Le
gouvernement a également annoncé que jusquà 5% du montant
des cotisations serviront à investir dans le développement des petites
et micro-entreprises, lobjectif étant que le nouvel organisme public
de retraites puisse aider les entreprises qui génèrent de la production
et des emplois dans le pays.
Pour
finir, une anecdote des plus intéressantes, le ministre bolivien a déclaré
que cette réforme des retraites était à lavant garde
en Amérique et pouvait être comparée aux systèmes de
retraites en vigueur dans les pays européens.
En
effet notre système de sécurité sociale est considéré
comme un exemple dans les pays dAmérique latine victimes durant des
années des politiques libérales, dictées par le Fond monétaire
international.
Un
système pour lequel le peuple français sest battu et qui est
en train dêtre mis en pièce par notre gouvernement libéral,
qui vient dentériner "sa" réforme des retraites,
dont le coût est majoritairement pris en charge par les travailleurs.
Un
système largement finançable pour peu que lon sache qui doit
contribuer le plus et dont le déficit - mis en lumière par nos politiques
et les grands médias - est imputable aux gouvernements de droite qui nont
eu de cesse dappauvrir l Etat par des privatisations massives (sans
oublier la non remise en cause et la poursuite partielle de ces privatisations
par les socialistes).
La
Bolivie et son président Evo Morales donnent au mot progressisme toute
sa signification à travers la promulgation de lois comme celle dont nous
venons de parler.
Alors
bien entendu, comme lors de lannonce de labaissement de lâge
légal de 65 à 58 ans, nous entendrons dire que comparer la Bolivie
et la France est totalement ridicule, que lespérance de vie des deux
pays est énorme, etc..
Je
le répète, comme je lavais déjà mentionné
dans mon précédent article sur la Bolivie, il ne sagit en
aucune sorte dune comparaison.
En
revanche le chemin que prend la Bolivie depuis lélection de Evo Morales
en 2005 semble être un exemple à suivre : celui de la souveraineté
nationale face à limpérialisme américain, de la souveraineté
populaire, de la redistribution des richesses produites dans le pays, de la socialisation
des moyens de production stratégique, du bien être de la population
et du respect de lhumain.
Alors
remettons-en une couche : "Sarkozy plus que jamais nest pas Morales
et nous le regrettons de toutes nos forces" .

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Cette
révolution Bolivienne (nen déplaise aux puristes cen
est bien une) - tout comme celles menées au Vénézuela et
en Equateur - doit nous amener à réfléchir sur un certain
nombre déléments liés au combat pour le progrès
social : une révolution par les urnes est possible, faut t-il encore que
celle ci soit portée par un large mouvement uni et dépassant ses
vieilles querelles historiques.
Nos
camarades sud-américains lont fait, il serait hypocrite et malhonnête
intellectuellement de les soutenir dans leur combat tout en refusant chez nous,
une union de la gauche de transformation sociale.
En
attendant que lunion sociale et politique de type sud-américaine
ne se concrétise ailleurs quen Limousin et en Languedoc-Roussillon,
ne cessons jamais de rappeler que si nos pays ne peuvent être comparés
de façon simpliste, l union et la méthode de nos camarades
bolivariens sont en revanche à prendre en exemple tout autant que leurs
politiques sociales et économiques.
Frédéric
André
Rappel
du GS : la loi de réforme des retraites en France va booster loption
de retraite par « capitalisation ». Aubaine pour les banques et les
sociétés dassurance et pour le groupe Malakoff Médéric,
premier groupe de « protection sociale » avec plus de 3 milliards
de chiffre daffaires.
Il
est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du président de le
République.