Le président Bush ne pouvait avoir vu le premier avion s’encastrer dans la tour 1 du World Trade Center, puisque le seul document filmé est celui des frères Naudet qui ne fut diffusé que le lendemain 12 septembre 2001. Quel était l’écran de télévision qu’il regardait dans l’école de Sarasota ? Etait-ce un moniteur de contrôle ? Nous avons là la preuve que le président Bush a menti au peuple américain sur la pré-connaissance des attentats. Manifestement, il semble qu’il ait été un acteur de cette funeste journée. Mais qui avait les moyens de le surprendre avec ce deuxième avion ? Permettez-nous d’émettre cette hypothèse plausible : ceux qui ont planifié les attentats détiennent le pouvoir à Washington et à Wall-Street. Nous pouvons également suspecter une faction indépendante dans l’état major de l’armée américaine le Pentagone et le commandement du NORAD qui, en ignorant le suivi radar des avions détournés, a participé à l’attentat le plus meurtrier jamais commis au monde, une sorte de « Coup d’Etat ».
Le
Bouclier anti-missile (ABM)
et le Système de satellite furtif Terminator
Annotation :
(Satellite 1 and 2) US
Delmart Vreeland a parlé de ce plan lors d’un entretien avec Mike Ruppert.
M.Ruppert : « Pourquoi étiez-vous à Moscou fin 2000 ? »
D.Vreeland : « J’avais été envoyé là-bas par le gouvernement des États-Unis et par l’ONI. J’ai reçu mes ordres entre le 4 et le 7 septembre 2000. C’était pour travailler à l’ambassade canadienne sur des diagrammes et des projets concernant un système d’armes défensives [weapons defense system]. Le nom de ce système de défense est SSST [Système de satellite furtif Terminator-Stealth Satellite System Terminator]. La seule partie dont j’ai parlé publiquement est un élément relatif à des satellites en orbite actuellement, qui ne sont pas à ce jour la propriété du gouvernement des Etats-Unis. Sur conseil de mon avocat, je ne peux pas parler des autres composants. » [4]
Vreeland donne ici une description du système ABM américain et a précisé que les satellites utilisés sont de type civil. S’il s’agit de satellites civils, alors les technologies utilisées sont de type basse puissance, et l’on peut supposer que l’armée américaine utilise effectivement des dispositifs basse puissance pour la détection. Il a ensuite ajouté une précision essentielle : ces satellites sont du type : « Stealth », c’est à dire furtif. Comment expliquer la furtivité d’un satellite civil dont les plans de fréquence sont inévitablement publics ? La furtivité dont parle Vreeland n’est pas celle du satellite, mais celle du signal qu’il émet. La seule façon de garantir la furtivité d’un signal radar est de recourir à une technologie de type spectre étalé (utilisée dans sa forme la plus courante sur le GPS pour la localisation) et connue sous le terme anglo-saxon de SSMA [Spread Spectrum Multiple Access]. Cette technologie est aussi, en termes de bilan de liaison, la seule façon de compenser la faible puissance et l’éloignement de satellites géostationnaires civils. La furtivité vient, entre autres, du fait que le signal radar est masqué par un signal numérique radio.
Les satellites de la NSA [5] sont des satellites de télécommunication de type géostationnaire. Deux satellites furent fabriqués, l'un pour la couverture du continent africain et du Moyen- Orient, l'autre pour la couverture du continent asiatique. Un troisième satellite destiné au continent américain a été partiellement fabriqué mais jamais assemblé. Avec trois satellites disposés sur un triangle équilatéral de l'orbite géostationnaire, la couverture du système est globale sur la surface terrestre, chaque satellite ayant un angle de vision de 120° et les trois couvrant les 360° du globe.
L'architecture de la charge utile du satellite est d'un type classique, c'est à dire qu'elle est constituée de répéteurs de type transparent. La particularité de cette charge utile est d’utiliser une bande spécifique (alors que les satellites civils de télécommunications fonctionnent habituellement en bandes C ou Ku). Une partie est attribuée à des transmission civiles, ce qui a justifié le choix de cette fréquence aux yeux du grand public. Mais la bande immédiatement voisine est utilisée pour des applications militaires, officiellement de télémesure expérimentale, en réalité de détection radar. L’armée américaine dispose donc d’un nombre considérable d’antennes de réception, y compris d’ailleurs de grandes antennes planes à faisceaux dirigés de détection radar avancé.
A l’origine, le projet de la NSA a été officiellement présenté comme un programme de diffusion à destination des pays en voie de développement, un programme humanitaire à vocation éducative et culturelle, tourné vers les pays pauvres d’Afrique et d’Asie. Mais ce projet humaniste est apparu dès ses débuts comme allant à l’opposé des buts affichés. En effet, le coût d’un développement d’un satellite était largement supérieur à celui d’un satellite classique.
Après le 11 Septembre, le 22 septembre 2001, un journaliste du WorldDaily va, à la suite d’une interview de l’ancien directeur de la CIA, James Woosley, justifier la dangerosité de ben Laden en expliquant que les satellites de ben Laden étaient plus perfectionnés que ceux de la NSA. [6]
Il dira : « This startling observation came as no surprise to those tracking the globe-spanning investments of Saudi Arabia's bin Laden family and those of its exiled son, Osama, in some of the world's biggest and most advanced satellite and telecommunications companies. World Space Communication is one of the known bin Laden assets. U.S. counter-terrorism agencies, including the NSA, have been tracking World Space Communication's activities for the past five years. Some of the company's satellites are far more advanced than the NSA's own eyes in the sky. »
Ce qui se traduit par : « Cette observation initiale ne surprendra pas ceux qui suivent les investissements à l’échelle planétaire de la famille ben Laden et ceux de leur fils exilé Oussama, dans certaines des plus grandes et des plus avancées parmi les sociétés de satellites et de télécommunications. World Space Communication est un des avoirs de ben Laden les plus connus. Les agences du contre terrorisme, y compris la NSA, ont suivi les activités de World Space durant les cinq dernières années. Certains des satellites de cette société sont plus performants que les propres yeux de la NSA dans le ciel. »
Alors de tels propos sont-ils de la propagande mal comprise et déversée telle quelle par un journaliste ? En fait, les vrais initiateurs du projet, ne sont-ils pas, non pas les saoudiens mais les néoconservateurs américains, au premier rang desquels on trouve William Schneider, qui est connu pour son engagement en faveur des guerres nucléaires préventives mais aussi l’un des pères du concept dit « P2OG » [7] qui consiste à manipuler les terroristes islamistes afin de justifier l’utilisation de la force armée américaine ?
Un tel système radar a été décrit par Delmart Vreeland, comme étant furtif. C’est un terme qui lui convient parfaitement bien. Les systèmes radar anciens étaient classés en deux catégories selon qu’ils nécessitaient une source d’émission pour fonctionner ou non : actif ou passif. L’inconvénient des systèmes actifs, c’est que la source d’émission sert aussi à guider les missiles adverses venus la détruire. Un système furtif, c’est un système actif mais dont la source ne peut être localisée ou détectée. Les satellites de la NSA offrent la possibilité de fournir un signal en mode étalé indétectable donc furtif. Les stations de réception à bord des navires sont des copies des très anciennes stations de télémesure. Enfin, comme le dit Vreeland, le système satellitaire n’appartient pas à l’Etat américain, mais à des entité privées.
Les précisions qu’il donne, Vreeland, qui n’est pas technicien, n’a pas pu les inventer. Durant sa captivité, il a voulu faire passer un message : il n’avait aucune raison de parler du dispositif spatial US, il n’a parlé du système ABM américain que pour donner du poids à ses affirmations sur le 11 Septembre. Ce qu’il a voulu dire, c’est : « Vérifiez ce que je dis sur l’ABM, et que personne n’a dit avant moi, et vous verrez que je dis la vérité sur l’affaire du 11 Septembre. » Ceci crédibilise de manière globale ses déclarations. Il n’a pas pu inventer un point technique aussi précis, l’utilisation de satellites basse puissance pour l’ABM, qui plus est, à l’inverse de l’opinion répandue par les analystes du domaine spatial. C’est donc que Vreeland dit bien la vérité également quand il fait état d’informations internes à la CIA sur la préparation des attentats du 11 Septembre.
Si tous ces détours obscurs pouvaient être explorés, l’affaire Delmart Edward Joseph « Mike » Vreeland serait digne du célèbre roman Guerre et Paix. Vreeland constituait une menace pour la crédibilité du gouvernement américain et de son système ABM, secret en raison du traité de 1972. Incarcéré dans une prison du Colorado, il a été condamné en 2006 à 336 ans d’emprisonnement pour prostitution d’enfant.
Avec les attentats du 11 Septembre, et la prétendue faillite du NORAD, les USA ont pu se désengager unilatéralement du traité ABM de 1972 et développer l’arme du bouclier anti-missile. Le complexe militaro-industriel tenait enfin sa « Guerre au terrorisme » avec son cortège de dollars pour financer la politique des néoconservateurs au travers de l’ABM. Cette arme de guerre qui était à vocation défensive devint finalement une arme de provocation offensive pour imposer l’hégémonie américaine partout sur la planète.

