« Le silence c'est la mort » Nicolino/Veillerette

360000-sized

œ
Connaissez vous le nombre de nouveaux cas de cancers déclarés chaque année en France ?
Peut être pensez vous à un ordre de grandeur de 10 000 cas, peut être 20 000...
Vous êtes très loin du compte car rien qu'en 2010, 360 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en France [6] et plus de 150 000 personnes en sont décédées !
De plus, la maladie progresse chaque année à un taux proche de 3%, cette progression est également vérifiée chez les jeunes ce qui prouve qu'elle n'est pas une fatalité due au vieillissement.

LES CHIFFRES

Nouveaux cas cancer-sized

Depuis 25 ans, le taux de guérison piétine au voisinage de 45 à 50 % faisant estimer à de nombreux spécialistes [7] [10] que malgré les énormes moyens de recherches mis en œuvre, nous sommes en situation d'échec thérapeutique.
Sauf dans de rares cas et pour certains cancers très particuliers, la médecine ne fait pratiquement aucun progrès significatif dans le traitement « intelligent » de la maladie.

Les fréquentes annonces médiatiques faites prématurément et porteuses de faux espoirs n'y changent rien.

Au sujet de la prévention, mises à part les campagnes anti-tabac parfaitement justifiées, l'état reste passif car comme on le verra, de lourdes mesures seraient nécessaires et ces dernières entreraient en conflit avec de puissants intérêts commerciaux.

UNE MALADIE DE CIVILISATION

Les études épidémiologiques mondiales montrent une grande disparité dans la fréquence du cancer. La planète peut approximativement être divisée en 3 grandes zones qui se différencient par le taux d'incidence (*) de la maladie.

Zone 1 : Pays en voie de développement : Chine (**), États Africains, Inde...
Zone 2 : Pays asiatiques développés : Japon...
Zone 3 : Pays occidentaux : USA, Europe, Canada...

(*) Nombre de cas pour 100 000 habitants
(**) Sauf pour les grandes villes qui ont plutôt une incidence de type zone 3.

Incidence du cancer par zones géographiques
La base de données du CIRC de l'OMS (http://www-dep.iarc.fr/) montre que l'on compte 9 fois plus de cancers aux USA et en Europe qu'en Afrique et 4 fois plus qu'au Japon.

Incidence relative 04

Corrélations

L'analyse mondiale chiffrée des tendances de l'épidémie de cancer montre 2 corrélations :
1. L'épidémie est corrélée géographiquement avec le mode de vie occidental comme on le constate sur la carte mondiale de l'incidence du cancer.
2. Cette épidémie est également corrélée temporellement avec le début du déploiement de l'agriculture et de l'élevage intensifs en occident associé à l'utilisation massive des produits chimiques dans les cultures.

Premières remarques

Les pays de la zone 3 sont soumis à une forte pollution chimique contrairement à ceux de la zone 1. Pour la zone 2, la pollution chimique est présente mais la population semble mieux résister à la maladie, l'explication sera fournie plus loin.
De plus, l'incidence est bien liée au mode de vie car une population qui migre d'une zone vers une autre acquiert progressivement l'incidence de la nouvelle zone.

LES PRINCIPALES CAUSES DE CANCER

L'analyse croisée des causes de la maladie (toutes exogènes) issue des travaux de Belpomme [7], Beliveau [11], Servan Schreiber [9] ainsi que les statistiques détaillées INVS (données 2005), conduisent aux ratios suivants :

Répartition causes

Pesticides dans nos assiettes

Selon un rapport officiel de l'UE portant sur l'année 2006 dévoilé par le MDRGF , près de la moitié des fruits, légumes et céréales testés contiennent des résidus de pesticides.
Cinq des pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les aliments sont classées comme cancérogènes, mutagènes, ou perturbateurs pour le système hormonal.

Et dans nos verres...

Ces résidus se retrouvent alors dans notre assiette et dans l'eau courante car les stations d'épuration ne filtrent ni les pesticides ni les nitrates (voir l'étude du site guerir.org).
De plus, 96% des eaux de surface et 61% des nappes phréatiques sont polluées aux pesticides et nitrates (IFEN, 09/2006)

L'erreur fondamentale de la FAO : DJA vs DTC

Pour les produits toxiques comme les pesticides, la notion de Dose Journalière Admissible (DJA) a été introduite dans les années 60 au niveau mondial par la FAO.

Cependant, comme le montre très bien Marie Monique Robin dans son documentaire « Notre poison quotidien » [13], la valeur de cette DJA basée sur des expériences sur les animaux, utilise un facteur de sûreté décidé arbitrairement par la FDA dans les années 60.

 





Le professeur en cancérologie Dominique Belpomme [7]
déclare sur la genèse des cancers : « ...car ce qui compte, c'est la répétition des doses (de toxines) et leur étalement dans le temps et donc finalement la Dose Totale Cumulée (DTC) reçue par l'organisme. »
Cette notion est bien assimilée pour ce qui concerne le tabac, mais elle est également exacte pour toute substance cancérigène.

C'est donc l'absorption régulière et sur le long terme de faibles quantités de produits toxiques qui provoque le cancer...

Alertez les bébés

Pour les femmes enceintes qui sont "polluées" aux pesticides et/ou aux métaux lourds, un grave problème se pose pour le bébé. En effet, la nature purge ces produits toxiques dans le placenta.
Le bébé arrive donc au monde avec une DTC initiale non nulle...

COMMENT AGIR ?

Guérir un cancer

Pour guérir un cancer, le principe est en fait assez simple, il suffit de supprimer toutes les cellules cancéreuses sans en laisser une seule !

Les traitements classiques

Les personnes atteintes par la maladie n'ont pas le choix, elles doivent bien entendu s'adresser à la médecine qui utilisera les traitements classiques seuls ou combinés [10] :
- chimiothérapie
- chirurgie
- radiothérapie

Cependant, ces traitements sont très lourds, ils laissent des séquelles et le taux de guérison ne dépasse pas les 50% car ils ne ciblent pas intelligemment les cellules cancéreuses..
Il faut donc tout faire en amont pour éviter d'être atteint par cette maladie.

"Que ton aliment soit ta médecine" Hippocrate

Ce qui est nouveau, c'est que l'on sait aujourd'hui qu'il est possible de contribuer à travers son alimentation à lutter contre la maladie.
Cette approche est d'abord efficace en terme de prévention pour diminuer la probabilité d'être atteint, elle est ensuite également utile pour les personnes victimes d'un cancer en complément des traitements classiques.

Substances phytochimiques

Les recherches du Dr Beliveau [11] au Canada ont mis en évidence la présence de substances naturellement anticancer dites "phytochimiques" dans certains aliments (curcuma, thé vert, soja, choux, etc.).
A noter qu'il n'est pas prétendu que ces aliments soient capable à eux seuls de guérir un cancer installé mais par contre ils sont efficaces au stade où de petites quantités de produits chimiques commencent à provoquer des désordres cellulaires lors de la phase dite d'initiation [3].
La liste des principaux aliments anticancer identifiés ici (format PDF).

Ces aliments sont donc à privilégier dans l'alimentation courante.

Terrain favorable au cancer : état inflammatoire

La cancer se développe par ailleurs sur un terrain inflammatoire qui lui est favorable [9]. L'alimentation occidentale favorise cet état.
Un certain nombre de règles basées sur un rééquilibrage de l'alimentation peuvent donc être appliquées par chacun.

La prévention individuelle suivant 3 axes

Trois axes peuvent donc être dégagés pour diminuer la probabilité d'être atteint par la maladie :
(Axe 1) Stopper au maximum l'absorption de produits cancérigènes [8] [12]
(Axe 2) Rééquilibrer son alimentation pour retrouver un terrain qui ne favorise pas le développement de la maladie [9]
(Axe 3) Absorber des aliments riches en substances phytochimiques naturelles actives contre le cancer [11]

ab

Les principales règles de base


Manger des produits BIO pour éviter les produits chimiques (Axe 1)
Boire de l'eau en bouteille à bas nitrates et à faible résidu à sec. (Axe 1)
Diminuer les sucres et les mauvais glucides (Axe 2)
Préférer les aliments à base de céréales complètes (Axe 2)
Diminuer sa consommation de viandes au profit des céréales riches en protéines (Axe 2)
Équilibrer les graisses en augmentant les Oméga 3 (Axe 2)
Absorber régulièrement les aliments identifiés anticancer (Axe 3)

Le paradoxe apparent des pays de la zone 2

A l'issue de cette analyse, on comprend alors pourquoi les pays de la zone 2 présentent une incidence de cancer moindre que ceux de la zone 3 même si la pollution chimique est du même ordre. En effet, les pays asiatiques ont un régime alimentaire bien mieux équilibré que les autres induisant donc un terrain moins favorable à la maladie.

CONCLUSION

Comme on l'a vu les ordres de grandeur sont proprement stupéfiants. Sur une population d'environ 65 millions d'habitants, tous les 3 ans, environ 1 million de personnes nouvelles vont être détectées atteintes par la maladie [6].
La moitié d'entres elles en décéderont dans les 5 ans [6]...

Tout cela n'est que le résultat de 60 ans de prise en charge débridée de la production de nourriture par ce que l'on appelle « L'industrie agroalimentaire ». [8][12]

La question immédiate est de savoir pourquoi cette véritable pandémie ne devient pas le sujet de santé ultra prioritaire sur tout le reste, en 2009 lors de la pseudo pandémie de grippe H1N1, une meilleure réactivité a été constatée !
Par ailleurs, les médias mainstream sont une fois de plus pris en défaut pour ne pas s'emparer du sujet, même si l'autisme de ces derniers devient banal.
C'est un véritable contexte de non assistance à population en danger ...

Un élément de réponse au silence ambiant est le suivant : les lobbies de l'agriculture intensive et des produits chimiques mènent avec de grands moyens des actions de désinformation. Les groupes d'intérêts sont très efficaces dans ce domaine comme le montre par exemple le délai de près de 60 ans gagné par le lobby du tabac. C'est le temps écoulé entre les premières études scientifiques démontrant le lien avec le cancer du poumon (1950) et les premières interdictions dans les lieux publics en France [2].

Les cyniques pourraient estimer que les lobbies de l'agroalimentaire nous empoisonnent et que le lobby pharmaceutique tente de réparer les dégâts. Tout ceci se traduisant alors pour les industries concernées en gains financiers, ce contexte absurde est une fois de plus lié à l'idéologie ultralibérale dont le credo est "laisser faire" !

La première mesure d'urgence devrait concerner l'interdiction totale par l'état de toute utilisation de pesticides et autres engrais nitratés dans l'agriculture.
Puisque cela n'arrivera pas de si tôt, il ne reste plus qu'à prendre des mesures individuelles de prévention après avoir pris conscience de ce qui précède.

(Retrouvez l'intégralité de cette étude en 5 parties ici : [1] [2] [3] [4] [5] )

Liens et références
[1] Cancer, la catastrophe - Partie 1 : État des lieux
[2] Cancer, la catastrophe - Partie 2 : Pesticides sur l'occident
[3] Cancer, la catastrophe - Partie 3 : Les causes
[4] Cancer, la catastrophe - Partie 4 : Que fait l'état ?
[5] Cancer, la catastrophe -- Partie 5 : Se protéger
[6] Données INVS
http://www.invs.sante.fr/presse/2010/communiques/cp_projection_cancer_040510/index.html
[7] « Ces maladies créées par l'homme » Pr Dominique Belpomme "
[8] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
[9] « Anticancer » Dr David Servan Schreiber
[10] « Le cancer, hier, aujourd'hui, demain » M. Tubiana
[11] « Les aliments contre le cancer » Drs Beliveau/Gingras
[12] « Toxiques alimentaires » M. Rabache - A. Dessalangre
[13] « Notre poison quotidien » (documentaire Marie Monique Robin)









Cancer, la catastrophe
- Partie 1 : Etat des lieux

Connaissez vous le nombre de nouveaux cas de cancers déclarés chaque année en France ?
Peut être pensez vous à un ordre de grandeur de 10 000 cas, peut être 20 000...
Vous êtes très loin du compte car rien qu'en 2005, 320 000 Français ont été diagnostiqués atteints par un cancer et plus de 150 000 en sont décédés !

De plus, la maladie progresse chaque année à un taux proche de 3% et cette progression est également vérifiée chez les jeunes ce qui prouve qu’elle n’est pas due au vieillissement.

Et enfin depuis 25 ans, le taux de guérison piétine au voisinage de 45% faisant estimer à de nombreux spécialistes [1] que malgré les énormes moyens de recherches mis en œuvre, nous sommes en situation d'échec thérapeutique.
Sauf dans de rares cas et pour certains cancers très particuliers, la médecine ne fait pratiquement aucun progrès significatif dans le traitement de la maladie.
Et les fréquentes annonces médiatiques porteuses de faux espoirs faites prématurément n’y changent rien.

Au sujet de la prévention, mis à part les campagnes anti-tabac par ailleurs justifiées, l’état reste passif car les lourdes mesures nécessaires rentreraient en conflit avec de puissants intérêts commerciaux.

Ce premier article propose de faire le point de la situation.

La progression de la maladie depuis 60 ans

cancers_f
Nombre de nouveaux cas en France
1980 : 172 000
2000 : 280 000
2005 : 320 000

MAJ 16 juillet 2011 :
Données INVS 2011, 365 000 nouveaux cas de cancer, on a atteint la barre symbolique des 1000 nouveaux cas par jour !

Les chiffres officiels montrent donc que la maladie a progressé en volume de 86% entre 1980 et 2005 alors que la croissance de la population n’a été que de 13%.
Si on calcule le taux d'incidence des cancers, c'est à dire le nombre de nouveaux cas annuels ramenés à une population constante de 100 000 personnes, on constate que chaque année la maladie progresse de 3% environ.

Et pour ceux qui croiraient encore que le nombre de cas augmente à cause du vieillissement de la population, voici la preuve du contraire :

Incidence-rates_child

Taux d'incidence des cancers de l'enfant (0-14 ans) aux États-Unis
Source : National Cancer Institute 1997
http://www.ehponline.org/docs/1998/106-1/focus.html

En observant la courbe ci-dessus représentant le nombre de cancers déclarés pour 100 000 personnes entre 1973 et 1993 aux Etats Unis, on constate en traçant la droite la plus proche des points de mesure (tendance) que l’incidence des cancers chez les moins de 14 ans est en croissance continue.

 





Il est à noter que pour la France, les données épidémiologiques concernant le décompte des nouveaux cas de cancer et les décès associés ne sont collectées que tous les 5 ans, ce qui semble pour le moins surprenant concernant un fléaux qui est devenu la première cause de mortalité dans le pays.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_mortalit%C3%A9#Dans_le_monde

Au vu de la progression de cette maladie, il est justifié d’affirmer que le monde occidental est en présence d’une véritable épidémie dont on peut dater l’origine à la seconde guerre mondiale.
A titre d’exemple, une étude publiée dans la revue « Science » montre que la probabilité d’être atteint de certains cancer du sein a triplé pour les femmes nées après 1940.
[3] p. 380 (#9) : Science 2003

Le cancer dans la passé et son évolution
Dans le passé, le cancer était une maladie rare même si le terrain était occupé par les maladies naturelles (bactéries et virus).
[1] p. 224

Une maladie chasse l’autre
Les progrès de la médecine occidentale au 19ième siècle ont permit de juguler ces dernières grâce à la découverte de la vaccination et de la pénicilline, les maladies cardio-vasculaires sont alors devenues prépondérantes dans la population jusqu’aux progrès dans leur traitement qui les a fait reculer au profit du cancer.
Cependant, dans leur grande majorité, les cancers ne sont pas d’origine naturelle, la faible proportion de cancers diagnostiqués dans le passé étaient dus aux virus et bactéries puisqu’il n’existait ni radioactivité induite par l’homme ni pollution chimique de l’environnement.
De nos jours, la proportion de cancers d’origine naturelle est estimée au maximum à 15% de l’ensemble des cas.
[1] p. 224

Une maladie des personnes âgées ?
Le discours convenu destiné à rassurer le « vulgum pecus » consiste à tenter de faire croire que l’augmentation de l’incidence du cancer est due au vieillissement de la population.
C’est un argument spécieux, en fait si les personnes âgées sont très touchées par la maladie, c’est pour la simple raison qu’elles ont été plus longtemps en contact avec les agents cancérogènes (notion de DTC : Dose Totale Cumulée).
[1] p. 33

Incidence du cancer chez les jeunes
On a vu que l’incidence du cancer augmente chez les jeunes, en voici les raisons :
- les enfants sont plus sensibles à la pollution chimique car leur système immunitaire n’est pas complètement formé
- lorsque la mère est « chargée » en produits chimiques (pesticides, etc…), ces derniers se purgent dans le placenta. Le nouveau né est alors déjà pollué dès sa naissance avec une DTC non nulle, il continue à absorber des produits chimiques dans le lait maternel ou le lait industriel puis dans sa nourriture solide et à travers l’air respiré.
[1] p. 84

Mortalité par cancer
La mortalité augmente sans cesse
La mortalité par cancer augmente régulièrement depuis la guerre, à cela les causes sont multiples :
- augmentation incessante du nombre de nouveaux cas
- modicité des progrès thérapeutiques
- absence de réelle politique de prévention

Date critique : 1988
Le cancer est devenu la première cause de mortalité en France en 1988, et personne ne s’en était aperçu avant…1994 !
Cela peut paraître inconcevable, mais l’INSERM qui est l’organisme en charge de la collecte des informations épidémiologiques n’en fait rien car il n’est pas mandaté pour traiter ces dernières.
C’est le Pr Dominique Belpomme président de l’ARTAC qui après avoir acheté (!) les données de l’INSERM a découvert que les maladies cardio-vasculaires qui étaient précédemment la première cause de mortalité dans notre pays sont passées en seconde place en 1988 derrière le cancer (croisement des courbes).
[1] p. 261

Même si la mortalité ramenée à 100 000 cas déclarés a tendance à baisser légèrement grâce à une détection plus précoce de la maladie dans un pourcentage réduit de cas, l’augmentation de la mortalité en valeur absolue est telle que la probabilité individuelle de mort par cancer ne cesse d’augmenter.
http://www.invs.sante.fr/surveillance/cancers/default.htm

En synthèse
Vous venez de prendre connaissance peut être avec surprise de l'état chiffré de la situation et de son évolution : pratiquement 1 million de nouveaux cas de cancers détectés tous les 3 ans pour près de 500 000 morts et une augmentation annuelle inexorable de 3% environ à population constante.

Ce qui précède appelle 2 commentaires :
- à partir de combien de centaines de milliers de cas annuels doit on commencer à parler officiellement d’épidémie ?
- nous sommes en train de perdre la bataille contre le cancer et personne ne le dit

Ce bilan montre donc sans ambiguïté que notre société est en situation de catastrophe sanitaire.
L'article suivant va s'intéresser aux pesticides qui est l'une des principales causes de cette maladie qui touche principalement le monde occidental.

 

Références
[1] « Ces maladies créées par l'homme » Pr Dominique Belpomme "
http://www.artac.info/
[2] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
http://www.pesticides-lelivre.com/
[3] « Anticancer » D. Servan Schreiber
http://www.guerir.fr/
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana










Cancer, la catastrophe


- Partie 2 : Pesticides sur l’occident



« Le silence c’est la mort » Nicolino/Veillerette

Après avoir présenté dans le premier article les chiffres faramineux de l’incidence du cancer en France et de sa croissance inexorable, il s’agit maintenant de comprendre comment nous en sommes arrivés là car comme on va le voir, il ne s’agit en aucun cas d’une fatalité.

Remarquons d’abord que cette épidémie concerne principalement les pays à mode de vie occidental qui ont tous une incidence et une répartition par type de cancer très proche.
La première question est donc de déterminer ce qui se passe devant notre porte.

Une maladie de civilisation

Les études épidémiologiques mondiales montrent une grande disparité dans la fréquence du cancer. La planète peut approximativement être divisée en 3 grandes zones qui se différencient par le taux d'incidence de la maladie.

Zone 1 : Pays en voir de développement : Chine (*), États Africains, Inde…
Zone 2 : Pays asiatiques développés : Japon…
Zone 3 : Pays occidentaux : USA, Europe, Canada…

(*) Sauf pour les grandes villes qui ont plutôt une incidence de type zone 3.

Incidence du cancer par zones géographiques
La base de données du CIRC de l’OMS (http://www-dep.iarc.fr/) montre que l’on compte 9 fois plus de cancers aux USA et en Europe qu’en Chine et 4 fois plus qu’au Japon.

Incidence relative 04


La carte ci-dessous représente l’incidence pour l’année 2002 du cancer du sein par zones géographiques, cette incidence est très proche de celle de l’ensemble des principaux cancers.

Incidence mondiale cancer sein 2002

http://www.iarc.fr/en/publications/pdfs-online/wcr/2008/wcr_2008.pdf



Ces données montrent donc que les pays à mode de vie de type occidentaux sont les plus touchés par le cancer, cependant cela n’a pas toujours été le cas car cette pandémie a une date de début identifiée à défaut d’avoir une date de fin.


Que se passe t'il en occident ?


En occident, le début de cette pandémie est connu avec une bonne précision grâce aux données épidémiologiques : tout a basculé à la fin de la seconde guerre mondiale.
Des changements drastiques dans le domaine de l'agroalimentaire ont en effet été effectués à cette époque.

Changements des modes de production agro-alimentaires
Après la guerre, une politique de rupture dans le domaine agricole fut engagée :
- choix massif des techniques de l’agriculture intensive à base de pesticides et d’engrais chimiques nitratés
- industrialisation de l’élevage des animaux de consommation pour augmenter les rendements

Consommation de sucre
A ces changements liés à des stratégies industrielles et financières est venu s'ajouter un facteur alimentaire qui est l'explosion de la consommation de sucre (8 kg par an et par personne au début du siècle pour environ 40 kg de nos jours)
[3] p. 112

Consommation mondiale de pesticides
Observons maintenant la carte de la consommation mondiale de pesticides représentée en pourcentage de la consommation totale :

marchemondial_pesticides--2004

Source : ORP – Observatoire des résidus de pesticides
http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/index.php?pageid=379

Il est frappant de comparer cette carte avec celle de l’incidence des cancers vue précédemment...



Corrélations


L’analyse mondiale chiffrée des tendances de l’épidémie de cancer montre donc 2 corrélations :

Corrélation 1 :

L’épidémie est corrélée géographiquement avec le mode de vie occidental comme on le constate sur la carte mondiale de l’incidence du cancer.

Corrélation 2 :

Cette épidémie est également corrélée temporellement avec le début du déploiement de l’agriculture et de l’élevage intensifs en occident associé à l’utilisation massive des produits chimiques dans les cultures.

De nos jours, malgré la résistance acharnée des lobbies de l’industrie chimique, la population commence à prendre conscience de cette situation qui est confirmée par des études scientifiques de plus en plus nombreuses.

Ces études nous apprennent que :
- la nourriture soit disant saine (dixit la publicité) que l’on nous vend depuis des dizaines d’années contient sans qu’on le sache de nombreux résidus de pesticides (*)
- les pesticides destinés à tuer les insectes et autres mauvaises herbes sont également nocifs pour l’être humain, ce qui semble d'ailleurs assez évident
- cette nocivité est directement responsable du déclenchement massif des cancers

(*) A titre d’exemple, une simple pomme achetée dans la grande distribution a subit en moyenne 27 traitements différents, les asticots ont certes été éliminés mais ils ont été remplacés par autre chose de beaucoup plus dangereux et qui ne se voit pas.
[2] p.27 – Enquête sur la structure des vergers en 1997 – Agreste 1998


Pesticides et engrais chimiques

Depuis la fin de la guerre, l’agriculture intensive s’est développée à toute vitesse. Elle est basée sur l’utilisation massive de produits chimiques dans les champs : engrais et pesticides. L'une des premières substances utilisées fut le tristement célèbre DDT aujourd’hui interdit.
Ces produits appelés pudiquement produits « phytosanitaires » sont destinés à éliminer les insectes et autres mauvaises herbes afin d’améliorer en théorie les rendements agricoles.
Les doses utilisées ont sans cesse augmenté, elles ont en effet doublé tous les 10 ans depuis 1945 amenant la France au 3ième rang des consommateur mondiaux de pesticides derrière les USA et le Japon.
La production mondiale de produits chimiques est passée de 1 Million de tonnes en 1930 à 400 Millions aujourd’hui.
CEMAGREF, in La lettre du CEMAGREF à ses partenaires (N° 16 – Eté 2007)
http://www.pesticides-poitou-charentes.fr/Les-pesticides-en-chiffres.html



Tout est pollué


Nous avons vu précédemment que l’épidémie de cancers est corrélée avec les pays qui ont déversé sans compter sur leur sol des produits chimiques. Les quantités déversées sont telles que 50 ans après, tout, absolument tout est pollué : des nappes phréatiques aux êtres vivants qui stockent ces substances dans leur organisme.
Le dernier bilan officiel de l’IFEN sur les données 2005 indique qu’en France, 91% des eaux de surface sont polluées aux pesticides et 55% des eaux souterraines.
http://www.ifen.fr/publications/les-publications-de-l-ifen-1991
-2008/les-dossiers-de-l-ifen/2007/les-pesticides-dans-les-eaux-donnees-2005.html

Les pluies et brouillards sont également pollués car les produits chimiques restent en suspension dans l’atmosphère. Pour les cultures BIO dans son jardin, c’est raté !
[2] p. 24 et 25 (Environnement magazine, n° 1587, mai 2000)

Eau du robinet, potable ? Pas si sur…

A titre d’exemple, regardez la fiche d’analyse de l’eau du robinet de votre commune que la DDASS envoie chaque année, personnellement habitant en région parisienne, j’ai constaté avec stupeur que malgré des taux de nitrates mesurés entre 19 et 28 milligrammes au litre, on annonce que l’eau en contient peu car la norme est de 50 mg/l au maximum.
Cette norme est beaucoup trop élevée car elle ne prend en compte que la notion de toxicité à court terme et non pas la bioaccumulation de nitrates qui induit des cancers du colon.
De plus, seules 3 ou 4 substances sont recherchées dans les analyses de l’eau du robinet alors que 500 molécules environ sont commercialisées.
[2] p. 23

Nitrates et cancer de l’intestin

L’utilisation intensive d’engrais chimiques azotés associés aux déjections animales des bêtes entassées dans le contexte de l’élevage intensif ont comme pour les pesticides provoqué une pollution généralisées aux nitrates des eaux de surface et des nappes phréatiques de faibles profondeurs.
En effet, les nitrates utilisés pour fertiliser les plantations ne sont fixés par ces dernières qu’à hauteur de 10% environ, les 90% restants se dispersent donc dans l’environnement.
Les nitrates ne sont pas directement cancérogènes mais leurs produits de transformation quand à eux le sont bel et bien. Ces produits comme par exemple les nitrites sont synthétisés par les bactéries « saprophytes » présentes dans notre gros intestin.
Les cancers qui en résultent concernent donc principalement cet organe.
[1] p. 82

 





Pesticides dans nos assiettes

Selon un rapport officiel de l'UE portant sur 2006 dévoilé par le MDRGF, près de la moitié des fruits, légumes et céréales testés contiennent des pesticides.
Cinq des pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les aliments sont classées comme cancérogènes, mutagènes, ou perturbateurs pour le système hormonal.
http://www.mdrgf.org/news/news271008_residus_pesticides_UE.html

Ces résidus se retrouvent alors dans notre assiette et dans l’eau courante car les stations d’épuration ne filtrent pas les pesticides.
http://www.guerir.fr/dossiers/alimentation-cancer/eau-cancer/eau-cancer/eau-potable-et-le-cancer-servan-schreiber

Pour le vin (sauf ceux qui possèdent le label BIO), la situation est encore plus affolante car les niveaux de contamination aux pesticides mesurés dans les études indépendantes sont jusqu’à 5800 fois plus élevés que ceux de l’eau dite potable.
Cela démontre l’utilisation très intensive de pesticides en viticulture et puisque les vignes sont en pente, les épandages se font souvent par avion ou hélicoptère, ils sont donc particulièrement massifs.
http://www.mdrgf.org/news/news260308_pesticides_vin.html
http://www.mdrgf.org/pdf/Rapport_vin_pesticide_fr.pdf

Les hommes politiques…pollués également !

En 2004, le WWF dans le cadre de sa campagne « Detox » a rendu public les tests sanguins de 39 députés Européens. 76 substances chimiques persistantes ont été retrouvées dans le sang des Eurodéputés sur les 101 recherchées.
En moyenne, pour chaque député 41 produits toxiques non dégradables dans la nature ont été découverts dont 13 résidus chimiques retrouvés systématiquement.
http://www.agrobiosciences.org/breve.php3?id_breve=662
N’en déplaise aux adeptes de la théorie du complot, ces analyses prouvent malheureusement l’ignorance de nos élus et décideurs en la matière sinon ils se protégeraient eux mêmes.
Et bien entendu, vous qui lisez ces lignes pouvez être assurés également de contenir un magnifique cocktail de produits chimiques...

Bioaccumulation

Les substances cancérogènes comme les pesticides ou les composants de la fumée de cigarette s’accumulent dans les tissus graisseux, on parle alors de bioaccumulation.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bioaccumulation
Parmis les cancers ayant le plus augmentés en occident depuis 50 ans, on retrouve principalement les cancers des tissus qui contiennent ou qui sont entourés de graisses :
- Seins
- Prostate
- Colon
- Ovaire
- Système lymphatique
[3] p.145

Intoxication chronique et toxicité

La toxicologie est une discipline dont le concept de base est la notion de dose admissible, un venin de serpent à très faible dose aura peu d'effet sur l’organisme.
Le mode d’action des substances cancérogènes sur l’organisme est quand à lui basé sur une exposition continue à faibles doses durant une longue période, on parle alors d’intoxication chronique.
La nourriture que l’on nous vend depuis des dizaines d’années nous a fait en permanence avaler 3 fois par jour et sans qu’on le sache de petites doses de produits toxiques.

La carcinogenèse ou déclenchement du cancer, induite par la Dose Totale Cumulée (DTC) de ces produits absorbés sur le long terme par l’ensemble de la population explique donc l’explosion de la maladie et la difficulté à établir des liens directs de cause à effet.

De très nombreuses études scientifiques confirment cependant le lien entre pesticides et cancers.

Etudes scientifiques

1962 : Rachel Carson, la pionnière
Le best seller de Rachel Carson « Silent Spring » (Printemps silencieux) publié en 1962 fut la première alerte sérieuse ayant permit de faire prendre conscience au public de la folie du tout chimique qui a transformé la planète en déchetterie géante et provoqué la disparition de nombreuses espèces.
Son approche fut basée sur des analyses statistiques et épidémiologiques pour démontrer les effets induits par l’utilisation massive des pesticides, dès 1962 tout était déjà dit :
- toxicité chronique pour l’être humain et pour les animaux
- pollution généralisée de la planète
- persistance des produits toxiques dans l’environnement
Rachel carson fut bien entendu attaquée par les lobbies et tous les moyens furent employés pour tenter de la discréditer.
http://ecorev.org/spip.php?article453
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachel_Carson

DDT

Suite aux travaux de Rachel Carson, le DDT l’un des produits chimiques utilisé dans des proportions gigantesques depuis la guerre fut interdit en 1972 y compris en France.
Cependant en 2009, soit presque 40 ans après on le détecte toujours dans l’environnement du fait de sa biodégradabilité quasi nulle.
Et ce produit a depuis été remplacé par d’autres au moins aussi dangereux et également utilisés en masse : rien qu’en France on déverse environ 80 000 tonnes de pesticides sur les cultures chaque année pour un chiffre d’affaires de 1.8 Milliard d’€.
http://www.marianne2.fr/Pollution-agricole-est-il-deja-trop-tard_a182411.html
[1] p. 83
[2] p. 130

2004 : L’étude la plus complète

L’ étude suivante est considérée comme l’une des plus complète pour la mise en cause des pesticides dans la carcinogenèse :
“Systemic Review of Pesticide Human Health Effects” - The Ontario College of family Physicians, 23 avril 2004
[2] p.13

Une étude qui étudie les études !

Une autre étude réalisée par la “Lymphoma Foundation of America” a dressé la liste de toutes les études épidémiologiques concernant le lien entre le cancer des lymphocytes et les pesticides. Sur 99 études, 75 indiquent une relation positive entre les pesticides et la maladie.
[2] p.178

2006 : Travaux Français

L’épidémiologiste Isabelle Baldi de Bordeaux a montré que le risque de tumeur au cerveau était multiplié par 2.58 pour les sujets exposés aux pesticides, et même par 3.2 pour le gliome (un type particulier de cancer du cerveau au pronostic très sombre).
I. Baldi « Pesticides et tumeurs cérébrales chez l’adulte » Etude Cerephy – Colloque « Cancers professionnels » ARC – Paris 22/03/2006

On pourrait continuer cette liste indéfiniment car les études scientifiques de ce type sont aujourd’hui suffisamment nombreuses pour qu’aucun doute ne subsiste sur le lien entre pesticides et cancer.

Pourquoi a-t-on laissé faire ?

Cette question ne peut pas être éludée, car en effet on peut se demander si le bon sens n’aurait pas conduit l’état à se poser les bonnes questions durant ces décennies où l’on déversa des millions de tonnes de produits chimiques sur notre sol.
Dans le livre de Nicolino/Veillerette « Pesticides, révélations sur un scandale Français »,
on apprend que le lobby des pesticides a tissé sa toile durant toutes ces années en noyautant les organismes de contrôle comme l’INRA et que les techniques habituelles des lobbyistes ont parfaitement fonctionné.
Aujourd’hui, on se réveille avec la gueule de bois en prenant conscience que toute notre planète est définitivement polluée, car le mal est mondial, les mêmes méthodes ayant été employées dans les autres pays occidentaux. Ces méthodes industrielles sont par ailleurs en train d’être déployées également dans les pays du sud par les transnationales.

Les techniques des lobbyistes

En 2 mots les principales techniques des lobbyistes pour contrôler le pouvoir politique et l’opinion publique sont les suivantes :
- Corruption rampante
- Manipulations
- Désinformation et arguties
- Copinage
- Communication orientée
- Intimidation et chantage
- Noyautage
- Jeu de chaises musicales entre l’industrie et l’administration.

Un exemple

Si un lobbyiste souhaite par exemple contrer une étude dérangeante, l’une des techniques les plus efficaces est de financer un scientifique « ami » qui lancera une autre étude contradictoire et tendancieuse, d’entretenir alors une polémique médiatique puis d’expliquer au public que les experts ne « sont pas d’accords entre eux ».

Les exemples du tabac et de l’amiante

Tabac

La première étude qui a mis en cause sans le moindre doute le tabac dans le cancer du poumon date de…1950
Il s’agissait d’un travail réalisé par le Dr Richard Doll de l’université d’Oxford.
http://www.universalis.fr/encyclopedie/T070662/DOLL_R.htm
[3] p. 154

A la suite de cette étude, les lobbies du tabac sont alors entrés en guerre pour gagner du temps et permettre à l’argent de continuer à rentrer.
Le résultat fut que la première mesure gouvernementale pour lutter contre le tabagisme n’a été prise que 22 ans plus tard, c’est le gouvernement du Royaume Unis qui en 1972 a décidé d’augmenter les taxes sur le tabac.
Et enfin, il a fallu attendre 57 ans pour que le tabac soit interdit dans les lieux publics en France, c’était en 1997 !

Amiante

Pour le cas de l’amiante, le lobby a réussit à gagner environ 20 ans sur l’interdiction de cette substance induisant un nombre de décès supplémentaires estimé à plusieurs dizaines de milliers.
En effet, dès 1970 des chercheurs du CNRS dont le toxicologue Henry Pézerat avaient alerté les pouvoirs publics.
En 1977 l’IARC l’avait classé cancérogène certain. On a alors laissé faire durant 20 ans jusqu’à ce que l’affaire éclate.
Enfin, après une résistance acharnée du lobby de l'amiante en particulier de la part de sa branche Canadienne (2ième producteur mondial) qui a attaqué la France devant l’OMC, cette matière a enfin été interdite en 1997 dans les lieux publics.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_de_l'amiante#Chronologie_de
_la_connaissance_des_risques_de_l.27amiante_en_France

[1] p. 79

En synthèse

L’histoire se répète


Concernant le dossier des pesticides et de la malbouffe, nous en sommes aujourd’hui au même point qu’avec le tabac ou l’amiante à l’époque de la résistance des lobbies.
Les informations sont disponibles, les études existent, mais aucune mesure de protection de la population n’est prise.
Devra t’on attendre encore 60 ans avant que les pesticides et autres engrais chimiques soient interdis ?

Boulevard de la mort

Soyons trivial durant un instant, dans 60 ans (donc vers 2070) le taux actuel de progression de l’incidence du cancer (3%) nous conduit pied au plancher vers un nombre annuel de nouveaux cas proche des 2 millions à population constante.
Il est évident que dans ce cas de figure les capacités des systèmes de soin auront été débordés depuis longtemps et que la plus grande partie des nouveaux malades seront - dans le meilleur des cas - envoyés directement en centres de soins palliatifs ou dit autrement dans des mouroirs de masse.

A suivre…
Après avoir mis en évidence le rôle majeur de l’agriculture intensive dans cette maladie, le prochain article traitera d’une manière complète de toutes les causes directes du cancer car les pesticides ne sont certes pas seuls en cause.
L’autre aspect moins connu qui est le terrain favorisant la maladie sera également développé, ce terrain étant surtout lié comme on le verra au régime alimentaire.

Références
[1] « Ces maladies créées par l'homme » Pr Dominique Belpomme "
http://www.artac.info/
[2] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
http://www.pesticides-lelivre.com/
[3] « Anticancer » D. Servan Schreiber
http://www.guerir.fr/
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana










Cancer, la catastrophe
- Partie 3 : Les causes

« Pour vaincre l’insecte, il faut connaître l’insecte »
Sky Marshal Tehat Meru in « Starship Troopers » (Paul Verhoeven)

Il est un truisme d’affirmer que le cancer ne se déclare pas sans raisons car contrairement à ce que certains « experts » laissent entendre, le cancer n’apparaît pas pour de mystérieuses raisons endogènes liées à de vagues concepts comme le vieillissement.
La première cellule qui va devenir cancéreuse aura donc au préalable été soumise à une agression extérieure le plus souvent durant une très longue période, le cancer est donc une maladie exogène.
Ensuite, la probabilité de démarrage de la maladie dépend de beaucoup du terrain, autrement dit de l’état de l’organisme.

Mais d’abord, comme le dit très justement le Sky Marshal, pour vaincre l’ennemi nous devons connaître l’ennemi !

Pathologie du cancer

Le cancer est une maladie de la cellule qui est le constituant de base de la vie sur notre planète.

La cellule

Apparue il y a environ 3.5 Milliards d’années, la vie fut d’abord constituée de cellules vivant seules telles que les bactéries. Ces cellules étaient capables de s’adapter en changeant leur comportement pour améliorer leurs capacités de survie individuelle.
Puis un jour il y a 600 Millions d’années, une transformation majeure apparut, elles décidèrent de mettre leurs ressources en commun pour constituer des groupes organisés de cellules.
Progressivement, la vie évolua jusqu’à l’apparition du cochon d’inde … et enfin de l’être humain !
Dans ces architectures en réseau collaboratif, contrairement à ses ancêtres individualistes et égoïstes (*), chaque cellule agit non pas en fonction de sa propre survie mais en priorité pour assurer celle de l’organisme entier.
(*) A peu près comme dans le monde dans lequel nous vivons…

Une cellule est donc un système extrêmement complexe constitué des principaux éléments suivants :
- la mitochondrie qui est la centrale énergétique collectant les nutriments (lipides, glucides, protéines…) et l’oxygène pour alimenter l’ensemble
- le noyau qui possède toute l’information de l’organisme à travers la fameuse double hélice d’ADN, c’est la base de donnée de la cellule qui contient tous les programmes à appliquer pour assurer la survie
- la membrane plasmique qui est la carapace de la cellule bardée « d’ antennes » qui gèrent les communications avec l’extérieur ainsi que les entrées sorties de matières
- Les protéines et enzymes, main d’œuvre de la cellule, fabriquées par cette dernière et qui sont capables d’une multitude de fonctions (transport, signalisation, régulation…)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prot%C3%A9ine

Une des grandes particularités de la cellule est que cette dernière est capable de faire muter son ADN pour améliorer ses chances de survie en fonction des variations de l’environnement extérieur, mais c’est également une faiblesse comme nous allons le voir.

Pour fixer les idées, notre corps est constitué d’environ 100 000 milliards de cellules (10E14).
Lorsque tout va bien, ces cellules font leur office normalement avec des actions telles que la réparation des blessures ou l’absorption des nutriments qui permet à l’organisme entier de fonctionner.

Radicaux libres

Un mot sur les fameux radicaux libres dont on parle beaucoup.
Comme on vient de le voir la mitochondrie convertit les nutriments en énergie. Les radicaux libres sont en fait les déchets produits par cette conversion.

Les cellules obéissent à 2 lois programmées


Les amateurs de Science Fiction connaissent les 3 célèbres lois de la robotique imaginées par l’écrivain Isaac Asimov auxquelles doit se soumettre tout robot fabriqué par l’homme.
De la même manière, les cellules obéissent à 2 lois immuables :
1. Interdiction de se reproduire sauf pour remplacer une cellule endommagée ou morte
2. Suicide obligatoire par « apoptose » si des dommages importants sont détectés au niveau de l’ADN.

Le mécanisme du cancer : carcinogenèse ou initiation

Une cellule devient cancéreuse dès lors où les 2 conditions suivantes sont réunies :
1. Des substances toxiques ont réussi à endommager suffisamment l’ADN de la cellule pour le reprogrammer et aller jusqu’à la suppression des 2 lois précédentes.
2. Cette cellule mutante a réussi à vaincre le système immunitaire qui est la police intérieure de l’organisme

Plus aucune barrière n’empêche alors cette cellule de se reproduire sans raisons et de se transformer en 2 cellules identiques par « mitose ».
Ces 2 cellules poursuivent alors leur division et se transforment alors en 4 cellules.
La réaction continue sans cesse provoquant le développement localisé et anarchique de cellules identiques à la cellule initiale qui constitue alors une tumeur qui grossit virtuellement à l'infini.
A moins d’être supprimée entièrement par des actions externes, la tumeur termine alors sa course en entraînant la mort par empoisonnement de l’organisme entier ou dès lors où un organe vital est mis hors fonction par la masse tumorale.

Des cellules cancéreuses peuvent par la suite se détacher de la tumeur initiale pour aller se développer dans un autre endroit du corps, cela s'appelle une métastase, ces dernières peuvent être « tenues en respect » par la tumeur principale grâce à une substance appelée « angiogénine » fabriquée par cette dernière.
[5] p. 63 et [3] p. 89 – Travaux de Judah Folkman

Ces métastases sont donc susceptibles de se développer très rapidement si l’on arrive à supprimer la tumeur primaire car la production d'angionénine est stoppée.

Dernière barrière : le système immunitaire

Dans le cas où les mécanismes internes de protection de la cellule ont échoué à contrebalancer les attaques d’une cause cancérogène, cette cellule est alors attaquée de l’extérieur par le système immunitaire de l’organisme et en particulier par certains globules blancs ou lymphocytes de type NK (Natural Killers) qui forment la dernière ligne de défense avant le début de la maladie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lymphocyte_NK
On assiste alors à une véritable guerre civile dont l’issue dépend en grande partie de l’état de ce système de défense. Nous verrons dans la 4ième et dernière partie de cette série d’articles comment chacun peut renforcer son système immunitaire.

Le cancer utilise le mécanisme de l’inflammation

C’est arrivé, notre première cellule a réussi à déjouer les protections et elle commence sa reproduction en formant une tumeur, cette dernière utilise alors les ressources propres de l'organisme pour se développer et plus particulièrement comme cela a été découvert récemment le mécanisme de l’inflammation.
[3] p77 – Dvorak/Peek “Cancer Research” 2005

Très schématiquement, l’inflammation est le mécanisme mis en œuvre par l’organisme pour réparer une lésion. Ce mécanisme consiste à combler la lésion avec des cellules nouvelles en lançant le processus de division cellulaire ou mitose. Dans le cas de dommages importants le processus d’ « angiogenèse » est lancé pour alimenter la zone concernée.
Enfin, la division des cellules est stoppée à l’issue de la cicatrisation par le mécanisme de régulation de la croissance cellulaire ou apoptose déjà cité.

L’angiogenèse

L’angiogenèse est un mécanisme particulier utilisé par l’organisme pour alimenter en substances nutritives une zone en réparation. Dans le cas d’une lésion importante, la zone à réparer nécessite la fabrication d’un grand nombre de cellules de remplacement. Il faut alors ravitailler massivement cette dernière à partir du circuit sanguin existant en créant une dérivation locale constituée de micro vaisseaux fabriquée spécialement pour cet usage.
Pour ce qui concerne le développement du cancer, le principe est identique comme l’a découvert le chirurgien américain Judah Folkman déjà cité.
Une tumeur de taille supérieure à 1 mm cube nécessite le démarrage de l’angiogenèse pour continuer à croître.
[5] p. 63 et [3] p. 89 – Travaux de Judah Folkman

Courbe de croissance d’une tumeur

Suivant le modèle de Collins, un cancer se développe suivant une progression géométrique appliquée au nombre de cellules, lors de chaque mitose, le nombre de cellules double.
La séquence correspond donc à 1,2,4,8,16,32,64,128 cellules et ainsi de suite.
Ce modèle est subdivisé en plusieurs phases :
- fixation : la cellule initiale s’est divisée 10 fois, soit 1000 cellules (10E3)
- irréversibilité : 20 divisions, on arrive à 1 million de cellules (10E6)
- émergence ou détection (*) : 30 divisions ou 1 milliard de cellules (10E9)
- mort (!) : maximum 40 divisions soit mille milliards de cellules (10E12). Cela correspond à une masse tumorale d’1/100e du total de l’organisme. Soit pour une personne de 80kg, une masse de 800 grammes. Cette valeur est un ordre de grandeur car la tumeur peut être mortelle en deçà de cette taille ou au-delà.

(*) C’est seulement durant cette phase que les moyens techniques dont dispose la médecine permettent de détecter un cancer ou que des symptômes peuvent lancer l’alerte.

Collins

La vitesse moyenne des divisions cellulaires est de 4 par an, cette vitesse est variable en fonction de la tumeur, elle caractérise l’agressivité de cette dernière.
En conséquence, la durée moyenne pour atteindre la phase d’irréversibilité (20 divisions) est de 5 ans pour l’ensemble des cancers, la maladie démarre donc sans symptômes et se développe silencieusement durant une très longue période.
Durant la phase de croissance de la tumeur, on comprend intuitivement que la vulnérabilité de cette dernière est inversement proportionnelle à sa taille.
Et bien entendu lors de la phase d’émergence, cette tumeur est déjà bien installée et donc extrêmement difficile à éradiquer.

Pour éviter d’en arriver là, il est donc évident qu’il faut tenter de connaître les causes de la carcinogenèse afin de prendre des mesures préventives en amont.

Carcinogenèse, une logique probabiliste

La particularité de cette maladie est que si l’on est exposé à l’une de ses causes, il n’y a pas de certitude sur le déclenchement de cette dernière mais une plus ou moins forte augmentation de sa probabilité.
Le déclenchement ou non d’un cancer dépend de plusieurs facteurs tels que :
- exposition à des substances cancérogènes en fonction de leur quantité et de la durée d’exposition
- état du système immunitaire
- niveau inflammatoire de l’organisme
- régime alimentaire
- etc…
Cela explique que le classement d’une substance dans la catégorie « cancérogène » n’est pas déterministe mais probabiliste.

Par exemple, le tabac est considéré comme hautement cancérogène car il multiplie jusqu’à 30 la probabilité de déclenchement de la maladie. Dit autrement, vous aurez 30 fois plus de chances d’attraper un cancer si vous êtes fumeur que si vous ne l’êtes pas.
[3] p. 154
Pour les pesticides, le multiplicateur démontré ne va « que » jusqu’à 8 (*), ce qui fait entretenir par ceux qui ont des intérêts privés à défendre la polémique sur la dangerosité ou non des pesticides.
Pour la pilule contraceptive, le facteur multiplicateur est faible mais non nul (dixit le CIRC). Donc prétendre que la pilule est cancérogène semble abusif par rapport au tabac ou aux pesticides.
http://www.rfi.fr/actufr/articles/068/article_37908.asp

(*) Cette démonstration est beaucoup plus difficile à établir scientifiquement que pour ce qui concerne le tabac car il y a environ 100 000 produits chimiques commercialisés sans aucun test par l’industrie depuis 1940.
Parmi cette pléthore, durant 30 ans seuls 900 d’entre eux ont pu être analysés à postériori par l’OMS (base CIRC), les résultats montrent que la moitié d’entre eux sont classés dans les catégories cancérogènes « certains » ou « probables ».
[3] p. 143
Travaux de Devra Lee Davis : http://www.devradavis.com/history_about.php

Les causes du cancer

Il existe 4 causes majeures qui peuvent déclencher un cancer :
- micro-organismes
- rayonnements
- produits chimiques
- médicaments
[1] p50

Micro-organismes

Les virus sont responsables d’un certain nombre de cancers comme ceux du foie (suite des Hépatite B et C) fréquents en Chine et ceux du col de l’utérus très présents en Afrique.
Du coté des bactéries, la « Hélibacter pylori » est à l’origine de cancers de l’estomac et les bactéries « saprophytes » transforment les nitrates en nitrites responsables de cancers du colon.
Voir partie 2, chapitre « Nitrates et cancer de l’intestin »

Rayonnements

On sait aujourd’hui que les rayonnements radioactifs sont cancérogènes, mais à l’époque de la découverte de la radioactivité par Marie Curie, personne ne l’imaginait comme le prouve la mort de cette physicienne en 1934 des suites d’une leucémie due à la manipulation sans précautions de substances radioactives.
Cette nocivité fut alors avérée lors de l’apparition massive de cancers chez les radiologues et certains chirurgiens.
Au sujet des armes nucléaires, les 2 bombes A lancées sur la Japon ont montré que le plus mortifère furent les cancers induits par les radiations sur une période de plusieurs années.
Sans parler du sujet brûlant (un de plus !) des essais nucléaires qui demanderait un dossier complet, en effet le moins que l’on puisse dire est que les précautions prises pour protéger les militaires présents ainsi que les populations locales furent…minimalistes, alors que l’on connaissait les risques.
http://www.jp-petit.org/Presse/ARMES/essais_nucleaires_francais.htm
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/19/essais-nucleaires-les-irradies-d-in-ekker_1209119_3224.html
Les effets cancérogènes de la radioactivité alpha des armes renforcées à l’uranium appauvri ont été décrits dans un autre article publié sur ce site.
http://french-revolution-2.blog.fr/2008/04/17/et-un-scandale-de-plus-l-uranium-appauvr-4012799
Plus directement, certains rayons su soleil sont connus pour avoir un effet cancérogène sur la peau.
Et enfin, les rayonnements électromagnétiques sont également soupçonnés d’être cancérogènes (téléphones portables, antennes relais, WIFI,…).

Produits chimiques

Le problème des pesticides et engrais chimiques absorbés quotidiennement par toute la population dans la nourriture et l’air respiré a été traité en détail dans l’article précédent.
Parmi les causes chimiques majeures les effets du tabac doivent également être rappelés.

 





Le tabac

Malgré la résistance des lobbies, plus personne ne met en doute la responsabilité du tabac dans le déclenchement du cancer du poumon et de certains autres comme celui de la bouche et de la vessie.
Sachez que sur une population de 100 fumeur, au bout d’une période de 10 à 20 ans vous serez environ 20 à déclencher un cancer par l’action de la DTC (*), et parmi les 80 fumeurs restants, environ 30 mourront de maladies cardio-vasculaires, les 50 survivants auront des problèmes de santé divers (bronchite chronique, asthme…).
L’espérance de vie des personnes travaillant dans les lieux où les fumeurs étaient nombreux avant l’interdiction du 1ier janvier 2008 était de 63 ans alors qu’elle est de 82 ans pour l’ensemble de la population.
Le tabac est responsable de plus de 20% de l’ensemble des cas de cancer.
http://tabac.stop.free.fr/fiches/cancer-tabac.htm
http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/tabac/01
_le-tabac-des-statistiques-alarmantes-qu-il-faut-connaitre.php3

(*) Dose Totale Cumulée, voir partie 2.

Médicaments

Certains médicaments peuvent provoquer le cancer, les tests de non toxicité sur le long terme sont très difficiles à mener à priori et seule leur utilisation en vrai grandeur peut montrer un éventuel effet cancérogène.
Ex :
« DES » retiré de la vente et le laboratoire UCB-Pharma condamné par la justice
http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%A9thylstilbestrol
http://www.lexeek.com/jpid9-medicaments-cancerigenes-devoir-vigilance/

Déséquilibre alimentaire

A toutes ces causes directes vient s’ajouter un facteur aggravant qui est le déséquilibre alimentaire de notre mode de vie depuis la guerre.
Ce déséquilibre influe directement sur la capacité du système immunitaire à se défendre contre la maladie.
Là encore, les responsabilités sont à rechercher auprès de l’industrie qui fait tout (et n’importe quoi) pour augmenter les rendements et la rentabilité.

Les acides gras poly-insaturés

Les acides gras poly-insaturés ne sont pas synthétisés par l’organisme et ils doivent donc provenir de la nourriture.
Ils sont de 2 principaux types :
- les acides oméga 6
- les acides oméga 3
Les oméga 6 facilitent le stockage des graisses et entretiennent un état inflammatoire élevé de l’organisme.
[3] p. 122
Les oméga 3 diminuent quand à eux les réactions inflammatoires de l’organisme.
[3] p. 124 - [5] p. 217

Il est admis que l’équilibre entre ces 2 acides doit être compris entre 1 et 4 maximum pour une bonne alimentation (1/1 à 4/1).
Si le déséquilibre est trop important en faveur des oméga 6 comme dans l’alimentation occidentale (10/1 à 30/1) alors l’action modératrice de l’état inflammatoire des oméga 3 est annulé, le terrain est alors très favorable au développement du cancer, celui-ci possède une véritable armurerie à sa disposition.
http://www.guerir.fr/dossiers/alimentation-cancer/cancer-graisses/differentes-graisses-802

Les graisses hydrogénées ou gras « trans »

Ce procédé industriel a permis de rendre les huiles oméga 6 (soja, palme, colza) solides à température ambiante et elles ne rancissent pas. Pour cette raison, leur utilisation a explosé depuis la guerre dans les aliments industriels tout prêts (biscuits, quiches, chips…).
Cependant, cette modification les rend moins digeste et encore plus inflammatoires que les Oméga 6 à l’état naturel.
Enfin, la consommation de gras trans même à faible dose augmente considérablement le risque de maladie cardio-vasculaire, la dangerosité de ce type de graisse est même supérieure à celle du mauvais cholestérol.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_gras_trans

La malbouffe des vaches, porcs et poules

Avant le développement de l’élevage intensif, les vaches de part leur élevage en plein air absorbaient une herbe de printemps très riche en acides oméga 3.
Puis l’élevage intensif en batterie s’est imposé avec une nourriture basée sur un cocktail de mais, soja (OGM) et blé qui contiennent presque exclusivement des oméga 6 et quasiment pas d’oméga 3.
Ces Oméga 6 se retrouvent alors dans les produits animaux tels que la viande, les laitages, les oeufs etc…
On comprend donc aisément les causes du déséquilibre en faveur des oméga 6 issues des mauvaises pratiques de l’industrie agroalimentaire.

Oméga 6 et obésité


Par ailleurs, ce déséquilibre explique également l’épidémie d’obésité présente aux USA et en progression dans les autres pays occidentaux qui touche même les enfants en bas age qui n’ont jamais mangé le moindre hamburger mais qui absorbent exclusivement des oméga 6 dans les laitages et autres produits animaux et ce dès leur naissance.
Les études épidémiologiques montrent une corrélation parfaite.
[3] p. 122 – Travaux de Gérard Ailhaud et Pierre Weill.
http://www.evene.fr/livres/livre/pierre-weill-tous-gros-demain--28174.php

omega6_correlation

Le sucre et les « mauvais glucides »

Comme évoqué dans la partie 2 de cette série d’articles, la consommation de sucre a explosé en occident depuis la guerre et fait partie des facteurs corrélés avec le début de la pandémie de cancers.
56% de nos calories proviennent de substances qui n’existaient pas lorsque nos gènes se sont développés, il s’agit des « mauvais glucides » :
- sucres raffinés
- farines blanches (pain blanc, pâtes et riz blanc…)
- huiles végétales (tournesol, mais, hydrogénées…)
Ces substances ne contiennent par ailleurs ni protéines, ni vitamines, ni acides gras de type Oméga 3.
Elles alimentent par contre directement la croissance du cancer à cause de leur « index glycémique » élevé.
[3] p. 113

Le cas du sucre

Le prix Nobel O.H. Warburg a découvert que les tumeurs se nourrissent principalement de glucose (sucre).
[3] p. 114
Cette particularité est exploitée dans les scanners de type « PET Scan » utilisés pour détecter les tumeurs cancéreuses, ils mesurent en fait les régions du corps qui consomment le plus de glucose.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomographie_par_%C3%A9mission_de_positons

Les effets des mauvais glucides

Lorsque l’on absorbe un aliment à index glycémique élevé ou « mauvais glucide », notre corps libère une grande quantité d’insuline destinée à faire pénétrer le glucose dans les cellules.
L’insuline induit alors la libération d’une substance appelée IGF (Insuline like Growth Factor) qui stimule la croissance des cellules et augmente l’état inflammatoire général de l’organisme, 2 facteurs favorables au cancer.
[3] p. 114
De plus, lorsque l’insuline rencontre des graisses dans l’organisme, cette dernière les fixe, ce qui explique le mécanisme de l’obésité. C’est d’ailleurs à partir de ce principe que Michel Montignac a développé sa méthode d’alimentation dissociée destinée à perdre puis à contrôler son poids.
http://www.montignac.com/fr/

Les causes du cancer en pourcentages

La répartition par causes de l’ensemble des cancers rencontrés en occident est sujette à discussions car suivant les auteurs, les chiffres sont variables.
En effet, les plus frileux d’entre eux hésitent à annoncer certaines données car elles vont à l’encontre des intérêts de la très puissante industrie agroalimentaire mondiale.

Dans ce cas précis, il n’est pas abusif de parler de
NOAM :
Nouvel Ordre Agroalimentaire Mondial.

L’analyse des travaux de Belpomme, Beliveau, Servan Schreiber ainsi que les statistiques détaillées INVS (données 2005), conduisent aux ratios suivants :
- Alimentation toxique : 53% (*)
- Tabac : 22%
- Micro-organismes : 8%
- Expositions professionnelles : 5%
- Autres : 12%

(*) Certains auteurs (Belpomme) estiment même le pourcentage de cette catégorie compris entre 60 et 70%

Pourcentages_causes_cancers



Remarque 1

Le terme « Alimentation toxique » recouvre en premier lieu l’intoxication chronique induite par les résidus de pesticides et de nitrates présents dans nos assiettes (et nos verres).
Comme le démontre en détail le second article de cette série, cette intoxication est la source principale de l’épidémie occidentale et contemporaine de cancers.
Aucune mesure de protection n’est prise actuellement pour lutter contre ce facteur.

Remarque 2
Après des années de résistance de la part des lobbies, le consensus est général pour identifier le tabac en tant que seconde cause importante de cancers.
Des mesures législatives dissuasives et protectrices sont prises aujourd’hui contre le tabac.

Remarque 3
Les déséquilibres alimentaires du mode de vie occidental ne sont pas une cause directe de déclenchement du cancer, par contre ces derniers offrent un terrain très favorable au déclenchement de la maladie suite à des causes exogènes.
En ce sens, ces déséquilibres augmentent le nombre total de tous les cas de cancer.

En synthèse

Nous avons vus au sujet de la pandémie de cancers :
- qu’elle concerne principalement le monde occidental
- qu’elle s’est déclenchée après la seconde guerre mondiale

Cette pandémie est corrélée avec les facteurs suivants :
- développement de l’agriculture intensive basée sur l’utilisation massive de produits pesticides et nitrates
- développement de l’élevage intensif qui a complètement modifié le régime alimentaire des animaux de consommation
- surconsommation de sucres et de mauvais glucides

Donc depuis des dizaines d’années, le déséquilibre alimentaire du à l’élevage intensif et à la malbouffe des animaux favorise le terrain pour le développement de tous les cancers. L’agriculture intensive quand à elle fait ingérer sans le savoir à la population via la nourriture des résidus de pesticides cancérogènes induisant une intoxication chronique.

Reprenons le graphique de l’article 2 sur les incidences relatives du cancer en fonction du mode de vie :

Incidence relative 04

1. Pourquoi une incidence faible en Afrique/Chine ?


A partir de ce que l’on a vu, on comprend maintenant pourquoi la Chine (hors grandes villes) et les pays pauvres comme ceux d’Afrique étant moins exposés à la pollution chimique du fait de l’absence d’industrie polluante, d’agriculture intensive et de déséquilibre alimentaire présentent une incidence de la maladie beaucoup plus faible qu’en occident, les principales causes étant pour ces pays de type microbiologiques.

2. Le cas médian du Japon

Pour le cas du Japon qui a une incidence médiane, on peut estimer que bien qu’ayant une pollution chimique à l’occidentale (2ième consommateur de pesticides mondial), les habitudes alimentaires des Japonais renforcent efficacement les défenses immunitaires de ces derniers en leur permettant de mieux résister aux agressions chimiques répétées.
http://www.guerir.fr/magazine/omega-3-cuisine-japonaise-001/?searchterm=None

3. Peu de cancers dans le passé

Et enfin, l’incidence des cancers dans le passé était relativement faible (type Zone 1) car le mode de vie de nos ancêtres était plus proche de celui des pays contemporains non industrialisés, ceci étant indépendant des problèmes de malnutrition présents ou passés.

A suivre…

Dans la partie 4 de cette série d’articles, nous allons montrer que bien qu’aucune mesure étatique de protection ne soit prise sauf pour le tabac et l’amiante, il est possible et indispensable d’agir à titre individuel afin de réduire efficacement son exposition au risque de cancer.

Références

[1] « Ces maladies créées par l'homme » Pr Dominique Belpomme "
http://www.artac.info/
[2] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
http://www.pesticides-lelivre.com/
[3] « Anticancer » Dr David Servan Schreiber
http://www.guerir.fr/
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana
[5] « Les aliments contre le cancer » Drs Beliveau/Gingras











Cancer, la catastrophe
- Partie 4 : Que fait l'état ?

Les chiffres catastrophiques de la pandémie occidentale de cancer ont été dévoilés dans la partie 1, la principale cause de cette dernière a été identifiée dans la partie 2 et l'ensemble de toutes les causes dans la partie 3.
Cette 4ième partie traite de la manière dont la société prend en charge le problème de cette pandémie.
Nous avons vu que les principales causes de cette dernière proviennent du système de fonctionnement de la civilisation occidentale basé sur la maximisation des rendements quel qu’en soit le prix à payer.
Une véritable politique de prévention alimentaire pourrait cependant être menée et les recommandations nutritionnelles correspondantes seraient susceptibles de faire chuter dans des proportions considérables le nombre de nouveaux cas de cancer.
Le fait de contribuer à masquer ces informations constitue un véritable crime par "non assistance à humanité en danger".


A qui profite le crime ?


La raison pour laquelle tout est fait pour freiner la diffusion de ces informations est toujours la même, elle irait à l’encontre des intérêts financiers de 2 industries majeures et provoquerait même un véritable séisme pour l’une d’entre elles.

L’industrie pharmaceutique


Le mode de pensée du monde médical incluant les universités, le corps médical et l’industrie pharmaceutique consiste à agir en aval de la maladie et à proposer des solutions pharmacologiques à posteriori plutôt que de s’intéresser aux causes et travailler sur la prévention.
L’idée est que pour chaque pathologie, on possède ou possédera un médicament, il n’est donc pas utile de prendre des précautions en amont pour éviter de tomber malade, d’autant que cela nuirait au business.

Les clients de cette industrie sont les gens malades, les individus en bonne santé ne présentent pas d'intérêt.

De plus, le coût de développement d’une nouvelle molécule est de l’ordre de grandeur d’1/2 à 1 milliard de dollars, les gains annuels correspondants attendus sont du même ordre. On imagine alors aisément que l’étude de la catéchine ou de la curcumine présentes à l’état naturel respectivement dans le thé vert et le curcuma ne peut pas faire l’objet de tels investissements car il est impossible de breveter le thé ou le curcuma afin de percevoir des royalties.
Le principe du retour financier sur investissements ne peut s’appliquer aux substances naturelles, par conséquent on les ignore même si leur potentiel est immense.
[3] p. 210

Certains étudiants en médecine avaient d’ailleurs un jour malicieusement écrit sur le mur de leur université : « le cancer fait vivre plus de monde qu’il n’en tue ».

L’industrie agro-alimentaire

Pour l’industrie agro-alimentaire, les intérêts en jeu sont d’un autre ordre de grandeur.
Les lobbies de l’élevage et de l’agriculture intensifs seraient touchés de plein fouet et les impacts financiers énormes si ces changements de comportements alimentaires étaient massivement appliquées.

En 1977, le sénateur McGovern avait présidé une commission d’experts épidémiologistes qui avaient démontré que lorsque le régime alimentaire était plus riche en produits végétaux qu’en produits animaux, le taux de maladies coronariennes chutait drastiquement. Un document officiel recommandant de réduire la consommation des produits animaux avait été publié.
Le résultat fut une levée de bouclier de toute l’industrie du bœuf et de la vache laitière aux USA qui réussit à briser la carrière de McGovern.
Ce dernier a alors déclaré qu’il « venait de faire la plus grande erreur de sa carrière politique »
[3] p. 214

Cette industrie comme les autres protège ses intérêts en empêchant la diffusion de recommandations trop explicites sur les liens qui existent entre aliments et maladies.
Les intérêts industriels et financiers sont prioritaires sur la santé publique, même si l’on tue à petit feu la population.
Rien d’anormal à cela d’ailleurs dans un monde où le gain immédiat est l'unique moteur et où toute trace d’humanisme à défaut d’avoir disparu dans les paroles a bel et bien été totalement éradiquée dans les actes.

Que fait l’état ?

Évidemment l’état ne fait rien ou presque.
Mise à part les campagnes anti-tabac (*) et l’interdiction tardive de l’amiante en 1997 (**), l’état ne se préoccupe absolument pas de prévention.
De plus, la politique d’analyse des causes est inexistante, un peu comme si on ne voulait pas savoir, de peur de ce que l’on risquerait de démontrer.
[1] p. 270
(*) 57 ans de gagnés par les lobbies du tabac (voir partie 2).
(**) 20 ans de gagnés par le lobby de l’amiante (voir partie 2).

Les industriels savent parfaitement faire pression sur les décideurs politiques à l’aide du chantage à l’emploi ou en réussissant à faire nommer leurs (ex)collaborateurs au gouvernement induisant au passage des conflits d’intérêts qui ne choquent personne.

La banalisation des conflits d’intérêts

Cette tendance est particulièrement visible sous le régime néo conservateur actuel où ce dernier est ostensiblement allié avec les grands dirigeants des entreprises du CAC40.
Prenons l’exemple de Roseline Bachelot, la ministre de la santé, cette dernière a également un passé de 12 ans dans l’industrie médicale curieusement absent de son CV officiel…
On peut s’attendre à ce qu’à l’issue de son mandat, cette dernière retrouve un poste à haut salaire dans une grande société pharmaceutique en retour des services rendus.





Les conflit d’intérêts ont donc tendance à se banaliser comme l’a amplement démontré la pseudo crise de la grippe H1N1 orchestrée par l’OMS, où approximativement 700 millions d’Euros (*) furent dépensé par l’état que l’on croyait ruiné rien que pour approvisionner 90 millions de doses de vaccins suite à une maladie qui en 1 an n’a même pas tué autant de personnes que le cancer en une seule journée.
L’argument du principe de précaution ne tient pas une seconde car le virus qui agit dans l’hémisphère sud 6 mois avant le notre n’a rien montré de plus qu’une simple grippe saisonnière.
(*) Par contre on regardera de près toute dépense individuelle telle qu'une boite de paracétamol à 1.90 €

Noyautage des organismes de sécurité sanitaire

Dans cette logique, l’AFSA chargé de la sécurité alimentaire et l’INRA en charge de la recherche agronomique ont été noyautés depuis des dizaines d’années par les lobbies de l’industrie chimique et agroalimentaire comme le dévoile le livre de Nicolino/Veillerette « Pesticides, révélations sur un scandale Français » déjà cité dans la partie 2.
[2]

L’absence de prévention et les contradictions
de la politique de santé


Moins de 5% du budget de la santé est consacré à la prévention, soit une goutte d’eau. Cela montre la véritable imposture de l’état qui par ailleurs rogne de plus en plus sur les dépenses de santé suite au déficit chronique de la sécurité sociale.
Si la volonté était forte de légiférer pour stopper l’hémorragie, on verrait sur le long terme la situation épidémiologique s’améliorer et la courbe s’inverser pour aller vers la décroissance de l’incidence du cancer.
Les dépenses de l’assurance maladie s’en trouveraient donc progressivement allégées (ainsi que les profits de l’industrie pharmaceutique).

La phase d’émergence
Ce qui précède montre donc qu’« on » nous laisse foncer dans le mur autrement dit que la médecine ne commence à agir qu’au niveau de la phase d’émergence où le cancer est déjà bien installé et extrêmement difficile à éradiquer.
Et à ce stade, il est déjà trop tard pour la moitié des cas.

La médecine

Guérir un cancer

Pour guérir un cancer, le principe est en fait assez simple, il suffit de supprimer toutes les cellules cancéreuses sans en laisser une seule !
Le problème est que l'on ne sait pas détecter à l'intérieur du corps humain une cellule cancéreuse isolée, par conséquent on n'est jamais certain de les avoir toutes éliminées.
Les plus petites tumeurs détectables sont de l’ordre de 3mm, ce qui représente déjà un nombre colossal de cellules de l’ordre de 10E9.
Hormis quelques techniques qui ralentissent un peu la croissance des tumeurs, les principaux moyens employées pour détruire un cancer sont :
- la chimiothérapie (produits chimiques qui détruisent en théorie sélectivement les cellules cancéreuses mais en réalité également beaucoup de cellules saines)
- la radiothérapie (rayonnements radio-actifs focalisés sur la zone à traiter)
- la chirurgie (retrait de la tumeur)

Ces techniques peuvent être employées seules ou synchronisées, typiquement la chimiothérapie permet de réduire la taille d'un gros cancer avant de le retirer par chirurgie puis de brûler le voisinage par radiothérapie au cas où il resterait quelques cellules périphériques ayant échappé à l'ablation.

Le cancérologue décide collégialement avec les spécialistes des autres domaines de la meilleure stratégie à adopter au cas par cas.

Ces techniques sont très lourdes et laissent souvent de graves séquelles.

La chimiothérapie

Au sujet de la chimiothérapie, avec plus de 600 000 substances testées et au vu des résultats décevants sauf pour certaines leucémies, on peut sans aucun doute parler d’échec pour cette méthode.
En effet, aucune substance n’arrive à supprimer complètement une tumeur car cette dernière après avoir dans un premier temps réagit positivement à la chimiothérapie devient « chimiorésistante » et insensible à tous les produits disponibles.
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana

De nombreuses recherches sont effectuées pour découvrir LE traitement qui détruirait sélectivement les cellules malades en laissant intact les cellules saines.
Malheureusement plus on avance dans le temps, plus on a l’impression que cet objectif s’éloigne.

Se prendre en main

Puisque ceux qui sont élus par nous même pour défendre nos intérêts ne font pas leur devoir, il faut prendre conscience que chacun se retrouve seul avec soi même devant cette menace.
Le choix se résume donc entre continuer à dormir et croiser les doigts ou alors considérer comme inacceptable d’être la victime passive de forces économiques incontrôlées.

« Ne vous demandez pas ce que l’état peut faire pour vous, mais demandez vous ce que VOUS pouvez faire pour vous ! »

La dernière partie de ce dossier va résumer de manière concrète les mesures individuelles que chacun peut prendre pour se protéger à titre préventif.
Il est à noter que ces informations sont également valables pour les personnes atteintes car ces mesures bien qu’insuffisantes pour soigner seules un cancer déjà installé peuvent néanmoins compléter les traitements classiques en améliorant les chances de guérison.

Références
[1] « Ces maladies créées par l'homme » Pr Dominique Belpomme "
http://www.artac.info/
[2] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
http://www.pesticides-lelivre.com/
[3] « Anticancer » Dr David Servan Schreiber
http://www.guerir.fr/
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana
[5] « Les aliments contre le cancer » Drs Beliveau/Gingras
[6] « Toxiques alimentaires » M. Rabache - A. Dessalangre

 

 











Cancer, la catastrophe
- Partie 5 : Se protéger

"Que ton aliment soit ta médecine"
Hippocrate

Les 4 premières parties de ce dossier ont tenté de faire une synthèse de la situation du cancer dans le monde et des réponses que la société occidentale apporte à ce fléau.
Nous avons vu que les véritables causes ne sont pas massivement mises en avant pour des raisons financières et donc qu’aucune politique de prévention n’est appliquée.
Tout cela est fort intéressant mais parfaitement inutile si l’on est condamné à attendre passivement que le couperet tombe ou pas sur sa tête…

Nous allons donc voir dans cet article que chacun peut agir individuellement pour se protéger efficacement en changeant simplement son comportement alimentaire à partir des données scientifiques les plus récentes.

Vous allez apprendre à manger autrement !

Assiete Anticancer

Les informations qui vont suivre présentent un régime prophylactique applicable par chacun pour réduire son risque de déclencher de la maladie. Cette approche est sans aucun risque car basée sur la consommation préférentielle de certains aliments.

Il est important de remarquer que ce régime est également applicable pour les personnes qui ont déjà été diagnostiquées malades.
Dans ce cas, ce changement de comportement alimentaire peut faire la différence en ce qui concerne la survie à la maladie dans les cas critiques, soit la moitié des cas de cancer dont le pronostic comme le disent pudiquement les médecins est « défavorable ».

Comment éviter le déclenchement du cancer ?

Pour éviter de se retrouver en phase d’émergence de la maladie, nous allons entrer dans le vif du sujet et voir ce que l’on peut faire pour renverser la balance des risques.
Reprenons la courbe de Collins qui décrit la progression du cancer à partir de la première cellule jusqu’à la prolifération. Le bon sens conduit à agir avant ou durant la phase de carcinogenèse en appliquant une thérapie « métronomique » préventive.

Thérapie métronomique

Le concept de base est de mettre en place une nouvelle manière de se nourrir, rééquilibrée et sans additifs ni produits chimiques permettant de lutter au quotidien contre les facteurs favorisant le cancer : c’est l’approche métronomique.
Cette approche est à comparer à la chimiothérapie qui attaque de front en une seule fois une tumeur déjà bien installée.
L’approche métronomique consiste à lutter contre les prémisses du cancer au quotidien grâce à une alimentation 100% naturelle sans médicaments ni autres compléments alimentaires.

Composition des aliments

Les aliments sont composés des macro-éléments (lipides, glucides, protéines) et de micro-éléments (vitamines, minéraux), dans cette dernière catégorie on trouve également les composés phytochimiques moins connus mais très importants.

Les composés phytochimiques

Les composés phytochimiques sont des molécules qui la particularité d’être très actifs en ce qui concerne leur impact sur la santé, c’est d’ailleurs grâce à la présence de ces composés que les anciens avaient mis en évidence les vertus médicinales de certaines substances naturelles, ces connaissances étaient jusqu’à une date récente plutôt ignorés par la médecine qui regardait avec mépris ces pratiques d’un autre age.
Cependant, si l’on applique les méthodes d’études scientifiques moderne à ces aliments, on découvre des choses très surprenantes.
Les travaux scientifiques qui nous intéressent ici sont ceux qui ont mis en évidence les composés phytochimiques ayant une action anticancer.
Le Dr Beliveau du laboratoire de médecine moléculaire de Montréal est l’un des rares spécialistes dans le monde à travailler sur l’étude des aliments anticancer.

La prévention individuelle suivant 3 axes

Trois axes peuvent être dégagés pour diminuer la probabilité d’être atteint par la maladie :
. Rééquilibrer son alimentation pour retrouver un terrain qui ne favorise pas le développement de la maladie
. Stopper au maximum l’absorption de produits cancérogènes
. Absorber des aliments riches en substances phytochimiques naturelles actives contre le cancer

Axe 1 : Rééquilibrer son alimentation

Le mode de nourriture occidental est le pire que l’on puisse imaginer pour favoriser le terrain du cancer comme le montrent les études épidémiologiques (voir partie 1).

Diminuer la consommation de produits animaux

L’assiette type occidentale contient une grosse quantité de viande accompagnée d’une petite quantité de légumes pour décorer.

Assiete_junkfood

Il faut en fait inverser cette habitude, l’assiette anticancer est basée sur des légumes et des céréales accompagnées éventuellement d’une petite quantité de viande BIO ou « filière lin » (*).

Assiete Anticancer

En effet, la viande issue de l’élevage intensif est saturée de graisses oméga 6 ainsi que de différents produits indésirables tels que des antibiotiques ou des pesticides stockés dans les graisses, voire même des hormones de croissance pour celle produite aux USA.

Il est donc recommandé de remplacer les protéines d’origine animale par des protéines d’origine végétales qui ne contiennent pas de mauvaises graisses et qui pour certains végétaux possèdent d’autres avantages comme la présence de nombreux composés phytochimiques, car même la viande BIO ne possède pas autant de qualités nutritionnelles que les végétaux.
Lorsque l’on sait en plus que pour produire 1Kg de viande, il faut environ 8Kg de céréales, on comprend toute l’absurdité de favoriser la consommation de viande.
Mangeons plutôt les céréales !
(*) Filière lin labellisée « Bleu blanc Cœur »

Réduire les laitages

Au sujet des laitages, les vertus de la surconsommation de ces derniers commencent à être fortement remise en cause en particulier pour des raisons liées à la saturation de l’organisme en calcium et par l’induction de maladies cardiovasculaires.
Il semble donc plus raisonnable de restreindre sa consommation à 2 laitages équilibrés en oméga 3 (*) par jour au maximum et de remplacer ces derniers par des produits à base de soja ou de fruits.
Garder à l’esprit que le fromage entre dans cette catégorie.
(*) BIO ou filière lin

Réduire le terrain inflammatoire

Comme vu dans la partie 3, le cancer utilise la fonction inflammation pour s’étendre, il s’agit donc de ne pas favoriser un terrain général inflammatoire.
Pour ce faire, il est nécessaire de réduire ou de supprimer les « Mauvais glucides » et de favoriser les « Bons glucides » puis de rééquilibrer les acides gras essentiels Oméga 3 et 6.

Réduire ou supprimer les « Mauvais glucides »

Les mauvais glucides font monter brutalement le taux de glycémie en favorisant ainsi l’état inflammatoire.
On les trouve principalement parmi les aliments qui contiennent des produits céréaliers très raffinés comme la farine blanche ou le sucre blanc.
Voici liste des principaux produits à éviter :
- farine blanche (T45 à T65)
- pâtes blanches
- riz blancs
- sucre blanc
- pain blanc
- produits tout préparés qui contiennent des mauvais glucides (lire les étiquettes)
- etc…

Favoriser les « Bons glucides »

Dans la catégorie des bons glucides on trouve :
- la plupart des légumes et fruits
- le sirop d’agave ou le fructose en poudre pour remplacer le sucre blanc
Et les aliments fabriqués avec des céréales trop raffinées sont à remplacer par ceux à base de farine complète ou semi complète :
- pain complet ou multi-céréales
- pâtes complètes
- riz complet ou basmati ou Thai

Rééquilibrer l’apport Oméga 3/Oméga 6

Tous les produits animaux issus de l’élevage intensif sont à proscrire car ils ne contiennent pratiquement que des graisses oméga 6 qui favorisent l’état inflammatoire.
Si l’on souhaite manger plus équilibré, on peut s’orienter vers le BIO ou vers les produits de la filière lin label « bleu/blanc/cœur » où les animaux consomment environ 15% de lin très riche en graisses oméga 3 qui se retrouvent peu ou prou dans les viandes, laitages, œufs…

Bleu-blanc-coeur1

http://www.bleu-blanc-coeur.com/

Le lin est la seule céréale qui ne contient que des acides gras Oméga 3, on trouve ce dernier sous forme de graines dans les boutiques BIO, il peut être consommé dans les salades ou les desserts pour augmenter sa dose quotidienne.
Les plus importantes sources d’Oméga 3 sont présentes dans les poissons gras que consomment abondamment les populations asiatiques au détriment de la viande.
Ces populations ont un taux de cancer significativement bas.

Il faut par contre faire attention au choix des poissons car ceux qui sont en bout de chaîne alimentaire présentent malheureusement une saturation au mercure et parfois à d’autres polluants comme la dioxine, et ceci est vrai sur toute la planète.
[6]

En synthèse les poissons déconseillés à cause du mercure sont :
- le requin (consommation interdite !)
- le thon

Les poissons conseillés :
- la morue
- les sardines
- le maquereau
- le saumon BIO (*)

(*) Le cas du saumon est intermédiaire, il est chargé en mercure mais on peut en consommer à doses raisonnables (1 fois par semaine maxi).

Aliments anticancer

Eviter les gras trans (graisses hydrogénées)

Les gras trans ou graisses hydrogénées sont absolument à éviter, les étiquettes les signalent en général mais ce n’est pas obligatoire. Ces mauvaises graisses favorisent également les maladies cardio-vasculaires comme le mauvais cholestérol mais avec un effet encore plus néfaste.

Apprendre à lire les étiquettes

Lorsque l’on fait ses courses, il faut prendre l’habitude de lire les étiquettes afin de prendre connaissance des constituants des aliments composés (biscuits, plats préparés, …).
L’étiquetage impose d’indiquer la liste des ingrédients dans l’ordre décroissant en pourcentage respectifs.
Cependant, les teneurs en produit toxiques ne sont jamais indiquées, de même la présence d'OGM n'est pas précisée.
On s’aperçoit en particulier que les plats tout prêts sont en général à déconseiller car ils contiennent en excès de nombreux composants à éviter.

Vous mangez des OGM sans le savoir

Un piège à éviter concerne les OGM, leur culture est certes interdite dans l’UE mais pas la vente de produits qui en contiennent et qui sont fabriqués à l’étranger, et leur étiquetage n’est pas obligatoire.
En clair, vous achetez par exemple des gâteaux fabriqués aux USA, l’étiquette vous renseigne sur les constituants sans aucune mention d’OGM et la farine, le soja ou n’importe quel constituant peut être issu de cette filière.

Axe 2 : Stopper l'absorption des substances cancérogènes

Les substances cancérogènes sont principalement absorbées à travers la nourriture, les boissons et l’air ambiant.
Hormis le tabac et l’alcool très médiatisés, les principales substances à éviter sont les suivantes :
- pesticides
- nitrates
- additifs alimentaires dangereux mais non interdits
- constituants de certains produits d’entretien
- métaux lourds (maladies neuro-dégénératives, cancers soupçonnés)

 




Manger BIO

Sans rentrer dans les détails car un article complet pourrait être consacré à ce sujet, il est recommandé de manger le plus possible de produits BIO (Agriculture Biologique), fruits, légumes, laitages (*), viandes (*), etc...
L’agriculture biologique est basée sur un process naturel qui exclut l’utilisation de tous produits chimiques tels que les pesticides ou les engrais nitratés. Cette agriculture était en fait celle de nos grands parents, le paradoxe est qu’elle est devenue aujourd’hui spécifique. Pour l’élevage BIO, les animaux sont nourris avec des produits BIO.
Cela permet de réduire en proportion la dose de pesticides et nitrates absorbés. Les produits BIO ne contiennent pas d’additifs alimentaires dangereux ni d’OGM.
(*) A doses réduites
Toutes les études montrent qu’une proportion significative de nourriture BIO (plus de 75%) dans son alimentation réduit de 3 à 9 fois les taux de pesticides dans les urines, le lait maternel, etc…
Exemple 1 : Etude de Cynthia Curl de l’université de Washington
Exemple 2 : Etude de Claude Aubert en 1986 : [3] p. 150

En ce qui concerne les prix plus élevés pour la nourriture BIO (*), il faut noter que l’on ne remplace pas simplement son régime habituel par les mêmes aliments labellisés « AB ».
En fait on associe le BIO à un rééquilibrage de son régime alimentaire en réduisant la viande et en augmentant les légumes, fruits et céréales. Donc même si la viande BIO est plus chère, le budget n’augmente pas car on en consomme moins.
Les dépenses finales sur le budget nourriture ne sont donc pas forcément plus élevées.

(*) Les grandes surfaces profitent de la vague BIO pour augmenter leurs marges dans des proportions abusives.
Source : « Les hypers se goinfrent au bio » in Que choisir, février 2010

L’eau de boisson

Comme le montre la partie 3, l’eau du robinet est de qualité inégale suivant les régions, souvent trop chargée en nitrates et avec des taux de pesticides non mesurés.
Il vaut donc mieux éviter d’en boire et préférer l’eau en bouteille choisie peu chargée en nitrates et avec un résidu à sec inférieur à 120 mg/l.
Quand aux cartouches filtrantes de type BRITA, l’amélioration de la qualité de l’eau filtrée même si elle est réelle n’est pas quantifiable. De plus les nitrates ne sont pas filtrés.

L’air ambiant

Si l’on vit en zone citadine polluée, l’air respiré est chargé de particules nocives (résidus de CO2, fumées industrielles, etc…)
Là on ne peut pas faire grand-chose car on ne trouve pas encore d’air pur en bouteille au supermarché.

Axe 3 : Les aliments anticancer

Ce chapitre va lister les principaux aliments qui cette fois contiennent des composants phyto-chimiques dont l’action anticancer a été démontrée. Il est donc recommandé d’intégrer ces derniers à son alimentation quotidienne.

Tous les fruits et légumes ne sont pas équivalents en ce qui concerne la présence de composés anti-cancer.
Les plus efficaces font partie du régime de certains pays asiatiques où les taux de cancer sont justement très faibles, cette constatation a d’ailleurs servi de base aux études des aliments anticancer.
En simplifiant beaucoup, il faut juste savoir que chaque aliment « anticancer » de la liste qui va suivre contient des substances différentes qui agissent contre certains cancers seulement.
Pour se protéger contre l’ensemble des cancers il faut donc manger régulièrement chaque aliment de cette liste.
De plus, le mélange de certains aliments et donc de leurs composants induit des synergies qui renforcent encore leur action globale contre la maladie.

Assiete Anticancer txt

Voilà la liste non exhaustive des aliments anti-cancer les plus puissants connus à ce jour ([3] et [5] Chapitre 11) :

Le curcuma

Molécule : curcumine
Efficacité : tous cancers
Fréquence : quotidienne
Conseil : Le curcuma est une épice peu connue en occident, l’absorber avec du poivre noir permet d’augmenter jusqu’à 1000 fois la pénétration de la curcumine dans les cellules.

Thé vert

Molécule : catéchine
Efficacité : tous cancers
Fréquence : 3 tasses par jour au minimum
Conseil : thé de Chine ou du Japon, laisser infuser au moins 8 mn

Le soja

Molécule : isoflavone
Efficacité : sein et prostate
Fréquence : quotidienne
Conseil : les aliments dérivés du soja sont nombreux : lait de soja, yaourts, tofu, etc…, ils peuvent remplacer les laitages.

Les choux ou crucifères

Molécule : Les choux et en particulier le brocolis et les choux de Bruxelles contiennent plusieurs molécules anticancer qui agissent en synergie.
Efficacité : tous cancers
Fréquence : Il est recommandé d’en manger au moins 3 fois par semaine sans les cuire à température trop élevée.

L’ail et l’oignon

Molécule : DAS et DADS
Efficacité : tous cancers, en particulier colon et système digestif
Fréquence : quotidienne
Conseil : consommer fraîchement écrasés

Les petits fruits

Molécule : acide ellagique (fraises, framboise), proanthocyanidines (canneberge ou cranberry).
Efficacité : colon et angiogenèse (canneberge), effets antioxydants très élevés
Fréquence : plusieurs fois par semaine
Conseil : canneberges séchées dans céréales, yaourts…

Les tomates

Molécule : lycophène
Efficacité : prostate
Fréquence : 2 à 3 fois par semaine
Conseil : A consommer de préférence cuites pour que le lycophène s’extraie à l’extérieur.

Les agrumes

Molécule : polyphénols et terpènes
Efficacité : agit en tant que catalyseur des autres substances phytochimiques
Fréquence : au quotidien
Conseil : comme les fruits se digèrent plus vite que les autres aliments, il est recommandé de les absorber en dehors des repas pour éviter leur fermentation dans l’estomac.

Le vin rouge

Molécule : resvératrol et autres
Efficacité : plusieurs cancers
Fréquence : 1 verre/j
Conseil : choisir des vins rouges BIO car le raisin est le fruit le plus pollué aux pesticides. Les vins blancs et rosés ne présentent pas de propriétés anticancer démontrées.

Le chocolat

Molécule : polyphénols
Efficacité : cancer et maladies cardio-vasculaires (en cours d’étude)
Fréquence : 20g/j
Conseil : chocolat noir à 70% de cacao, les autres chocolats n’ont pas d’efficacité

Les Omega 3

Efficacité : les graisses Oméga 3 font baisser l’état inflammatoire propice au cancer
Fréquence : plusieurs fois par semaine
Conseil : on trouve des Oméga 3 dans les poissons gras (Thon, Saumon, Sardines, maquereau…) et dans le lin. Les produits animaux labellisés « bleu/Blanc/Cœur » sont issus d’une filière où la nourriture des animaux est renforcée par un pourcentage de lin qui remonte le taux de graisses Oméga 3 dans les dits produits.

=> Vous pouvez télécharger cette liste ici (format Word).

Résumé

Règles de base

Diminuer les sucres et les mauvais glucides
Préférer les aliments à base de céréales complètes
Diminuer sa consommation de viandes
Equilibrer les graisses en augmentant les Oméga 3
Manger des poissons riches en Oméga 3 mais attention au mercure
Manger BIO pour éviter les produits chimiques
Absorber fréquemment les aliments identifiés anti-cancer
Boire de l’eau en bouteille à bas nitrates et à faible résidu à sec.
[Guerir.org]

Aliments à proscrire

- sucre blanc ou de canne
- pain blanc
- farine blanche (T45 à T65) et produits fabriqués avec cette dernière
- pâtes et riz blanc
- viandes et laitages issues de l’élevage intensif
- huiles végétales (tournesol, mais, hydrogénées)
- margarines
- plats tout préparés

Aliments recommandés

D’une manière générale choisir des produits BIO : Agriculture Biologique
- Fruits et légumes
- Céréales complètes, quinoa, boulgour…
- Riz, pates complets ou semi-complets
- Pains complet ou au céréales
- Fruits rouges et agrumes
- Produits à base de soja (lait, Tofu, crèmes…)
- Sirop d’agave pour remplacer le sucre
- Thé vert
- Huile d’olive pour la cuisson riche en oméga 9 ou de colza (à froid)
- Vin rouge (1 verre/jour)
- Ail, curcuma, poivre
- Graisses oméga 3 et 9 (huile d’olive)
- Sardines, maquereau, saumon (*), graines de lin
- Viandes, laitages et œufs BIO ou filière « bleu-blanc-coeur » (*)

(*) A petites doses

Conclusion

En France, chaque jour : plus de 800 nouveaux cas de cancer et 400 morts.
La situation est aujourd’hui catastrophique car nous avons vus que pour l’instant ce sont les lobbies industriels qui ont l’avantage et que sous leur pression, on élude la reconnaissance des principales causes de cette maladie.
La collectivité ne met donc pas tous les moyens possibles dans cette guerre contre le cancer qui est donc biaisée en particulier pour ce qui concerne la prévention.
Nous avons vu également l’échec thérapeutique de la médecine depuis 25 ans et la désinformation des médias porteurs de faux espoirs qui ne visent que l’audience pour vendre du temps de cerveau disponible entre 2 publicités.
Doit on pour autant avoir peur, se cacher la tête dans le sable et attendre que la maladie frappe le voisin en espérant passer entre les gouttes ?
La réponse est positive, il faut avoir peur !

Mais cette peur ne doit pas être une peur qui paralyse, ce doit être une peur constructive qui mène à l’action individuelle pour se battre en adoptant des comportements susceptibles de contrer la maladie.
Nous ne devons plus être les otages passifs des intérêts industriels aveugles, nous devons au contraire devenir les acteurs de notre propre santé.

Et si la population change son comportement en masse montrant son refus de l’agriculture et de l’élevage intensif et plus généralement de la malbouffe que l’on nous impose à travers la publicité, alors ceux qui nous empoisonnent comprendront le message car on les attaquera alors là où ça fait mal : le portefeuille.

Et maintenant que vous savez tout, c’est à vous de jouer !

MAJ 16 juillet 2011 :
Données INVS 2011, 365 000 nouveaux cas de cancer, on a atteint la barre symbolique des 1000 nouveaux cas par jour....

Références
[1] « Ces maladies créées par l'homme » Pr Dominique Belpomme "
http://www.artac.info/
[2] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
http://www.pesticides-lelivre.com/
[3] « Anticancer » Dr David Servan Schreiber
http://www.guerir.fr/
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana
[5] « Les aliments contre le cancer » Drs Beliveau/Gingras
[6] « Toxiques alimentaires » M. Rabache - A. Dessalangre