La plupart de nos représentants se félicitent de cette intervention en Libye qui petit à petit se transforme en aveu cinglant d’une absence totale de morale et surtout d’une arnaque continue qu’on ne devrait plus soutenir. Il faut condamner l’attitude de nos politiques qui doucement nous tartinent l’arrière-train à coup de beaux principes pour mieux nous enfiler un missile une fois nos consciences dilatées. A.Monbailly

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/m-abdeljalil-avoue-le-media-99650









Auteur : Mahatma - 


Source : http://www.dazibaoueb.com/blog.php?profil=792



Multiples intérêts de renverser
le gouvernement de la Libye -



Au-delà de la raison officielle donnée pour l'intervention de l'Otan en Libye grâce à la célèbre résolution de l'ONU obtenue de justesse, intéressons nous aux différentes raisons possibles qui ont rendues incontournable ce "renversement" de gouvernement en Libye, décidé par ces pays étrangers qui usent de l'Otan comme bras armé. (aussi critiquable ou louable que ce régime libyen puisse apparaitre pour les uns ou les autres)










1 - La raison officielle


Empêcher le régime en place de massacrer les "mouvements de rebelles" qui se sont formés depuis quelques mois. Empêcher que des civils innocents soient tués.

Extrait de la résolution : " Considérant que les attaques généralisées et systématiques actuellement commises en Jamahiriya arabe libyenne contre la population civile peuvent constituer des crimes contre l'humanité,

Rappelant le paragraphe 26 de la résolution 1970 (2011) dans lequel il (le conseil de sécurité) s'est déclaré prêt à envisager de prendre d'autres mesures pertinentes, si nécessaire, pour faciliter et appuyer le retour des organismes d'aide humanitaire et rendre accessible en Jamahiriya arabe libyenne une aide humanitaire et une aide connexe,

Se déclarant résolu à assurer la protection des civils et des secteurs où vivent des civils, et à assurer l'acheminement sans obstacle ni contretemps de l'aide humanitaire et la sécurité du personnel humanitaire, "

Le texte de la résolution 1973 complète ici


2 - La piste du pétrole



Certains décriptent de la situation en Libye, une volonté de s'emparer du trésor pétrolier libyen.
Il dénonce l'influence des grandes multinationales pétrolières dans cette intervention armée.

Un article : 27 08 2011 

le CNT lui aurait réservé 35% des futurs contrats pétroliers Le président Nicolas Sarkozy s’indignerait en privé qu’on puisse penser que la France a mené une « guerre pour le pétrole » rapporte le journal Le Monde.

Le chef du CNT fait preuve de moins de pudibonderie. Il a annoncé les pays seront récompensés en « fonction du soutien » apporté aux insurgés. La chute du régime de Kadhafi libère la course à l’or noir où des reclassements sont prévisibles. Sous la forme d’un retour sur investissement dans la guerre. «Nous promettons de favoriser les pays qui nous ont aidés, notamment au travers du développement de la Libye. Nous les traiterons en fonction du soutien qu'ils nous ont apporté», a déclaré Moustapha Abdeljalil.

La suite

Un autre article : 25 08 2011 - C’est l’heure des comptes. Les nouveaux dirigeants qui émergent du conflit libyen sont courtisés de toutes parts, et en première ligne par les compagnies pétrolières. La donne a changé et c’est le CNT (Conseil national de transition) qui contrôle désormais les vannes du 17e plus important producteur de pétrole du monde.

Dans cette course à l’or noir libyen, c’est le groupe italien Eni qui est donné – pour l’heure – comme favori, car ses relations avec la Libye sont historiques. Mais les compagnies des pays ayant soutenu les rebelles vont pouvoir réclamer leur part du gâteau. Comme Total, la France ayant été le premier pays à affronter militairement Muammar Kadhafi. Les compagnies américaines pourraient aussi profiter de l’occasion. Le Qatar, premier pays arabe à soutenir militairement les rebelles, est aussi en bonne place.

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3 - La piste de la volonté libyenne de démarrer à l'échelle du continent, une nouvelle monnaie africaine, le Dinars Or


D'autres analyses mettent l'accent  sur l'intention des armadas bancaires te financières d'empêcher  sur le marché des changes ainsi que celui de l'or, l'explosion que provoquerait la mise en place d'une monnaie nouvelle sur le continent africain, le Dinars Or, dont Kadhafi tentait de montrer le caractère unifiant et libérateur par rapport à la domination du dollar, pour tous les chefs d'états africains.
Etait-il sur le point d'aboutir, en pleine période de "soins palliatifs" du dollar ?

Un article de John Perkins

26.04.2011 - Alors que beaucoup optent pour la rationalisation et décrivent les ressources, surtout le pétrole, comme étant les raisons pour lesquelles nous devons être dans ce pays, il y a également un bon nombre de voix dissidentes. Dans son ensemble, tout ceci tourne autour de la relation financière de la Libye avec la Banque Mondiale, le FMI et la Bank for International Settlements (NdT: la BIS, qui est le GQG des banques centrales, basée à Bâle en Suisse) et des multinationales.

Si on se réfère au FMI, la banque centrale libyenne est une banque d’état à 100%. Le FMI estime que la banque a environ 144 tonnes d’or dans ses coffres. Il est de notoriété publique que dans les mois qui ont précédés la résolution de l’ONU qui autorisa les Etats-Unis et ses alliés d’envoyer des troupes en Libye, Muammar Kadhafi supportait ouvertement la création d’une nouvelle monnaie d’échange qui rivaliserait avec le dollar US et l’Euro. De fait, il appela les nations africaines et musulmanes à rejoindre une alliance qui créerait cette monnaie, le dinar or, et qui deviendrait leur monnaie principale d>’échange international. Ils ne vendraient le pétrole et autres ressources naturelles aux Etats-Unis et au reste du monde seulement qu’en dinars or.


Suite

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Une vidéo (3mn37) sur la chaine Russia Today, publiée le 16.08.2011

 



4 - Le pillage légal (?) des comptes bancaires libyens présents dans les banques étrangères et l'or en Libye

De nombreux comptes bancaires libyens existent dans de nombreux pays et 144 tonnes d'or seraient présent dans la banque centrale de Libye


 
 

 





Consultez ce Tableau :




source

Pour vérifier ces chiffres : ici
choisir Latest World Official Gold Reserves

et ici un lien qui explique ce qu'est le W.G.C :


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Quand des pillages ont lieu à Londres, un concert d'indignations politiques et une réponse policière et judiciaire "musclé". Quand le pillage est effectué sur des comptes bancaires, concernant des milliards de dollars, appartenant à la nation Libyenne. A peine quelques lignes bienveillantes et justifiant le hold up "utile et nécessaire".


27.02.2011 - Mise en place de  verrous bancaires

Le département au Trésor des Etats-Unis a indiqué vendredi avoir appelé les institutions financières du pays à être particulièrement vigilantes sur les mouvements de fonds de dirigeants libyens.

Le Réseau de répression de la délinquance financière (FinCEN) du Trésor a publié une circulaire envoyée aux banques la veille leur demandant de “prendre des mesures raisonnables compte tenu des risques de hausse potentielle des mouvements d’actifs” de leurs clients libyens vers des destinations qui ne seraient pas identifiées.

Suite



28.02.2011 - Le gouvernement canadien a sais au cours de sderniers jours plus de 2 milliards de dollars d'actifs dans de sbanques canadiennes, appartenant à la Libye
L'article

 

09.05.2011 - Même la Gambie s'y est mise
http://www.african-politics.com/gambian-authorities-seize-libyan-assets-in-the-country/



5 - la piste de l'obstacle libyen concernant le projet d'union pour la Méditerranée

 


10.06.2008 - Le numéro un libyen a vivement dénoncé ce projet de coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée initié par Nicolas Sarkozy.

Mouammar Kadhafi a rejeté avec virulence mardi le projet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) inspiré par la France. Monopolisant la parole à l'ouverture du sommet arabe de Tripoli, le numéro un libyen s'est livré à une véritable diatribe contre l'UPM devant les présidents syrien, mauritanien, tunisien et algérien et le premier ministre marocain.

Selon Kadhafi, l'UPM pourrait mettre à mal l'unité africaine et arabe en concurrençant des organisations déjà existantes. «Nous sommes des pays membres de la Ligue arabe et aussi de l'Union africaine et nous ne prendrons en aucun cas le risque de disperser nos rangs. Il faut que nos partenaires (européens) comprennent bien cela», a prévenu le dirigeant libyen. Et de prévenir : «si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine (...) nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe» de pays, c'est à dire uniquement avec ceux qui bordent la rive sud de la Méditerranée,comme le propose le projet de l'Union pour la Méditerranée..

«Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens»

Le colonel Kadhafi a aussi qualifié l'UPM de «projet passager» voué à l'échec, affirmant : «l'UE veille sur son unité et refuse sa division et l'initiative de notre cher ami Sarkozy a été rejetée fermement par l'Europe».
L'article entier

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Mouammar Kadhafi, à l'époque de sa venue en France, a rejeté avec virulence le projet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) inspiré par la France

Visionner une vidéo de la chaine France 24


Conclusion

Pour conclure, en ce qui me concerne, au lieu de choisir une de ces raisons, et peut-être en existe-t-il d'autres non envisagées pour l'instant, je les sélectionnerais toutes. En effet, je verrais une alliance de "vautours" opportunistes dont les intérêts concernent l'une ou l'autre des  pistes évoquées dans cet article.

L'union fait la force et l'objectif de cette alliance est de "tomber" sur le nid de coucous et de se partager le festin. Soulignons combien  cette idée d'union, d'alliance est fascinante quand on constate l'énergie déployée et les techniques utilisées pour diviser et stigmatiser un camps face à un autre, à l'intérieur d'un pays "cible". juste avant l'"intervention" armée qui "finalisera " la "démocratisation" ou "l'installation de la paix"


Au final, les enjeux sont astronomiques, main basse sur le pétrole libyen, éliminer la "menace" de la création du Dinars Or, main basse sur les milliards de dollars des comptes bancaires libyens dans le monde, main basse sur l'or de la banque centrale libyenne et élimination d'un obstacle à un projet géopolitique diplomatiquement correcte de prise de contrôle de tous les pays de la méditerranée et du moyen et proche orient.


La guerre : "faut pas communiquer !" "Dès que tu expliques, cela enlève la magie !"





 

Mahatma 

 

Sources Articles :
Le monde.fr, 24 heures.ch, Le site 24hgold , New-banques , Cyberpress , Le site African politics , Le Figaro.fr , Gold.org ,


Sources vidéos :
La chaine Russia Today , la chaine France 24 , Abdel1970 sur dailymotion , SpidyWarrior sur youtube , Wikipedia







La barbarie à visage mondain


par Thierry Laronde

dimanche 28 août 2011, par Comité Valmy

Notre époque est celle du mensonge, donc celle du discours : on raconte des histoires ("story telling"). On a substitué la finance, c’est-à-dire le vol, à l’industrie. On a substitué la monnaie électronique, c’est-à-dire le vent, à la production ou à la détention de richesse (l’or).

Et on tente de substituer la propagande à la réalité du combat. Ce qui ne fonctionne que si les combattants rendent les armes parce qu’"on" leur dit qu’ils ont perdu.

La réalité derrière une monnaie, c’est la richesse produite.

La réalité militaire, c’est le combat.

Et l’acceptation de la défaite sans combat, c’est l’esclavage, c’est-à-dire le vichysme.

La substitution de la propagande au combat permet toujours aux barbares, la barbarie, mais sans devoir en assumer les risques. La barbarie par les moyens mondains.



La manipulation à laquelle nous assistons concernant les opérations en Libye est d’une ampleur jamais vue. Que, compte tenu des moyens déployés, des États voyous puissent, finalement, détruire un pays, là n’est pas la question : oui ! ils ont les moyens de détruire la Libye comme ils ont détruit l’Irak. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Et guerre sans conscience, c’est quoi ?

Cette propagande ne visait pas uniquement les Libyens opposés à l’OTAN, dont certains ne l’écoutent de toute façon pas, mais visait aussi et avant tout les peuples occidentaux. Ce qui est bien dire que les peuples sont l’ennemi de l’internationale des salons.

Mais la leçon à tirer encore une fois de cette nouvelle tentative se soldant par un échec, c’est que l’on n’est sûr d’avoir perdu que lorsque l’on ne s’est pas battu.

Certes, compte tenu du sort qui attend les vaincus, seuls ceux qui sont loin des exactions pouvaient avoir envie de rendre les armes. Mais imaginez le résultat qui aurait pu être obtenu par cette opération de bluff, si les opposants avaient obéi aux discours et non à leurs viscères --- qu’ils soient conseillés par la peur au ventre ou la rage au coeur.

 




Ce résultat avait été obtenu en 1940, par le discours de Pétain qui avait fait rendre les armes à l’Armée française, laquelle avait certes perdu la bataille de France, mais n’avait pas encore perdu la guerre. Et la conséquence avait été non la sauvegarde de l’essentiel, mais l’esclavage et la mise au service de l’ennemi des moyens qui étaient destinés à assurer notre liberté --- Vichy ordonnant à l’Armée française de défendre le territoire contre les troupes Françaises Libres qui essayaient de le libérer.

L’Allemagne nazie n’avait rien perdu dans le combat contre la France ; elle ne perdait pas de troupes à nous occuper ; elle sortait renforcée, Vichy occupant la France pour son compte, libérant ainsi des troupes allemandes redevenues intégralement disponibles pour asservir le pays suivant.

"Vivre libre ou mourir !", ce n’est pour finir pas une devise extrême :

c’est une conduite de bon sens. Puisque ne pas combattre, c’est être moralement mort et être physiquement à la merci et au service de l’ennemi. Ce qui retient l’ennemi de vous attaquer, c’est le coût de son agression : il risque de perdre peut-être tout, au moins beaucoup. Se rendre sans combattre, c’est augmenter la rentabilité des agressions en en diminuant le coût pour l’agresseur, et en augmentant la probabilité du gain.

Et c’est augmenter la cruauté des psychopathes manipulateurs, qui méprisent d’autant plus ceux dont ils avaient peur, qu’ils sont persuadés que leur victoire obtenue par du vent l’a été de manière régulière, et que donc les opposants valaient encore moins que cela.

C’est une leçon dans l’ordre militaire, mais c’est aussi une leçon politique.

On nous dit que sortir de l’euro créerait le chaos ; sortir de ce qu’ils ont l’audace d’appeler "l’Europe", et qui en est la négation, créerait le chaos. Sortons-en, on verra ce qu’il en est !

On nous dit que nul pays ne peut aujourd’hui vivre sans laisser les rênes à la finance, que l’on a perdu d’avance. Eh bien ! plutôt morts qu’attelés pour tirer le carrosse. Et ils nous menacent de représailles ? Mais imaginent-ils les nôtres ?

En Occident, la quête était celle de la vérité. Le discours n’était pas tout, car le discours n’est rien en lui-même, il n’est quelque chose que s’il décrit correctement une réalité. Dans cette société qui n’est que signes et que mensonges, qui reconnaît un philosophe à sa chemise et un innocent à son compte en banque, il faut toujours comparer ce que l’on entend avec ce que l’on croit. Et pour ne pas se faire manipuler, se diriger non d’après des signaux externes, mais d’après cette boussole interne que l’on appelle la conscience.

On n’est sûr d’avoir perdu, que lorsque l’on ne s’est pas battu.

Et l’on peut aussi les combattre, en plus, sur leur terrain : celui du verbe.

Quand a-t-on vu un pays étranger envoyer son aviation soutenir une rébellion ? En 1936, l’Allemagne d’Adolf Hitler soutenant la rébellion du général Franco.

Mais Hitler était fou, nos dirigeants ne sont que cons. Nouveaux Picasso, à vos pinceaux ! Proportionnez l’oeuvre à la dimension des donneurs d’ordres. Guernica est une fresque,
Brega sera une miniature !

La destruction de la morale ; l’égorgement de l’Histoire, car les civilisations détruites, le passé n’a plus de sens, voilà ! la barbarie.

Bienvenue dans la barbarie à visage mondain !









Comment Al-Qaeda est arrivé
à régner sur Tripoli
(Asia Times)


Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI







Pepe ESCOBAR




Son nom est Abdelhakim Belhaj. Certains au Moyen-orient ont peut-être entendu parler de lui mais en occident et ailleurs son nom est pratiquement inconnu.

Alors voici une séance de rattrapage. Parce que l'histoire de comment un agent d'Al-Qaeda a pu se retrouver haut-commandant militaire à Tripoli va – une fois de plus – briser l'immense champ de miroirs qu'est « la guerre contre le terrorisme » et compromettre sérieusement la propagande patiemment concoctée par l'OTAN sur son « intervention humanitaire » en Libye.

La forteresse de Kadhafi, Bab-al-Aziziyah, fut envahie et conquise la semaine dernière principalement par les hommes de Belhaj – qui ont été le fer de lance de la milice des Berbères dans les montagnes du sud-ouest de Tripoli. La milice est connue sous le nom de Brigade Tripoli et elle a été secrètement entraînée pendant deux mois par les Forces Spéciales US. Elle s'est révélée la milice la plus efficace au cours de ces six mois de guerre civile/tribale.

Mardi dernier, Belhaj jubilait déjà sur la victoire et racontait comment les forces de Kadhafi s'enfuyaient « comme des rats » (notez que Kadhafi emploie la même métaphore pour désigner les rebelles).

Abdelhakim Belhaj, alias Abu Abdallah al-Sadek, est un djihadiste libyen. Né en mai 1966, il a fait ses premières armes avec les moudjahidin lors du djihad anti-soviétique en Afghanistan dans les années 80.

Il est le fondateur du Groupe islamique combattant en Libye et de facto son émir - avec Khaled Chrif et Sami Saadi comme adjoints. Après la prise de pouvoir par les Taliban à Kaboul en 1996, le GICL a maintenu deux camps d'entraînement en Afghanistan ; un de ces camps, à 30 km au nord de Kaboul et dirigé par Abu Yahya, est strictement réservé aux djihadistes proches ou appartenant à Al-Qaeda.

Après le 11/9, Belhaj s'est installé au Pakistan et aussi en Irak, où il s'est lié d'amitié avec ni plus ni moins que l'ultra radical AbuMusab al-Zarqawi – tout ceci avant qu'Al-Qaeda en Irak ne prête allégeance à Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri et ne renforce radicalement ses actions.

En Irak, les Libyens constituaient le contingent étranger de djihadistes sunnites le plus nombreux, devancés uniquement par les Saoudiens. De plus, les djihadistes libyens ont toujours été des « super stars » dans les hauts échelons de l'Al-Qaeda « historique » - d'Abu Faraj al-Libi (commandant militaire jusqu'à son arrestation en 2005. A présent il fait partie des 16 prisonniers « importants » de la base militaire US à Guantanamo) à Abu al-Laith al-Libi (un autre commandant militaire, tué au Pakistan au début de 2008).

Le GICL a été sous la surveillance de la CIA depuis le 11/9. En 2003, Belahj a été finalement arrêté en Malaisie puis transféré, dans le plus pur style « rendition » dans une prison secrète à Bangkok où il était torturé quotidiennement.

 




En 2004, les Américains ont décidé d'en faire cadeau aux services secrets Libyens – jusqu'à sa libération par le régime de Kadhafi en mars 2010, en compagnie de 211 autres « terroristes », une opération publicitaire annoncée en grande fanfare.

Le chef d'orchestre était Saif Islam al-Kadhafi en personne – la figure moderne et éduquée au London School of Economics du régime. Les dirigeants du GICL – Belhaj et ses adjoints Chrif et Saadi – publièrent un confession de 417 pages intitulée « études correctives » où ils déclaraient que le djihad contre Kadhafi était terminé (et illégal), avant d'être finalement libérés.

Un compte-rendu fascinant de tout le processus est disponible dans un rapport intitulé "Combating Terrorism in Libya through Dialogue and Reintegration" (Combattre le terrorisme en Libye par le dialogue et la réinsertion) . [1] Notez que les auteurs, des « experts » en terrorisme basés à Singapour et qui furent accueillis et choyés par le régime, expriment leurs « chauds remerciements à Saif al-Islam Kadhafi et la Fondation Internationale Kadhafi pour la Charité et le Développement pour avoir rendu la visite possible ».

Puis en 2007, Zawahiri, le numéro 2 d'Al-Qaeda à l'époque, annonça officiellement la fusion entre la GICL et Al-Qaeda du Maghreb Islamique (AQMI). Depuis, GICL et AQMI sont la même organisation et Balhaj était et est le chef (émir).

Venons-en à février 2011, Belahj, en homme libre, décide de retourner à ses activités djihadistes et d'engager ses hommes dans le soulèvement planifié de la Cyrénaïque.

Tous les services de renseignement des Etats-Unis, de l'Europe et du Monde arabe savent qui il est. Il a déjà fait savoir que lui et ses hommes ne se contenteront de rien de moins que l'application de la charia en Libye.

On aura beau chercher partout et se raconter des histories, il n'y a rien de « démocratique » chez lui. Mais l'OTAN n'a pas voulu s'en séparer sous prétexte qu'il n'aimait pas beaucoup les « infidèles ».

L'assassinat fin juillet du commandant militaire rebelle, le général Abdel Fattah Younis, par les rebelles eux-mêmes semble être l'oeuvre de Balhaj ou de gens très proches de lui.

Il est important de savoir que Younis – avant de se retourner contre le régime – avait dirigé les forces spéciales libyennes qui combattaient férocement le GICL dans la Cyrénaïque entre 1990 et 1995.

Le Conseil National de Transition (CNT), selon un de ses membres, Ali Tarhouni, raconte que Younis aurait été tué par une organisation obscure appelée Obaida ibn Jarrah (du nom d'un des compagnons du Prophète). Apparemment, le groupe a disparu sans laisser de traces.

Ce n'est pas un hasard si tous les hauts commandants militaires des rebelles sont du GICL/AQMI, de Balhaj à Tripoli à un certain Ismael as-Salabi à Benghazi en passant par Abdelhakim al-Assadi à Derna, sans oublier un membre important, Ali Salabi, qui siège au cœur du CNT. C'est Salabi qui a négocié avec Saif al-Islam Kadhafi la « fin » du djihad du GICL/AQMI, leur garantissant ainsi un nouvel avenir radieux sous l'étiquette de « combattants de la liberté ».

Pas besoin d'une boule de cristal pour imaginer les conséquences lorsque le GICL/AQMI - qui a remporté le pouvoir militaire et fait partie des « vainqueurs » - se montrera très peu disposé à céder son pouvoir juste pour satisfaire aux caprices de l'OTAN.

Pendant ce temps, dans les brouillards de la guerre, il n'est pas clair si Kadhafi veut entrainer la Brigade Tripoli dans une guerre urbaine ou forcer le gros des troupes rebelles à pénétrer l'immense zone de la tribu Warfallah.

L'épouse de Kadhafi fait partie de la tribu Warfallah, la plus grande tribu de la Libye d'une population de 1 million et composé de 54 sous-tribus. On raconte dans les couloirs de Bruxelles que l'OTAN s'attend à ce que Kadhafi livre combat pendant des mois, sinon des années, ce qui explique la prime offerte, dans le plus pur style du Texas de George W. Bush, et le retour résigné de l'OTAN à son plan initial qui a toujours été celui d'éliminer Kadhafi.

La Libye fait peut-être face au spectre d'une guérilla à deux têtes ; les forces de Kadhafi contre le faible gouvernement central du CNT et les troupes de l'OTAN au sol ; et la nébuleuse GICL/AQMI dans un djihad contre l'OTAN (s'ils sont écartés du pouvoir).

Kadhafi est peut-être une relique dictatoriale du passé, mais on ne monopolise pas le pouvoir pendant 40 ans pour rien et sans que ses services de renseignement n'apprennent deux ou trois choses.

Depuis le début, Kadhafi a dit que l'opération était appuyée de l'étranger et par Al-Qaeda ; il avait raison (même s'il a oublié de dire que cette guerre était par dessus tout celle du président français néo-Napoléonien Nicolas Sarkozy, mais c'est une autre histoire).

Il a aussi dit que l'opération était un prélude à une occupation étrangère dont l'objectif était de privatiser et prendre le contrôle des ressources naturelles de la Libye. Il se pourrait qu'il ait – une fois de plus – raison.

Les « experts » de Singapour qui ont salué la décision du régime de Kadhafi de libérer les djihadistes de GICL/AQMI ont qualifié cette décision de « stratégie nécessaire pour réduire les menaces à l'encontre de la Libye ».

Désormais, le GICL/AQMI peut agir en tant que « force politique locale ».

Dix ans après le 11/9, il n'est pas difficile d'imaginer un certain crâne jeté au fond de l'océan sourire de toutes ses dents.

Pepe Escobar

SOURCE : http://atimes.com/atimes/Middle_East/MH30Ak01.html

(1) voir ici : http://www.pvtr.org/pdf/Report/RSIS_Libya.pdf

Traduction "eh oui, les salauds finissent toujours par s'entendre" par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles.










1er septembre 2011

Les puissances impérialistes ont fini par abattre le régime libyen après 5 mois de bombardements barbares à l'aide des engins de mort les plus sophistiqués. 20 000 raids aériens et tirs de missiles meurtriers ont été effectués contre la Libye ! L'OTAN, encore une fois a révélé sa véritable nature : une organisation militaire de brigandage créée, maintenue et renforcée pour piller le monde et dominer les peuples, écraser les tentatives de renversement du capitalisme, conserver et étendre par la force la plus brutale les zones d'influence vitales à l'expansion des intérêts des oligarchies financières et militaro-industrielles qui gouvernent les pays capitalistes.

 

FRONT POPULAIRE ANTIIMPERIALISTE PATRIOTIQUE DEMOCRATIQUE PROGRESSISTE POUR FAIRE ECHOUER LES PLANS IMPERIALISTES !

Tout l'arsenal militaire réuni des USA, de la France et de la Grande-Bretagne a été mobilisé pour détruire le potentiel de défense libyen, les infrastructures économiques vitales, priver d'eau, d'électricité, de vivres et de médicaments les populations favorables au régime. Assoiffer, affamer les populations, paralyser le fonctionnement des hôpitaux ou carrément les détruire, tuer sans risque à partir du ciel des milliers de civils, pousser à un nouvel exode centaines de milliers d'Africains venus gagner leur vie en Libye après avoir fui leurs pays d'origine appauvris par le pillage impérialiste, français en particulier : c'est cela le véritable crime contre l'humanité qui a été commis par les puissances impérialistes en Libye ! L'encadrement politique de l'Etat et de la société opposé à l'agression a été décimé par les attaques ininterrompues des drones US et des hélicoptères envoyés par Sarkozy, guidés sur place par des centaines d'agents spéciaux britanniques assistés de traîtres à la Libye.



L'INTERVENTION DES PUISSANCES IMPERIALISTES DANS UN CONFLIT INTERNE N'EST RIEN D'AUTRE QU'UNE EXPEDITION COLONIALE QUI LEGALISE LE DROIT D'INGERENCE SOUS N'IMPORTE QUEL PRETEXTE
 
Elle a été camouflée sous le prétexte hypocrite et grossièrement mensonger de défense des populations civiles en révolte contre le pouvoir de Kadhafi.

Les buts de cette opération sont clairs : s'emparer du pétrole libyen, transformer la Libye en base militaire pour contrôler l'ensemble de l'Afrique du Nord et les pays du Sahel, préparer la prise de possession des richesses pétrolières algériennes, intervenir d'une manière ou d'une autre en Algérie pour placer à sa tête les forces politiques les plus antinationales en exploitant à leurs propres fins les contradictions internes, le mécontentement social et les luttes pour les libertés démocratiques. Les buts sont de tenir en respect les peuples tunisien et égyptien pour les empêcher de transformer leur soulèvement contre les tyrans déchus, tyrans soutenus pendant des dizaines d'années par ces mêmes puissances qui prétendent aujourd'hui soutenir les processus démocratiques, en véritables révolutions démocratiques populaires assurant la justice sociale et affranchissant les pays arabes de la domination impérialiste directe ou indirecte. Leur hantise est la formation d'un régime égyptien authentiquement révolutionnaire rejetant les accords du Camp David, soutenant la lutte du peuple palestinien pour son Etat débarrassée de l'occupation sioniste, et celle du peuple syrien pour la libération du Golan à un moment où il est en butte aux complots concertés de l'impérialisme, des monarchies du Golfe, des intégristes. Les buts sont également de renforcer les positions mondiales globales des puissances impérialistes dominantes en vue de trancher les conflits ouvert ou latents qui les opposent à la Chine et à la Russie, de briser toute tentative de remodelage progressiste des rapports économiques internationaux. Dans la course au pillage des richesses pétrolières de la Libye et des pays qui résistent encore à leur diktat, chaque grande puissance impérialiste espère ramasser le maximum de dividendes aux dépens de ses rivales.

Ces buts véritables n'ont rien à voir avec un quelconque soutien à l'aspiration légitime des peuples arabes à mettre fin à l'arbitraire et au despotisme de leurs dirigeants, encore moins à se débarrasser de la dictature des régimes bureaucratico-compradores au service des multinationales et de leurs Etats impérialistes, à choisir librement des dirigeants fermement décidés à promouvoir un développement économique indépendant qui assure le progrès à leurs peuples.

 


Rien n'est plus contraire à la vérité que d'affirmer que les agresseurs n'ont fait que soutenir les "insurgés" de Benghazi. Ce sont les puissances impérialistes qui ont été "épaulées" dans leur agression contre la Libye par une coalition de forces sociales les plus réactionnaires et les plus antinationales. Le fer de lance de cette coalition ce sont les nostalgiques de la monarchie renversée en 1969, les islamistes intégristes fanatiques - boutefeux de l'insurrection armée - partisans d'un Etat théocratique que le régime libyen a combattu à juste raison, les fractions bureaucratico-compradores corrompues du régime libyen, ralliées à l'impérialisme. Ces dernières fractions ont en fait organisé un coup d'Etat en suscitant les troubles armés de Benghazi avec le soutien assuré des puissances impérialistes dans le cadre d'une action coordonnée et préparée de longue date avec elles. Elles ont exploité le mécontentement populaire provoqué par les mesures socio-économiques antipopulaires et antinationales qu'elles ont elles-mêmes imposées depuis 2003 et dont elles ont largement profité sans que leur soif d'enrichissement ait été étanchée. Ces fractions étaient en conflit de plus en plus violent avec l'aile patriotique et plus ou moins antiimpérialiste représentée de fait par Kadhafi à cause de son refus de satisfaire leur tentative d'accaparement directe des richesses nationales à travers les privatisations, la libéralisation du commerce extérieur, la remise en cause en profondeur des lois qui régissent l'exploitation des hydrocarbures. Elles ne se sont pas dressées contre Kadhafi pour "démocratiser" la Libye mais pour prendre le contrôle total et absolu de l'Etat, instaurer la dictature d'une oligarchie alliée à l'impérialisme et aux monarchies du Golfe. L'instauration d'un Etat islamique libyen pratiquant une politique économique ultra-libérale sanctifiée par la religion est même envisagée. Les monarques rétrogrades du Golfe ont joué un rôle important dans la coordination et la préparation de l'insurrection de groupes intégristes armés infiltrés à partir de l'Egypte avec l'assistance logistique des Frères musulmans de ce pays et d'agents spéciaux des puissances impérialistes. Ces groupes se sont emparés dès les premiers jours de casernes et de dépôts de munitions et d'équipements militaires. Une propagande médiatique mensongère déversée à grands flots par El Djazeera et El Arabya, chaînes satellitaires aux mains des Emirs protégés par les USA, a fait croire que l'aviation libyenne s'est attaquée à la population civile. Cette campagne de propagande a dépassé en ampleur les mensonges sur les "charniers" de Timisoara en Roumanie, ou sur le prétendu viol des 30 000 Bosniaques par les Serbes, ou encore sur la "disparition" de 500 000 Kosovars assénée sur toutes les chaînes du monde par le porte-parole de l'OTAN en plein bombardement de la Serbie. Ces mensonges fabriqués de toutes pièces ont été largement repris pour préparer dans l'opinion, y compris en Algérie, l'acceptation de l'intervention étrangère.



LA SUBVERSION IMPERIALISTE A ETE GRANDEMENT FACILITEE PAR LE CARACTERE ANTIDEMOCRATIQUE DU SYSTEME POLITIQUE DE GESTION ET DE DIRECTION DE LA LIBYE
 
Ce système a empêché les travailleurs, les jeunes, les femmes, les fellah de s'organiser dans des syndicats indépendants. Des contradictions de plus en plus aiguës minaient le régime. Prisonnier de conceptions populistes petites-bourgeoises niant l'existence des classes et de leurs luttes, le courant représenté par Kadhafi n'a pas été capable de rompre avec les pratiques hégémonistes et de faire appel à la mobilisation démocratique des masses pour trancher la question de savoir si les richesses libyennes doivent profiter à l'ensemble des couches laborieuses du pays ou seulement à une minorité d'affairistes véreux et aux multinationales. Il a cru que les divergences inconciliables autour de cette question fondamentale pouvaient être réglées dans les coulisses, sans débats démocratiques ouverts, dans le dos des masses populaires, par des compromis boiteux dans les cercles fermés du régime, par la ruse ou par la force pour imposer des solutions "consensuelles" utopiques, incompatibles avec les réalités d'une société traversée par des conflits de classe de plus en plus inconciliables. Il a cru qu'il pouvait obtenir la paix, grâce aux mesures de libéralisation économique de 2003, avec les pays impérialistes et le soutien de gros négociants spéculateurs libyens, de plus en plus nombreux. Il a gravement sous-estimé la duplicité des puissances impérialistes qui ne pouvaient se contenter de ces seules concessions. Elles n'ont cessé de comploter pour obtenir plus, notamment la mainmise pure et simple sur les gisements de pétrole. Elles ont réussi à tisser des liens étroits avec les couches qui ont bénéficié de cette ouverture économique. Ce sont ces couches sociales qui ont formé la base sociale la plus disposée à les aider dans leurs manoeuvres subversives. Les couches sociales compradores nées de cette brutale évolution n'aspiraient qu'à pactiser avec les puissances impérialistes pour défendre leur part du gâteau contre toute velléité d'expropriation par le peuple. Le groupe Kadhafi, sa ligne anticolonialiste et antiimpérialiste officielle ont été rejetés par cette minorité de plus en plus influente politiquement car ils étaient devenus un obstacle à la satisfaction de ses désirs d'enrichissement sans entrave. D'un autre côté, cette nouvelle politique économique a eu pour résultat de mécontenter les couches laborieuses. Elle a provoqué la chute de leur pouvoir d'achat suite à la suppression de la subvention des produits de base, le chômage en conséquence de la fermeture ou de la privatisation des entreprises publiques, la paupérisation des masses et des jeunes. Enrichissement d'une minorité de bénéficiaires et appauvrissement de la majorité, tel a été le résultat du compromis passé avec l'impérialisme et les couches compradores pour tenter d'obtenir la levée du blocus criminel imposé par les Etat impérialistes. Le régime s'est en conséquence trouvé coupé du peuple.

La résistance à 5 mois de bombardements de l'OTAN a été en soi héroïque. Elle aurait pu être plus forte si le régime de Kadhafi avait coupé à temps avec son aile bureaucratico-compradore, s'il avait renoncé aux pratiques hégémonistes révolues, s'il s'était appuyé sur la mobilisation démocratique des masses et la démocratisation du système d'Etat pour isoler et écarter ce courant réactionnaire et antinational, s'il ne s'était pas fait des illusions sur les intentions des Etats impérialistes.

Le régime incarné par Kadhafi a été un régime foncièrement antimonarchiste, antiintégriste, anticolonialiste et antiimpérialiste. Durant 40 ans il a incontestablement livré une bataille ininterrompue contre le néocolonialisme en Afrique et combattu sans relâche la tendance à pactiser avec les sionistes israéliens. L'Algérie ne peut oublier qu'il l'avait financièrement aidée à un moment crucial après la nationalisation des hydrocarbures du 24 février 1971 pour briser le boycottage du pétrole algérien que le gouvernement français avait tenté de mettre en place en représailles à cette décision historique. Mais ce régime a été inconséquent et s'est caractérisé par des positions instables. Il est difficile d'oublier que c'est Kadhafi, aveuglé par un anticommunisme primaire, qui a permis au général Numeyri d'instaurer en 1970 une dictature sanglante au Soudan en lui livrant les officiers progressistes qui avaient tenté de le renverser. Ses inconséquences, son instabilité, ses initiatives internationales ou régionales souvent immatures et aventuristes, ou même nuisibles comme son projet d'Etat des Touaregs l'ont isolé des forces progressistes mondiales. C'est ce qui explique pourquoi celles-ci ne lui ont pas témoigné une solidarité inconditionnelle sans pour autant le considérer comme un ennemi à abattre.

De toutes les façons c'est au peuple libyen et à lui seul qu'il appartient de décider de son système politique, sans intervention étrangère. Jamais et nulle part l'impérialisme n'a apporté la démocratie et le progrès social à un peuple. Partout où il est intervenu militairement il n'a semé que mort, désolation, divisions, conflits confessionnels et ethniques. Les objectifs des impérialistes sont toujours de porter des pantins à la tête des Etats asservis. Il ne fait aucun doute que ceux qui seront placés à la tête de la Libye par l'OTAN ne seront que des marionnettes serviles que les antiimpérialistes devront combattre de façon résolue.








LES DIRIGEANTS ALGERIENS PORTENT UNE LOURDE RESPONSABILITE DANS LES CONSEQUENCES SUR LE DEVENIR DE NOTRE PAYS DES EVENEMENTS EN LIBYE, POUR LEUR SILENCE DEVANT CETTE AGRESSION SANS PRECEDENT TOUT PRES DE NOS FRONTIERES





 
Par son refus de la condamner sous prétexte de respecter une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, une résolution illégale qui traduit seulement la loi des rapaces, par son attitude indigne face au ministre français des Affaires étrangères venu en juin à Alger pour lui demander des comptes sur son attitude sur la Libye, le gouvernement algérien a indirectement encouragé l'impérialisme à intensifier ses raids aériens sur la Libye. D'une manière générale, la politique du pouvoir, conforme à sa nature de classe comme représentant et défenseur des intérêts de la bourgeoisie compradore, exploiteuse, affairiste et parasitaire, comme expression des couches sociales les plus antidémocratiques, conduit à la compromission objective avec l'impérialisme, à la confusion et à la démobilisation dans la société. L'existence probable au sein du régime de courants encore attachés à la défense des intérêts du pays et plus ou moins indépendantes des couches affairistes et parasitaires n'en modifie pas cette caractéristique de classe essentielle. Ces courants ne pourraient contribuer à changer la situation que s'ils se mettent résolument du côté des classes et couches sociales laborieuses en agissant pour rompre d'abord avec les orientations économiques et sociales qui ont miné le pays depuis 30 ans et en favorisant la mobilisation démocratique des masses dans la lutte contre l'arbitraire, la corruption, les inégalités sociales, l'obscurantisme, l'allégeance aux puissances impérialistes.



Toutes les forces politiques algériennes ainsi que la grande presse dite "démocratique", qui n'ont à aucun moment condamné l'intervention impérialiste ou qui s'en sont même réjouies assumeront elles aussi leur part de responsabilité dans les conséquences dangereuses pour la stabilité, l'unité du territoire et l'indépendance de notre pays. Cette grande presse (El Watan, Le Soir d'Algérie, Liberté, El Khabar, Ech Chourouk) a joué un rôle néfaste de relais dans la diffusion de la propagande mensongère et de l'intox fabriquées par les grands médias des pays impérialistes et des monarchies du Golfe pour justifier l'intervention de l'OTAN et le soutien à la rébellion. Ensemble et aidées par le silence du pouvoir, toutes ces forces ont contribué fortement à désorienter les masses, à les démobiliser, à empêcher le développement d'un courant d'opinion pour dénoncer et condamner les bombardements de l'OTAN. Certains plumitifs sont même allés jusqu'à justifier ouvertement les bombardements au nom du soutien à une "révolte démocratique pacifique". Des dirigeants de partis politiques comme ceux du RCD souhaitent publiquement dans leurs meetings l'intervention des puissances étrangères pour les aider à obtenir l'instauration d'un régime "démocratique" en Algérie !

C'est propager consciemment un mensonge éhonté ou faire preuve d'une grande naïveté impardonnable que de faire croire que l'intervention en Libye a malgré tout pour résultat d'ébranler les "tyrans", de favoriser les luttes pour la démocratie et que la condamner revient à se mettre du côté des despotes. On peut comprendre que de larges secteurs de la population en ont assez de l'arbitraire des dirigeants des pays arabes. Mais croire que l'impérialisme s'est porté au secours des Libyens pour les aider à arracher la démocratie c'est méconnaître sa nature socio-économique et les leçons de l'histoire.

L'impérialisme n'a pas changé de nature même si ses propagandistes ont réussi à charmer par leurs discours sur les nouvelles réalités internationales et les prétendus bienfaits de la "mondialisation" les rêveurs petits-bourgeois ou au contraire à tétaniser des courants vaincus par la couardise face à son agressivité. Il a besoin de tyrans pour protéger ses intérêts et réprimer les peuples. Il ne se décide à s'en débarrasser que lorsqu'ils sont discrédités. Il se dépêche alors de les remplacer par d'autres au nom du soutien hypocrite à "l'aspiration à la liberté" et empêcher préventivement que leur chute sonne le début d'une révolution populaire antiimpérialiste. Il suffit de ne pas fermer les yeux pour voir que les régimes qui ont soutenu avec le plus d'acharnement la croisade impérialiste et qui lui ont fourni le justificatif tant attendu, à travers la position de la Ligue arabe, sont les monarchies théocratiques rétrogrades du Golfe. Par quel miracle, une intervention impérialiste soutenue par ces régimes peut-elle servir la démocratie, le progrès et l'indépendance dans les pays arabes ?

Personne ne pourra un jour dire, quand les suites de cette agression se révéleront de façon dramatique pour les intérêts vitaux de notre pays, qu'il s'était simplement trompé en se laissant guider par sa seule haine naturelle et spontanée du despotisme.
 
Parmi ceux qui se sont tus face à l'agression, certains pensent peut-être qu'il faut éviter de s'attirer la foudre des grandes puissances, qu'il ne sert à rien de tenter de résister à la "toute-puissance" de l'impérialisme, qu'il faut se plier aux nouveaux rapports des forces internationaux, abandonner "l'esprit des années 1970" et qu'il vaut mieux exécuter par avance ses volontés pour ne pas subir le sort du peuple libyen et, avant lui, celui du peuple irakien. Cet esprit défaitiste et capitulard que le chef de l'Etat avait lui-même publiquement développé le 23 février 2005 pour justifier la dénationalisation des hydrocarbures, doit être combattu fermement. Il a tendance à se répandre dans la société. Il encourage l'impérialisme dans son offensive dominatrice. Il prépare le terrain à la réhabilitation de la loi Khelil d'avril 2005.

Ceux qui ont laissé éclater leur joie sur la "Une" de leurs journaux à la vue des insurgés sur la Place Verte de Tripoli dévasté par les bombes de l'OTAN ne sont pas tous des naïfs désinformés par une campagne d'intox sans précédent. Beaucoup d'entre eux ont tenu à marquer de la sorte leur enrôlement dans les complots impérialistes contre notre pays. Par leur soutien inconditionnel et grossier à la campagne anti-Gueddafi, ils ont simplement manifesté leur disponibilité à la collaboration antinationale, en échange de gains matériels qu'ils espèrent tirer dans la nouvelle configuration politique que les forces les plus antinationales préparent avec fébrilité en concertation avec les Etats impérialistes.



DES DANGERS SERIEUX PESENT MAINTENANT SUR LA STABILITE AUX FRONTIERES ORIENTALES DU PAYS ET SUR SA SOUVERAINETE SUR SES RICHESSES PETROLIERES

Désormais notre pays risque de voir se dresser sur les 800 km de ses frontières du sud-est saharien des forces militaires hostiles ne reculant devant aucun prétexte pour mettre la main sur ses ressources pétrolières et gazières. Les pantins du CNT de Benghazi, poussés par les néocolonialistes revanchards français, ne ratent aucune occasion pour distiller la haine contre l'Algérie. Ils s'emploient à justifier à l'avance les actes de belligérance programmés par les impérialistes.
 
Obama, Sarkozy, Cameron, jubilent devant les caméras. Ils incarnent le retour du colonialisme, cette fois-ci sous le drapeau de la "démocratie". D'une pierre, ils font trois coups : ils banalisent leurs interventions militaires dans le monde, ils contrôlent la Libye et les gisements de Hassi Messaoud ne se trouveront plus qu'à un battement d'ailes des Mirages sans qu'il y ait besoin de survoler ou de bombarder Alger. Il ne manque pas d'aventuriers assoiffés de lucre pour se laisser tenter par les promesses des brigands impérialistes. L'OTAN ne cache pas son intention d'installer de fait son centre de l'Africom en Libye. Le CNT a promis également à Israël de lui concéder des bases à proximité des frontières algériennes. L'Union européenne a déjà signifié une vingtaine de conditions aux fantoches du CNT de Benghazi. Elle ne lui demande pas seulement de tout privatiser. En plus, elle a tenu à lui notifier sa décision unilatérale de s'occuper elle-même de l'organisation des nouvelles forces de sécurité libyenne, notamment et précisément aux frontières !

L'accaparement des puits de pétrole libyens par les multinationales aura de graves répercussions. Elles plongeront le peuple libyen dans une misère aussi épouvantable que celle du peuple irakien depuis que son territoire est occupé par les USA et dirigé par leurs marionnettes. Elles toucheront les conditions de vie de l'ensemble des pays exportateurs de pétrole. Les capacités de manoeuvre de l'OPEP vont être réduites. Il ne faut pas être savant économiste pour prédire les conséquences négatives découlant de cette situation sur les recettes pétrolières de l'Algérie.



LA VICTOIRE DES IMPERIALISTES EN LIBYE N'EST PAS DEFINITIVE

Malgré leur incommensurable supériorité militaire, les puissances impérialistes et leurs marionnettes devront faire face à une résistance populaire qui ne manquera pas de s'organiser sur des bases nouvelles et de leur infliger une défaite inéluctable.

Le devoir de tout authentique démocrate patriote algérien est de dire "non !" à cette intervention et à ses suites, de soutenir les patriotes libyens qui combattent la mainmise impérialiste sur leur pays, quelles qu'aient été leurs positions dans le passé et les clivages secondaires hérités d'un régime qui n'a pas été capable de répondre aux nécessités de la mobilisation populaire démocratique. Le devoir du démocrate patriote progressiste algérien conséquent est d'oeuvrer à la formation d'un front antiimpérialiste solide à l'intérieur de son pays, de soutenir la constitution de ce front dans chaque pays menacé par les ingérences impérialistes, d'encourager la concertation et la coordination des forces antiimpérialistes dans les pays arabes et à l'échelle internationale. Le système capitaliste international est miné par des contradictions insurmontables. La crise économique les aiguise de jour en jour. Il y a un lien étroit entre son agressivité à l'extérieur contre les peuples des pays économiquement dominés et ses attaques redoublées à l'intérieur contre les conquêtes sociales des travailleurs soumis à des politiques de rigueur sans précédent. Les conséquences de cette crise attisent l'agressivité impérialiste mais l'affaiblissent en créant en même temps les bases et les conditions d'un large front mondial antiimpérialiste et anticapitaliste capable de venir à bout des oligarchies bellicistes réactionnaires qui régentent les grandes puissances impérialistes.

Les peuples des pays dominés et les travailleurs des pays impérialistes doivent unir leurs efforts et leurs luttes sur tous les fronts contre la grande bourgeoisie impérialiste.

Aux discours des défaitistes nous opposons notre certitude qu'il existe de larges forces en Algérie, dans les pays arabes, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, partout dans le monde, qui sont capables d'opposer un front mondial uni pour enrayer la machine impérialiste de domination et de mort.



CONSTRUIRE UN FRONT INTERIEUR UNI SOLIDE

Sa solidité en Algérie dépendra de la nature des décisions économiques pour lutter contre les privilèges insolents d'une minorité de trafiquants enrichis par l'exploitation féroce des travailleurs et le vol des biens nationaux. Elle dépendra des mesures à prendre pour casser les positions économiques des couches compradores et, partant, leurs liens politiques dans l'Etat et au sein de la société.

La neutralisation des manoeuvres des puissances impérialistes ne peut être obtenue par de nouvelles concessions unilatérales aux multinationales, ni par la conclusion de marchés juteux avec les grandes multinationales françaises, encore moins par les faveurs scandaleuses accordées aux émirs prédateurs du Golfe, comme le port d'Alger et l'argent gracieusement mis à leur disposition par les banques publiques pour réaliser des affaires spéculatives sur le dos du pays.

Contrairement à ce que veulent faire croire les défaitistes capitulards, l'alternative à l'offensive impérialiste existe et les forces capables de la porter représentent l'immense majorité de la population.

Cette alternative c'est le front pour un véritable Etat démocratique populaire réalisant le progrès social le plus radical et garant de l'indépendance du pays, de la défense de ses richesses pétrolières et de l'unité de son territoire, solidaire des luttes antiimpérialistes dans le monde.

Elle sera le fruit de la mise en oeuvre de mesures économiques et sociales qui satisfont les revendications des masses, introduisent la justice sociale, mettent fin à une répartition injuste et scandaleuse du revenu national. Elle est conditionnée par la levée des entraves de toutes sortes à leur mobilisation démocratique nécessaire pour imposer et appliquer de telles mesures.

Tout cela passe par des changements radicaux qui donnent le pouvoir à une large alliance entre la classe ouvrière, les salariés, la paysannerie laborieuse, les couches intermédiaires vivant de leur travail manuel ou intellectuel, les cadres patriotes et honnêtes de l'Etat et des secteurs économiques.
 
Le front intérieur ne sera cependant solide et durable dans la lutte contre le danger impérialiste que si les efforts sont intensifiés pour construire dans les luttes économiques, sociales, politiques et idéologiques de tous les jours le parti communiste enraciné au sein de la classe ouvrière, de la paysannerie, de la jeunesse, des intellectuels aspirant au renversement du capitalisme. Un parti qui ne cache pas sa volonté d'accumuler les forces indispensables à la préparation de la contre-offensive de masse pour abattre le capitalisme, matrice économique de l'impérialisme, instaurer une véritable république démocratique populaire ouvrant la voie à une révolution socialiste.
 

Mobilisons-nous pour que tous les enseignements soient tirés de la liquidation du régime de Kadhafi par les interventionnistes impérialistes !

Ne nous laissons pas tromper ou intimider par la propagande de l'impérialisme et de ses alliés intérieurs !

Combattons le défaitisme, le fatalisme et l'esprit de résignation !

Démasquons, isolons et neutralisons les forces qui s'allient à l'impérialisme, qu'elles soient dans le pouvoir ou en opposition formelle à lui !

Mettons en échec l'autoritarisme du régime, ses nouveaux projets antidémocratiques qui font le jeu de l'impérialisme !

Unissons-nous dans les luttes sociales et politiques pour une véritable alternative de progrès !


PADS, 28 août 2011

 

Source : solidnet.org










La « Révolution » Libyenne
Made In France
suivie de
La « Révolution » Syrienne
Made In Paris III.



Dans un article intitulé «Pourquoi Kadhafi S’est Pris Un Carton Rouge» Pepe Escobar explique pourquoi Sarkozy a planifié et fait exécuter cette «révolution» par ses troupes au sol, les terroristes d’al Qaeda/CNT dirigé par ses forces spéciales.
Une autre «révolution» cette fois syrienne est en préparation avec le même type de troupes au sol déjà actives et leur tout nouveau représentant, Burhan Ghalioun, du "conseil national de transition syrien", un intellectuel arabe contestataire -

Le Mr Propre de l’opposition syrienne en exil, enseignant à Paris III, et donc payé par nos impôts - qui vient de retourner sa veste pour déstabiliser son pays
à partir de la France coloniale de l’UMPS/EELV*.





« Révolution »Made In France (Fabriquée En France)



Pepe Escobar

explique dans le chapitre de cet article à l’intitulé ci-dessus et publié sur atimes.com le 01/09/2011, pourquoi Kadhafi s’est pris un carton rouge.
Ci-dessous la traduction de ce chapitre.





« …Il y a suffisamment de lignes rouges franchies par le Big G - et suffisamment de cartons rouges - pour transformer cet écran de PC en rouge sang.

Commençons par les basiques. Les Grenouilles l’ont fait. C’est toujours utile de le répéter : c’est une guerre française. Les Américains ne l’appellent même pas une guerre mais une « action kinétique » quelque chose de ce genre.
Le « Conseil National de Transition » des « rebelles » est une invention française.

Et oui - c’est avant tout la guerre du président néo Napoléon Nicolas Sarkozy. Il est le personnage de George Clooney dans le film (pauvre Clooney). Tous les autres de Cameron le David d’Arabie jusqu’au prix Nobel de la Paix et développeur de multiples guerres Barack Obama, tous sont des acteurs le soutenant.

Comme il a été déjà rapporté dans Asia Times Online, cette guerre a commencé en Octobre 2010 quand le chef du protocole de Kadhafi, Nuri Mesmari, a fait défection à Paris, approché par les services secrets français avec pour objectif concret : celui de concocter un coup d’état militaire impliquant des défections en Cyrenaïque.

Sarko avait un sac plein de raisons pour se venger du Big G.

Des banques françaises lui avaient dit que Kadhafi était sur le point de transférer ses milliards d’euros dans les banques chinoises. Donc Kadhafi ne pouvait en aucun cas devenir un modèle à suivre par d’autres nations arabes ou fonds souverains.

Des multinationales françaises ont dit à Sarko que Kadhafi avait décidé de ne plus acheter les avions de combat Rafale et de ne pas faire appel aux Français pour construire une centrale nucléaire
il était plus préoccupé d’investir dans des services sociaux.


Le géant de l’énergie Total voulait une plus grosse part du gâteau - qui (côté européen) était largement mangé par ENI d’Italie, à cause du fait que Berlusconi, Bunga Bunga, un proche ami de Kadhafi avait passé un accord compliqué avec lui.

Donc le coup militaire a été perfectionné à Paris jusqu’en Décembre : les premières manifestations populaires en Cyrenaïque en Février - à l’instigation principalement des comploteurs - ont été détournées. Le philosophe auto proclamé Bernard Henri Levy s’est envolé, sa veste blanche ouverte sur son torse, à Benghazi pour rencontrer les « rebelles » et a téléphoné à Sarkozy, lui ordonnant carrément de les reconnaître début Mars comme étant légitimes (non que Sarkozy eut besoin d’encouragement).

Le CNT a été inventé à Paris mais l’ONU l’a aussi soutenu comme étant le gouvernement «légitime» de Libye - de même que l’OTAN n’avait pas de mandat de passer d’une zone d’exclusion aérienne à des bombardements indiscriminés « humanitaires » culminant avec l’actuel siège de Syrte.

Les Français et les Britanniques ont rédigé ce qui est devenu la Résolution 1973 de l’ONU. Washington s’est contenté de se joindre à eux. Le département d’état US a conclu un accord avec la Maison des Saoud pour qu’elle garantisse un vote de la Ligue Arabe comme prélude à une résolution de l’ONU et en échange on les laisserait tranquille pour réprimer les manifestations pro démocratie dans le Golfe Persique comme ils l’ont fait sauvagement au Bahreïn.

Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG alors devenu le Club Contre Révolutionnaire du Golfe) avait également des tonnes de raison de chasser Kadhafi. Les Saoud aimeraient voir s’installer un émirat ami en Afrique du Nord tout spécialement en mettant fin au combat sanguinaire entre Kadhafi et le roi Abdallah. Les Emirats cherchent de nouveaux endroits pour investir et à « développer ». Le Qatar très ami avec Sarko voulait se faire du fric - en s’occupant des nouvelles ventes de pétrole des rebelles « légitimes ».

La secrétaire d’état US, Hillary Clinton, est peut être très proche de la Maison des Saoud ou celle des meurtriers al Khalifa au Bahreïn. Mais le département d’état s’en est pris violemment à Kadhafi pour ses « politiques de plus en plus nationalistes dans le secteur de l’énergie » et aussi pour « libyaniser » l’économie.

Le Big G, un fin joueur, aurait du voir ce qui allait se passer. Depuis que le premier ministre Mohammad Mossadegh a été renversé principalement par la CIA en Iran en 1953, la règle c’est de ne pas contrarier Big Pétrole. Sans mentionner le système international financier et banquier
- en faisant la promotion d’idées telles celles de faire que votre économie soit pour le bénéfice de la population locale.


Si vous êtes pro votre pays vous êtes automatiquement contre ceux qui dirigent : les banques occidentales, les mégas multinationales, les « investisseurs « de l’ombre qui cherchent à profiter de tout ce que votre pays produit.

Kadhafi n’a pas seulement franchi ces lignes rouges mais il a aussi essayé de sortir en quatimini du pétro dollar, il a essayé de vendre à l’Afrique l’idée d’une monnaie unique, le dinar or (la plupart des pays africains la soutenaient) il a investi des milliards de dollars dans des projets - La Grande Rivière construite par les hommes, un réseau de pipelines pompant de l’eau fraîche du désert jusqu’à la côte méditerranéenne - sans génuflexion devant l’autel de la Banque Mondiale,
il a investi dans des programmes sociaux pour les pauvres pays sud sahariens, il a financé la Banque Africaine, permettant ainsi à un grand nombre de nations de contourner une nouvelle fois la Banque Mondiale et surtout le FMI ; il a financé un large système de télécommunications africain indépendant des réseaux occidentaux ; il a élevé le niveau de vie en Libye. La liste est sans fin… »

Article intégral en anglais

Traduction Mireille Delamarre







« Révolution »Made In France (SUITE...

via la SYRIE...)


Burhan Ghalioun l’intellectuel arabe contestataire retourne sa veste au profit des grandes puissances coloniales occidentales.

La Turquie vient de nouveau de permettre aux oppositions syriennes - en mal d’unité - au régime de Bashar al Assad de tenir une réunion pour officialiser la création du « conseil national de transition syrien » un remake du CNT libyen concocté là aussi à l‘Elysée. Pour diriger ce CNT syrien , Sarkozy a choisi un intellectuel arabe contestataire, le syrien exilé à Paris, Burhan Ghalioun, 66 ans entretenu aux frais de la princesse comme professeur de sociologie politique à l’université Paris III.

Selon un article du Monde ou ce « Mr Propre » de l’opposition syrienne affirme du haut de la Tour Eiffel que « La ville de Damas est perdue pour le régime d’Assad » - alors même que si Assad résiste aux terroristes d’al Qaeda & C° soutenus par la clique des Sarkozy Cameron et Obama comme pour ceux de Libye c’est parce qu’il a derrière lui plus de la moitié de la population syrienne vivant à Damas et Aleppe - Ghalioun a été propulsé à la tête du CNT syrien :

"La ville de Damas est perdue pour le régime Assad"| 31.08.11 | 12h22 Propos recueillis par Benjamin Barthent :

« Figure de l'opposition syrienne à l'étranger, professeur de sociologie politique à l'université Paris-III, Burhan Ghalioun, 66 ans, a été propulsé, lundi 29 août à la tête d'un "conseil national de transition syrien". Une décision prise par les réseaux de coordination de la révolution anti-Assad, dont il a été le premier surpris.

« Quel sera le rôle de ce Conseil ?

"Après six mois de sacrifice, les jeunes de la révolution sont frustrés à juste titre par l'incapacité de l'opposition officielle à s'unir. Ils ont dressé sans nous consulter une liste de 94 noms, avec un président, un vice-président, etc., qu'ils ont révélée sur Al-Jazira. C'est un honneur et une gêne aussi. Certains noms ne sont pas acceptables et l'appellation même de Conseil national de transition pose problème car il fait référence au modèle libyen. Mon souci sera de faire de cette initiative le point de départ d'un véritable front d'opposition unifié.

"Pourquoi l'opposition syrienne peine-t-elle à se fédérer ?

"A l'intérieur du pays, l'opposition est minée par son déficit d'organisation et par la méfiance qui règne entre ses chefs. C'est l'héritage de quarante-huit ans de dictature sanguinaire. Personne ne croit à la parole de l'autre. Du coup, l'opposition à l'extérieur s'est mise à organiser des conférences, comme celles d'Antalya et d'Istanbul. Le problème, c'est que ces initiatives sont principalement le fait des Frères musulmans, qui sont les seuls à disposer d'un appareil organisé à l'étranger. Résultat, l'opposition de l'intérieur qui est à majorité laïque, craint l'opposition de l'extérieur, qui est à majorité islamiste. Une bonne partie de la population demeure méfiante à l'égard des Frères musulmans, à qui elle reproche d'avoir déclenché une révolution islamique, sur le modèle iranien à la fin des années 1970. Le régime tirera prétexte de ce soulèvement armé pour éradiquer toute forme d'opposition… »

Comme on le voit tout est orchestré de l’extérieur. Ghalioun, ce « révolutionnaire » en col blanc et pantoufles de Paris III est le Mr Propre choisi par Sarkozy pour convaincre l’opinion publique de la nécessité d’intervenir dés que l’occasion se présentera en Syrie sous la R2P.

Ghalioun a semble-t-il retourné sa veste car cet « honorable professeur » « propulsé » à la tête du CNT syrien n’a pas toujours été le larbin des puissances occidentales bien au contraire si on en juge par ses écrits antérieurs. Ainsi dans l’extrait d’un article publié le 9 mai 2007 - Al-Ittihad - Publié sur le blog du Pr. Burhan Ghalioun - et traduit de l’arabe par M.A. pour le site palestine.solidarité on pouvait lire :

« …Ceci pour dire que dès le départ, derrière la guerre mondiale contre le terrorisme se dissimulaient divers ordres du jour convergeant tous vers l’objectif des forces mondiales hégémoniques qui cherchaient à monopoliser l’initiative aux dépens des espoirs de changement et de transformation positive conformes à l’intérêt des peuples et couches démunies. Cette entreprise avait débuté en 1998, avec l’organisation à Charm El-Cheikh, de la première conférence internationale contre le terrorisme qui se proposait de crédibiliser les politiques expansionnistes d’Israël, de l’aider à isoler le peuple palestinien, à briser sa volonté et son moral afin de permettre à Tel-Aviv de conserver puis d’annexer les territoires occupés. Par la suite, cette guerre est devenue la couverture théorique et idéologique justifiant les politiques américaines de suprématie, au Moyen-Orient notamment, avant de se transformer en pivot et en ordre du jour principal de la politique internationale, dans un contexte où l’instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme devenait l’option de tous les régimes en place pour esquiver les problèmes internes et s’affranchir des responsabilités...»

Traduction de l’article dans sa totalité

Alors combien Burhan Ghalioun a-t-il touché ou bien que lui a-t-on promis pour trahir de la sorte ses idéaux et son pays ?

De par ses prises de positions et ses nouvelles fonctions, Ghalioun n’est ni habilité ni digne de continuer à occuper son poste de professeur de sociologie politique à Paris III.

A lire aussi

Syrie : Maigre récolte du Ramadan pour l’opposition par Pierre Khalaf mondialisation.ca







*Position d’EELV
sur la guerre en Libye :


ralliement de dernière minute derrière la France coloniale de l’UMPS

Eva Joly, selon une dépêche AFP reprise par le Figaro du 31/08/2011 a pris position sur la guerre en Libye :

« Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a souhaité aujourd'hui qu"une "coopération internationale sans faille" se mette en place lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de la Libye, organisée demain à Paris.

"Pour le peuple libyen, la transition démocratique ne fait que commencer. Après six mois d'une guerre civile destructrice, la reconstruction politique et économique de la Libye demandera beaucoup d'efforts", écrit Eva Joly dans un communiqué. Pour l'eurodéputée EELV, il faudra pour se faire "une coopération internationale sans faille". Selon l'ex-magistrate, "dans l'immédiat, les avoirs bancaires volés au peuple libyen doivent être restitués aux autorités de transition. Les fonds transférés dans les paradis fiscaux doivent être identifiés d'urgence. Les biens mal acquis du clan Kadhafi doivent être réquisitionnés et remis aux autorités libyennes…".

L’ignorance crasse de Joly sur la Libye saute aux yeux et son alignement sur la position coloniale UMPS un «plaisir» pour les anti guerre coloniale s’il en reste en France n’est ce pas ?!




Jeudi 1 Septembre 2011
Mireille Delamarre













Avec ses collègues de TeleSur, de Russia Today, du Centre for Research on Globalization et du Réseau Voltaire, Lizzie Phelan (PressTV) est l’une des rares journalistes a avoir pris le risque de rendre compte de la réalité en Libye, à contre-courant de la propagande relayée par les médias dans les pays de la Coalition.




Témoignage :
J'ai vu la transition vers la peur
à Tripoli

par Lizzie Phelan


Extraite par le CICR de l’hôtel Rixos où elle était restée bloquée durant cinq jours, Lizzie Phelan livre ses premières impressions après la chute de Tripoli. Le danger, la mort et la peur règnent désormais dans la capitale de la « Nouvelle Libye », tandis que paradent l’OTAN et ses Collaborateurs.
Réseau Voltaire | 8 septembre 2011




Il n’est pas aisé, dans la fureur médiatique déclenchée par la chute de Tripoli et le renversement du gouvernement libyen, de trouver une analyse claire de la manière dont les choses se passent maintenant, sous le nouveau pouvoir. Après être restée cinq jours bloquée à l’hôtel Rixos avec 35 journalistes étrangers, j’ai eu du mal à croire que les rues que nous traversions étaient les mêmes que celles qui m’étaient devenues si familières pendant le mois que j’ai passé dans la capitale libyenne.

Les rues, avant si animées, où les familles allaient à la plage ou en venaient et se préparaient pour le dîner qui devait interrompre le jeûne de ramadan, étaient maintenant vides. Aux drapeaux verts s’étaient substitués ceux des rebelles, et les rares check points —occupés auparavant par des volontaires, hommes et femmes, c’est-à-dire par des voisins— avaient été remplacés par des check points installés tous les 100 mètres et surveillés maintenant par des tanks et des combattants, uniquement des hommes, qui portaient des armes sophistiquées fournies par la force militaire la plus puissante du monde : l’OTAN.

Les fiers jeunes libyens noirs qui avaient assuré la protection des quartiers qu’ils habitaient avaient disparus. Nous allions les revoir ultérieurement, acculés, prisonniers sur des pick-up, comme dans ces images que, dans les mois précédents, on ne pouvait prendre qu’à des endroits comme Bengazhi et Misrata. Ils sont victimes de la rumeur selon laquelle Kadhafi aurait recruté des mercenaires dans les pays subsahariens, allégation largement rejetée par les organisations de défense des droits de l’homme vu qu’aucune preuve n’a été fournie pour l’étayer. Mais, dans la nouvelle Libye, les noirs se trouvent, avec les membres des tribus les plus importantes [en termes de population], comme celles de Warfallah, Washafana, Zlitane et Tarhouna, parmi les populations que les rebelles soupçonnent d’apporter leur soutien a Mouammar Kadhafi, un crime qu’ils punissent de mort, sinon d’une manière pire encore.

Le convoi de la Croix-Rouge internationale dont nous faisions partie arriva finalement à l’hôtel Corinthian. Lors de mon précédent séjour, il y a un mois seulement, il n’y avait dans cet hôtel que deux ou trois gardiens armés à l’entrée. Cette dernière était maintenant bondée d’hommes qui brandissaient les armes envoyées par l’OTAN et le Qatar. Il ne restait du personnel qu’un petit groupe, débordé et épuisé.

J’y ai retrouvé plus tard quelques visages des Libyens dont j’avais fait connaissance, mais la douleur assombrissait leur regard. « Comment ça va ? », ai-je demandé à une employée. « Il est toujours dans nos cœurs », m’a-t-elle répondu. Quand nous avons finalement eu l’occasion de parler sans témoins, elle a fondu en larmes, ce dont elle s’est excusée. Elle m’a dit qu’il lui était impossible de se confier à personne d’autre. « La Libye est comme notre mère, mais nous ne pouvons plus parler à notre mère ». Étant membre de la tribu des Warfallah et provenant de la région de Bani Wallid, elle savait que sa famille et elle-même risquaient d’être arrêtés à tout moment, uniquement en raison du soutien sans faille des Warfallah à celui qu’ils appellent leur « guide », Mouammar Kadhafi. Elle m’a dit : « À Bani Wallid on a toujours été des gens très fiers, généreux, humbles, dignes. Sous ce drapeau [qu’arborent les rebelles] du roi Idris, nous étions obligés de baiser les pieds du roi avant de pouvoir lui adresser un seul mot. Nous sommes revenus à ces temps-là. »






Elle a été une des nombreuses personnes qui m’ont conseillé de ne pas me faire remarquer et de partir au plus vite. J’avais été parmi les rares journalistes qui s’étaient concentrés sur les conséquences de la campagne de bombardements que l’OTAN avait déclenchée sur le pays et qui s’étaient efforcés de faire connaître la très forte participation aux marches populaires de soutien au gouvernement libyen ainsi que les conférences des tribus, faits qui indiquaient que ce gouvernement n’était pas aussi impopulaire qu’on essayait de le faire croire.

J’avais également essayé de dénoncer les liens des rebelles avec Al-Qaida, la même mouvance que l’OTAN combattait dans des pays comme Afghanistan. Depuis que les rebelles avaient reconnu que l’assassinat de l’ex-commandant rebelle Abdel Fattah Younès avait été le fait des groupes liées à Al-Qaida qui se trouvaient dans leurs propres rangs, la présence des extrémistes risquait de devenir de plus en plus évidente, tandis que le gouvernement libyen s’apprêtait à rendre publics des documents et des enregistrements téléphoniques qui démontraient l’implication d’Al-Qaida dans la crise et la manière dont l’Occident avait agi de connivence avec les membres de cette mouvance.

Or, après la chute de Tripoli, seul mon ralliement à la nouvelle Libye pouvait garantir ma propre sécurité, et mon amie Warfallah me pressait de rentrer dans mon pays et d’y faire connaître ce qui se passait [ici].

Alors que les combats faisaient rage sur les routes de l’intérieur du pays, ce qui les rendaient particulièrement dangereuses pour toute personne dépourvue de la protection des rebelles, ma seule possibilité de quitter la Libye consistait à traverser la Méditerranée.

Ce fut, pendant plusieurs jours, une possibilité quasi inexistante. L’agitation des rebelles, parmi lesquels des disputes éclataient régulièrement à l’hôtel sur qui était le véritable chef, s’étendait non seulement au trajet qu’il fallait franchir pour gagner le port et pouvoir quitter Tripoli, mais aussi à une très grande partie de la ville. Pendant quatre jours, on vint nous dire, plusieurs fois par jour —aussi bien à moi qu’à d’autres étrangers— que nous allions pouvoir partir. Et, à chaque fois, la personne qui avait approuvé le départ au port disparaissait ou était remplacée par un nouveau décideur.

À cause de l’existence de tant de groupes différentes, dont le Groupe islamique combattant en Libye, le Front national pour le Salut de la Libye et les divers groupes de déserteurs du gouvernement de Kadhafi, les forces occidentales —qui maintenant s’affichent ouvertement sur le terrain— semblent évoluer sur une terre qu’elles ne connaissent pas.

Au deuxième jour de mon séjour à l’hôtel Corinthian, trois Britanniques qui roulaient des mécaniques répétaient constamment que c’étaient eux qui étaient désormais en charge de la sécurité de l’hôtel. L’un d’eux m’a dit qu’il arrivait de Kabul, où « ça se gâte de plus en plus ». « Vous pensez qu’ici ça va devenir comme à Kabul ? », lui ai-je demandé. « C’est fort probable, avec tous ces groupes différents qui se disputent le pouvoir », m’a-t-il répondu.

Entre-temps, le nombre de vies humaines qu’a coûté la chute de Tripoli n’a reçu que très peu d’attention. Les derniers chiffres connus datent de la deuxième journée de combats à Tripoli. Le ministère de la Santé, encore en fonctionnement à ce moment-là, avait fait savoir que les pertes humaines, après 12 heures de combats et rien que dans la capitale, s’élevaient à 1 300 morts et 900 blessés. Le même ministère avait annoncé la veille plus de 300 morts et 500 blessés. Le total dépasse largement le chiffre de 1 400 personnes massacrées pendant l’attaque, qui avait duré deux semaines, de l’Opération « Plomb durci » déclenchée par Israël contre Gaza et qui avait soulevé une vague mondiale d’indignation.

Après les bombardements et les attaques des hélicoptères Apache sur le quartier le plus pauvre de Tripoli, et l’un des derniers à tomber aux mains des envahisseurs, celui de Abou Salim, des témoins oculaires ont rapporté qu’ils avaient pu voir des piles de corps qui jonchaient les rues. Un proche d’une personne dont on estimait qu’elle pouvait se trouver parmi les victimes fatales s’était rendu dans l’hôpital local, où il n’avait trouvé qu’un médecin et deux infirmières. De même que la grande majorité des travailleurs de la capitale, la plus grande partie du personnel de l’hôpital s’était enfui, se cachait ou avait peut-être été tué. Quand la personne en question avait voulu voir les cadavres, les gardiens lui avaient assuré qu’il n’y en avait aucun. Les proches des personnes portées disparues craignent donc que les corps n’aient été jetés dans des fosses communes dont les emplacements risquent de rester inconnus pour longtemps.

Ce bain de sang ne correspond nullement au discours sur une « Libye libre » où les civils sont « protégés ». Mais, dans une atmosphère si raréfiée par la volonté de contrôler le pays à tout prix, il est presque impossible que ceux qui se trouvent sur le terrain puissent faire preuve d’honnêteté par rapport aux images qui défilent devant leurs yeux, du moins tant qu’ils seront sur le territoire contrôlé par les rebelles.

Un jeune rebelle armé qui arborait le drapeau français sur son battle-dress m’avait demandé d’où je venais. « De Londres », lui ai-je répondu. « Ah, Cameron. Nous aimons Cameron », m’a-t-il dit avec un large sourire. Je me suis efforcée d’esquisser un sourire moi aussi. La moindre critique envers mon propre Premier ministre pouvait être perçue comme un signe de désaffection envers les nouveaux gouvernants de la Libye.

Sur le port, pendant que nous observions le bateau dont les victuailles qu’il transportait devaient être déchargées pour laisser la place aux passagers, un Italien commentait qu’ils étaient « comme des enfants qui dirigent une université » en voyant les nouveaux maîtres des lieux essayer de se servir des grues et des machines nécessaires pour activer la décharge des bateaux et le départ des bateaux.

On nous avait dit que le bateau ne pourrait probablement pas partir avant 5 ou 10 jours et que notre seule option pour le départ par voie maritime était un bateau de pêche long de 20 mètres, conçu pour accueillir uniquement 12 personnes et dépourvu de l’essentiel du matériel devant garantir une navigation sûre.

Quarante-trois personnes se sont préparées à embarquer. Le rebelle chargé de contrôler notre bateau vérifia nos papiers de manière répétée pendant 4 heures en insistant sur le fait qu’aucun Russe, Serbe ou Ukrainien ne serait autorisé à partir, pas plus qu’aucun ressortissant de Cuba ou de l’Équateur, pays dont les relations avec Mouammar Kadhafi avaient été trop bonnes tout au long de la crise.

Finalement, près de minuit, nous avons tous pu embarquer, à l’exception d’un Russe.

Tandis que le vacarme des tanks, les fusillades et l’odeur de la mort qui saturait l’air restaient de plus en plus loin derrière nous, ma mémoire évoquait la ville paisible, accueillante et sûre où j’étais arrivée.
Lizzie Phelan

Source
Axis of Logic (Venezuela, USA)









Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 00:15


 

libye-bombardement-otan_8.jpg

 

par Carlo Santulli,
Professeur à l’Université Paris-II

 

On sait aujourd’hui ce qu’on devait comprendre dès le début de l’affaire libyenne : les bombardements des « manifestants pacifiques » par Kadhafi, et les milliers de victimes qui ont « justifié » l’intervention militaire occidentale étaient une macabre invention, lancée par la télévision du Qatar (Al Djazira). Les témoignages des expatriés européens, l’observation satellitaire russe, et les rapports d’Amnesty et de la mission dirigée par le préfet Bonnet, ancien directeur de la DST, ne laissent aucun doute : le bombardement des civils par Kadhafi n’a jamais eu lieu.

Le régime avait les moyens militaires pour le faire. Il a choisi de ne pas les utiliser.


L’Otan, le Qatar et les rebelles, eux, bombardent depuis des mois des villes pacifiques en massacrant des civils coupables de ne pas partager leur avis. Un détail encore. Au moment de la « sanglante répression », le ministre de la Justice (patron des procureurs) et le ministre de l’Intérieur (patron de la police) étaient Jalil et Younès, qui deviendront ensuite, respectivement, le chef politique et le chef militaire (assassiné depuis) des « insurgés » : les chefs de la répression à la tête des réprimés ? Une résolution a été arrachée au Conseil de sécurité des Nations unies par des allégations mensongères, et elle a été dévoyée pour réaliser ce qu’elle était fictivement censée empêcher : le bombardement de civils innocents.



On sait aujourd’hui que l’histoire des "mercenaires noirs" utilisés par Kadhafi était une sanglante invention. Elle a été le prétexte d’un crime contre l’humanité commis contre les femmes et les hommes de couleur vivant en Libye, violées et massacrés systématiquement par les « libérateurs ».







On sait aujourd’hui
que les « rebelles » (le CNT) ne seront pas en mesure de gouverner la Libye, dont l’organisation tribale n’est pas près de plier. On sait que les seules forces « révolutionnaires » à avoir pris des positions grâce aux bombardements de l’Otan sont les islamistes affiliés à al-Qaida, sanguinaires armés par les Occidentaux, acharnés à replonger, en notre nom, des millions de femmes libyennes dans l’obscurité de laquelle elles étaient péniblement sorties sous l’administration intertribale coordonnée par Kadhafi.



On sait aujourd’hui que chez nous, dans « l’Europe des droits de l’homme », la pluralité des médias ne garantit pas le pluralisme de l’information. On sait que notre « démocratie » peut créer en quelques semaines un monolithe totalitaire conduisant en trois étapes au massacre d’un peuple pacifique : diabolisation du régime, invention d’une menace, habillage humanitaire des bombes.



On sait aujourd’hui que l’entreprise libyenne est un échec qui pèsera lourdement sur notre avenir commun. Elle est l’échec de notre « modèle démocratique », qui se révèle belligène et totalitaire. La France, avec ses alliés, a détruit l’ensemble des infrastructures civiles du pays le plus développé d’Afrique (selon l’indice de développement humain de l’ONU), en le ramenant en quelques mois quarante années en arrière. Mais cette puissance s’arrête au massacre et à la destruction. Elle s’accompagne de l’incapacité d’obtenir quoi que ce soit d’autre en Libye : elle est impuissance politique et vide moral. Dans un pays dont on a diabolisé le régime, en ignorant délibérément l’originalité de la structure intertribale, -- on voit le résultat : la tête est coupée, le gouvernement libyen est chassé de Tripoli… et pourtant le CNT ne contrôle à peu près rien en Libye, et ne peut même pas s’installer dans « sa » capitale. Pourquoi continue-t-on à massacrer les Libyens, à bombarder quotidiennement les villes, si « le dictateur est en fuite » et « le peuple avec les insurgés » ? Contre qui combat l’Otan, si ce n’est contre les tribus libyennes, c’est-à-dire contre les populations civiles, coupables de ne pas vouloir se plier à ses bombes humanitaires ? Il n’y a pas d’objectif, et donc aucune chance de « gagner » cette guerre !



On se perd en conjectures sur les « vraies » raisons de la guerre (puisque, on le sait aujourd’hui, les raisons humanitaires alléguées étaient fictives). On a découvert que la France s’était vu promettre 35% du pétrole pour soutenir ce coup d’État meurtrier. On a constaté que Sarkozy reprenait la méthode Bush : provoquer une guerre et profiter du monolithe médiatique en faveur de la guerre (on est tous d’accord pour intervenir ; on est tous derrière le chef de guerre ; on votera tous pour lui).

On vient d’apprendre également que c’était une opération d’asservissement et de prédation néocoloniaux planifiée et organisée bien en amont. Et alors ? Pourquoi cherche-t-on encore les « raisons » des guerres ? Quel apaisement espère-t-on de cette rationalisation ?



On sait pourtant comment s’organise la guerre auprès de l’« opinion », auprès de nous. La guerre est toujours la déshumanisation de l’ennemi : le sang des Libyens ne vaut rien pour nous. Je ne prétends évidemment pas qu’il fallait défendre le régime dans l’« opinion publique », mais simplement ne pas transformer l’analyse critique en une propagande monstrueuse. La guerre est possible car les enfants, les femmes, les vieillards et les adultes qui meurent ne sont pas des nôtres, car ils sont arabes, africains (et, pour la plupart, réputés « du côté » d’un régime dont les soutiens cesseraient ipso facto d’appartenir au genre humain). Sans cruauté et racisme, il n’y a pas de guerre. Il est donc urgent de crier que nous n’en sommes pas, que nous ne voulons pas ce sang sur nos mains.


Frantz Fanon International












Libye :
Les surprises promises par Kadhafi
se multiplient

 

Hassan Alliby pour stcom.net
Samedi 1 Octobre 2011






Libye: Les surprises promises par Kadhafi se multiplient




Etats-Unis d'Afrique (LVO) : Les quartiers de Benghazi sont sous contrôle des milices qui soutiennent Mouammar Al-Kadhafi. Plusieurs région voisines de Benghazi ont brandi des drapeaux verts. Deux villes, Tobrouk ainsi qu’une autre ont également développer des drapeaux verts. Ras Lanuf et Brega sont sous contrôle des volontaires.

Ben-Jawad est actuellement occupée par les rebelles. Les habitants de Ben-Jawad se sont depuis longtemps déplacé à Syrte ou une atmosphère tendue demeure. Au cours des deux derniers jours, les rebelles ont subit des défaites majeures. Trois commandants rebelles ont été tués et plus de 2.000 mercenaires blessées. Certaines équipes sont retournées à Misurata, ou la situation qui s’y développe pour les insurgés est également critique.

A Syrte les forces du CNT se regroupent faiblement. Malgré cela, avec le soutien des forces aériennes de l'OTAN, les rebelles ont regroupés dans l'Est toute leurs forces et ont réussi à prendre quelques districts à l’ouest de Syrte. Mais la guérilla verte garde l’avantage.Une forte explosion à eut lieu dans un hôtel lors d’une réunion entre les dirigeants des représentants des rebelles et les français et les britanniques. Selon un bilan provisoire, environ 90 personnes ont été tuées. Cette attaque réalisée par les milices de la résistance a contraint les rebelles à prendre la fuite. À l'heure actuelle, des combats se déroulent à la périphérie de Syrte. Les rebelles sont constamment attaqués, mais les défenseurs ont mené une foudroyante contre-attaque et repoussé les rebelles, les forçant à se retirer. Le problème majeur pour la ville est les bombardements des avions de l'OTAN qui, selon certaines sources, "utilise du phosphore blanc contre les habitants de la ville". Les bombes de l'OTAN sont larguées sans arrêt depuis 48 heures, mais un tapis de bombes ne peut pars briser la résistance. En attendant, les défenseurs de Syrte ont réussi aujourd'hui à abattre un hélicoptère des forces de l'OTAN.


La situation à Tripoli est à l’avantage de la résistance.

En ce moment même, la périphérie de Tripoli est sous contrôle des milices et de l'armée. Le matin du 29 Septembre tous les postes rebelles à Tripoli ont été attaqués par l'armée libyenne. Un certain nombre de lieux ont été reconquis. En particulier, le siège de la CIA et de l'OTAN ou des documents ont été saisit. Un message très intéressant vient de nous parvenir selon lequel de nombreuses zones de la ville ont soulevé les drapeaux verts. Nous entendons des explosions, notamment dans le quartier de Bab al-Azizia. Le port de la ville a été attaqué, poussant les rebelles à quitter certaines zones du port. Il a également été signalé la capture de mercenaires de “Grande Bretagne, de la France et du Qatar" à Tripoli.


A Beni Walid, la situation s’est soudainement retournée.

Après que la résistance ait tué le commandant des rebelles à Beni Walid, les rebelles, épuisés et démoralisés, ont fuit la ville. Mouammar Kadhafi avait déclaré l'autre jour que les rebelles doivent s'attendre à une grosse surprise. Et ces derniers jours sont riches en surprises.




Autres évènements

La ville de Ghadamès, situé à la frontière avec l'Algérie, est libre de tous rebelle, mais l'OTAN continue d'envoyer des forces spéciales, ainsi que quelques rebelles venus du Nafusy.

L’armée libyenne a lancé une attaque surprise sur le poste de police de Nafusa. 24 rebelles ont été tués, un camion brulé avec du carburant. La résistance libyenne a fait sauter le siège des insurgés dans la ville de Agelat

Hassan Alliby pour stcom.net

Samedi 1 Octobre 2011






Aïcha, la résistance, l’Otan
et la destruction systématique de la Libye

 

Pourquoi ce «deux poids, deux mesures» dans le traitement des responsabilités des Etats ? En vertu de quelle loi, l’Etat algérien est-il responsable des paroles de Aïcha Kadhafi ? Et en vertu de quelle loi le droit d’asile est suspensif d’un droit à l’expression ? Une instance juridique quelconque a-t-elle établi un crime commis par Aïcha ? Un mandat international quelconque poursuit-il Aïcha où qu’elle mette les pieds ? Et pourquoi Aïcha l’exilée n’a-t-elle pas le droit de parler alors que Ferhat Mehenni, citoyen français, a le droit et de parler et d’agir ? On comprend bien que Juppé et Sarkozy et leur CNT et leurs médias de là-bas et d’ici aussi ont joué d’Alger comme d’un punching-ball. Comment ne pas réfléchir à cette précipitation algérienne à faire taire une femme en droit absolu de s’adresser à son peuple martyrisé par des bombardements dignes des actes nazis ? Comment ne pas rappeler que c’est l’Algérie qui est en droit de demander des comptes à des gens qui ont ramené la guerre à ses frontières, qui ont démultiplié ses risques internes par la circulation des armes ? C’est à l’Algérie de demander des comptes sur l’ethnocide qui se déroule à Syrte avec des milliers de civils assassinés et jusque dans les hôpitaux. C’est à l’Algérie de demander des comptes sur cette renaissance du racisme qui fait passer au couteau les Noirs, fussent-ils libyens. Mais c’est surtout à l’Algérie de se demander comment un CNT peut construire sa représentativité sur le massacre bien réel et bien permanent de dizaines de milliers de civils. Trois jours avant la Conférence de Paris des amis de la Libye, l’aviation de l’Otan a commencé à terroriser les populations de Syrte et Bani Walid. C’étaient les débuts d’un nouveau Guernica

Mohamed Bouhamidi
Samedi 1 Octobre 2011


 

Aïcha, la résistance, l’Otan et la destruction systématique de la Libye


Ferhat Mehenni peut appeler de Paris à la sécession kabyle sans que notre presse néocoloniale crie au scandale. Il peut créer un gouvernement provisoire qui conforte son sécessionnisme avec siège à Paris sans que l’Etat français soit rappelé à l’ordre pour héberger en son pays un nouveau gouvernement représentant une partie du territoire et de la population algérienne légalement représenté par notre Etat encore national pour quelque temps. La même presse néocoloniale n’a pas relevé que servir de siège à un gouvernement sécessionniste est un acte hostile à l’endroit de notre gouvernement peut-être illégitime mais seul représentant légal au regard du droit international. Un tel acte est d’autant plus chargé d’hostilité manifeste que l’Etat français est l’Etat anciennement (mais pas forcément ex-) colonisateur de notre pays et que sa politique indigène a utilisé à fond la moindre possibilité de division des tribus et des régions algériennes, jusqu’à la dernière minute de notre lutte d’indépendance. Elle continue de le faire, d’ailleurs, à travers ses médias indigènes et le tentaculaire parti de la France en faisant les thématiques et les textes qui ont déjà établi dans la tête de trop de jeunes de la Kabylie que la guerre d’indépendance fut le fait des seuls Kabyles. Cette même presse néocoloniale n’a pas pipé mot sur la nationalité française de Mehenni, chef du gouvernement provisoire. C’est même le rêve des patrons de cette presse néocoloniale d’être les citoyens d’ici où ils ont trouvé les sources de leurs fortunes en aidant à brader le pays et des citoyens de là-bas croyant égaler leurs colons d’hier et d’aujourd’hui. Ni cette presse néocoloniale ni notre gouvernement d’ailleurs ne trouvèrent à redire quand le chef du gouvernement provisoire kabyle fut reçu officiellement en tant que tel au ministère français des Affaires étrangères. Plus grave, il a été au Sénat tout à fait officiellement pour parler des rapports futurs de la France avec le futur Aguellid. Beaucoup parmi nous ont minimisé le problème et considéré que c’était faire trop d’honneur à Mehenni que de parler de ses lubies. Le fait même de recevoir officiellement Mehenni aux Etats-Unis et dans des institutions nationales françaises montre assez bien que des puissances lui ont assigné un rôle bien plus dangereux que sa vocation de bouffon. Vous connaissez la réponse stéréotypée de la presse coloniale et même de l’Etat français qui n’a même plus besoin de recruter des agents en Algérie – les bénévoles se recrutent dans la pseudo-élite des deux langues, se présentent en masse pour enfin s’assurer un strapontin pour indigène assimilé dans la mondialisation ultra libérale : Mehenni a le droit de parler en vertu de la liberté d’expression. Pourquoi pas Aïcha Kadhafi ? En admettant que Mehenni ait le droit de parler, l’Etat français, lui, n’est pas dans le cas de figure de la liberté d’expression. C’est un Etat et il n’est pas en droit d’appuyer des menées subversives contre l’unité nationale de l’Algérie. Un parti politique français quelconque a le droit de prendre fait et cause pour le sécessionnisme et a le droit comme l’a fait Bayrou de considérer qu’il existe un peuple kabyle lésé de son droit à un Etat kabyle. Et vous pouvez compter sur la gauche française pour soutenir unanime cette thèse quand l’Etat français sera dans le besoin de passer à une aventure coloniale directe en Algérie qu’il planifie déjà avec des «Capitaine Boutin» indigènes afin d’assurer le niveau de vie des bureaucraties syndicales et de l’aristocratie ouvrière et d’assurer des niveaux élevés de super profits à «son» capitalisme national. N’importe quel citoyen algérien était en droit de rappeler à l’ordre l’Etat français en soulignant l’acte ouvertement hostile d’accueillir et de reconnaître un Etat kabyle fût-il provisoire et fût-il en gestation. Mais c’était au gouvernement algérien de mettre le holà aux dérives d’un Etat français de plus en plus ouvertement hostile aux personnes et aux courants politiques qui portent encore, en dépit de leurs inconséquences et des reniements dont ils ne mesurent pas toujours la portée en les prenant pour des «ruses de guerre». A ceux qui pensent que donner de l’importance à Ferhat Mehenni c’est lui faire une publicité inespérée et imméritée, rappelons-nous d’un proverbe de nos ancêtres qui dit «avant de frapper le chien, informe-toi sur son maître». Proverbe que vient confirmer la guerre faite à l’Etat national libyen et à sa pleine souveraineté (encore un mot qui va enrager les prêtres locaux ou expatriés du libéralisme qui ont viré directo à la vocation d’agents à visage découvert du néocolonialisme). Vous voyez bien qu’avec l’appui de l’Otan dans les airs mais aussi au sol avec des bataillons entiers des forces spéciales de cinq pays, les harkis du CNT n’ont même pas pu s’installer à Tripoli. C’est vous dire que ce CNT n’est qu’une fiction construite sous la conduite des Etats-Unis, maquillée avec le fond de teint «BHL et Sarkozy» et lissée par la laque «Cameron». Les Etats-Unis et l’Otan n’avaient pas besoin de plus qu’une fiction pour engager l’agression de la Libye et entamer ainsi le virage le plus dangereux de la troisième guerre mondiale qui a commencé avec les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan et avec la croisade contre la Yougoslavie. J’espère qu’il apparaît clairement à tous que ces guerres constituent une suite ininterrompue. Et c’est bien de guerre mondiale qu’il faut parler, même si, par ses formes archaïques, elle paraît inédite. Cette guerre n’oppose pas des Etats entre eux mais une poignée d’Etats très hiérarchisés sous la tutelle des Etats-Unis, à l’ensemble des autres peuples de la planète. Bien sûr, mener la guerre impose de classer les cibles dans un programme mais il apparaît clairement déjà que dans ce classement entrent tous les Etats et tous les gouvernements qui oseront bouger dans une direction quelconque en dehors des rapports actuels de domination. Une guerre menée à tous les peuples y compris leurs propres peuples qu’ils vont renvoyer dans les romans de Dickens et dans la question du logement d’Engels. La réaction de notre ministre des Affaires étrangères telle que rapportée par la presse a immédiatement réveillé le souvenir de cet affront français à notre honneur national. Comment passer l’éponge sur les activités – pas une déclaration, une seule, mais des activités permanentes – de subversion à l’endroit de notre Etat et de notre pays et «se précipiter pour assurer que pareil acte ne se reproduira plus» ? Pourquoi ce «deux poids, deux mesures» dans le traitement des responsabilités des Etats ? En vertu de quelle loi, l’Etat algérien est-il responsable des paroles de Aïcha Kadhafi ? Et en vertu de quelle loi le droit d’asile est suspensif d’un droit à l’expression ? Une instance juridique quelconque a-t-elle établi un crime commis par Aïcha ? Un mandat international quelconque poursuit-il Aïcha où qu’elle mette les pieds ? Et pourquoi Aïcha l’exilée n’a-t-elle pas le droit de parler alors que Ferhat Mehenni, citoyen français, a le droit et de parler et d’agir ? On comprend bien que Juppé et Sarkozy et leur CNT et leurs médias de là-bas et d’ici aussi ont joué d’Alger comme d’un punching-ball. On connaît par l’expérience de notre guerre de libération le rôle du méchant et du gentil au cours de la torture. Quand le méchant vous a bien défiguré, le gentil apparaît pour vous offrir une cigarette, un verre d’eau ou un sandwich et vous convaincre qu’un tout petit reniement – juste le nom de votre contact, pas plus – vous permettra de faire cesser les coups sans mettre en danger votre honneur et vos amis. Dans cette dernière période, les déclarations américaines sont apparues clairement comme l’action du «gentil» qui va nous éviter les ennuis à condition qu’on lâche quelques principes de base comme ne pas reconnaître, comme le stipulent les nouvelles valeurs et la nouvelle Charte de l’Union africaine, les résultats des coups d’Etat, etc. etc. Comment ne pas réfléchir à cette précipitation algérienne à faire taire une femme en droit absolu de s’adresser à son peuple martyrisé par des bombardements dignes des actes nazis ? Comment ne pas rappeler que c’est l’Algérie qui est en droit de demander des comptes à des gens qui ont ramené la guerre à ses frontières, qui ont démultiplié ses risques internes par la circulation des armes ? C’est à l’Algérie de demander des comptes sur l’ethnocide qui se déroule à Syrte avec des milliers de civils assassinés et jusque dans les hôpitaux. C’est à l’Algérie de demander des comptes sur cette renaissance du racisme qui fait passer au couteau les Noirs, fussent-ils libyens. Mais c’est surtout à l’Algérie de se demander comment un CNT peut construire sa représentativité sur le massacre bien réel et bien permanent de dizaines de milliers de civils. Trois jours avant la Conférence de Paris des amis de la Libye, l’aviation de l’Otan a commencé à terroriser les populations de Syrte et Bani Walid. C’étaient les débuts d’un nouveau Guernica. Aujourd’hui, ces deux toutes petites villes – 70 000 habitants – qui tiennent en échec la France, la Grande-Bretagne, l’Otan, sont réduites à des tas de ruines, une sorte de Dresde en 1945 mais qui peuvent se transformer en Stalingrad pour les harkis du CNT. Tous les citoyens du monde qui ont encore une conscience peuvent demander des comptes à l’Otan qui commet les pires crimes de guerre. On comprend, dans ces moments difficiles, que des voix de l’intérieur du pouvoir et même dans le peuple s’effrayent des frappes de l’Otan et des menaces sur les pays. On comprend qu’ils nous conseillent de leur céder ce qu’ils ont déjà : le pétrole, avec ce qu’il leur manque encore et qui est que nous nous sommes battus pour une vraie indépendance. Ces arguments peuvent toucher mais l’expérience est cruelle. Elle montre que ce sera le retour à l’enfer colonial, aux gourbis, au trachome et à la gale et à l’indignité. Tout ce qu’on peut leur donner ne leur suffira pas. Comment terminer cet article sans penser à un pays où des étrangers pouvaient parler malgré les menaces énormes que cela faisait peser sur le gouvernement de ce pays. Des Algériens ont parlé des années durant à partir de ce tout petit pays qui s’appelle la Tunisie. Ceux qui, à partir de nos montagnes, des ruelles de nos casbahs ou de Tunis, ont appelé à renverser l’ordre colonial se sont-ils résolus à servir désormais cet ordre colonial qui signe ce grand retour ? En souvenir des Algériens qui parlaient de Tunis, parle Aïcha en dépit de la presse néocoloniale d’Alger qui affiche désormais ouvertement sa nostalgie des colons en allant puiser de quoi frapper l’Etat algérien dans une revue Algérie Française (Valeurs actuelles) en reprenant comme une preuve de leur sagacité les confidences racistes de l’ambassadeur français en poste à Alger.

http://www.latribune-online.com/suplements/dossier/58084.html http://www.latribune-online.com/suplements/dossier/58084.html

Samedi 1 Octobre 2011