Mercredi
27 juillet 2011
FRANCE :
Quand lagriculture
sert à nourrir les machines aux dépens des humains

Basta
! a enquêté sur un empire méconnu mais tentaculaire, du nom
de Sofiprotéol, leader français dans les huiles de colza, de tournesol
ou de soja. Fonds dinvestissement aux multiples filiales, Sofiprotéol
préfigure une agriculture au service quasi exclusif de lindustrie
pétrolière et chimique. Cette « pieuvre verte » est
dirigée par Xavier Beulin, actuel président de la FNSEA, le syndicat
agricole majoritaire, qui a loreille du pouvoir. Si ce modèle se
développe, lagriculture de demain servira-t-elle encore à
nourrir le monde ? Par
Agnès Rousseaux BASTA
22
juin 2011
Le
modèle agricole français servira-t-il encore à nourrir les
êtres humains ? En ces temps de spéculation sur les matières
premières, notamment alimentaires, cest la question que lon
peut se poser, alors que sest ouvert à Paris le G20 agricole. «
Nous voulons donner la parole aux paysans du monde entier. Nous avons des choses
à dire en matière de lutte contre les variations de cours, larrivée
des fonds spéculatifs, ou la constitution des stocks dintervention
», a lancé Xavier Beulin, président du premier syndicat agricole
français, la FNSEA. Sous son égide, la puissante organisation compte
bien apparaître comme un interlocuteur de premier choix, après avoir
largement influencé la politique agricole française depuis un demi-siècle.
Mais
qui est Xavier Beulin, le nouveau leader de la FNSEA ? Quelle vision de lagriculture
incarne-t-il ? À la tête du fonds dinvestissement Sofiprotéol,
lhomme ressemble davantage à un businessman quà un agriculteur.
Sofiprotéol ? Cest létablissement financier de la filière
des oléoprotéagineux (colza, tournesol, soja). La société
possède un vaste empire : leader de la production dagrocarburants
en France, impliqué dans le développement des OGM, la sélection
génétique animale et végétale, dans la « chimie
verte », propriétaire de la marque dhuiles Lesieur et du groupe
Glon Sanders, leader français de nutrition animale. Cest fou le nombre
de produits que lon peut fabriquer à partir de fleurs de colza ou
de tournesol : du carburant, de la glycérine (pour la pharmacie ou larmement),
du plastique, des détergents, des produits cosmétiques... Et accessoirement
des huiles alimentaires. Résultat : sur un chiffre daffaires de 5,6
milliards deuros en 2010 pour Sofiprotéol, plus de la moitié
est réalisé dans des débouchés industriels qui nont
plus rien à voir avec lalimentation humaine ou animale, dont 2,3
milliards pour les seuls agrocarburants. Quand les champs de colza commencent
à ressembler à des gisements pétroliers...
Le
monde selon Sofiprotéol préfigure-t-il lagriculture du futur
? Est-ce un modèle partagé par ceux qui ont élu le businessman
à la tête de la FNSEA ? Son élection en décembre dernier
a suscité de nombreuses réactions. Lhomme défend une
« agriculture moderne, vivante et conquérante ». Pour Philippe
Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, il incarne surtout
« une agriculture où les paysans sont sous lemprise croissante
des industries agroalimentaires. Une agriculture intégrée dans lappareil
économico-financier. En dehors des rouages macro-économiques, pas
de possibilité pour les paysans dexister. » Et Sofiprotéol,
dont il est président ? « Une pieuvre, aux énormes tentacules
», décrit Christian Berdot, responsable agrocarburants pour lONG
Les Amis de la Terre. Les
manipulations génétiques, solution à la malnutrition ? Sofiprotéol
est actionnaire de Biogemma, une société qui contribue à
« augmenter la biodiversité » par ses travaux sur les OGM...
Biogemma a mis au point un « maïs résistant à la sècheresse
», grâce à lintroduction par transgénèse
dun gène de sorgho. Et la société a multiplié
ces dernières années les procédures judiciaires à
lencontre de faucheurs volontaires dOGM. Côté génétique,
Sofiprotéol figure également au sein du capital de Hendrix Genetics,
un des leaders mondiaux de la génétique animale. Lentreprise
basée aux Pays-Bas a notamment développé des « souches
de poules pondeuses qui peuvent se nourrir de tourteaux de colza sans que le goût
de leurs ufs ne soit modifié ». Un débouché supplémentaire
pour les producteurs doléagineux. Hendrix
Genetics possède des entreprises et « joint-ventures » dans
22 pays, elle est spécialiste des fusions-acquisitions, comme le montre
son spot publicitaire. Elle se rêve en sauveuse de lhumanité.
Grâce à la sélection génétique, on pourra demain
nourrir 9 milliards dhumains. Fini la malnutrition. Par sa filiale ISA (Institut
de sélection animale), Hendrix Genetics est lhéritier de lentreprise
bretonne Studler, qui avec lInstitut national de recherche agronomique (INRA),
a fabriqué dans les années 1970 la poule « Vedette 2 »
: une poule naine aux besoins alimentaires réduits, après sélection
génétique, qui en 1985 représentait 58 % du marché
avicole national. La biodiversité ne fait pas partie des priorités
de lentreprise ! « Au fond, nous sommes encore des agriculteurs »
[1], précise ISA sur son site. Comme si on pouvait en douter...
Une côte
de porc FH100 ou un rôti Galaxy 300 ? En
échange de sa participation au capital, Sofiprotéol a cédé
à Hendrix Genetics sa filiale France Hybrides [2], la « plus importante
société privée de génétique porcine en France
». Celle-ci propose une gamme complète de porcs, créés
par amélioration génétique, et triés selon leurs qualités
: la Galaxy 300 vantée pour sa « douceur maternelle », la truie
FH100, dont « les options choisies » pour sa création «
ont pour but dassurer lhomogénéité du produit
terminal ». On ne sait pas trop sil est question de jambon ou du porcelet
à naître... Hendrix Genetics utilise la bio-informatique pour prévoir
la « valeur génétique » de ses produits. Et stocke pour
ses programmes damélioration génétique « des
millions dinformations relatives aux performances individuelles de [ses]
pedigrees ». Selon Hendrix Genetics et Sofiprotéol, lagriculture
du futur se gère dans des centres de données informatiques.
Pourquoi
Sofiprotéol, concernée par les oléagineux, sest-elle
embarquée dans lamélioration génétique animale
? Parce que les filières animales représentent le premier débouché
des productions végétales. Sofiprotéol renforce donc sa présence
dans ce secteur « par des prises de participation stratégiques ».
Cest cette même logique qui conduit Sofiprotéol à la
prise de contrôle en 2007 du groupe agroalimentaire Glon Sanders, leader
français des aliments composés pour animaux. En dominant toute la
filière, de la production doleagineux jusquà la sélection
des animaux qui mangeront ces produits, Sofiprotéol étend ses tentacules.
Sofiprotéol, champion de la « chimie verte »
Sofiprotéol
fait aussi des affaires avec lentreprise InVivo, dans le secteur des semences,
grâce à une holding commune. InVivo, premier groupe « coopératif
» agricole français, soccupe du stockage de céréales
et du commerce international des grains, délivre ses conseils à
lagriculture intensive, ou investit la grande distribution (magasins Gamm
Vert). Lentreprise commercialise aussi plus de la moitié des pesticides
épandus en France, et consacre un milliard deuros à la «
santé végétale », par des accords de distribution avec
les grandes firmes de lagropharmacie Syngenta, Bayer Cropscience,
BASF, DuPont de Nemours [3]. Un partenariat stratégique de plus pour la
pieuvre Sofiprotéol.
Parmi
les filiales de Sofiprotéol, on trouve également deux sociétés
spécialisées dans « loléochimie », Novance
et Oléon. Cette dernière est une ancienne filiale de TotalFinaElf.
Leaders du secteur en Europe, ces sociétés commercialisent des produits
industriels dorigine végétale, utilisés dans les secteurs
des lubrifiants, lessives, peintures ou cosmétiques... Une « chimie
renouvelable », comme le décrit Sofiprotéol. Et qui protège
lenvironnement, précise le site du groupe. Avec le Grenelle de lenvironnement,
lUnion des industries chimiques sest engagée à utiliser
15% de matières premières renouvelables dans ses approvisionnements
dici à 2017. Sofiprotéol ne pouvait manquer dinvestir
dans un domaine qui constitue un débouché de plus pour la filière
oléagineux. Le groupe a également lancé en Picardie un projet
de bioraffinerie « Pivert », qui doit produire, à partir de
colza et du tournesol, des biomatériaux pour lemballage ou le bâtiment.
Des
agrocarburants financés par le contribuable imageFromDB-45183.jpg
Et quand les cultures de colza, soja ou tournesol ne finissent pas transformées
en lessives, cosmétiques ou emballages, on les retrouve dans les carburants.
Car le fleuron de Sofiprotéol, cest Diester Industrie, numéro
un mondial du « biodiesel ». Une entreprise productrice dagrocarburants,
en situation de quasi monopole en France. Comment Sofiprotéol sest-elle
taillée la part du lion dans la production de carburants ? Dans les années
1990, transformer le colza et le tournesol en agrocarburant est 2 à 3 fois
moins rentable que le débouché alimentaire. Avec sa filière
Diester, Sofiprotéol va réussi un tour de force, explique Patrick
Sadones, agriculteur en Seine-maritime et ingénieur agronome, qui a produit
un rapport très détaillé sur le sujet. Des aides de la PAC,
une attitude bienveillante des pétroliers [4], des études de lAdeme
garantissant lefficacité énergétique de la filière...
Autant déléments favorables qui vont lancer la production
à grande échelle.
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Mais
quand Xavier Beulin arrive à la tête de Sofiprotéol, les agrocarburants
ne sont pas encore compétitifs. Il faut trouver une solution pour vendre
le Diester®. La recette ? Lobtention dune défiscalisation
des agrocarburants : lÉtat reverse une partie des taxes perçues
sur la vente de carburants aux producteurs dagrocarburants. En 2003, Sofiprotéol
bénéficie ainsi dune « défiscalisation »
de 0,35 euros par litre de Diester® [5]. Une facture payée par le contribuable.
Vient ensuite la Taxe générale sur les activités polluantes
(TGAP) en 2005 : lincorporation dagrocarburants (esthers dhuile)
devient obligatoire dans le gasoil vendu à la pompe. Les distributeurs
de carburants sont contraints dacheter ces esthers dhuile à
des sites de productions bénéficiant dun agrément.
Et jusquen 2007, comme par hasard, seuls les sites de Sofiprotéol/Diester
industries bénéficient dun agrément
Cest
ce quon appelle la concurrence libre et non faussée.
Le
Diester®, une « arnaque écologique au bilan catastrophique
» «
Sofiprotéol ne tolère aucun concurrent sur le territoire national
», explique Patrick Sadones. « Et les distributeurs de carburants
ont dû payer 880 euros le mètre cube de Diester® vendu par Sofiprotéol,
contre 360 euros pour un mètre cube de gasoil ». Laffaire est
juteuse. Au point que selon Henri Prévost, ingénieur général
du Corps des mines et auteur dun rapport pour le gouvernement en 2005, les
nouvelles usines destérification sont amorties en deux ans
« Sofiprotéol est extrêmement puissant. Les pétroliers
sont aujourdhui captifs, et Sofiprotéol ne prend pas de gants pour
fixer les prix », estime Patrick Sadones. Le monopole sest depuis
fissuré, mais Sofiprotéol fournit encore les trois quarts du marché.
Même le groupe Total, associé au géant Neste Oil qui exploite
la plus grosse unité destérification du monde à Singapour,
na pas obtenu du gouvernement lagrément pour les 200.000 tonnes
quil prévoyait de produire à Dunkerque. Résultat ?
« Tous les ans, les distributeurs de carburants sont face à un seul
opérateur, qui a juste ce quil faut à vendre, et ils sont
obligés dacheter », accuse lingénieur agronome.
Et « Sofiprotéol continue son racket » : pour chaque litre
de diesel vendu à la pompe, les automobilistes payent 3,5 centimes et lÉtat
verse 0,5 centime (coût de la défiscalisation) pour les agrocarburants
de Sofiprotéol.
Un
surcoût qui pourrait avoir du sens, sil contribuait à développer
une énergie renouvelable et à diminuer les gaz à effet de
serre. Mais pour Patrick Sadones et la Confédération paysanne, aucun
doute : le Diester® est une « arnaque écologique » et son
bilan est « catastrophique ». Une nouvelle étude de lAdeme,
publiée en 2010, rectifie les résultats de létude précédente
(2002) concernant lefficacité énergétique de cet agrocarburant.
Malgré les progrès techniques, les chiffres sont bien moins favorables
au Diester® [6]. « Même laugmentation du pétrole
au-delà de 150 dollars le baril ne rendra pas le Diester® compétitif
», conclut Patrick Sadones.
Surtout,
le Diester® pollue. Létude de lAdeme estime que lutilisation
de Diester® réduit de 57% les émissions de gaz à effet
de serre par rapport à léquivalent en gasoil. « Mais
il faut raisonner à production alimentaire constante : un agriculteur qui
signe un contrat avec Diester industrie, cela signifie une déforestation
à lautre bout du monde pour maintenir la production mondiale en huile
alimentaire, explique Patrick Sadones. Si on inclut ce changement daffectation
des sols, sur 20 ans, le Diester® est 2 fois plus mauvais que le gazole en
terme démissions de gaz à effet de serre. »
Estérification
ou désertification
Quimporte,
la pieuvre verte cherche aussi à étendre ses tentacules en Afrique.
Le rachat de lex-Compagnie française de développement du textile
(Sodaco), présente en Afrique de lOuest, au Maroc ou à Madagascar
a échoué. Mais lancien président fondateur de Sofiprotéol,
Jean-Claude Sabin, préside le conseil de surveillance de la société
française Agro Energie Développement (Agroed), qui mène des
projets de développement des agrocarburants au Mali, au Burkina Faso, ou
en Guinée [7]. Léventuelle expansion de Sofiprotéol
en Afrique pourrait avoir de lourdes conséquences pour les agriculteurs
locaux.
En
2010, les agrocarburants représentent en France léquivalent
de 109% de la production nationale de graines oléagineuses [8]. La production
dhuile végétale est entièrement détournée
de lalimentation vers les carburants, ce qui entraîne des importations
dhuile. Saipol, filiale de Sofiprotéol et propriétaire de
Lesieur, en a dailleurs fait les frais en 2008 : 40.000 tonnes dhuile
de tournesol, importées dUkraine, avaient été coupées
au lubrifiant pour moteur. Saipol se déclare victime dune fraude
organisée, mais sa gestion de la crise a été très
critiquée. Surtout,
limportation notamment dhuile de palme provoque des déforestations
importantes. « Ce changement dutilisation des sols provoque des émissions
de CO2 considérables et lutilisation de Diester® en substitution
au gasoil, au lieu de réduire les émissions de gaz à effet
de serre, pourraient les augmenter dapproximativement de 8 millions de tonnes
déquivalent CO2 ! », expliquent, dans un communiqué
commun, Greenpeace, Les Amis de la Terre et le Réseau action climat. Sans
oublier que la demande européenne en agrocarburants participe à
la flambée des prix des matières premières agricoles et contribue
à la spéculation sur les denrées alimentaires. Au total,
on est loin des promesses écologiques de Sofiprotéol !
«
La réussite de Sofiprotéol repose sur une imposture », résume
Patrick Sadones. « Et lélection de Xavier Beulin à la
tête de la FNSEA est révélateur dun syndicat qui ne
sait plus quoi faire. Il comptait sur son poids politique, et, aujourdhui,
lÉtat na plus de marges de manuvre pour satisfaire ses
revendications. Alors on va se jeter dans les bras de ce gars-là, en se
disant que cest un modèle pour les autres filières. »
La logique tentaculaire et lintégration de la filière, des
semences jusquaux produits de consommation finale, seraient-ils la solution
davenir pour les acteurs agricoles ? Sofiproteol est sur tous les fronts
: de ses 30.000 tonnes de sauces et mayonnaises, à la promotion de lIsio
ActiStérol, « première sauce salade qui réduit le cholestérol
», en passant par les ufs Matines, Ovipac, Ovifrance (oeufs en poudre),
la viande de porc, ou les conseils à lélevage (« Sanders,
30 ans dinnovations en lapin »), les produits vétérinaires
et médicaments pour animaux de compagnie (Sogeval), les produits phytosanitaires
(« TH5, le désinfectant méchamment concentré »)...
On séloigne de la filière des oléagineux.
Le
« pouvoir des fleurs » de Sofiprotéol
Les
ambitions de Sofiprotéol ne se limitent pas à la production agricole.
Avec le groupe dinformatique agricole Isagri, il vient de racheter le groupe
de presse France Agricole. Celui-ci édite notamment la revue du même
nom, hebdomadaire professionnel le plus diffusé en Europe, tiré
à 150.000 exemplaires. France Agricole gère aussi le réseau
communautaire du monde agricole, Agrilink. « Contrôler la presse agricole
est un bon moyen pour remporter les élections professionnelles »,
souligne Patrick Sadones. Et lexcédent brut dexploitation de
300 millions deuros prévu en 2011, comme pour les années précédentes,
laisse quelques marges de manuvre à Sofiprotéol pour investir
dans des secteurs encore inexplorés.
Lavenir
de lagriculture sera-t-il à limage de Sofiprotéol ?
Xavier Beulin sera en première ligne dans les actuelles négociations
du G20 agricole, dans celles sur la réforme de la PAC de 2013, dans les
discussions de lOMC, dans la mise en uvre de la loi de modernisation
de lagriculture
« Qui aurait imaginé que le pouvoir des
fleurs deviendrait un modèle économique davenir ? »,
titre la nouvelle campagne de pub de Sofiprotéol. Le « flower power
» ? Sans doute pour montrer quavec quelques fleurs de colza, on peut
construire un rapport de force qui fait plier gouvernement et multinationales.
Mais les agriculteurs en profitent-ils vraiment ? Pas sûr. Entre OGM, agrocarburants
et chimie verte, lagriculture que nous prépare Sofiprotéol
ne fait pas vraiment envie. Agnès
Rousseaux BASTA
!
Notes
[1]
(« At heart we still are farmers ») [2]
Filiale génétique porcine de Glon Sanders [3]
Et le pôle fertilisants dInVivo traite chaque année 1,2 million
de tonnes de « produits de nutrition du sol et des plantes ». Source
: http://www.invivo-group.com/activit... [4]
Ils préfèrent intégrer du Diester® à leur gasoil
plutôt que dimporter du gasoil de Russie [5]
Ce qui équivaut à une subvention publique de 153 euros par tonne
de graines de colza produites pour le Diester®. Source : Patrick Sadones,
Xavier Beulin et le Diester : petite histoire dune grosse arnaque [6]
Selon lAdeme, on passe dune « efficacité énergétique
» de 2,99 à 2,16 entre les deux études, bien loin du chiffre
annoncé par Xavier Beulin de 3,5 [7]
Lancien ministre de la Défense Charles Millon est également
actionnaire et membre du conseil de surveillance dAgroed. Il a été
lobjet en 2008 dune enquête préliminaire pour «
abus de biens sociaux », « faux » et « recel » concernant
un détournement présumé de fonds de cette société [8]
En 2010, selon lUSDA, la capacité destérification en
France était de 2,9 Mt dhuile alors que la production française
était de 2,646 Mt (6,3 Mt de graines doléagineux contenant
42% dhuile). Source : Agreste - Bilan conjoncturel 2010 - n°7-Octobre-
Novembre 2010 |
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